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La Nuit du 12 : Un polar sombre mais sans réelle intensité.
Le décor alpin autour de Grenoble offre un cadre idéal pour un thriller noir : nature oppressante, village reculé, atmosphère pesante. L’ouverture du film, marquée par une scène de meurtre sobre et glaçante, installe une tension prometteuse. On sent le poids du mal planer sur l’enquête, et le choix de suivre les policiers dans leur routine donne une certaine proximité intéressante.
Mais passé cette introduction réussie, le film s’essouffle. L’enquête piétine sans jamais vraiment captiver, portée par des personnages trop froids, souvent creux, et des dialogues typiquement français, pleins de petits tracas du quotidien qui plombent le rythme. Le drame semble forcé, comme s’il fallait à tout prix coller des problèmes personnels à chaque protagoniste pour donner du relief. Le casting manque cruellement d’un visage fort, d’une présence qui accroche.
Malgré un vrai potentiel, La Nuit du 12 retombe dans les travers classiques du polar français : lent, bavard, et au final assez vide.
Le décor alpin autour de Grenoble offre un cadre idéal pour un thriller noir : nature oppressante, village reculé, atmosphère pesante. L’ouverture du film, marquée par une scène de meurtre sobre et glaçante, installe une tension prometteuse. On sent le poids du mal planer sur l’enquête, et le choix de suivre les policiers dans leur routine donne une certaine proximité intéressante.
Mais passé cette introduction réussie, le film s’essouffle. L’enquête piétine sans jamais vraiment captiver, portée par des personnages trop froids, souvent creux, et des dialogues typiquement français, pleins de petits tracas du quotidien qui plombent le rythme. Le drame semble forcé, comme s’il fallait à tout prix coller des problèmes personnels à chaque protagoniste pour donner du relief. Le casting manque cruellement d’un visage fort, d’une présence qui accroche.
Malgré un vrai potentiel, La Nuit du 12 retombe dans les travers classiques du polar français : lent, bavard, et au final assez vide.
À première vue, La Nuit du 12 semble s’inscrire dans les coordonnées du polar : un meurtre, une enquête, un commissariat de province rongé par l’usure, des visages marqués par l'habitude du pire. Mais très vite, quelque chose dévie. Dominik Moll ne filme pas une progression vers la vérité, il capte au contraire un enlisement. Chaque pas de l’enquête ouvre une brèche supplémentaire, chaque suspect interpellé n’épuise rien, ne clôt rien.
La Nuit du 12 est un film troué, suspendu à son propre inachèvement. Le féminicide, ici, n'est pas un accident de parcours, une anomalie surgie dans un monde globalement sain. Il est, plus profondément, le symptôme d'une société malade d’elle-même. Le meurtre qui ouvre le film n’est pas un surgissement du mal, mais son mode d’existence ordinaire.
L’enquêteur Yohan incarne un déplacement du polar classique vers une tragédie intime. Plus qu’à la résolution d’une énigme, il semble convoqué à la confrontation avec une impuissance constitutive. Il n’aura pas de réponse. Il n’aura pas d'apaisement.
Son obstination est d’autant plus bouleversante qu’elle paraît sans objet précis : il s’épuise non pour venger la morte, ni même pour trouver un sens à ce qui s’est passé, mais pour lutter contre l’effritement de son propre lien au monde.
Dans La Nuit du 12, continuer à chercher, c'est continuer à croire, contre toute évidence, que quelque chose, quelque part, peut encore être sauvé.
Tout, dans la mise en scène de Moll, organise cette érosion. Le film refuse les effets spectaculaires, les sursauts d’émotion faciles. Il privilégie les scènes atones, les interrogatoires avortés, les aveux en pointillés. Même les paysages, pourtant magnifiques, semblent délavés de toute majesté : la montagne, loin d’exalter une nature sublime, écrase de son inertie ceux qui y vivent.
Le plus remarquable est que Moll ne cède jamais à la tentation du portrait sociologique didactique. Son cinéma reste romanesque, traversé par des figures ambivalentes, des destins échoués. Les suspects (petits voyous, ex-petits amis, camarades d’un soir, etc.) forment une galerie de masculinités. Mais jamais caricaturales. Chacun d’eux semble prisonnier d’une logique qui le dépasse, pris dans un réseau de réflexes, d’habitudes culturelles et de lâchetés banalisées.
À mesure que l’enquête piétine, La Nuit du 12 dérive vers une autre dimension : celle de l’usure de la foi. La foi en la justice, en l'intelligibilité du monde, en la possibilité de réparer ce qui a été brisé. Moll filme une communauté humaine qui a cessé d’espérer sans même s’en rendre compte. Il ne reste plus que des procédures vides, des rituels professionnels mécaniques, et cette petite lueur obstinée, vacillante, dans les yeux de Yohan.
