Débâcle
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Philippe C
Philippe C

12 abonnés 59 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 avril 2025
Je suis désolé mais je n'ai pas réussi à voir le Dvd jusqu'au bout. Sans pouvoir me l'expliquer je ne suis absolument pas rentré dans l'intrigue.
Je reprendrai la lecture du Dvd plus tard. En effet quand je lis toutes les critiques très positives je mes confrères spectateurs j'ai du passer à côté
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 868 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2025
Encore une nouvelle comédienne (mais ça vaut aussi pour les comédiens...) qui se lance dans la réalisation. Et cette fois c’est la flamande Veerle Baetens, révélée dans l’émouvant et devenu culte pour beaucoup « Alabama Monroe » qui se lance. L’actrice, que l’on a vu aussi dans les très bons mais méconnus « Duelles » (qui a pourtant eu droit à son remake américain avec Jessica Chastain et Anne Hathaway quand même) et « Quand vient la nuit » l’an passé, débute donc derrière la caméra en adaptant le roman de sa compatriote flamande Lize Spit « Het Smelt ». Et on peut dire que pour un coup d’essai, c’est un joli coup; à défaut peut-être d’être un coup de maître.

« Débâcle » nous présente deux temporalités qui se répondent, celle de l’enfance et celle l’âge adulte. La première réussite du film est de parvenir à rendre le montage alterné choisi à la fois fluide et empli de sens. On passe d’une époque à l’autre de manière logique et spontanée et la dramaturgie y gagne en puissance émotionnelle. La partie située dans l’enfance est solaire, empreinte d’une jolie nostalgie propre aux jeux de l’enfance et magnifiquement filmée dans la campagne flamande estivale du début des années 2000. Jusqu’au drame en tout cas. La partie contemporaine est plus citadine et grise, collant à la psychologie blessée du personnage principal. Loin d’être un gimmick ou un processus trop évident, ce contraste sied parfaitement au long-métrage.

Ce dont on parle ici est fondamentalement très grave. Très en phase avec notre époque où la loi du silence concernant ce genre d’affaire (on n’en dira pas plus pour ne pas déflorer la surprise) était reine. Baetens, qui a choisi de ne rien jouer pour se consacrer à la mise en scène alors qu’elle aurait pu se donner un rôle, filme cette histoire avec la pudeur et la retenue nécessaire. Jamais avec voyeurisme, notamment dans la fameuse scène choc. Ce qui n’empêche pas le spectateur d’être touché, presque choqué. On montre ici comment des jeux d’enfants peuvent mal tourner et que la masculinité toxique n’a pas d’âge. Et, bien sûr, les marques indélébiles que cela peut laisser sur une personne. On voit ici à quel point ce que l’on vit enfant ou adolescent nous marque au fer rouge a jamais et construit l’adulte en devenir. C’est peut-être parfois un peu trop appuyé dans la partie adulte mais au final nécessaire à la bonne compréhension des conséquences.

Les acteurs sont tous remarquables, notamment dans la partie passée. Les jeunes comédiens sont épatants de naturel notamment la petite Rosa Marchant, véritable révélation. Charlotte De Bruyne dans un rôle plus taiseux, où elle fait davantage passer les émotions par le regard, ne démérite pas. Petit à petit, Baetens nous intrigue sur la teneur de ce qui va se passer, créant une tension sourde. Et quand vient le temps des révélations dans la partie adulte on est un chouia déçu que ce ne soit pas plus vengeur et vindicatif, comme si elle sacrifiait la satisfaction du spectateur sur l’autel du réalisme. Il n’empêche, « Débâcle » est un beau drame, à la fois nécessaire et déchirant en plus d’être un premier film maîtrisé.

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J. Le Sommier
J. Le Sommier

1 abonné 53 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2025
Sur l’affiche du film, la jeune Eva apparaît le visage grave sur fond rose, ce qui n’augure rien de bon.
« Débâcle », adapté d’un roman à succès en néerlandais, est la première réalisation de Veerle Baetens qui l’a également co-scénarisé. On peut dire que la belge, bien connue pour ses rôles dans « Alabama Monroe » de Félix Van Groeningen et dans la série européenne « The Team », ne se ménage pas plus qu’en tant qu’actrice.

