Derniers Avis : La Prisonnière de Bordeaux - Page 2
La Prisonnière de Bordeaux
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Mac Murphy
10 abonnés
274 critiques
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4,0
Publiée le 25 mai 2025
Une très belle rencontre de deux actrices de deux générations totalement différentes pour une vraie réussite. On se croirait dans un Chabrol tant ce drame se double d'une satire sociale très lucide. Une belle découverte car je n'ai absolument pas entendu parler de ce film à sa sortie. Il aurait mérité davantage d'échos.
Scénario improbable, antagonisme de deux femmes que tout oppose tellement cliché , rien de crédible dans ce pâle copié d'un Chabrol qui serait très fatigué...De plus tout est prévisible. Très dispensable.
La Prisonnière de Bordeaux raconte la rencontre de deux femmes de détenus, qui se lient d'amitié malgré leurs origines sociales radicalement opposées : Alma, la grande bourgeoise, accueille ainsi chez elle Mina, la travailleuse précaire, et ses deux jeunes enfants. Cette cohabitation improbable donne lieu à un certain nombre de scènes tantôt cocasses et tantôt émouvantes, lesquelles sont autant d'occasions pour Isabelle Huppert et Hafsia Herzi de montrer l'étendue de leur palette d'actrice. Il y a entre elles une assez belle complicité, que le scénario souligne un peu lourdement en imaginant une sororité rendue possible par l'absence des hommes. Une critique sociale se dessine aussi, montrant comment la grande bourgeoisie triche et truque, malgré sa prétention à une certaine supériorité morale. Tout cela est fait avec adresse, et donne lieu à un film plaisant mais malheureusement sans surprises : tout ici est cousu de fil blanc, du rôle évidemment taillé pour Isabelle Huppert (on l'a vue jouer le même personnage des dizaines de fois) à cette fin convenue jusque dans sa célébration de la liberté.
Encore une interprétation décalée de HUPPERT qui multiplie les rôles de femme ambiguë (cf. le récent « Les gens d’à côté » de Téchiné). Elle hébergera HERZI dans sa belle demeure et naîtra une improbable complicité entre ces 2 femmes. Les maris sont en prison mais pas dans les mêmes catégories. Etrangeté du comportement de HUPPERT, désabusée et résignée, face à cette petite garce de HERZI qui ne respecte rien. Le grand intérêt de ce film sera la confrontation entre ces 2 talentueuses actrices...
Bonjour tout le monde, Cette œuvre cinématographique est totalement bonifiée par les interprétations magistrales d' Isabelle Huppert et Hafsia Herzi ! Voici un sujet original qui est pertinemment traité et convenablement filmé ! Cordialement. Gérard Michel
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11 713 critiques
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2,5
Publiée le 15 janvier 2025
Le parloir, ça rapproche... Si leurs conjoints n'étaient pas en prison, Alma et Mina ne se seraient probablement jamais rencontrées. Cependant, c'est le cas et Alma décide de prendre sous son aile Mina. De la solidarité féminine, une amitié naissante qui n'est peut-être pas si désintéressée que ça... C'est cette dynamique amicale qui est au centre du récit en plus du rapport de classes et de ces différences qui se font toujours sentir à un moment ou un autre, et ce peu importe l'honnêteté de ces deux femmes. Une histoire quand même très facile qui aurait dû être tout le long dans l'esprit des dernières minutes... Isabelle Huppert et Hafsia Herzi sont bien, mais comme dans "Les gens d'à côté", c'est dommage de les avoir réunies une deuxième fois en 2024 dans un film aussi moyen...
Isabelle Huppert et Hafsia Herzi : bis repetita Quelques semaines à peine après la sortie de Les gens d’à côté d’André Téchiné, le nouveau film de Patricia Mazuy, La prisonnière de Bordeaux donne sa chance au même binôme Isabelle Huppert-Alma / Hafsia Herzi - Mina dans une comédie qui tourne également autour d’une relation fusionnelle entre une bourgeoise esseulée et une jeune beurette un peu ripou mère de deux jeunes enfants garçon-fille. La bande sonore est parfois envahissante, certaines scènes bourgeoises surfaites. La ficelle était trop grosse de l’arnaque organisée par Mina. En décalage avec les critiques enthousiastes, j’ai trouvé le jeu de Hafsia Herzi dans ce rôle moins subtile que celui, impeccable, d’une Isabelle Huppert à qui on ne la fait pas. #isabellehuppert #hafsiaherzi #lesgensdacote #andretechine #patriciamazuy #laprisonnieredebordeaux Plus de critiques sur www.ericdugelay.com
"La Prisonnière de Bordeaux" met en scène Isabelle Huppert et Hafsia Herzi dans le rôle de deux femmes dont les maris sont détenus dans la même prison. De milieux et classes sociales différentes, elles vont pourtant s'unir dans l'amitié et le soutien. Si l'intrigue souffre parfois d'irréalisme, "La Prisonnière de Bordeaux" est avant tout une œuvre portée à merveille par ses interprètes.
