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2,0
Publiée le 13 octobre 2025
Jean Dujardin se fait chatouiller les côtes et la tête par une chute de 8 mètres! il s'agit maintenant pour son personnage d'ècrivain explorateur de se reconstruire, de partir pour se cacher, à travers une longue et èreintante traversèe de la campagne française! Et tout ça à pied, avec juste deux bâtons de marche pour pouvoir tenir debout sur les pistes et les chemins, partant du Mercantour jusque dans le Cotentin, en passant par la baie du Mont-Saint-Michel! Bof, on n'attendait mieux de cette adaptation cinèma, très librement inspirè de Sylvain Tesson cherchant les chemins noirs! Les paysages sont beaux mais le film, lui, finit par lasser avec un petit côtè pathos et ennuyeux! Aussi malgrè la qualitè certaine de la photo et l'interprètation sensible de Dujardin (quasi sosie de Frèdèric Lopez sur l'affiche), ce parcours intimiste dèçoit autant que le dèsinvestissement des seconds rôles (Zaccaï, Japy, Izïa...). Dommage pour ce nomade in France qu'est Sylvain Tesson...
J'ignore tout de Tesson et je vis très bien sans à vrai dire. Mais je peux vous assurer d'un truc : si le livre ressemble, même de loin au film, alors comptez sur moi pour le défenestrer si on m'en fait un jour présent. Une belle chute que je lui ferais faire. De 30 étages, sur du verre pilé imprégné de tabasco avec atterrissage en trombe dans une cage à lion avec un bestiau affamé enfermé dedans. Non parce que là, c'est vraiment du genre ultra pénible à regarder. Déjà le personnage principal, sérieusement, comment tu veux t'intéresser à un mec pareil. Le type est imbuvable au maximum. Froid comme un congélo. Méprisant bien comme il faut. Donc ses petites histoires et ses petits périples, on en a rien à fiche. "Sur les chemins noirs" est un pur désastre d'écriture. Et pas que des personnages. Les dialogues sont d'une indigence presque fabuleuse, et quand ce ne sont pas les dialogues qu'il faut subir, ce sont des tirades boursouflées et vaguement philosophiques dignes d'un écrivaillon de la plus mauvaise eau. Godard en aurait presque rêvé. Et je passe sur l'interprétation nullissime de tous les partis engagés. Imbert et Diastème n'ont peut-être pas le nombrilisme du militant ou la rage du saboteur, mais ils ont la pédanterie de ceux qui se pensent auteurs.
Hommage réussi aux diverses beautés de nos paysages nationaux, le récit questionne notre rapport à la nature, à ce qui se nomme civilisation et surtout à notre sève propre. Un sympathique panel de comédiens entoure un Jean Dujardin investi - quoi que la langue littéraire de Sylvain Tesson raisonne avec moins de naturel à l'oral. Sans fidélité absolue, cette adaptation conserve l'essence d'un livre offrant les pensées intimes d'un homme désireux de se remettre en marche dans sa propre vie, de renouer avec ses aspirations et son élan existentiel. Nécessairement contemplative puisque le cheminement est intérieur, la mise en scène se dynamise avec les analepses judicieusement insérées dans la narration. Un joli retour sur soi.
Assez déçu par la tournure que prend ce film après un début choc et prometteur. On se perd dans les arcanes de la politique. Ca devient long et limite lassant. On ne voit pas trop où le film veut en venir. On attend qu'il se passe quelque chose, qu'on en revienne aux évènements du début mais cela traîne en longueur. Le dénouement est peu lisible et le film se termine en queue de poisson.
Je n'ai jamais aussi bien dormi durant une scéance de cinéma ... c'est long ... c'est lent ... c'est mou ... aucune émotion ... désolé mais je ne le conseil vraiment pas, sauf si vous avez envie de faire une sieste.
Flm intimiste et lent avec un Jean Dujardin bien dans son rôle. Retour sur lui même d'un homme brisé. Ce film nous permet de voir de beaux paysages de toute la France. Les flash back sont bien faits pour éviter la linéarité. Néanmoins j'avoue ne pas avoir vraiment adhéré au personnage.
