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setoisd
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2,0
Publiée le 1 décembre 2022
j'aime beaucoup Gilles Perret et ses documentaires, mais je n'aime pas le message de ce film. penser que l'on peut battre les capitalistes en jouant à leur propre jeu me laisse dubitatif. Le film n'est pas crédible et trop didactique. Un conseil à Gilles Perret, laisser tomber la fiction et revenir au documentaire
EXCELLENT FILM. On sort avec une patate et une bonne humeur. La bande son est géniale. Le sujet est essentiel et traité avec intelligence. A voir absolument.
Un film sympathique et réconfortant. Nous avons passé un bon moment. On a envie de croire à cette histoire revigorante, résolument optimiste. Les acteurs sont bien dans leurs rôles, et on est très content que les financiers soient pris à leur propre jeu! Merci pour tout cela :-)
Première fiction qui marche bien de Gilles Perret venant du documentaire !! Le réalisateur avait réalisé deux documentaires auparavant avec le député communiste François Ruffin sur des personnes invisibles socialement de la société, c'est donc en terre inconnue du cinéma que Gilles Perret signe son film solo et je trouve avec "Reprise en main" qu'il s'en sort plutôt bien. Le long métrage se passe dans le milieu d'une société de mécanique dans une commune vivant au milieu de montagnes ou le personnage principal s'exerce à l'escalade. L'entreprise connait des difficultés, de mauvais matériels, accident de travail, licenciement, mais une vente de la société estimée par des leaders va donner l'idée de quelques salariés de reprendre la société cher à leurs coins mais pas facile .. . J'ai passé un bon moment devant ce film traité souvent avec légèreté, c'est pas nouveau niveau sujet (j'ai un peu pensé à "La vérité si je mens" de Thomas Gilou), gérer l'entreprise, mais la réussite vient aussi des comédiens excellents comme en tète Pierre Deladonchamps, Laetitia Dosch, Gregory Montel ou Rufus en second role pour citer ceux que je connais. Le sujet parait difficile mais le message donne espoir.
Enfin une comédie sociale à la française, qui dépeint avec justesse le monde du travail, sans misérabilisme mais sans mièvrerie. C'est bien vu, bien documenté, avec juste ce qu'il de bonne humeur et de légèreté pour que ça soit distrayant, malgré le sujet. Les acteurs sont impeccables, justes et touchants. Dans un monde où les comédies françaises brillent par leur absence de justesse et d'originalité, celle-ci agit comme une vraie bouffée d'air pur. Ne boudons pas notre plaisir !
Le film milite pour la défense des intérêts des salariés face à la logique spéculatrice de la finance internationale.
Cependant, loin d'un prêchi-prêcha "pédago-militant", le film est divertissant, a un rythme prenant, des personnages très crédibles(1) et souvent sympas, ni des surhommes ni des pieds nickelés, seulement des gens qui essayent de faire face, en faisant confiance à leur intelligence.
Leur démarche est collective, celle d'une bande de copains pragmatiques, mais pas celle d'un syndicat qui aurait à respecter une ligne.
Le propos du film n'est du reste pas aussi "gauchisant" qu'on ne le croit : - on y perçoit même de la nostalgie pour un capitalisme local, de terroir, celui de la famille des précédents propriétaires, enracinés sur place et responsabilisés dans la vie économique locale, trahis par leur héritière qui a vendu l'entreprise à un premier fonds de pension, - il reconnaît la responsabilité des investisseurs, et les risques qu'ils prennent.
La cible du film est bien sûr avant tout la financiarisation de l'économie, la volatilité grandissante des actionnariats, qui conduisent les gestionnaires à privilégier la valorisation apparente à court terme de leur entreprise en prenant souvent des mesures à l'efficacité toute factice, au premier chef les "plans sociaux" qui dissolvent les savoirs-faire de l'entreprise...
Le film peut être considéré comme "gauchiste" (ce n'est pas nécessairement un défaut, surtout pour un film !) quand il identifie, sans nuance ni précision, le LBO, la prise de contrôle d'une entreprise par emprunt, à une spoliation pure et simple des salariés. Contrairement à ce que fait dire Gilles Perret, l'emprunt qui a servi pour l'achat n'est pas remboursé par l'entreprise (donc ses salariés), mais par son nouvel actionnaire, grâce aux dividendes. Il n'y a donc ici pas plus de spoliation qu'il n'y en a, tous les jours dans toutes les entreprises, par le versement de dividendes... On ne peut pas condamner le LBO sans condamner le versement des dividendes !!!
NB 1. L'actionnariat salarial est bien sûr une solution mais, en jetant l'eau du bain avec de Gaulle en 1969 (référendum du 27/04/69), nous avons malheureusement rejeté cette évolution...
