Bien la première demi-heure puis à partir de la scène du revendeur de voiture on n'y croit plus du tout. Petit budget, des scènes d'une pauvreté dans des pièces la plupart du temps. Deux étoiles et demie.
Je n'en attendais pas grand chose mais un ami me l'a conseillé. J'ai suivi son conseil malgré un synopsis peu engageant. Grand bien m'en a fait, ce film est prenant d'un bout à l'autre et l'actrice principale est incarnée par son rôle. L'histoire est fouillée, probablement un reflet d'une réalité d'arnaqueur du quotidien et une réalisation efficace. Belle découverte.
Un thriller drame réussi, sans temps morts et crédible. Une fuite en avant qui donne le suspens et un volet social omniprésent. A découvrir ! 3.5/5 !!!
Si ce n’est l’espace d’une séquence réussie avec un vendeur de voiture, ce thriller manque de rythme et de tension. Il y a bien un discours social mais il ne suffit pas à maintenir l’intérêt et à palier une mise en scène molle.
Un petit thriller qui pourrait sembler sans envergure, mais qui, sur fond de difficultés sociales, donne le change de bout en bout. Si l'on excepte certaines situations peu crédibles, on s'attache aux personnages et l'absence de temps morts font de ce film une petite réussite dans le genre.
Une sorte de thriller social réaliste qui bénéficie d’une réalisation vivante et d’un casting très convaincant. Aubrey Plaza est aussi crédible que charmante.
Un thriller rythmé de bonne facture, sur une jeune femme qui tombe dans la délinquance pour rembourser son prêt étudiant. L’heroine principale joue très bien, et même si cela n’est pas exceptionnel, on passe un bon moment avec ce film.
Bon le scénario est prévisible, évidemment on a droit la énième femme fragile qui tombe du ciel et doit devenir forte. Sous le prisme de l’ancienne étudiante qui doit absolument rembourser son prêt, cette femme doit accepté des petits boulots mal rémunérer, jusqu’au jour où elle tombe dans un système qui est en faite une fraude. L’idée de parler du prêt étudiant, des boulots mal payé des jeunes travailleurs est excellente, sauf que ce film est plein de cliché, mal écrit et pas crédible. De plus l’actrice n’est pas super réveillée.
John Patton Ford sort de ses études, tout dépité : le voilà diplômé, mais surtout sur-endetté à hauteur de 100 000 dollars (et ce n'était même pas l'école la plus chère, à ce qu'il dit en rigolant). Avec cet accablement financier qui pèse sur son compte en banque (et son moral), il imagine un personnage, Emily, qui cherche à s'en sortir plus vite, et moins légalement, qu'avec un taux mensuel, pour rembourser 60 000 dollars (il a dû tempérer la réalité, car les publics internationaux ne connaissant pas le système de sur-endettement américain, cela ressemblait pour eux à de la science-fiction). Vous tenez le speech simple et efficace de ce thriller mettant en scène Aubrey Plaza dans un contre-emploi (actrice connue surtout dans le répertoire comique) qui lui va bien au teint, et qui est devenu un symbole pour beaucoup de publics (chacun peut y projeter ce qu'il veut : système qui épuise le contribuable, injustice, précarité, résilience, combat parfois perdu contre la tentation à gagner beaucoup d'argent par des moyens illégaux...). John Patton Ford l'avoue, il a perdu le contrôle de son film, car il ne voulait faire qu'un modeste thriller d'action, avec quelques courses-poursuites et des bagarres, sur une histoire personnelle qui l'a beaucoup marqué, mais ne rêvait pas du tout de devenir le Che Guevara du cinéma de 2022. De notre point de vue, il y a de la marge avant que Emily the criminal nous fasse braquer une banque, même si le discours de l'injustice et de la tentation sonne juste (qui n'a jamais été tenté, jaloux, dans une mauvaise passe ?). Le film est assez linéaire, simple, remplit le cahier des charges de ce qu'on en attend, sans pour autant faire de vagues : pas de surprises, si ce n'est cette absence de pistolets, qui nous a interrogé (manqué, on l'avoue, au bout d'un moment...), jusqu'à ce que Ford révèle qu'il a rendu hommage à Audiard pour ce style pudique (les scènes sont copiées du film Sur mes lèvres). Emily the criminal est un divertissement honnête, manquant d'audace, mais qui saura parler à chacun de ses démons.
Très bonne surprise. L'histoire est originale et les personnages attachants. La mise en situation du personnage principal est bien amené (y compris par le biais de sa "meilleure amie"). Et on a une fin.
Simple scénario mais efficacement réalisé. Comme quoi un thriller bien ficelé et suffisamment bien joué peut occuper une soirée sans forcément avoir un budget délirant. Honnête pour une soirée même si ce n est pas inoubliable…
Film a petit budget mais bien réalisé, bien joué, qui dépeint assez bien la délinquance frauduleuse, et offre une peinture sociologique réaliste entre les "Have's" et "Have not's" aux USA. Cela dit, au delà de l'intérêt et de l'épaisseur du personnage principal et excellemment interprété par Aubrey Plaza, les rôles secondaires sont plutôt faiblards et l'intrigue parfois à peine crédible. Se regarde avec plaisir mais ne laissera pas une impression durable.
Croulant sous les dettes, Emily en est réduite à accepter d’intégrer un réseau d'arnaqueurs à la carte de crédit. Mais l’argent facile va lui faire perdre la raison…
Pour son premier long-métrage, John Patton Ford réalise une superbe critique sociale, doublée d’une réflexion morale en mettant en scène, une jeune femme en proie à ses difficultés (elle cumule les emmerdes, elle peine à rembourser son prêt étudiant et elle échoue à chacun de ses entretiens d’embauche à cause de son casier judiciaire).
Le réalisateur parvient avec une vrai aisance à nous immiscer au sein de son quotidien chaotique, nous permettant de voir par la même occasion, comment elle va basculer du côté obscure, en acceptant, moyennant finance, l’usurpation d’identités et participer à une vaste escroquerie à la carte de crédit.
Filmé de façon quasi documentaire, on découvre comment les rabatteurs parviennent à trouver leurs futurs arnaqueurs et comment ils vont les y initier (notamment à travers leur technique criminelle pour falsifier des cartes de crédit). John Patton Ford parvient à mettre en scène la précarité financière et le cruel dilemme qui parfois, s’offre à nous pour s’en sortir, pas nécessairement de la meilleure des façons. C’est prenant de bout en bout et superbement incarné par Aubrey Plaza & Theo Rossi.