Après s'être attaquée à la figure du mâle dans Bowling Saturne, Patricia Mazuy revient avec un film qui peut paraître en apparence plus sage et porté cette fois sur la lutte des classes. On a une variation, en réussi, des films où un riche bourgeois va se mettre à prendre sous son aile un jeune de banlieue prometteur. C'est réussi parce que la bourgeoise jouée par Isabelle Huppert est une victime de la bourgeoisie, de son système patriarcal, mais malgré cela elle reproduit les codes de la bourgeoisie et notamment son racisme et son mépris de classe.
Certes de prime abord on a un film assez gentil où la bourgeoise aide la pauvre prolétaire arabe à s'en sortir, mais si on écoute ce qu'elle dit, si on voit ce qu'elle fait, on voit que derrière l'altruisme il y a malgré tout des réflexes racistes. Le film commence et on voit le mari de Huppert qui est en prison dire être attristé par la mort du chat et qu'il faut que sa femme en prenne un autre... Juste après elle récupère, parce qu'elle s'ennuie, une dame (jouée par Hafsia Herzi, impeccable, comme toujours) qui dort dans un abri bus et qu'elle a croisé un peu plus tôt. Difficile de ne pas faire le lien, plutôt que d'un chat elle va s'occuper de cette femme et de ses enfants, parce que pourquoi pas ? De la même manière lorsqu'elle lui annonce lui avoir trouvé un travail à l’hôpital, elle ne peut s'empêcher de préciser que sa nouvelle protégée n'a pas fait d'études... Elle sait jouer de sa position de classe lorsque ça l'arrange. J'aime tout particulièrement la scène où les deux filles ont un différend, Huppert tout de suite, alors qu'elle pourrait s'en foutre, demander ce qui se passe, avoir mille réactions différentes, par réflexe reprend sa position de dominante instaurée par la société (et ses représentants).
Le film va encore plus loin dans l'exposition du pouvoir bourgeois, puisque l'on comprend bien que ce n'est pas une question d'individus, mais bien de système tout entier et notamment lorsque l'on nous montre explicitement que les bourgeois ont des passe-droit.
Le personnage est ambigüe, bien que présenté comme sympathique mais un peu excentrique, sans doute pour cacher son mal-être, mais il y a quelque chose d'un peu pourri en elle. Elle ne sait rien faire puisqu'elle a une domestique (vive la dialectique du maître et de l'esclave), elle n'a finalement aucune contrainte, elle fait ce qu'elle veut quand elle veut, elle impose ce qu'elle veut à sa nouvelle amie et pourtant elle est profondément malheureuse... Néanmoins elle ne peut pas imposer quoique ce soit à son mari, elle n'a pas l'ascendant sur lui comme elle l'a sur le personnage de Hafsia Herzi.
Donc si en apparence on a un genre de Intouchables féminin, en réalité on a un film bien plus intéressant sur les rapports sociaux entre les gens et lorsque l'on traite des différences sociales entre deux personnages, c'est quand même un tantinet important.
Mais surtout le film se permet de respirer, il n'est pas lourd, certes Huppert joue une bourgeoise qui se comporte comme tel avec son syndrome du sauveur, mais il y a quelques moments de grâce... Des moments où l'on voit les personnages passer réellement du bon temps et s'amuser.
De la même manière que Huppert est prisonnière de sa classe, Hafsia Herzi elle aussi se voit rattraper par sa condition d'origine. On est dans quelque chose de plus ouvertement mafieux, de plus ouvertement violent, mais dans les deux cas on n'arrive pas à s'en défaire.
Donc contrairement où dans Bowling Saturne le mâle était un mal en soi, là on a la masculinité et ses désagréments pour la vie des compagnes qui se trouve mêlé à la classe sociale.
En somme si ce n'est sans doute pas le meilleur Mazuy, le film vaut le détour, rien que sa façon de nous offrir un anti-Intouchables.
