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GéDéon
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3,0
Publiée le 28 décembre 2023
Le réalisateur japonais Ryôta Nakano s'inspire de la vie du photographe Masashi Asada pour signer une comédie douceâtre. Sorti en 2020, ce film rend hommage à la photographie. La capture d’un sourire, d’un mouvement délicat, d’une belle lumière nécessite un regard aiguisé. Ainsi, de cette situation éphémère surgit une image figée à jamais, vectrice de souvenirs. Après un début prometteur, où la notion de vivre ses rêves est déclinée avec humour et vigueur, le récit prend une tournure plus sombre en s’emparant des évènements post tsunami de 2011. Malheureusement, cette partie dramatique s’éternise ce finit par diluer les émotions. Bref, une œuvre inégale mais dont on ne peut nier le caractère optimiste.
Une séance de rattrapage pour ce film attachant qui a su trouver un ton léger pour surmonter le tsunami. Le rôle de la photo est intéressant et bien rendu, à partir de l'histoire vraie du photographe japonais Masashi Asada. Enfin, la famille a une place centrale dans cette tendre chronique. Tour à tour excentrique, émouvante ou fragile, elle apparaît unie et fournit l'énergie qui fait avancer.
Le film raconte l’histoire d’hommes et de femmes, réels ou survivant dans nos mémoires, empreints de vie et de vérité.
Tour à tour beau, drôle et sincère, il touche par sa simplicité. Dans sa premier moitié, le cinéaste joue, dans un premier, habilement avec les clichés japonais, s’en amusant pour mieux les déconstruire. À mi-parcours, une rupture narrative s’installe : la légèreté initiale cède place à une réflexion plus profonde sur l’héritage laissé par l’image. Le discours s’épanouit, se prolongeant à travers ceux que la photographie capture, révélant un message qui prend progressivement toute son ampleur.
Il est faiseur de rêves, faiseur de bonheur. Il sait transcender le destin de chacun. La réalité devient cliché pour fixer des moments de vie, image pour donner des couleurs aux envies Il y a parfois un peu une façon BD dans la succession des plans, en particulier quand il saisit son quotidien et celui de sa famille. Parlons en de cette famille ! Si peu représentative de ce qu'on peut imaginer d'une famille japonaise. Chacun est attachant , on se surprend à les aimer et s'imaginer tel un intrus être sur la photo. Masachi l'original est celui qui sublime leur vie en mettant en lumière leur souhait. Mais ce film est beaucoup plus qu' une suite de scénettes qui prêtent à rire. C'est un film révélateur de la nécessité du souvenir pour se réparer et se retrouver, et l'image devient symbole de résilience. A aider les autres à se réapproprier les morceaux de leurs existences parmi les débris, lui permette de se trouver lui-même, se recentrer sur ses vrais désirs. Plus qu'un photographe, plus qu'un artiste il est celui qui répare les fêlures, soigne les blessures, celui qui rallume l'espoir. Un film où même la tristesse et la souffrance donne le sourire. Poésie et humour pour servir son amour, sa passion : la photo comme un acte vital.
Un film indéniablement sympathique, avec quelques jolis moments d’émotion, mais qui n’est pas sans longueurs (surtout dans la 2eme partie) et auquel il manque quelque chose, pour pleinement emporter l’adhésion. Cela se regarde sans aucun déplaisir, mais une certaine déception quand même par rapport aux critiques bien trop élogieuses.
Film tendre, parfois émouvant, parfois drôle, qui ́narre l histoire de ce photographe célèbre au Japon en photographiant sa propre famille avec drôlerie, tendresse et poétique. Masashi fils cadet passionné et doué pour la photographie aidé les familles en les photographiant. Le film jusqu ici pouvait être charmant et un peu superficiel mais le passage où se rend dans les environs de fukushima suite au tsunami qui revêt des scènes intenses, émouvante qui donne un autre caractère au film. La scène de fin est tout à fait surprenante je n en dirais pas plus.
Très joli film, touchant et vrai puisque bâti sur des faits réels. L'histoire de ce photographe qui se cherche et met en scène sa famille est drôle et émouvante. La réalité plus sombre de la vie face aux drames qu'à engendré le tsunami transforme encore plus cet homme. Un apprentissage de la maturité et l'ouverture aux autres grace à la photographie. Une regard humaniste loin des clichés en noir et blanc de cette école mais qui signifie bien que tous les regards bienveillants appartiennent à cette même famille. A voir !
Une histoire de photo. Dans la famille Asada, lorsque Masashi devient photographe, il décide de mettre en scène sa propre famille, une idée qui va le porter au plus haut. Un film tendre et drôle et une histoire bouleversante.