Au début du film, Eva adulte charge un bloc de glace dans le coffre de sa voiture. Traumatisée par un événement du passé, elle se rend dans son village natal où elle a vécu une amitié fusionnelle avec deux garçons de son âge. Elle est bien décidée à mettre chacun devant ses actes.
En s’attaquant sans fard au délicat sujet des violences sexuelles entre enfants, la réalisatrice ne ménage pas non plus le spectateur. « Débâcle » est âpre, éprouvant et dérangeant avec des scènes crues. Toutefois, ce réalisme est une des forces du film avec une histoire qui, menée avec deux temporalités qui s’alternent, ménage le suspense jusqu’au bout.

Les deux actrices principales sont parfaites. Charlotte De Bruyne interprète Eva adulte, bloc de marbre à l’extérieur, champ de ruines à l’intérieur. Rosa Marchant joue Eva préadolescente, pas particulièrement aimable, qui se fait piéger au jeu qu’elle pensait mener avec ses amis et dont la vie bascule de l’innocence à l’horreur, victime de la bêtise et de la cruauté. « Débâche » est incontestablement un film qui marque.
Ianto T.
Ianto T.

19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 décembre 2024
Filmer le viol est un travail délicat, ici entrepris avec justesse, sérieux et sensibilité. Tous les acteurs et actrices sont convaincants, et les relations se construisent sans artifices à l'image. Très important et à voir.
Claire D
Claire D

7 abonnés 134 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2024
Incroyablement bien joué, ce film est un bijou monstrueux... C'est le reflet de tant de situations vécues sur cette planète.. Je n'arrive pas à trouver les mots.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2024
Récit d’une puissance et d’une violence inouïe
Eva, enfant d’une famille dysfonctionnelle, trouve refuge auprès de deux amis garçons, ce sont « Les trois mousquetaires » mais aussi auprès de la mère de l’un d’entre eux. C’est son bol d’oxygène, mais la préadolescence va ébranler ce fragile équilibre et déstructurer définitivement la jeune fille.
La réalisatrice, Veerle Baetens, les cinéphiles la connaissent déjà… Epatante, bouleversante actrice du cinéma belge ; elle nous avait scotché dans « Alabama Monroe » « Les Ardennes » de Van Goreningen et Dhont. Elle adapte ici le best-seller éponyme pour son premier derrière la caméra ; et à l’image de ceux qui l’ont dirigé, elle conserve l’âpreté et la violence frontale du propos qui fait la marque de fabrique du cinéma flamand. Les détracteurs diront que c’est un cinéma à la main lourde lorsqu’il traite des faits de société ; les amateurs, dont je suis, apprécieront un cinéma brut, sans compromis, sur la ligne de crête. Un cinéma qui prend des risques mais qui parvient à tenir en équilibre comme ici.
Là, dans la construction de son récit, elle va alterner le présent avec des flashbacks de l’enfance d’Eva. spoiler: La jeunesse de la jeune fille offre un portrait mélancolique et amer reflet de la solitude et de l’insécurité affective dont elle est la victime collatérale de parents défaillants. Dans le présent, ce que l’on pourrait prendre pour de la maladresse scénaristique avec des scènes et une direction d’acteur au trait un peu forcé et surligné ne vise en fait qu’à comprendre et à capter la déconnexion d’Eva au sentiment et son incapacité à créer du lien social et affectif. Elle ne peut plus faire confiance, elle est dépressive ; et ne trouve pas dans le monde qui l’entoure une sécurité. Ce film pointe du doigt tous les signes avant-coureurs d’une tragédie comme il en existe beaucoup.
Vaeerle Baetens tient alors de main de maitre son récit pour déployer avec une ingéniosité remarquable un crescendo narratif dont on sent très vite l’issue dramatique inéluctable. Sa mise en scène au plus des acteurs, de leurs silences, de leurs attitudes en est aussi un élément ; et tout cela à hauteur d’enfant comme dans le terrible drame de Lukas Dhont « Close ». Sa jeune actrice Rosa Marchant remportera le prix d’interprétation à Sundance pour la puissance de son jeu. Ce drame déchirant sur l’enfance est un incontournable et montre bien toutes les fragilités de cet âge : la cruauté enfantine, l’éveil à la sexualité, les amitiés toxiques, le corps qui change… et le pire dans tout cela est la défaillance des adultes, volontaires ou non. Un plaidoyer contre le silence dont on sort groggy.
Myriam Perfetti : « Déroulant patiemment sa trame narrative, Veerle Baetens remonte aux origines du drame, à ce moment où Eva devient (à jamais) prisonnière d’un passé traumatique. Les gros plans cadrent les acteurs, enserrés par les non-dits, les lâchetés des adultes, l’emprise perverse des amitiés, au plus près, scrutant leurs émotions et abritant une violence latente qui ne demande qu’à exploser. »
Un film fort mais attention, on en sort ébranlé.
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 174 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 juillet 2024
De nombreuses années après cet été où tout a basculé, Eva retourne pour la première fois dans son village natal, bien déterminée à affronter son passé…

