Master Gardener
Note moyenne
3,0
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73 critiques spectateurs

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Simoun
Simoun

18 abonnés 135 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2023
La bande annonce nous met sur une fausse piste avec ses notes dynamiques d'un film d'action. Ce qui fait qu'on est surpris, une fois dans la salle de cinéma, par ce récit très posé qui s'étire sur la longueur. Plusieurs fois, on a l'impression que ça va se dynamiser, mais ça n'arrive pas finalement. Après, si on avait pas vu la bande annonce et qu'on y va sans attente particulière, on peut dire que c'est un film assez beau et intéressant.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2023
La moitié du film intrigue simplement par son académisme surligné, ses symétries, sa voix off lassante, ses longueurs, son atmosphère bizarre.
Beaucoup de faiblesses dans le casting : à part EDGERTON et Sigourney, peu d'alchimie crédible entre le jardinier et la petite nièce, une antipathie glaciale entre Sigourney et la petite-nièce, des vilains méchants tout miteux, des employés effacés, des référents policiers mystérieux quant à leurs fonctions!
Et cela donne un sentiment mitigé et un manque de cohérence : flash-backs peu engageants pas assez explicatifs du passé, la parabole déconcertante de la route fleurie, l'émotion-colère-acceptation des tatouages,...
SHRADER déçoit.
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2023
Le film s'ouvre sur un générique d'une élégance rare, instaurant d'emblée une atmosphère aussi pesante qu'onirique avec une pointe de mystère. Puis on fait connaissance avec Narvel, jardinier de luxe qu'on devine aussitôt hanté par un passé logiquement peu avouable. Le tout semble un brin anachronique, hors du temps, toute la vie dans cette propriété pourrait être directement sortie du 19ème siècle à Boston mais non, nous sommes bien dans une ville américaine contemporaine. Jusque là le film reste intrigant, le climax et aussi envoûtant que lancinant mais le réalisateur va user de quelques grosses ficelles qui empêchent un suspense plus pregnant en traçant un sillon trop limpide. Flash-backs inutiles ou trop lisibles, abus du style "aristocratique" autour de l'environnement autour de la propriété, une petite jeune en détresse, sont des paramètres peu judicieux. On constate que le couple Narvel/Edgerton et Maya/Swindell manque d'étincelles, que la propriétaire/Weaver est sous-exploitée malgré son actrice, le pire arrive vers la fin quand on doit se satisfaire de "méchants" aussi futiles que peu charismatiques, même inoffensifs et losers on ne croit pas une seule seconde à leur éventuelle dangerosité, tandis que la fin nous laisse sur notre faim. Dommage une fois de plus.
Site : Selenie.fr
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2023
Assez mitigé au final. Le film alterne entre moments très soporifiques avec des dialogues interminables les fleurs et les plantes mais aussi des moments de fulgurances sur la rédemption notamment. Certains moments sont vraiment hypnotiques, mais le film est mal rythmé, ce qui fait que ça retombe souvent. Egerton est incroyable dedans, de même que Sigourney Weaver.
tyrionFL
tyrionFL

25 abonnés 388 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juillet 2023
Au premier abord, Master Gardener semble être un film avant tout sur le jardinage d'accord mais sur une sorte de complot ou de secret qui ne dit pas son nom.
Malheureusement, la promesse n'est pas tenue et le récit nous embarque à moitié dans une métaphore florale du protagoniste qui finit par tomber en admiration pour sa jeune collègue qui se révèle dès le début être de la famile lointaine de la propriétaire du jardin dans lequel il travaille et excèlle.
Malgré l'élégance et la sobriété de la réalisation de Paul Schrader, on s'ennuie pas mal devant ce film qui ne développe pas assez ses thématiques et qui change d'enjeu central (s'il y en avait un à la base) sans se donner la peine de prévenir le spectateur ou à défaut, l'avertir...
François S.
François S.

