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P Robelin73
3 critiques
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5,0
Publiée le 27 octobre 2022
J'ai adoré le rythme, l'émotion, l'acualité de ce film, de cette 1ère fiction de Gilles Perret. Comme tous ses films, tels que La Sociale, Les jours heureux et ses premiers documentaires, à voir absolument !
Une fiction qui est inscrite dans la réalité. Ça sonne vrai, ça bouscule, ça fait sourire et donne à réfléchir. Bravo et merci a Gilles Perret et toute ça belle équipe.
Que d'émotion, de rires, de mise en lumiere de notre réalité economique et sociale... J'ai la rage ! Les comédiens sont parfaits, touchants, justes, ...les décors naturels magnifiques... le sujet du film est d'intérêt général ! Ce film m'a fait beaucoup de bien je le recommande ! Mention spéciale à la bande son et surtout aux Marmottes !
Un film nécessaire et en plus, un très bon moment de cinéma (avec quelques belles images de grimpe). On aimerait que le film soit basé sur des faits réels.... Malheureusement les LBO sont elles bien réelles!
Difficile a expliquer , les acteurs sont pas mal du tout , le sujet est bien , la montagne belle , pas grand chose a redire mais l'alchimie ne prend pas ou que trop rarement et même l’ennuie guette par moment.
Cédric (Pierre Deladonchamps) est décolleteur, un métier de haute précision exercé depuis des générations par les paysans de la vallée de l'Arve. La PME qui l'emploie est sur le point de se faire racheter par un fonds de pension britannique. Son rachat se fera au détriment de l'appareil industriel et de l'emploi. Aussi Cédric décide-t-il, avec deux amis, avec la complicité d'Alice (Laetitia Dosch), la directrice financière qui l'informe en sous-main des progrès de la négociation, et avec les conseils de Frédéric, un Golden Boy genevois rencontré sur le Bargy, de créer son propre fonds d'investissement et de racheter sa boîte.
Fils d'ouvrier cégétiste, fidèle à son terroir haut-savoyard où il revient toujours, Gilles Perret est un cinéaste engagé. Son tout premier documentaire, sorti en 2006, avait déjà pour cadre la vallée de l'Arve, pour sujet la résistance à la mondialisation d'une usine de décolletage et pour héros le patron d'une PME atypique. Les suivants s'attachaient, à hauteur d'hommes, à incarner les grandes valeurs de la Gauche combattante : "Walter, retour en résistance" (2009), "De mémoires d'ouvriers" (2012), "Les Jours heureux" (2013), "La Sociale" (2016). En 2018, "L'Insoumis" accompagne Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne présidentielle. En 2019 et 2021, Gilles Perret et le député de La France insoumise François Rufin co-réalisent deux documentaires euphorisants : "J'veux du soleil" et "Debout les femmes !"
Reprise en main signe son passage à la fiction. Pour ce faire, il est resté dans le biotope qu'il connaît bien et y a attiré la fine fleur du jeune cinéma français : Pierre Deladonchamps (qui donne l'impression d'avoir été décolleteur toute sa vie), Laëtitia Bosch (qui interprète une transfuge de classe prise de remords), Grégory Montel (attendrissant en amoureux transi et en banquier loser), Finnegan Oldfield, etc.
Pour autant, l'essai n'est pas transformé. La faute à un scénario qui multiplie les invraisemblances. La faute surtout à un manichéisme et à un trop-plein de bons sentiments qui, à la longue, exaspère. Les vaillants ouvriers qui se battent contre la "casse sociale" et la défense des savoir-faire et de l'outil de production sont vraiment très très gentils. Les banquiers genevois et le directeur cynique et méprisant sont vraiment très très méchants.
Le sujet avait déjà été souvent traité au cinéma. Par Laurent Cantet ("Ressources humaines", 2000), par Pierre Jolivet ("La Très Très Grande Entreprise", 2008), par Stéphane Brizé ("En guerre", 2018). Avec autrement plus de subtilité et de talent. N'est pas Ken Loach qui veut....
J'ai ri et c'est sympa et bien joué mais moi aussi je peux être manichéen et bas de plafond , comme ce film qui pense que tous les financiers sont lâches et pourris. 3,5 / 5 serait plus juste ..,
Bravo pour ce film vrai , plein d’humour et qui fait réfléchir sur le monde de la finance . Un bel hommage aux ouvriers , au décolletage et à la vallée de l’Arve . À aller voir au plus vite
Je n'aurai pas de mots assez durs pour décrire ce film anti capitaliste à l'extrême. Tout est absolument grossier, mal joué, rien n'est cohérent, le jeu d'acteur est digne d'une telenovela . Même la musique est atroce. Et n'y voyez pas là une quelconque forme d'excès dans mes propos, chaque moi est pleinement mesuré ! A fuir absolument
Un très bon moment de cinéma entre réalité et fiction avec des acteurs qui nous régalent et un scénario qui touche par sa force politique mais aussi qui crée sourire, rire et empathie. Bravo à Gilles Perret pour ce premier film de fiction après des fims documentaires tout aussi passionnants les uns comme les autres .
Excellent film social que je recommande. De beaux paysages. Un film qui fait du bien face à l'emprise du monde de l'argent qui montre que des solutions sont possibles.
Une belle fresque sociale sur une réalité inquiétante. Mais avec un optimisme qui donne envie ! La maîtrise du sujet social est indiscutable chez le réalisateur mais son passage à la fiction est réussi.
Un film sur les ouvrier·e·s, pas celles ni ceux des grands groupes industriels mais celles et ceux des PME PMI. On sent que Gilles Perret connait très bien ce milieu, ces usines sous-traitantes à dimension humaine. Il parle de la dignité des ouvriers, de leur fierté. C'en est presque un docu-fiction. Ne vous fiez pas à la critique très parisienne branchée parue dans Libération ; allez voir vous même ce que vous en pensez !