J’ai été dessus .. l’idée était tellement bonne il y’avais tellement plus à raconter sur ce sujet ! Il y avait tellement plus à faire ! Quand c’est c’est terminé j’arrivais pas à croire que c’était la fin tellement il manquait quelque chose
Excellent film j'ai vraiment aimé, ça montre bien ce qu'il s'est passé il y a quelques temps pendant les émeutes mais en plus hard. L'histoire est belle je recommande ce film
Un film a coupé le souffle extrêmement bien réalisé avec un plan séquence d'introduction monumentale. Une leçon de cadrage comme rarement vu ces dernières années. Par moment on sent légèrement l'amateurisme de certains personnages secondaires mais mis a part celà ce film est une pépite. Voilà où doit aller l'argent du CNC et non dans des bides comme les derniers films de Canet, Clavier ou Kevin Adams...
Réalisation parfaite avec des plans séquence incroyables. Jeu d'acteurs admirable et musique époustouflante. Bref ce film aurait dû recevoir un prix dans chaque categorie : photo, scenario, réalisation... Le long plan sequence de l'entree des CRS avec bruit de chevaux et musique de péplum est certainement étudié dans toutes les ecoles de cinéma. A voir et à revoir.
Athéna de Romain Gavras démarre le feu au plancher. De par sa scène inaugurale qui donne le ton, marque son temps, sa circonstance, entre gravité et un semblent de farce festive, le film situe surtout toute une écorchure, celle-ci est à vif !
Loin d'être immaculé, ce long-métrage plonge corps et âmes dans sa situation électrique et y puisse de grandes envolées de styles, forge un caractère mais se noie sur certaines de ses intentions chaotiques. Dans le fond, la relate est bancale, surfaite, avec un stéréotype d'usage sincère, virulent, mais qui se trompe dans son emploi ... La comparaison est nulle, mais La Haine et Les Misérables, deux références dans le paysage de ses trente dernières années, n'ont pas, eux, perdus le cap de l'histoire au profit d'une narration, certes très entêtante mais qui néglige ses personnages sur la courbe du récit.
Après ses quelques griefs, place aux compliments. Déjà, comment ne pas mentionné l'interprétation de Sami Slimane et Ali Bensallah ! Ils sont l'écran, le cœur de cette noirceur étouffante, la dualité des convictions et le souffle d'un mal qui ronge de l'intérieur. La colère, contenue ou libéré, si je n'ose le terme restitue sa couronne aux démons qui la cherche. Athena, dans son impression, dans son flux en continue capture cette état de rage, ses incompris, virevolte dessus avec un attrait qui fascine et rebute par la force des choses. Romain Gavras, faiseur d'image au style référencé en livre une partition brutale mais avec un regard, qui lui, est bien plus tendre ... Toute la dureté du film d'ailleurs se niche à cette hauteur.
Le troisième film - le second pour moi seulement - de son réalisateur s'implique dans une démarche qui tente de faire voir, de décrire et d'écrire la page de cette colère qui monte, de s'inscrire dans le temps, dans l'époque. Alors oui, il se sape maladroitement parfois, n'est pas parfait, se force à entrer dans les lignes quand c'est sa marge qui se doit d'être lu, vu et reconnu. Mais au fond, que ce film est vivant ! Poseur, oui, mais dans la substance simple de sa revendication. Sans analyse en temps infini et indéfiniment redéfini. En un laps de temps relativement court, le film raconte ce qu'il a à dire, sans lapin dans le chapeau, en toute modestie. Rien que pour cela, Athéna est de ces longs-métrages qui marque. Y compris pour ses ratés ...
La honte, c'est très mauvais. Cela faisait longtemps que je n'avais pas lancé un film et que je commence sérieusement à douter de son intérêt au premier quart d'heure. Quelle gâchis de temps et d'argent!Le réalisateur n'a rien capté à la problématique des quartiers, n'en révèle ni les maux ni les inégalités. Un film de bobo blindé complètement à côté de la plaque. Laissez le cinéma traitant de problématiques sociales aux réalisateurs qui connaissent le milieu bon sang ! Ce "film" exploite l'actualité brûlante en partant d'une bavure policière et brode à coup de centaines de figurants et de feu d'artifices dans un délire de mini révolution à l'échelle d'un quartier. Le thème de la vengeance qui apparaît dès le début du film stagne pendant 1h30 et n'est même pas exploité correctement. Il n'y a rien autour de cette histoire, aucune profondeur, vide de sens et d'émotions. Que c'est ennuyant, j'ai arrêté le film avant la fin. Ce film finira aux oubliettes de la médiocrité.
Ce que j'ai aimé dans ce film, c'est le message. C'est très important de comprendre que les montées en puissance se font souvent dans la confusion et l'aveuglante envie de vengeance.
Le réalisateur l'exprime très bien ; rapidement on réalise de la folie de la haine. Il y aussi de très jolis plans, une musique galvanisante.
Mais je note paradoxalement un fil qui tire en longueur ; beaucoup de scènes auraient pu être réduite ou alors, le réalisateur aurait pu prendre le partie d'approfondir son intrigue et ses personnages. Soit faire un travail plus vif, soit en réaliser un qui détaille un peu plus les protagonistes de l'arrière plan, qui joue par exemple de flashbacks poignants ou qui laisse son action prendre plus d'ampleur et de place dans le temps.
Les acteurs sont bons ; je dois souligner les plans qui détaillent le visage de certains et qui souligne de jolies émotions.
Clairement, ce n'est pas un film qui m'a marqué ou galvanisé du début a la fin. Par contre, le talent des deux frères (personnages principaux) est notable et a eu le mérite de me faire ressentir de la douleur et du déchirement. Bravo a eux !
Vous vous de la caricature en règle, du cliché en veux tu en voilà, du carburant pour l'extrême droite, du cinéma de gosses de riches qui jouent avec des allumettes ? Les extrémistes de tous bord en ont rêvé... Gavras l'a fait !
Ce film à la force d'être une fiction à la croisée de la réalité et d'un gros film d'action américain. C'est un film prenant et percutant qui n'a pas de prétention ultra réaliste et sociétale autre qu'une dystopie, c'est sans doute sont plus grand défaut. Car beaucoup détruise ce film sur ce point.
Athena est un parti pris. Une œuvre artistique.
On aime, ou pas.
Mais ne cherchez pas un film politique ou à la réflexion profonde... Vous trouverez une vraie proposition originale. Décalée. Déstabilisante.
Athena c'est le bruissement de la colère, c'est des scènes épiques et ultra spectaculaires, à la fluidité un peu folle, presque étourdissante. Derrière, c'est une écriture parfois un peu facile et l'impression, qu'au delà de la colère, il n'y a pas grand chose à dire. Mais c'est beau.
Mais quelle réalisation! Wouaou! J'adore cet esprit baroque! Toujours plus! Mais quel dommage que tout se talent, toute cette ingéniosité dans la réalisation, toute cette énergie dépensée, toutes ces bonnes idées, tout ça pour raconter une énième histoire de guéguere dans les banlieues. Quel gâchis.