Insatisfaisant et spécial. Ce film avait l'air alléchant et je pensais me régaler. Mais bon, une histoire tragique est sans goût. Une vieille bourgeoise qui se laisse aller et qui tombe dans le piège complétement évident d'une jeune femme qui l'escroque. La morale est intéressante mais aurait méritée d'être mieux exploitée et mise en valeur. Bon, n'y allez pas vous perdez votre temps votre argent et votre vue
Une rencontre aussi improbable que l’intérêt que l’on peut porter à ce film, qui tient plus de la pochade qu’autre chose, malgré l’indéniable talent de ses deux principales interprètes
Parfois, cela fait vraiment de la peine de dire du mal d’un film et encore plus de ses actrices. Surtout quand l’une d’entre elles est la grande et talentueuse Isabelle Huppert, l’une des plus grandes comédiennes françaises à tous niveaux. Une artiste qui collectionne les grands rôles et les prestations impressionnantes depuis cinquante ans de « Elle » à « La Pianiste ». Mais, en retournant une nouvelle fois avec sa cinéaste du déjà fastidieux « Saint-Cyr », elle livre l’une de ses moins bonnes performances depuis des lustres. On a l’impression qu’elle n’a pas été dirigée et qu’elle ne savait pas sur quel pied danser (enfin jouer) pour incarner cette bourgeoise vaguement chabrolienne (pour se référer à un auteur avec qui elle a beaucoup tourné). Sa prestation est bizarre et déconnectée d’une scène à l’autre. Et ce n’est pas mieux en ce qui concerne sa partenaire de jeu Hafsia Herzi qu’elle retrouve juste après le film d’André Téchiné, « Les gens d’à côté », effacée et atone. On ne croit pas en leur relation pas plus qu’elles ne dégagent d’alchimie pour un film qui n’est pas plus pertinent d’ailleurs. En effet, « La Prisonnière de Bordeaux » est mauvais, raté et nous emprisonnent dans l’ennui sans jamais que celui ne nous quitte et il est bien difficile d’aller jusqu’à la fin!
Pourtant cette histoire de femmes de prisonniers qui s’attachent l’une à l’autre aurait pu donner lieu à un drame voire même une comédie sympathique et originale. Las, les séquences s’enchaînent mollement et « La Prisonnière de Bordeaux » ne raconte rien d’intéressant et nous plonge dans une léthargie proche de l’ennui duquel on ne sortira jamais. La mise en scène est triste, proche d’un vieux téléfilm poussiéreux d’une après-midi d’une chaîne câblée. Jamais le film ne parvient à captiver et son scénario n’a ni queue ni tête. Pire, le final enchaîne des séquences qui se contredisent les unes par rapport aux autres où les personnages ont des réactions illogiques dans des situations tout aussi ridicules les unes que les autres. Chapeau à une partie de la critique qui a trouvé ça bon et maîtrisé, à se demander si on a vu le même long-métrage. Un sommet d’ennui et de vide pour une histoire tout sauf captivante et crédible et sans conteste l’un des pires films de sa comédienne principale. Mais aussi l’un des plus mauvais films français sortis en salles cette année.
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Alma et Mina (Isabelle Huppert et Hafsia Herzi, impeccables) vivent dans le même pays mais n’appartiennent pas au même monde. La première est une bourgeoise habitant une somptueuse maison de maître bordelaise, la seconde enchaîne les petits boulots pour nourrir ses deux enfants. Elles ont pourtant un point commun : leurs maris respectifs sont en prison. Après une rencontre dans la salle d’attente de leur établissement pénitentiaire, elles vont nouer une improbable amitié. Si le film n’évite pas les maladresses, les incohérences et les lourdeurs – tout l’environnement autour du personnage incarné par Herzi sonne particulièrement faux – La prisonnière de Bordeaux nous réserve quelques belles séquences et la perspective plutôt séduisante d’une sororité qui libère, au-delà du statut social des protagonistes. Pourquoi pas.
Huppert ah la la toujours eu des rôles que je dirais de "victime" enfin souvent ses derniers temps au ciné. Et ben bim...devinez??? Malgré tout le duo tiens pas trop mal la route, le soucis réside dans le cliché habituel de la riche qui "s"éprend" de la petite banlieusarde à problème et qui ben au bout d'un moment cela partira en sucette. Peut importe comment même si les conversations feront que l'on sait ce qui va arriver. Dommage que la mère Huppert se retrouve pas en mode "sa va chier" cela aurait donné une petite saveur au film... là on suit le rythme et voilà c'est fini comme cela à commencé...tout doucement. Ensuite Herzi que dire elle à une expression et pas beaucoup plus, même quand elle sourit on dirait qu'elle est en dépression! Après pas de sa faute, elle est comme elle est hein. En plus je suis tatillon mais la scène du kebab "je prends pas la CB" et 2 secondes après il s'appuie sur sa vitrine avec le logo CB en gros...je n'ai pu que le voir!!!!!!! NOTE : 4/10