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Critique d’une société japonaise profondément compartimentée, hiérarchisée, empesée, l’intrigue montre à quel point les relations sociales sont codifiées, les romances surveillées, les femmes renvoyées à des rôles d’épouse ou de mère. Or, bien qu’ils divergent, les contraintes, les charges, les complexes existent autant dans l’aristocratie que dans les classes plus populaires. Ainsi les deux héroïnes se comprennent émotionnellement alors que leur existence respective leur semble à chacune inconcevable. Par ailleurs, le récit montre l’hypocrisie de ces valeurs affichées, de la primauté des apparences, de l’obséquiosité, alors que les hommes sont affranchis du corset moral qui étreint leurs épouses ou leurs amies. Déjà limpide, le propos n’avait pas besoin de dialogues didactiques; en revanche une photographie plus élégante aurait embelli l’aspect feutré, voire ronronnant de la mise en scène. Pertinent mais perfectible!
Film au titre explicite, "Aristocrats" nous plonge dans la haute société nipponne, au sein de ces anciennes familles de samouraïs ou d'industrielles fortunés. Chacune produisant à chaque générations des hommes ayant des responsabilités politiques. Un modèle immuable, codifié et formaté à l'image du peuple japonais. En parallèle, le long métrage se penche beaucoup aussi sur la condition des femmes et leur rôle cloisonné à une certaine image dont elle doivent se conformer notamment au sein de la cellule familiale. Des thématiques intéressantes pour un rendu globalement réussi. Le film souffre bien de quelques longueurs et de redondances mais l'histoire est sympathique à suivre.
très beau film, comme toujours pour les films japonais.
ces familles avec leur mariage arrangé. malheureusement c'est dans beaucoup de pays.
ces familles avec leur mariage arrangé. malheureusement c'est dans beaucoup de pays.
Très beau film.
Il dit quelque chose de l'atmosphère tokyoïte, des ses différentes strates sociales.
Mais plus largement, ce film est bouleversant parce qu'il arrive à toucher du doigt ce qui est plus essentiel que l'argent, que le prestige social : il nous montre ce qu'il y a de meilleur chez chacun de nous, pour reprendre le sens étymologique du titre.
Chef d'œuvre, à voir pour toute personne désireuse de développer sa culture sociologique.
Il dit quelque chose de l'atmosphère tokyoïte, des ses différentes strates sociales.
Mais plus largement, ce film est bouleversant parce qu'il arrive à toucher du doigt ce qui est plus essentiel que l'argent, que le prestige social : il nous montre ce qu'il y a de meilleur chez chacun de nous, pour reprendre le sens étymologique du titre.
Chef d'œuvre, à voir pour toute personne désireuse de développer sa culture sociologique.
Film d'une grande douceur dans les mots, les actions et d'une grande dureté dans les émotions, les non-dits. Ce film c'est une caresse douce amère que l'on reçoit en le regardant. J'ai beaucoup aimé le traitement des deux personnages féminins, leurs évolutions subtiles.
Un récit d’émancipation séduisant et délicat qui dresse un tableau subtil de la femme japonaise d'aujourd'hui, corsetée par les traditions patriarcales.
Un regard aiguisé sur le Japon actuel, empêtré dans ses codes et ses traditions. Porté par deux actrices sublimes, le film prend un tournant inattendu, préférant la solidarité féminine face au patriarcat plutôt que les déchirements que notre regard occidental attendait. Le film adopte toutefois un rythme un peu trop langoureux et l'on aurait peut-être souhaité un peu plus de rebondissements...
Yukiko Sode nous ennuie au plus haut point à travers de lent long-métrage, sans rythme, avec très peu d'échanges ou de rebondissements... Elle ne nous apprend rien sur le plan socio-culturel. Elle est aussi rigide que l'aristocratie qu'elle prétend dénoncer ...
À vingt-sept ans, Hanako, la cadette d'une famille très aisée de Tokyo, n'est toujours pas mariée. Ses amies se mettent en quatre pour lui trouver un fiancé. Et elle croit rencontrer la perle rare avec Koichiro, le fils d'une famille plus aisée encore, diplômé d'une brillante université, promis à un brillant avenir. Mais après les fiançailles, Hanako découvre que Koichiro entretient une liaison avec Miki, une jeune provinciale d'un milieu très modeste.
