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Lawrence Peyrac
3 abonnés
74 critiques
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4,5
Publiée le 11 janvier 2023
Sobre, efficace, prenant. Film terriblement humain où toute l'émotion transparaît à chaque silence, chaque non-dit, chaque regard. Porté de bout en bout par Bastien Bouillon, un crime non élucidé plus vrai que vrai. Bouli Lanners est comme à l'accoutumée, impeccable.
Même si la fin m'a laissé un peu stupéfait (spoiler: le meurtre inspiré d'une histoire vraie n'est en fait pas résolu, chose à laquelle je ne m'attendais pas du tout ), il faut bien admettre que ce thriller est rudement bien interprété et mis en scène.
Fort, sombre, direct, sobre, en voilà un film qui secoue, histoire presque banale, racontée aux travers d'une brigade criminelle de province, loin du barnum parisien.... Juste et vrai !!!!
J'ai pas compris ce film ... On suit une enquête qui n'est pas résolu ... Donc pas de fin ... pas de personnages ou de moment ou l'on creuse l'humain, rien nous donne envie de continuer a regarder ce film. Il n'y pas d'histoire dans l'histoire, rien qui rend attachant tel ou tel perso. Pourquoi avoir encensé ce film je comprend pas .
Un film noir sur les feminicides et plus globalement la masculinité toxique, ou encore les difficultés à exercer son métier et à maintenir intacte sa vocation pour des enquêteurs souvent impuissants et démunis. Un film auquel on repense longtemps.
« La nuit du 12 » est un film sur une enquête, celle du meurtre horrible d’une jeune femme brûlée vive. Mais c’est aussi un constat sur ces policiers qui travaillent dans des conditions difficiles en plus d’œuvrer sur un cas délicat à résoudre. En effet, sont abordés ici : le manque de moyens de l’équipe n’ayant même pas une imprimante digne de ce nom, des procédures et PV à remplir étant chronophages, le travail de nuit pas forcément payé en heures supplémentaires, les planques et autres enquêtes de voisinage peu concluantes. Alors du coup, cela joue sur le moral des troupes car en plus, les événements se déroulent dans la région de Grenoble, pas connue pour être un lieu d’amusement hyper fun ! Les personnages sont alors comme prisonniers devant les investigations qui piétinent et devant leur vie ratée. Marceau, (formidable Bouli Lanners) dont la femme est partie et Yohan (superbe Bastien Bouillon, tout en retenue), solitaire qui fait des tours de vélo sur un vélodrome comme un acharné mais le ramenant à chaque fois au même point de départ, en sont la preuve vivante. Dominik Moll arrive alors parfaitement ici à créer une ambiance dépressive à souhait et son dernier film est un terrible constat sur la profession des policiers parfois complétement démunis, mais également sur cette société d’hommes qui jugent, condamnent et enquêtent sur des crimes de femmes mortes parce qu’elles étaient justement des femmes ! Malgré cela, la fin pourrait être perçue comme une lueur d’espoir ou plutôt l’acceptation de vivre dans ce monde incompréhensible pouvant, malgré tout, changer peut-être grâce aux femmes, comme semble l’évoquer l’arrivée de Nadia au sein de l’équipe. Un très grand film malgré son délicat sujet porté par des acteurs investis tous très bons.
Fort, poignant & profond sans fioritures. Film extrêmement sincère sans trahison. Il ne choisit pas une partie, il dit tout. Il donne la parole aux victimes ; elles, à elles à qui cette parole est refusée ou donnée un temps très limité. Ce film la lui donne, la lui redonne pleinement ! Il est sans concessions quant aux failles du système judiciaire et sociétal. Ce film dévoile profondément ces vérités sociétales abordées. Un thème majestueusement exposé. Préjugés tous genres confondus mis sur la table, aucune place n’est laissée ni aux omissions ni au déni. La vérité et la réalité du thème sont abordée et mises à nu et nous ne pouvons que les regarder en face et réaliser le devoir restant et attendant d’être pris en charge ; et à accomplir collectivement. Ce film majestueux met la société entière devant ses responsabilités ! Un hymne à la justice pensée et pratique ! Une œuvre d’art de silence parlant et de parole assourdissante ! Un Chef-d’œuvre !