C’est peu. C’est tout.
Ce qui frappe, enfin, c’est le refus de toute catharsis. Il n’y aura pas d’aveu spectaculaire, pas de basculement final qui viendrait retisser les fils épars du récit. Le spectateur sort du film comme Yohan sort de ses journées d’enquête : lesté d’un poids, conscient d’avoir approché quelque chose de vrai et de terrible.
La Nuit du 12 est un film troué, suspendu à son propre inachèvement. Le féminicide, ici, n'est pas un accident de parcours, une anomalie surgie dans un monde globalement sain. Il est, plus profondément, le symptôme d'une société malade d’elle-même. Le meurtre qui ouvre le film n’est pas un surgissement du mal, mais son mode d’existence ordinaire.
L’enquêteur Yohan incarne un déplacement du polar classique vers une tragédie intime. Plus qu’à la résolution d’une énigme, il semble convoqué à la confrontation avec une impuissance constitutive. Il n’aura pas de réponse. Il n’aura pas d'apaisement.
Son obstination est d’autant plus bouleversante qu’elle paraît sans objet précis : il s’épuise non pour venger la morte, ni même pour trouver un sens à ce qui s’est passé, mais pour lutter contre l’effritement de son propre lien au monde.
Dans La Nuit du 12, continuer à chercher, c'est continuer à croire, contre toute évidence, que quelque chose, quelque part, peut encore être sauvé.
Tout, dans la mise en scène de Moll, organise cette érosion. Le film refuse les effets spectaculaires, les sursauts d’émotion faciles. Il privilégie les scènes atones, les interrogatoires avortés, les aveux en pointillés. Même les paysages, pourtant magnifiques, semblent délavés de toute majesté : la montagne, loin d’exalter une nature sublime, écrase de son inertie ceux qui y vivent.
Le plus remarquable est que Moll ne cède jamais à la tentation du portrait sociologique didactique. Son cinéma reste romanesque, traversé par des figures ambivalentes, des destins échoués. Les suspects (petits voyous, ex-petits amis, camarades d’un soir, etc.) forment une galerie de masculinités. Mais jamais caricaturales. Chacun d’eux semble prisonnier d’une logique qui le dépasse, pris dans un réseau de réflexes, d’habitudes culturelles et de lâchetés banalisées.
À mesure que l’enquête piétine, La Nuit du 12 dérive vers une autre dimension : celle de l’usure de la foi. La foi en la justice, en l'intelligibilité du monde, en la possibilité de réparer ce qui a été brisé. Moll filme une communauté humaine qui a cessé d’espérer sans même s’en rendre compte. Il ne reste plus que des procédures vides, des rituels professionnels mécaniques, et cette petite lueur obstinée, vacillante, dans les yeux de Yohan.
C’est peu. C’est tout.
Ce qui frappe, enfin, c’est le refus de toute catharsis. Il n’y aura pas d’aveu spectaculaire, pas de basculement final qui viendrait retisser les fils épars du récit. Le spectateur sort du film comme Yohan sort de ses journées d’enquête : lesté d’un poids, conscient d’avoir approché quelque chose de vrai et de terrible.
Magnifique. Subtil, haletant, fascinant. Le duo de flics est tellement vrai. De très beaux rôles secondaires aussi ( l’amie, la juge).
La Nuit du 12 est sans hésiter le meilleur polar français que j’ai vu. Le film est tendu, bien rythmé, et l’ambiance est parfaitement maîtrisée. L’enquête te capte, les personnages sont intéressants et réalistes, et l’intrigue est solide. Ça reste un polar efficace, qui te garde dans le suspense jusqu’au bout. Pour moi, c’est vraiment une référence du genre en France
La Nuit du 12 est l'un des seuls films que je revois plusieurs fois, car il me hante, comme il a hanté Yohan. A la recherche d'une réponse concernant le meurtrier de Clara, on ne peut que constater l'injustice et la laideur humaine.
J'ai adoré ce film qui traite d'un sujet très important qui me touche énormément en tant que femme.
J'ai aimé les dénonciations sur la société sans langue de bois, l'enquête est prenante, et on cherche à la résoudre avec le protagoniste.
Marceau est plutôt attachant.
Ça donne envie de découvrir d'avantage les films de Dominik Moll car je le connaissais pas.
Le film m'a laissée bouche-bée.
J'ai aimé les dénonciations sur la société sans langue de bois, l'enquête est prenante, et on cherche à la résoudre avec le protagoniste.
Marceau est plutôt attachant.
Ça donne envie de découvrir d'avantage les films de Dominik Moll car je le connaissais pas.