Premier long-métrage pour l'actrice belge Veerle Baetens qui adapte pour l’occasion, le best-seller éponyme de Lize Spit. Si vous n’avez jamais lu le roman, c’est une bonne chose, vous serez ainsi préservé et ne découvrirez que sur le tard, la raison pour laquelle Eva a décidé de revenir se confronter à son passé.

Le film alterne brillamment entre présent et passé, on y retrouve la jeune Eva et ses deux copains (qui se surnomment “Les 3 Mousquetaires”) dans un village reculé de la région d’Anvers. Pour tuer le temps, les deux garçons commencent à regarder les filles et à les noter. Mais Eva, avec ses cheveux courts et son corps d’enfant, ne les intéresse pas. Petit à petit, un jeu va se mettre en place entre les 3 copains et les filles du village, c’est à ce moment là que la piège va se refermer sur Eva…

On suit donc Eva dans deux temporalité différentes, d’un côté la femme adulte qui cherche a affronter son passer et de l’autre, la jeune adolescente qui suit le mouvement et va se retrouver dans un terrible engrenage. La réalisation est soignée, les actrices (Rosa Marchant & Charlotte de Bruyne) sont bluffantes, difficile de ne pas adhérer à un tel film où il est question de la perte de l'innocence et de la lâcheté des adultes. C’est puissant et sobre à la fois, un premier film qu’il faut saluer.

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Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2024
Eva vit seule à Bruxelles. Elle fuit sa sœur qui s’inquiète de son état et repousse les avances du photographe auprès duquel elle travaille. Elle décide de retourner dans son village natal où se tient une célébration. Dans le coffre de sa voiture, elle embarque un bloc de glace.

"Débâcle" est le premier film de Veerle Baetens, une actrice belge devenue célèbre grâce à son rôle dans "Alabama Monroe" (2013). Elle passe derrière la caméra pour adapter le livre à succès de Lize Spit sorti en 2011. "Débâcle" vient de recevoir le prix du meilleur film flamand à la dernière cérémonie des "Magritte".

"Débâcle" joue sur deux temporalités : d’une part le retour au pays natal d’Eva adulte, d’autre part les souvenirs qui reviennent par bribes de son adolescence, l’époque où elle formait avec Tim et Laurens un trio indissoluble. En évoquant la mort accidentelle du frère aîné de Tim, l’intrigue nous entraîne sur une fausse piste. On imagine un temps que les circonstances de cette mort tragique constitueront la clé du film. Mais il n’en est rien. L’histoire de ces adolescents prend une autre bifurcation, dans laquelle une énigme racontée par Eva jouera un rôle crucial.

Tout bien considéré, le sujet de "Débâcle" se résume à pas grand-chose. C’est peut-être la faiblesse principale du film. Mais le talent des scénaristes et de la réalisatrice est de faire lentement monter la pression. Tout l’intérêt de "Débâcle" résidant dans ce lent dévoilement, la critique est condamnée à se taire. Tout au plus peut-elle dire qu’il y est question de l’amitié qui unit des enfants aussi bien que de la violence qu’ils sont capables de s’infliger et des traces indélébiles que ces traumatismes laissent.

