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DAVID MOREAU
161 abonnés
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1,5
Publiée le 25 mars 2024
LA FAMILLE COCHON. Le nouveau monde, étroit, ombrageux et âpre. Quand tu soignes les bêtes et les désillusion, sous pression et sous formation humaine. Sans valeur, sans coeur et cent craintes. L'abîme de la réalité, le reste est silence.
Beau film sur la jeunesse d’aujourd’hui et sur les clivages sociaux. Faire une prépa quand on vient de la ferme demande beaucoup plus de talent que quand on vient du 7e ! L’histoire est bien menée, sans facilité de scénario et empreinte d’une grande finesse d’observation, autant dans l’intimité de ces jeunes que dans le rituel de l’enseignement en France. Elle balaie aussi accessoirement le drame paysan et l’hypocrisie des subventions européennes – c’est de saison – et le mouvement des Gilets jaunes. La réalisation est sobre et surtout l’interprétations de toutes et tous est irréprochables, nous révélant en particulier trois actrices de haute volée –Suzanne Jouannet, Marie Colomb et Maud Wyler– qui nous donnent confiance dans l’avenir. Et la chute finale, très républicaine, fait plaisir à en entendre !
Quand je regarde les critiques, je me demande si nous avons vu le même film ! C’est caricatural avec des acteurs vraiment peu inspirés. Le film n’apporte strictement rien. On est très loin d’Hippocrate et de son intensité. On se prend à se demander pourquoi on le regarde, c’est dire.
Un fillm intéressant sur le milieu des classes préparatoires aux grandes ecoles. Quelques clichés, et c’est parfois un tantinet militant (on aurait pu se passer de l’allusion a bernard arnaud..), mais sinon c’est plutôt reussi et on ne s’ennuie pas devant le parcours de cette jeune fille issue du monde agricole, qui tente sa chance pour intégrer la prestigieuse ecole polytechnique.
Agréablement surprise par ce film, qui derrière une mise en scène et un scénario plutôt classiques nous propose une réflexion pleine de justesse sur "la voie royale" tant promue par l'Etat français et ses représentants... Lutte des classes, lutte de classe : le film nous questionne intelligemment sur les possibilités d'actions des uns, dans une société inégalitaire où les autres sont sur-représentés au sein des élites.
Malgré quelques incohérences et personnages caractérisés à gros traits, l'ambiance prépa est très bien rendue et j'ai notamment adoré les scènes de khôlles, qui donnent à voir le type de problèmes posés aux élèves (#nostalgie). Félicitations à tous les acteurs, extrêmement convainquants dans ces rôles de brillants étudiants et professeurs!
Etant moi-même passé par la case prépa math sup / math spé, ce film m'a forcément causé. Section MPSI puis PSI* dans un gros lycée de région, intégration d'une école d'ingénieur après mes concours en 3/2 : j'ai vécu beaucoup de moments dépeints dans ce film. Le discours introductif pompeux du gérant d'établissement ("vous êtes l'élite de nation", j'y ai eu le droit aussi !). Le bizutage gentillet. L'énorme charge de travail (je me rappelle encore des premier mots de ma prof de français : "vous avez dit non à la vie pour 2 ans" !). La camaraderie entre élèves, face à des professeurs parfois très secs et humiliants. Les fameuses khôlles en trio, où l'on fait rarement le fier. Les doutes, les sales notes, les chutes de motivation. Des élèves comme Sophie, de jeunes gens qui débarquent en prépa la fleur au fusil, envoyés par leur lycée parce qu'ils sont bons en math. D'autres très motivés par un domaine technique ou une école. Un ou deux extra-terrestres qui semblent tout faire avec facilité. Et les gens acceptés tout juste, qui quittent le navire en cours de route. Bien sûr, il y a des erreurs ou caricatures. La prof de physique qui khôlle ses propres élèves. Les sujets de khôlles qui mélangent tout, y compris du programme de spé en sup ! Les matières non négligeables comme le français et les langues, absentes ici. Ou les acteurs trop vieux : les élèves de