Les deux compères se retrouvent à alterner entre magouilles futiles et corruption ordinaire pour récupérer un minimum. Les deux hommes se retrouvent dans une mission aussi pathétique qu'absurde dans un prisme capitaliste vampirisant. Le rythme se fait lancinant, ça manque de punch, c'est redondant mais on aime aussi ces anti-héros et l'ironie autour de leur boulot dans un style qui s'inspire clairement des cinéastes Elia Suleiman et Aki Kaurismaki. Mais alors que le côté redondant nous pousse à nous demander quand est-ce qu'il va se passer réellement quelque chose on s'aperçoit surtout que le récit vrille ainsi en quelque sorte dans une autre histoire aussi bien dans le style que dans le genre. Le buddy movie trop sage sur fond de dénonciation du capitalisme hors sol s'impose dans la première partie il y a une césure autour d'une histoire sur un brigand qui voudrait récupérer sa femme. La seconde partie devient une sorte de western métaphysique de l'Atlas dont on ne comprend ni l'intérêt ni le rapport avec la première partie. On aime les plans séquences, puis surtout les sublimes plans du désert marocain, mais pour le reste le film reste maladroit et trop évasif. Site : Selenie
Déserts séduit par sa beauté visuelle : les paysages désertiques, magnifiquement filmés, deviennent presque un personnage à part entière. L’immensité et le silence renforcent le sentiment d’isolement et offrent quelques instants de contemplation.
Le film se distingue également par son mélange de ton original, combinant humour noir et comédie sociale à des moments plus dramatiques, et par sa réflexion sociale et philosophique sur la précarité et le destin. Ces éléments montrent que Bensaïdi a voulu proposer un film ambitieux, à la fois poétique et critique.
Pourtant, le film pêche sur plusieurs points. Le rythme lent de la deuxième partie, trop onirique et peu claire, rend le récit difficile à suivre et dilue l’impact dramatique. L’ensemble donne l’impression d’une œuvre trop ambitieuse pour son propre récit, où la poésie visuelle ne suffit pas à compenser un scénario confus et une progression narrative laborieuse.
En somme, Déserts propose des moments de beauté et quelques idées intéressantes, mais l’expérience globale est décousue et frustrante.
Le cinéma Marocain offre souvent des films originaux et qui sortent des sentiers battus. Celui-ci ne fait pas exception. On suit deux espèces de pieds nickelés qui se déplacent de village en village afin de recouvrer l'argent de crédits engagés et non remboursés chez des gens pauvres qui n'ont vraiment pas grand chose. C'est drôle, un peu absurde, et on se met à penser à Kaurismaki ou Tati. Puis brusquement, le film bascule dans une sorte de western alambiqué se déroulant au milieu de paysages magnifiques ... J'aurais aimé comprendre la fin, mais vu la complexité du propos, je n'ai pas réussi à trouver des explications rationnelles ...
Loufoque, surréaliste dans le scénario mais magnifiqueement réalisé avec des images très fortes de bleds paumés, jamais montrés dans les films marocain, avec des habitants pas paumés du tout m^me si très pauve,au sud de l'Atlas dans un désert splendide, et des deux bras cassés, dont l'un ne parle même pas berbère, qui viennent récupérer des miettes pour la banque de Casa qui a prêté trois sous, intérêt remboursé sous forme d'un tapis ou d'une chèvre, ce qui est plius cmpliqué., Après ça dérape mais avec humour et toujours panoramas splendides Vraiment à voir surtout si vous aimez le Maroc des touristes pour aller un peu plus loin.
2 films pour le prix d'un et, qui plus est, deux films forts différents D'abord le road-movie truculent de deux minables arnaqueurs qui, au prétexte de recouvrer des créances, plument des pauvres gens, puis l'histoire d'une vengeance amoureuse sous la forme d'un quasi western, dans des décors superbes. F. Bensaïdi a une façon toute particulière pour filmer les bâtiments, avec des cadrages étonnants qui très expressifs... Ses paysages de déserts montagneux sont aussi bluffants
J attendais mieux La 1ere heure est geniale:,acteurs scenario dialogue Et puis tout bascule on se perd dans l immensité magnifique du désert marocain Et pour finir l errance continue Sauf si on a conservé dans sa mémoire la beauté et le courage de la tisseuse
Ce périple de deux recouvreurs de dettes dans les sublimes paysages marocains a des allures picaresques. Don Quichotte et Sancho Panza parcourent le désert et font d'improbables rencontres sources d'aventures étonnantes. Au fond, la misère et le désir d'évasion... Très beau film!
Deux salariés, la trentaine, Mehdi et Hamid, l'un bon comme le pain, l'autre plus roublard, travaillent pour une société de recouvrement de dettes. Dans leur Renault hors d'âge, ils sillonnent le sud du Maroc et réclament à des paysans analphabètes des arriérés dérisoires que ceux-ci sont incapables de rembourser. Faute de récupérer du numéraire, Mehdi et Hamid se font payer en nature : un tapis, une chèvre, une camionnette vermoulue.... Un jour, leur chemin croise celui d'un criminel qu'ils doivent conduire en prison pour qu'il y purge sa peine.
"Déserts" est un film dont la bande-annonce m'avait séduit mais qui m'a déçu. Dans sa première partie, Déserts, ses héros mutiques, ses saynètes immobiles teintées d'ironie louchent du côté de Elia Suleiman et d'Aki Kaurismäki. Dans sa seconde, il prend un tournant radical et, délaissant ses deux héros, raconte l'histoire du criminel qui a croisé leur route et sa longue cavale avec la fiancée qui lui a été ravie. Entre les deux, "Déserts" est ponctué de sublimes images du désert marocain, qui aurait plus eu leur place dans un film de Yann Arthus-Bertrand que dans une fiction.
L'ensemble ne laisse quasiment aucun souvenir, sinon celui, trop inconsistant pour laisser une marque, d'une fable absurde sur les déserts laissés par nos solitudes contemporaines.
Mehdi et Hamid vont de village en village dans un Maroc précaire pour faire rembourser des crédits à la consommation. La première partie consacrée au duo attendrissant est intéressante car décrit un système absurde et dur. La seconde partie, consacrée à un fugitif est en revanche beaucoup plus ennuyeuse et brouillon… et laisse un goût amer.
Présenté à la Quinzaine des Cinéastes, "Déserts" est une comédie singulière sur des employés d'une agence de recouvrement à Casablanca. Filmé comme un western en cherchant la satire, Faouzi Bensaïdi développe une histoire absurde pour servir le tragique. Malheureusement, le road trip des arnaqueurs se perd souvent en errance.
Une première partie que j'attendais plus drole et plus absurde, une deuxième partie assez inintéressante, poétique et onirique mais ensemble très décevant
Il y a deux films, deux histoires, deux atmosphères dans un même décor somptueux. Les deux sont très bien, mais dans des esprits diamétralement opposés. Le premier est aussi touchant que cocasse. Le second est plus mystérieux, romanesque, poétique. J'ai donc vu deux bons films, des cadrages magnifiques, des acteurs touchants, tous parfaits, dans un cadre inspirant. Un manque de cohérence si flagrant empêche d'en faire un grand film. Dommage, mais allez-y quand même, vous verrez deux très bons films.
La première partie du film tient du chef d'oeuvre. Entre rudesse et drôlerie. Malheureusement dans la deuxième partie le scénario s'egare et spectateur se perd. Vraiment dommage!