8 abonnés 84 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2023
De film en film, le cinéaste Paul Shrader, qui a dû être profondément marqué par "la nausée " de Sartre ou "l'étranger " de Camus, s'est fait l expert d un système d écriture scénaristique consistant à concentrer en un seul personnage toutes les contradictions d une amérique clivée, scindée, en proie à ses propres démons. Le problème, c'est que quand il ne cède pas à quelques effets faciles et racoleurs de mise en scène qui pourraient presque le faire passer, aux yeux de ses plus farouches détracteurs, pour un chantre de l autodéfense, Paul Shrader n a jamais dépassé le stade du simple constat, pour amorcer un début de réflexion. Il en résulte que "Master Gardener " est un exercice de style brillant, mais limité.
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juillet 2023
"The Master Gardener" ( "les racines du mal") est le dernier film de Paul Shrader, présenté à la dernière Mostra de Venise, avec au générique l'actueur australien Joel Edgerton et la trop rare au cinéma Sigourney "The Alien" Weaver.

Ce thriller policier prend "racine" dans le Sud des Etats Unis (région de la Nouvelle Orléans) , plus précisément dans un jardin fictif Gracewood Gardens.

Narvel Roth, horticulteur méticuleux, prend autant soin des jardins de la propriétaire d'une somptueuse villa que des désirs de cette dernière. Quand elle lui demande d'enseigner son art floral à sa petite nièce, le chaos s'immisce, révélant au passage de sombres secrets de son passé.

Le film peut sembler par moment un peu fouillis en entrelaçant plusieurs récits parallèles mais suit la trajectoire typique de l'ex délinquant repenti qui a trouvé son salut grâce à l'art du jardin (magnifiquement transmis tout au long du film) et en prenant sous son aile la jeune Maya, parente répudiée de l'autoritaire Norma Haverhill.

Film qui prend son temps pour dérouler son récit et qui fonctionne une peu "à l'ancienne". Il pourra gêner certains spectateurs en raison d'une "morale" qui lui est propre.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 juillet 2023
44 ans depuis Hardcore, Paul Schrader vient boucler sa trilogie thématique d’une humanité déchue et en pleine confession. First Reformed et The Card Counter nous ont laissés méditer sur la rédemption respective de leur héros. La violence est toujours un moyen pour parvenir à ses fins chez ce cinéaste, en témoigne les nombreuses mises à mort dans ses climax cathartiques et significatifs. Ayant pu faire ses armes chez l’admirable Martin Scorsese, Shrader boîte cependant dans les lignes droites les plus courtes. On ne réinvente rien, le récit est programmatique pour les connaisseurs. Quant aux autres, il faut espérer avec le cœur léger pour se laisser cueillir par un univers floral, réunissant à la fois des bourgeons et des fleurs fanées. Notons alors que le héros principal joue le rôle d’une mauvaise herbe.

Dans le sud des États-Unis, nous débarquons à Gracewood Gardens, propriété de la raffinée Norma Haverhill (Sigourney Weaver), dont l’autorité et le charme font écho à l’ancienne plantation d’esclaves qui lui sert à présent de logis. Son homme à tout faire, également jardinier en chef, s’acquitte de la noble tâche d’entretenir la flore. Narvel Roth (Joel Edgerton) conclut ainsi des pactes solennels avec les plantes, dans l’espoir qu’elles lui offrent de l’épanouissement en retour, comme pour dissimuler le passé criminel qu’il contient dans sa solitude. Une voix-off vient appuyer sa détresse avec un entrain que le cinéaste maîtrise avec le temps. Le rythme repose sur la routine monotone de cet ancien suprémaciste qui n’a plus que l’horticulture pour enfin être réhabilité dans un monde qui a oublié son existence.

Ce dernier couche, sans surprise, ses pensées dans un journal intime, qu’il soit fait de papier ou d’une bibliothèque mentale, ne se mentant que rarement, mais refusant toujours l’éventualité d’une vie heureuse, loin de la violence qui a figé sa personnalité en une sculpture végétale. Préférant renifler sa terre de trop près au lieu de sauter par-dessus la haie qui le sépare du monde contemporain, il patiente le temps de réaliser le meilleur bouquet qu’il n’a jamais eu l’occasion de collecter. De cette façon, il expie ses péchés. Cependant, l’irruption de la nièce de Norma, Maya (Quintessa Swindell), trouble alors l’équilibre des lieux, car la jeune demoiselle souhaite également s’arracher les beaux yeux du jardinier. Tandis que Norma l’admire en surface, Maya parvient à lire dans le cœur saignant de Narvel.