La fin de "Débâcle" est glaçante. Mais j’en ai déjà trop dit.
Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juin 2024
Un lent et captivant puzzle se forme par ce récit poignant au travers de flash-backs intrigants et d'un réalisme rare. Super réalisation, super casting, mention spéciale à Charlotte De Bruyne et Rosa Marchant. Un final bouleversant.
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2024
Un Polar froid et lent, mais pas inintéressant ! avec un scénario solide et prenant ! juste légèrement trop long ...
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mars 2024
C’est une histoire puissante. Eva a vécu dans son enfance un traumatisme. Des années plus tard, elle revient sur les lieux, dans son village natal, à l’occasion d’une fête. La réalisation est excellente et le scénario redoutablement bien écrit. Glaçant, bouleversant.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2024
Film très prenant et très dur qui tient en haleine et montre combien l'enfance joue un rôle prépondérant dans notre vie d'adulte
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2024
De Veerle Baetens (2024).
Encore un film traitant d'un fait d'actualité à savoir la violence faite aux enfants mais sous un angle autant vu des adultes que des enfants. Un drame puissant et interprété avec force et finesse et aussi une certaine ambiguïté.
Un drame puissamment orchestré qui va nous enfermer dans un drame absolu à la fin dramatique . La narration est forte et juste passant de flash backs d'une jeunesse abimée à jamais et de la réalité une fois l'âge adulte arrivé. La force du film et aussi son ambiguïté est de monter certes les premiers émois adolescents avec pudeur et justesse et la dérive qui va en découler faute d'interdits ou d'éducation et surtout la lâcheté des adultes qui au courant vont tout faire subrestissement pour étouffer la réalité jusqu'à briser la vie tout simplement d'une fille meurtrie qui n'arrivera pas à devenir une femme accomplie. Pourtant on pourrait y voir une ambiguïté dangereuse dans ce film à montrer les errements des jeux enfantins , à presque montrer la jeune Eva comme presque responsable de ce qui lui arrive . Cette partie du film m'a beaucoup interpellé car elle pose la vraie question à savoir que même si une jeune fille semble allumer un jeune homme dont (comme dans le film) elle semble amoureuse ; est ce une raison pour pour l'agresser . Et même si la question du consentement est directement posé , à force d'en faire un peu trop, la démonstration du film en sort un peu abimée. Charlotte De Bruyne exceptionnelle porte le film avec force , justesse et pudeur. Avec aussi Rosa Marchant, Amber Metdepenningen.
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2024
Un film dur.

Un film fort sur l'enfance et ses "jeux" qui parfois débordent et deviennent traumatismes. Une fillette dans un famille en crise de la Flandre Belge qui cherche a fuir cela trouve un échappatoire auprès d'une commerçante de la ville et se lie avec deux garçons formant un trio inséparable. Évocation de l'enfance, de ses jeux et de ce qui peut en découler.

Un film dur, une caméra sans concession a voir.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2024
"On ne fait rien de mal, c'est juste un jeu."

Première réalisation de l'actrice Veerle Baetens (Alabama Monroe), ce «Débâcle» est un film plus que réussi.

Adaptation du roman de Lize Spit, ce drame belge se déroulant sur 2 temporalités qui se répondent nous dépeint le portrait d'une enfance curieuse et cruelle et les ombres du passé qu'il faut un jour trouver le courage de retrouver et d'affronter.
Ou comment un simple "jeu", ou plutôt une devinette (motif et bascule dramatique très bien inscrit au sein de la narration) dans ce cas-là, va avoir de graves conséquences au sein d'un groupe d'ami.e.s, les 3 Mousquetaires, et marquera à jamais la jeune Eva, 13 ans, dans sa chair comme dans son esprit.

Malgré certains moments surlignant un peu trop l'aspect misérabiliste de l'enfance d'Eva (notamment avec sa mère alcoolique et négligente, déjà vue ailleurs) et un parcours un peu trop programmatico-monolithique d'Eva adulte, un film résonnant comme un cri face au silence avec lequel Eva a dû vivre durant toutes ces années. Parce que la vérité aurait été mal vue. Parce que la vérité, qui l'aurait cru ?

Revenue dans le village de son enfance, Eva fera face à ses démons pour que la vérité éclate enfin au grand jour. Et nous démontrera qu'une seule réponse est possible à cette devinette posée des années auparavant.

Un geste cinématographique fort et perturbant, incarné par de jeunes acteurs talentueux (mention spéciale à Rosa Marchant), et faisant d'autant plus écho en cette période où la parole des victimes se libère, lentement mais sûrement, et où la honte change petit-à-petit de camp. 7,5/10.
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