NB 2. La remarque d'un banquier suisse : "on ne peut pas se permettre de travailler pour l'amour de l'humanité".
NB 3. Si vous avez aimé Reprise en main, vous aimerez L'Usine de rien de Pedro Pinho, et le livre 1336 (paroles de Fralibs) (cf https://www.1336.fr)
Tourné à Cluses et à Scionzier, dans la vallée de l'Arve en Haute-Savoie, ce film est profondément ancré au coeur de la réalité économique et sociale de l'industrie du décolletage qui fabrique dans ce territoire 90% de la production française de pièces mécaniques de haute précision. Et ce contexte local lui donne toute sa puissance d'évocation. Combat d'hommes et de femmes attachés à leur territoire, à leur entreprise autrefois familiale, et à leur mode de vie, qui s'opposent à un directeur qui représente le capitalisme mondialisé méprisant la réalité humaine de l'entreprise. Combat économique aussi par cette fable des "petits" qui réussissent à s'approprier les us et les odes des financiers pour mieux les dominer. Ce film est en outre servi par des acteurs criants de vérité, sans oublier les figurants qui chose rare sont cités au générique, pourrait presque passer pour un documentaire.
Je trouve ce film"punchy", instructif, malin, réjouissant, chaleureux. et esthétiquement magnifique. J'ai beaucoup aimé comment l'image est mise au service de l'enjeu de la situation (parallélisme avec l'engagement de l'alpiniste qui affronte les difficultés en solitaire: quelle puissante métaphore puisqu' il mettra ses compétences "aguerries" au service de celui qu'il va secourir mais surtout , par la suite, du collectif!) J'ai aussi beaucoup apprécié les touches d'humour qui permettent au spectateur émotionnellement engagé aux côtés des protagonistes de relâcher sa tension! car l'enjeu est de taille... Mon seul regret est qu'il faille actuellement un concours de circonstances exceptionnel pour qu'une telle aventure puisse prendre corps mais ce film ouvre justement la porte à la discussion sur la propriété de l'outil de production.
Pas mal, mais un peu trop "attendu". Les scènes d'alpinisme n'apportent pas grand chose à la compréhension de l'intrigue. Par contre, il n'est pas évident de deviner "qui est qui" et quelles sont les liens entre les intervenants.
J’ai vu hier cette fiction dans une salle d’une ville de moyenne importance. Et j'ai trouvé le scénario très bien ficelé et le jeu des acteurs étaient d’un tel niveau . En plus d’être crédible , nous avons pu espère dans la résidence humaine et nombre de scène ou dialogue se sont prêtés au rire. A ne pas manquer
Le mot qui me vient à l'esprit pour caractériser ce film, c'est honnêteté. C'est probable que le spécialiste de l'escalade, celui du décolletage ou encore celui de la finance y verront quelques invraisemblances. Cependant le propos est traité sans temps mort et mérite qu'on s'y plonge. En outre, le film permet de faire connaitre une région avec son industrie spécifique à toute une population qui lui est étrangère sans autre excès que celui que représente un classique conte de fée pour chacun d'entre nous. On sait bien qu'une aussi belle histoire ne peut être réelle mais que le rêve nous fait bien...
Un beau film fort avec des personnages en qui on croit, attachants, ce pourrait être nous, quelques questions restent, c’est la vie, c’est ici, merci pour cette parenthèse d’allégresse !
Je m'attendais à autre chose .....déception donc devant ce film simplement moyen, potache et bon enfant, Et le " politique, dans tout ça reste le grand absent. Quel dommage Gilles Perret !
Vu au Cinéma « Le Brady » deux semaines après sa sortie car l’ensemble des multiplexes parisiens ne le distribuent déjà plus, « Reprise en main » est un bon petit film français dans la veine de « Ma petite entreprise » (1999) de Pierre Jolivet ou, pour parler plus philosophiquement, l’application concrète de la formule « la fin justifie les moyens ». J’ai vu le précédent film du réalisateur « Debout les femmes ! », sorti il y a un an à la même période, et le moins que l’on puisse dire c’est que Gilles Perret met son art au profit de ses convictions politiques sur le travail et ceux qui en sont la base, les travailleurs. Cette fois, grâce à un récit très documenté et pédagogique, on voit bien les interactions entre la finance, ses règles de pilotage de la vie de l’entreprise et la vie des salariés de cette même entreprise. Il complète assez bien le film de Stéphane Brizé, « Un Autre Monde », sorti en début d’année. A noter, de superbes vues de l’ascension à mains nues des massifs alpins et une superbe chanson, très à-propos, dans une scène du film, reprise dans le générique de fin du film.