La romance germe ainsi dans une seconde partie, nettement moins emballante, notamment lorsque Paul Schrader se permet d’invoquer tout un jardin numérique comme le voyage halluciné et hallucinant d’un couple à l’opposé des mœurs. La différence d’âge et de couleur de peau s’ajoute aux déclinaisons du racisme ambiant que Norma ne prend pas la peine de cacher. Elle se place au milieu d’un amour interdit, mais cet amour semble vital pour ces deux êtres égarés. Malheureusement, difficile de croire en cette relation, à contrario du message universel de l’œuvre, qui autorise le Master Gardener à couper ses racines pour en créer de nouvelles. Dans le fond, tout paraît naturel mais dans la forme, on marche sur une pelouse synthétique. La cueillette ne sera pas bonne pour tout le monde, alors mieux vaut prévenir que guérir.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 541 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 juillet 2023
Ce qui frappe déjà dans ce métrage est le flot apathique, un fond sonore lancinant, la narration et ce récit qui navigue entre deux eaux : passé-présent flou, les directions prises, surprenantes. Questions de rédemption plus ou moins réussie et trop brouillonne, dont il est difficile d'être vraiment embarqué malgré la présence de S. Weaver.
Clément R
Clément R

20 abonnés 411 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 juillet 2023
Film décevant car finalement peu crédible. Le scénario est intéressant mais les scènes s'enchaînent sans véritablement convaincre...
Megas hermes
Megas hermes

3 abonnés 27 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 juin 2023
Encore une déception, ce film ne sert strictement à rien. Une nullité abyssal. Un bon conseil, passez votre chemin.
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juin 2023
Narvel travaille comme jardinier pour Norma à qui il ne semble rien pouvoir refuser. Elle lui demande de prendre sa petite-nièce en apprentissage, mais sa demande ressemble plus à un ordre auquel il s'exécute. Une arrivée qui va perturber le tranquille équilibre de chacun. Une fois que Narvel dévoile ce qu'il cache, je m'attendais à ce que l'histoire prenne une tournure plus sombre, mais non... "Master Gardener" n'est qu'un énième film sur deux personnes qui voient leur passé les rattraper avec en toile de fond la rédemption d'un homme. C'est frustrant et même décevant, car je m'attendais à plus et surtout pas à une telle histoire cousue de fil blanc. Paul Schrader met en place certaines choses pour ne pas les explorer ou y donner suite. Joel Edgerton fait de son mieux, mais l'alchimie avec Quintessa Swindell ne saute vraiment pas aux yeux... J'ai aimé "The Card Counter", mais ce nouveau Paul Schrader est décevant comme la majorité de ses films sortis au cours de la dernière décennie.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juin 2023
Après First Reformed et The Card Counter, Master Gardener complète donc la trilogie de Paul Schrader sur le thème de la rédemption. Un sujet qui irrigue toute l’œuvre du scénariste/cinéaste américain et qui s'épanouit ici dans l'univers inattendu de l'horticulture. A part cela, le film, rebaptisé Les racines de la violence au Québec, n'étonnera par son déroulement les habitués de l’œuvre du réalisateur d'American Gigolo et déçoit même un peu dans son scénario bien moins bien écrit que celui de The Card Counter. En son centre, un homme tranquille au milieu d'un jardin somptueux mais bien évidemment à fleur de peau (on ne dévoilera pas jusqu'à quel point), quant à son passé trouble, lequel va bien évidemment refaire surface. Le manque d'alchimie du couple Joel Edgerton/Quintessa Swindell n'arrange pas les choses mais la présence de Sigourney Weaver, impériale, est un pur délice. Autant que la mise en scène de Schrader, au cordeau, lourde d'une tension épidermique, qui n'est jamais aussi prégnante que dans les scènes a priori les plus banales. Moyennant quoi, en dépit de ses défauts dans la cuirasse, et peut-être même à cause de ses imperfections narratives, Master Gardener se révèle comme un film touchant, de par la représentation renouvelée des obsessions de son metteur en scène, qui ne le quitteront sans doute jamais.
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