Le film m'a laissée bouche-bée.
C'est un très bon film inspiré de faits réels.
Les acteurs sont justes, c'est poignant.
Bon rythme tout au long du film.
Les acteurs sont justes, c'est poignant.
Bon rythme tout au long du film.
Un crime a eu lieu la nuit 12. À la PJ chaque enquêteur tombe un jour ou l’autre sur un crime qu’il n’arrive pas à résoudre et qui le hante. Les interrogatoires se succèdent, les suspects ne manquent pas, et les doutes de Yohan ne cessent de grandir.
Je n’ai pas accroché, c’est extrêmement lent. Je me suis ennuyé, il ne se passe pas grand chose, j’ai pas trouvé les acteurs incroyable. Pour ma part, le film n’a pas été traité en profondeur.
Je n’ai pas accroché, c’est extrêmement lent. Je me suis ennuyé, il ne se passe pas grand chose, j’ai pas trouvé les acteurs incroyable. Pour ma part, le film n’a pas été traité en profondeur.
J’ai passé un bon moment devant ce film mais sans pour autant en être captivée.
Je le regardais plutôt à côté, en faisant autre chose. L’intrigue tient la route même si la fin m’a un peu laissé un goût d’inachevé, elle est tout de même bien gérée.
Les acteurs ont un jeu ok.
En résumé, un moment agréable devant un film bien ficelé mais qui malheureusement ne restera pas imprimé dans ma mémoire. Il manquait peut être un peu de rythme pour vraiment me captiver.
Je le regardais plutôt à côté, en faisant autre chose. L’intrigue tient la route même si la fin m’a un peu laissé un goût d’inachevé, elle est tout de même bien gérée.
Les acteurs ont un jeu ok.
En résumé, un moment agréable devant un film bien ficelé mais qui malheureusement ne restera pas imprimé dans ma mémoire. Il manquait peut être un peu de rythme pour vraiment me captiver.
Un film très bon qui a néanmoins quelques défauts. Je trouve le jeu de certain acteur assez moyen. Le film n’en reste pas moins immersif et l’histoire touchante.
J'ai été scotché par ce film, par son propos, par sa réalisation, par ses questionnements, par son culot de nous pondre un scénario comme ça et d'en plus lui donner tout son sens. Au générique d'introduction j'ai senti la déception d'avoir déjà la fin, que nous allions voir une enquête non résolue. Et pourtant la narration petit à petit nous emmène et nous questionne, on participe à l'enquête avec ce duo d'enquêteurs charismatiques, non têtes d'affiche, ce qui nous aide à l'immersion.
Ce genre de film trop rare (qui revient quelque peu cela dit), nous rappelle qu'il est possible de faire d'excellents films avec un budget limité avec seulement un message (en apparence) simple. Et pourtant c'est une science que ce cheminement proposé par ce film.
Ce genre de film trop rare (qui revient quelque peu cela dit), nous rappelle qu'il est possible de faire d'excellents films avec un budget limité avec seulement un message (en apparence) simple. Et pourtant c'est une science que ce cheminement proposé par ce film.
Une fille est morte dans des circonstances horribles et plusieurs hommes sont soupçonnés. Le film devient un whodunnit assez conventionnel où les interrogatoires se succèdent. C'est intéressant, mais assez lent. A part Bouli Lanners, les seconds rôles sont sous exploités, tout comme le décor montagneux, pourtant magnifique. On se prend à se dire que cela aurait fait une super pièce de théâtre plutôt qu'un film.
Ce film n'est pas bien !! Passez votre chemin. Déjà ils parlent très lentement et le rythme est aussi très long. Marceau part dans les montagnes. Pourquoi ? On sait pas. On attend pendant tout le film un retournement de situation : il n'y en a pas. Je ne comprends pas pourquoi ce film ennuyant a autant de bonnes notes. Je met 1 étoile et pas 0,5 parce que l'acteur qui joue Marceau est beau.
Rarement vu un film aussi prenant avec un sujet aussi sensible complexe et dérangeant
Bravo
Les acteurs sont incroyables
Bravo
Les acteurs sont incroyables
Très bon film, qui a su à travers une histoire horrible et non élucidé, nous montrer la peine, l'incompréhension et la douleur des proches de la victime. C'est un sujet délicat à traiter pour un réal, et Dominik Moll a fait ça très humainement, avec une touche d'humour à certains moment pour je suppose "alléger l'atmosphère". Un petit mot également pour les acteurs, qui je trouve, ont très bien joué leur rôle, ce qui a rendu les situations très crédibles, nous a fait ressentir les émotions de chacun. Je ne parle même pas des parents.. En-tout-cas j'espère qu'un jour on aura des réponses, et surtout que la victime repose en paix..
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