La famille Asada est un "petit" film léger (pas non plus une vraie comédie) tout en étant assez touchant aussi sur cette récente histoire vraie. Pour son premier film (sortant à l'international en tout cas), la sobre mise en scène de Ryota Nakano est réussie. Mais sur le plan scénaristique, j'ai passé 2h comme si elles en faisaient 4. La faute sans doute à la lenteur du récit dans sa seconde partie. Plus dramatique et moins comique, le personnage principal évolue peu, enfoncé dans sa nonchalance, son égoïsme et son absence d'ambition personnelle qui s'étire trop longtemps. Cela reste un avis très subjectif et je critique aucunement la bonne réalisation, la touchante intention et surtout les acteurs brillant même chez les plus jeunes ! spoiler: La famille Asada finit sur une petite surprise qui clôt parfaitement le film, sans trop en dire.
Ai vu "La famille Asada" de Ryôta Nakano. Une bulle de bonheur ! Un film qui commence de façon très légère et qui se poursuit par des notes plus profondes et graves. L'originalité, la force du scénario est une des efficacités de ce long métrage. Nous suivons sur plusieurs décennies la famille Asada, la mère infirmière, le père homme au foyer (ce qui est très rare au Japon) et les deux fils Yukihiro et surtout son petit frère Masashi un charmant glandeur qui se laisse porter là où le vent le mène. Jusqu'au jour où Masashi va se découvrir une passion pour la photo. Masashi n'est pas un artiste, il est un humaniste, un faiseur de rêve sans qu'il le sache. Masashi imprime et immortalise les rêves envolés. D'ailleurs Masashi est bien plus un metteur en scène qu'un photographe. Son regard décalé et son refus de rentrer dans le rang de la société japonaise font de lui paradoxalement un looser et un bienfaiteur qui trouvera une place fondamentale au sein de sa famille et dans l'histoire terrible du Japon le 11 avril 2011 (celle du séisme et de la catastrophe de Fukushima). Ce film nous vaut une double mise en scène, celle du long métrage à proprement parlé et celle des photos (très drôles) que Masashi prend. La réalisation est sobre, élégante. L'autre grand atout de "La famille Asada" est son casting. Tel un quatuor à cordes, les 4 acteurs se complètent à la perfection et leur jeu subtil fait de beaucoup d'écoute est un immense plaisir pour le spectateur. Les dialogues sont savoureux. Kazunari Ninomiya (Masashi) est très intense dans les moments de mélancolie de son personnage et ses traits presqu'encore enfantins apportent beaucoup d'allégresse au film essentiellement optimiste et philosophique. Une cure d'énergie positive, de raffinement, d'harmonie de 2h. Un film où l'acte de prendre une photo est un partage, un regard, une preuve d'amour et où le selfie narcissique et mortifère n'existe pas encore. Premier coup de coeur cinématographique de l'année 2023. A voir absolument.
spoiler: Un curieux film, qui nous capture progressivement, petit à petit, qui fait sourire avec un arrière-plan dramatique. L'arrière-plan est l'après-tsunami de Fukushima. Le film suit une famille de gentils rigolos, qui ont un de ses fils qui dispose d'un appareil photo, et qui fait des photos de sa famille dans des situations dont ils rêvent ensemble (par exemple être une écurie Formule 1, ou être des pompiers). Celui est oisif et vit aux crochets de ses parents. L'autre est autonome et travailleur. Pendant la première partie du film, nous suivons cette famille. Puis le fils photographe part. Il ne sait pas ce qu'il veut faire, mais il va se retrouver à travailler sur les photos des personnes disparues suite à la catastrophe, c'est-à-dire montrer les photos trouvées dans les décombres pour que les gens qui recherchent des proches puissent au moins retrouver des photos. Ces photos viennent des habitations dévastées par le tsunami, recueillies, nettoyées, triées et exposées. Puis dans la troisième partie du film, le fils essaie d'exposer ses photos et puis il revient vers sa famille avec son nouveau statut et une chérie.
Cet ensemble est traité avec de petites touches, avec beaucoup de subtilités, le film faisant beaucoup sourire, avec toujours un drame sous-jacent. Une famille avec de gentils légèrement excentriques qui finalement profite au maximum d'une vie qu'ils ne pourront avoir, qu'ils effleureront, tout en sachant quelle pourra disparaître très vite, avec une future catastrophe.
Quelle petite perle ! On dirait une comédie, c'est une montagne russe d'émotions... c'est malin, sensible, drôle et triste tour à tour, des acteurs formidablement attachants, bravo !
Masquer ses émotions, c’est le sport national au Japon. Et pourtant ce film est très émouvant, car on ressent plus fortement ce qu’on croit deviner, au delà de la pudeur des personnages. La photographie est le fil rouge (ou jaune?) de l’intrigue, la famille aussi mais celle qui protège, qui est un paravent contre la solitude des grandes villes. Pas le clan. On découvre aussi comment vivent les japonais de la middle class.. Et de spectaculaires vues du bord de mer, mais chut…!
Vu en DVD, Excellent, j'ai meme regardé les bonus, certes les longueurs décriées par certains sont moins longues quand on regarde le film chez soi car on peut interrompre sa lecture ou accélérer...