Un film noir d'une grande justesse qui prend le parti de ne rien nous révéler (on le sait dès le début). Un objet singulier servi par une interpréTation hors-pair.
Ce film n'a rien d'une fiction. Ca tient plus du documentaire, puisque le réalisateur se contente d'exposer une enquête en collant au plus près de la réalité, sans romancer, avec pour conclusion frustrante de ne pas découvrir l'assassin puisqu'il s'agit d'une affaire non-résolue. Le film expose quoi ? sinon une succession d'interviews, d'interrogatoires et de témoignages qui endorment à la longue, sur fond de réflexion à la #metoo. Ca ne vaut même pas une étoile. C'est zéro !
Au-délà de l'enquête policière totalement captivante, dépeinte sur un rythme d'une extrême précision qui alimente la tension dramatique, ce film soulève de manière subtile une réflexion plus profonde sur les rapports hommes-femmes et les biais psychologiques des uns envers les autres. Bastien Bouillon, magistral, peut enfin exprimer son talent dans un premier rôle d'envergure.
Le film a le mérite d'évoquer un sujet important (les féminicides) et le récit est bien tenu mais il est dommage que les personnages principaux ne soient que des hommes et que le propos reste superficiel, sans approfondissement sur le systématisme des violences faites aux femmes dans notre société patriarcale.
Dommage... tellement encensé par la critique que je m'attendais a voir le thriller français de la décennie mais que nenni. L'histoire commence pourtant plutot bien et tiens ses promesses durant la première heure. On y retrouve une touche de SK1, une touche des Rivières Pourpres pour son aspect enquête en haute montagne. Et la signature visuelle et d'écriture qui peut différencier un polar français d un de ses homologue Americain. Et puis..... vient la suite...amenée avec autant de finesse qu'un éléphant au milieu d'un jeu de quille et qui explique l'engouement de la "critique"....vous la sentez venir....? Le bon gros moratoire "les femmes sont gentilles, les hommes de potentiels assassins en puissance, les flics des bourrins racistes incultes et machos etc..." et tout ceci sortie avec des dialogues tellement bateaux qu on pourrait les entendre dans une vidéo de collégiennes qui s'exprimeraient dans une vidéo de Kombini sur le sujet du feminisme. Faire un film sur les feminicides a deja été fait, et bien fait. Les phrases intelligement sorties et tirées de la réalité concernant ceci aussi :SK1 "et ci tu n avais pas payé ton café ? Si tu n avais pas attendu ta monnaie...etc ? Guy Georges: Ça aurait été une autre". Mais La nuit du 12 s enfonce dans un moratoir bourré de bien pensance, et fini par en faire une oeuvre extrêmement chiante. Le principe d'un thriller/polar est le suivie d'une enquête (quelle qu en soit son issue), si je veux m'ennuyer a écouter un discours sans profondeur d'analyse, bateau, voir complètement stupide, emprunt d'effluves SJW ou ultra woke/progressiste, il me suffit d'allumer ma tv ou de regarder les pages d'actualité des medias mainstream sur Google. Mais bon, on imagine que tout cela aura pesé lourdement dans l'attribution des notes et critiques desdits medias mainstream quand au jugement de ce film qui démarre pas trop mal, et que l'on finira non sans mal. En bref, regardez autre chose.
Très grand film, pour moi un des meilleurs de l'année. La mise en scène est chirurgicale, le scénario au cordeau et les deux acteurs principaux sont fabuleux. Il n'y a rien de spectaculaire mais on est pris aux tripes jusqu'à la fin. Magistral.