Trois semaines à peine après "The Housewife" avait déboulé sur nos écrans un autre film d'une réalisatrice japonaise. Comme dans "The Housewife", il avait pour sujet la place de la femme dans la société nippone, l'injonction au mariage et à la maternité. Mais il doublait cette réflexion d'une autre : le cloisonnement social d'une ville, Tokyo, qui possède elle aussi son Neuilly-Auteuil-Passy dont il est aussi difficile de sortir que d'y rentrer.
Le propos est intéressant. Mais hélas la façon dont le traite la jeune réalisatrice Yukiko Sode - dont c'est le troisième long et le premier diffusé en France - est trop académique pour sortir de l'ordinaire. Ses vaines tentatives pour rompre la linéarité du récit et pour renverser les points de vue causent plus de confusion (je n'ai toujours pas compris le sms de Miki au sujet de son chargeur) qu'elles ne dynamisent la narration.
Trois semaines à peine après "The Housewife" avait déboulé sur nos écrans un autre film d'une réalisatrice japonaise. Comme dans "The Housewife", il avait pour sujet la place de la femme dans la société nippone, l'injonction au mariage et à la maternité. Mais il doublait cette réflexion d'une autre : le cloisonnement social d'une ville, Tokyo, qui possède elle aussi son Neuilly-Auteuil-Passy dont il est aussi difficile de sortir que d'y rentrer.
Le propos est intéressant. Mais hélas la façon dont le traite la jeune réalisatrice Yukiko Sode - dont c'est le troisième long et le premier diffusé en France - est trop académique pour sortir de l'ordinaire. Ses vaines tentatives pour rompre la linéarité du récit et pour renverser les points de vue causent plus de confusion (je n'ai toujours pas compris le sms de Miki au sujet de son chargeur) qu'elles ne dynamisent la narration.
Le film retransmet bien l'atmosphère policée et la bienséance de ce milieu. On ressent ce poids sur les épaules de l'héroïne et on partage le vide de son existence. A ne pas tenter après une journée éreintante au boulot sous peine de manquer le fin.
Comment deux jeunes femmes fréquentant le même homme vont-elles être amenées à se croiser? Ce film japonais divisé en cinq chapitres prend son temps pour analyser la place des femmes dans la société nippone. Hanako subit des pressions de la part de sa famille pour absolument trouver un homme, se marier et avoir des enfants. Quand elle pense avoir fait le bon choix, son mari se révèle être infidèle. La réalisatrice signe un film féministe où la différence de classe sociale peut être un frein à l'union d'un couple. Oeuvre très ancrée dans l'air du temps, souffrant de nombreuses longueurs, mais dégageant un message engagé en démystifiant par exemple la vie espérée et rêvée des jeunes provinciales exilées à Tokyo. Un film qui aurait gagné à être amputé d'une trentaine de minutes.
Une histoire forte d'indépendance, de remise en question des valeurs patriarcales de la société, tout en subtilité et douceur (on pourrait dire "de manière convenue", mais j'imagine difficilement cette histoire autrement).
Le film est effectivement lent, toutefois aucunement ennuyeux à mon avis ; chaque scène est juste, pertinente et a sa place.
Le film est effectivement lent, toutefois aucunement ennuyeux à mon avis ; chaque scène est juste, pertinente et a sa place.
Nous avons de plus en plus de film japonais à l'affiche en France et c'est tant mieux
Le film dépeint terriblement bien et de façon juste les carcans et le poids des traditions qui existent dans certaines castes.
Vivre pour l'image qu'on renvoie au lieu de vivre ce que l'on souhaite vivre.
L'imagerie du film est aussi géniale !
Un très bon moment.
Du vrai cinéma
Le film dépeint terriblement bien et de façon juste les carcans et le poids des traditions qui existent dans certaines castes.
Vivre pour l'image qu'on renvoie au lieu de vivre ce que l'on souhaite vivre.
L'imagerie du film est aussi géniale !
Un très bon moment.
Du vrai cinéma
Film intéressant sur les mariages arrangés dans les grandes familles de l'aristocratie japonaise. La segmentation en chapitres (introduction, conclusion, 3 parties intermediaires), qu'on avait déjà vue dans Drive my car, me semble un brin scolaire. Mais Aristocrats est un film délicat qui traite de l'émancipation d'une femme qui étouffé dans son milieu, et cela vaut la peine d'aller le voir.
L'émancipation difficile de femmes japonaises qui subissent les vexations et les absurdités d'un système archaïque qui n'épargne pas les hommes non plus. Les situations alternent entre cocasses et dramatiques et sont servies pas des acteurs convaincants.
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