La précédente adaptation d’un ouvrage de Sylvain Tesson, le formidable documentaire La Panthère des Neiges, sorti fin 2021, était une réussite à tous points de vue. D’abord parce que le narrateur était le célèbre écrivain français lui-même. Il savait poser sa voix à la perfection sur les mots qu’il avait précédemment écrit. Jean Dujardin est beaucoup moins convaincant dans cet exercice et a du mal à exprimer avec intensité les sentiments qui se cachent derrière ces mots. Physiquement, Jean Dujardin peine aussi à nous convaincre. Sa démarche manque de naturel et son gabarit reste assez massif, loin de l’image de l’homme cabossé qu’il est censé incarner. Les seconds rôles n’ont que de furtifs moments à l’écran, et n’apportent donc pas grand-chose au scénario. C’est le cas pour Joséphine Japy, Izia Higelin ou bien encore Anny Duperey. Il se passe donc bien peu de choses à l’écran et même si le réalisateur nous offre une jolie balade à travers la France rurale, le format documentaire aurait été beaucoup plus adapté pour raconter une telle épopée à travers le pays. Jean Dujardin, excellent comédien par ailleurs, peine donc à endosser le costume de l’écrivain. Mais pour ceux qu’il parviendra à convaincre et pour qui cette histoire aura un sens tout particulier, alors le long-métrage de Denis Imbert répondra parfaitement aux attentes et offrira un paisible moment de réflexion.
Film exceptionnel qui, après la période du confinement offre de grands espaces, comme une ouverture nécessaire à la renaissance. Constamment sur le parallelisme entre son personnage principal brisé et un pays détruit par sa politique et son économie, c'est toute une perspective poétique et de foi en la vie qui est présentée. Dujardin est exceptionnel. Et les autres acteurs, ayant chacun une scène, sont comme les étapes à son parcours. Il en ressort une France profonde moribonde mais fraternelle. Vraiment très beau. Il ne faudrait qu'un simple élan pour que tout revive.
Ce long métrage français retrace le périple de la traversée à pied de la France du Sud au Nord par un écrivain baroudeur, un an après un grave accident qui avait failli lui coûter la vie. De ce voyage, il espère une renaissance. Tout au long de ces une heure et demi, entre les flashbacks et les somptueux paysages, le long de ces chemins noirs, l'acteur et narrateur nous raconte son histoire et ses combats intérieurs. Tout au long de ses pas et jalonnée de rencontres fortuites ou prévues, Pierre se redécouvre tout en se battant contre ses propres démons. On pourrait croire que ce long métrage est une simple ode à la nature et à la vie simple où la société décadente et le progrès sont nos démons que l'on doit combattre pour survivre. Non le seul démon dans cette histoire c'est soi-même. Entre douleur et combativité, Pierre cherche l'apaisement, apaisement que finira par trouver le spectateur. Un film profond, fort, aux paysages sublimes et servi par un Jean Dujardin au sommet de son art.
Sacré pari de faire un film d’1h30 sur : - un périple de 1300km à pied, - la découverte des chemins noirs, ces chemins de la diagonale du vide, que seule une lecture aiguisée des cartes IGN peut permettre de fouler, - la marche comme une rédemption nécessaire après un grave accident, - les relations familiales, amoureuses et professionnelles d’un homme écrivain et aventurier, - une adaptation d’un livre de Sylvain Tesson, où l’on retrouve sa dichotomie entre la bêtise des hommes citadins et la pureté teintée de fausse modestie de ceux qui retournent à la Nature dans ce qu’elle a de plus dépouillée
Un pari pas totalement réussi puisque chacun des éléments sus-cités est traité de façon trop superficielle et sans doute trop conventionnelle.
Le film n’est pas mauvais, loin de là. Les acteurs sont bons, il nous permet de nous échapper du rythme effréné de nos villes et vies, il nous offre des paysages sublimes d’une France inconnue, il défend de belles valeurs autour de la résilience, du courage, de la liberté… Mais je crois que son défaut est d’être un film et que le cinéma n’est pas la meilleure façon de rendre compte de ce que peut être la marche et sa philosophie.(A contrario de la littérature !)