sup ont souvent 17 à 19 ans, pas 24 ! Mais bon, c'est du pinaillage. Pour une fiction qui cherche à évoquer la voie royale (terme que l'on utilise encore dans l'industrie pour désigner le combo prépa + grande école), ça peut donner une bonne idée à ceux qui se demanderaient à quelle sauce ils vont être mangés. C'est par ailleurs très bien joué, malgré l'âge des acteurs. En particulier, Suzanne Jouannet et Marie Colomb, toute les deux touchantes. Et c'est plutôt bien réalisé. Par contre côté scénario ça s'éparpille un peu. Mixité sociale de façade, difficulté à s'orienter quand les parents n'ont pas fait d'études supérieures, système prépa trop rigide : on ne sait pas trop quel est vraiment le message du film. Jusqu'à Sophie, qui veut à tout prix intégrer l'X sans vraiment savoir pourquoi. De plus, le dernier acte est très peu crédible. spoiler: Sophie abandonne donc après la sup, mais fait une année à la fac en guise de spé, pour passer le concours de l'X en candidate libre. Coachée par un ancien 5/2, désormais accepté aux Mines, qui visiblement n'a que ça à faire de ses week-ends pendant 1 an ? Et elle obtient son concours du premier coup ??? Sacrément difficile à avaler quand on connait le niveau de la spé et du concours...
"La Voie Royale" n'en reste pas moins intéressant. Ce point de vue sur cette spécificité très française qu'est la prépa, à la fois méritocratique et élitiste, parait documenté. Et il n'est pas si courant au cinéma...
Film plutôt réussi, et intéressant sur le fond. J'avais craint un film good movie sirupeux-dramatique mais au final le résultat est plutôt équilibré et bien joué par des jeunes prometteurs. Peut aussi intéresser jeunes et parents qui se penchent sur Parcours Sup !
Tout est fait de façon classique ici. Mais tout est bien fait par Frédéric Mermoud (Moka). Le sujet aurait pu être quelconque mais on ne s’ennuie pas une minute. Quelques résonances dans l’actualité avec les parents agriculteurs (Antoine Chappey et l’excellente et trop rare Maryline Canto). Suzanne Jouannet découverte dans Les choses humaines tient le film sur ses épaules (nommée en révélation aux prochains César). Un film intéressant qui traite plusieurs sujets. Se laisse regarder avec plaisir mais assez vite oublié aussi.
film à voir de toute urgence en ce moment, pour comprendre la détresse des agriculteurs et la manière dont le système s'auto-alimente dans les élites, laissant peu de chances aux décalés, ceux qui viennent de la campagne... Ce film aussi courageux que très bien construit mérite toute notre attention au moment où 2 agriculteurs se suicident par jour
Par expérience personnelle des concours, une très belle histoire de résilience et d'ambition pour atteindre le graal des écoles supérieures. Des acteurs en devenir qui augurent parfaitement de l'avenir du cinéma.
Un film qui arrive très bien retranscrire la difficulté des prépas françaises mais également les moments de relâchement. On y suit le parcours d'une jeune fille rêvant grand et on est directement plongé dans son aventure. Le film dépeint avec justesse les relations que l'on crée lors de ces 2 années cruciales pour beaucoup d'étudiants. Sous fond d'un message social puissant, La Voie Royale sait touché là où il faut accompagné, d'une très bonne bande-son et d'un acting précis. Ce film s'inscrit dans un registre scolaire que Première Année avait exécuté à la perfection il y a de ça 5 ans. Ces deux films forcent le respect pour ces jeunes en quête de changer le Monde.
Un film sympa qui même s’il est un peu caricatural sur les bords, dépeint une certaine réalité de la prépa (y étant moi-même passé, je me suis reconnu dans plusieurs passages).
Ça casse pas 3 pattes à un canard non plus mais c’est pas désagréable à regarder
Le casting de qualité peine à porter ce scénario sans réelle ambition narrative, qui s'attache à nous faire découvrir les coulisses des prépas de façon linéaire. On reste en surface de tout et en particulier des personnages qui vont et viennent sans jamais s'imposer.