La Dame rouge tua sept fois
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Shawn777

805 abonnés 3 929 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2022
Ce giallo plutôt méconnu, réalisé par Emilio Miraglia et sorti en 1972, n'est pas mal du tout ! Un grand-père raconte à ses deux petites filles la légende de la Dame Rouge : tous les cent ans, elle revient tuer sept fois, la dernière victime étant toujours sa sœur, la Dame en Noir. Et, selon la légende, la prochaine tuerie aura lieu en 1972... Déjà, on peut noter que ce giallo diffère un peu des autres de par son côté limite fantastique, enfin plus précisément "histoire de fantôme". Bon, ce n'est malgré tout pas le premier à le faire, Lucio Fulci est par exemple passé par là avant lui et Dario Argento suivra le même chemin avec quelques unes de ses œuvres les plus célèbres. Et bien que je ne sois pas fan du giallo fantastique (qui constitue, selon moi, encore un sous-genre au giallo lui-même), j'ai beaucoup apprécié le contexte fantastique de celui-ci. Alors oui, on ne peut parler que de contexte seulement car le film n'est, en lui-même, pas fantastique, ce qu'il mettra d'ailleurs en avant très tôt dans son intrigue afin que le spectateur ne s'y trompe pas : nous sommes bien dans une enquête policière. Alors une enquête policière qui part tout de même, par moments, assez loin. Mais c'est également le genre qui veut ça, c'est toujours un peu bordélique et c'est ce que l'on apprécie ! Donc, comme dans la majorité des cas, nous avons toujours trente-six personnages avec chacun des névroses, des obsessions et des secrets et puis la fin nous réserve, là aussi comme d'habitude, un twist bien tiré par les cheveux, mais tout de même très appréciable. J'apprécie beaucoup ce giallo, d'une part, car on ne s'ennuie pas. Effectivement, même si le rythme s'essouffle par moments, le film réussi tout de même à captiver son spectateur sur la durée. D'autre part, j'apprécie beaucoup la mise en scène ! Moins coloré que certains films du genre, le rouge reste tout de même central ! Nous retrouvons en effet cette couleur un peu partout mais surtout dans la fameuse cape de la Dame Rouge qui est très bien exploitée ! Nous avons en effet de superbes scènes mettant en scène la Dame Rouge, notamment celle dans laquelle elle court dans un hall d'immeuble ou encore celle dans laquelle elle débarque au château au milieu du plan. Nous retiendrons également la B.O. signée Bruno Nicolai qui est très belle, tout en étant ironiquement légère par rapport à la nature horrifique du film. "La Dame rouge tua sept fois" fait donc partie, du moins en ce qui me concerne, des meilleurs films du genre !
Thony Clevent
Thony Clevent

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2022
Ce film a 50 ans cette année ! Bien sûr ça a forcément vieilli... Mais c'est bon de se replonger dans le passé :)
L'histoire me plaît beaucoup, la malédiction... La sœur mystérieuse... L'histoire de la famille Wildenbrück, leur château, magnifique. Le milieu de la mode early 70's.
Après, les meurtres sont tout de même grossiers et mal fait. Je rêve d'un remake qui rend honneur à ce film avec de bons effets modernes...
Et enfin la musique... Ah la musique ! J'adore. Elle est belle. J'ai la BO en CD et en vinyle, c'est pour dire 
Je collectionne tout sur ce film parce que c'est le film qui a accompagné toute mon enfance chez ma grand mère, et j'y suis vraiment attaché.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2023
Ce giallo commence bien, faisant du pied au cinéma d’horreur gothique. Dans un vieux château bavarois, un homme âgé explique à ses deux petites filles une malédiction familiale séculaire. Une sœur serait vouée à tuer l’autre, qui ressusciterait sous la forme d’une « dame rouge », pour tuer sept victimes, dont la dernière serait sa propre sœur meurtrière. Quelques décennies plus tard, des tueries commencent justement dans l’entourage familial…
La suite va très vite rentrer dans le moule du genre, avec des meurtres urbains, une police à l’efficacité très relative, de l’érotisme, des personnages crapuleux, etc. Et c’est un giallo très inégal que nous livre Emilio Miraglia, réalisateur peu prolifique dont il s’agit visiblement du dernier film.
La réalisation oscille entre de très bonnes idées visuelles, et des passages beaucoup plus fades. Les meilleures séquences sont clairement les quelques cauchemars, et celles (malheureusement trop peu nombreuses) mettant en valeur le château.
Côté tuerie, quelques-unes sont sympathiques, mais manquant de gros plan (pas assez de budget/maîtrise pour les effets sanguinolents ?). Quand la plupart sont anecdotiques… dont un meurtre au pistolet, chose très rare dans le genre !
Le scénario présente une enquête diffuse, et surtout beaucoup trop de personnages, qui serviront clairement de chair à couteau. Heureusement là encore, l’aspect gothique du scénario (et l’habituelle révélation finale capillotractée !) permettent de donner du corps.
S’agissant d’un giallo, la distribution aligne une fois de plus des actrices des plus charmantes… et tous les prétextes scénaristiques seront bons pour les effeuiller. Parmi elles, Barbara Bouchet, grande habituée du giallo et du poliziottesco. Ou Sybil Danning, future reine du cinéma d’exploitation dans les années 80.
Je soulignerai enfin la jolie BO signée Bruno Nicolai, qui contribue à relever la sauce.
Melissa Zka
Melissa Zka

50 abonnés 570 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mai 2025
✍️️ Bien que considéré comme l'un des meilleurs giallo, je le trouve singulièrement long, et ce malgré les "péripéties" mises en scène. Pourtant, le départ commence sur les chapeaux de roues, avec le grand-père narrant à ses petites-filles la malédiction familiale. Mais par la suite, j'ai décroché et ce malgré l'excellent jeu de rôle de Barbara Bouchet (Kathy) et Marina Malfatti (Franziska Wildenbrück). Clairement, ça manque de rythme, les personnages sont peu (voire pas du tout) intéressants. En fait, on ne s'intéresse qu'aux Wildenbrück et puis c'est tout. En outre, le scénario est tiré par les cheveux, même si les manières de tuer ont un certain intérêt. En revanche, la bande originale est magnifique, en tout cas, elle sonne merveilleusement bien à mes oreilles. Autre point positif, c'est la révélation finale (dans les sept dernières minutes). Bref, trop long, trop de personnages inutiles font que je me suis assez ennuyée ️
Fred E
Fred E

13 abonnés 349 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juin 2025
Faute de rythme, ce comte macabre ne m'a pas captivé. Une intrigue encore farfelue qui paraît ubuesque. J'ai préféré "l'appel de la chair" du même auteur. Même si le scénario est toujours alambiqué.
Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 99 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juin 2025
Emilio Biraglia, cinéaste peu connu, n’a réalisé que six longs métrages entre 1967 et 1978, « La Dame rouge tua sept fois » étant le dernier. Le titre fait clairement référence au chef-d’œuvre du genre : « Six femmes pour l’assassin » de Mario Bava. Dans les deux cas, les meurtres se déroulent dans le milieu de la mode.
Le film flirte dès le départ avec le surnaturel : ambiance gothique, sombre malédiction qui se perpétuerait depuis des siècles. Il revient au final au thème classique d’une machination complexe et, il faut bien le dire, pas toujours très claire pour le spectateur.
Malgré cela, le film se regarde avec plaisir, grâce à un petit côté conte de fées érotique et macabre, et un final très mouvementé et étonnant.
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