L’utilisation de plusieurs procédés cinématographiques : musique, voix-off, nombreux flash-backs pour combler chaque silence, rendent ce film trop explicatif et pas assez contemplatif. C’est ce qui m’a manqué je crois en regardant Sur les chemins noirs : ces pensées et réflexions qui viennent spontanément au contact de la Nature, du silence et de la monotonie qu’offrent la marche.
J'avais bien aimé le livre de Sylvain Tesson. Le cabotinage laissait place à une certaine autodérision et l'auteur s'y révélait plus authentique que dans tout ce qu'il avait pu écrire auparavant. Il communiquait son plaisir à être vivant tout en traversant ces chemins noirs, réfractaires à "l'aménagement du territoire" dont il faisait au passage un état des lieux sans concessions. Dans le film rien de tout cela. Jean Dujardin (une erreur de casting ?) exprime du début à la fin l'autosatisfaction opiniâtre d'un insupportable bobo et mis à part je jeune Dylan avec lequel il fait un bout de chemin et un vieil homme dans une ferme, les personnages secondaires jouent mal et sont totalement dépourvus d'intérêt. La construction du film, émaillée de retours en arrière, est en totale contradiction avec le thème de l'histoire, qui est une progression gagnée au jour le jour. Les paysages sont beaux mais la photographie ne dépasse pas le niveau d'un documentaire touristique. Bref, ce film ne mérite pas d'être vu, lisez plutôt le bouquin.
Ça me fait penser à "connaissance du monde", qu'on voyait dans les cinémas de province quand j'étais petit. Bon, les paysages sont beaux. En meme temps, si tu vas dans le Queyras ou dans la Creuse et que tu ramènes pas de belles images, c'est que t'as oublié le bouchon sur l'objectif!
Je n'ai pas aimé le film. La réalisation est insupportable, ces allers retours passé-présent son tellement cliché et simplistes: montrer qu'avant, le personnage était snob, gnagna gnagnani et que maintenant il est devenu sage. Ces parallèles constants, c'est tellement manichéen. Je ne retrouve pas la profondeur du livre de Tesson, la beauté de son écriture, la personnalité de l'écrivain.on ne retrouve pas dans le côté citadin ce qui fait qu'il escalade les murs, les immeubles, cette envie qui le dépasse et n'est pas que le fait de l'ivrognerie. Dans les clichés, il y a aussi la rencontre du jeune Dylan ( qui a arrêté ses études et qui parle avec l'accent des cités) avec le vieille écrivain devenu sage qui lui offre son bouquin de Thoreau, c'est une nouvelle fois cliché et insupportable. Évidemment sa compagne (très bien interprétée par Josephine Jappy) est jeune et belle alors que Jean Dujardin a quand même la cinquantaine et est un peu grassouillet. La sœur de Tesson est jouée par Izia Higelin alors que dans la réalité sa sœur est plus âgée. De nouveau il faut de la chair fraîche pour interpréter les femmes. Même la petite fabriquant de fromage est forcément jeune et jolie et invite l'écrivain à passer la nuit. Car elle ne peut que succomber à son charme. Mais lui très sage et toujours taiseux va refuser. Quelle drôle d'image des femmes, de la ruralité. Et Jean Dujardin n'est pas crédible en écrivain marcheur. Il y'a même le cliché des lunettes pour faire vraiment intellectuel lorsqu'il écrit le soir après la marche sur des carnets en moleskine bien sûr. Un point positif, les paysages sont superbes, le rythme du film peut inviter à la contemplation. Sylvain Tesson est tout sauf narcissique même si il joue de son côté dandy. Le personnage du film est froid, insupportable dans le genre taiseux qui a beaucoup souffert. Car le taiseux est sage c'est bien connu. Et bien sûr, on n'échappe pas aux clichés sur la province. J'ai eu l'impression que Jean Dujardin s'est fait un petit cadeau, le rôle de Sylvain Tesson, moi il ne m'a pas convaincue.