L'île des souvenirs
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "L'île des souvenirs" et de son tournage !

Un film né d’une amitié

L’Île des souvenirs est né de la complicité entre ses deux réalisateurs, Joel Crawford et Januel P. Mercado. Les deux hommes collaborent depuis Kung Fu Panda 2 et ont rapidement découvert qu’ils partageaient les mêmes références et la même sensibilité. "On adore se faire rire mutuellement. On aime les mêmes films. On a une telle proximité dans notre manière de réfléchir qu’on a développé une vraie connivence, quasi instinctive. Quand on écrit à quatre mains, c’est totalement naturel, et c’est ce qui donne lieu à des scènes formidables", témoigne Crawford.

Un hommage aux Philippines

Après Le Chat potté 2 : La Dernière Quête, les réalisateurs Joel Crawford et Januel P. Mercado ont eu envie d’écrire et de réaliser un film original, nourri par la culture et la mythologie philippines. Januel P. Mercado est américano-philippin et l’épouse de Joel Crawford est elle-même philippine. "Nous entretenons tous les deux des liens intimes avec les Philippines si bien qu’on a vu ce film comme un hommage tendre à nos familles et à une culture qui a forgé nos valeurs", indique Mercado.

Les réalisateurs, le producteur Mark Swift, le chef-décorateur Ryan Carlson et le directeur artistique Chris Grun se sont rendus aux Philippines au printemps 2025 pendant dix jours, dans le cadre d’un voyage de recherche, et ont sillonné les îles et Manille. Pendant le séjour, la famille de Mercado a organisé une fête de bienvenue très animée pour l’équipe du film et les proches de Crawford, venus les accompagner. Cet événement festif a par la suite inspiré la scène de soirée d’adieu que la famille de Raissa organise pour elle.

Des monstres issus du folklore philippin

Les réalisateurs ont pioché dans le folklore philippin les Aswang, créatures surnaturelles métamorphes, rarement représentées dans l’animation grand public ou dans le cinéma américain. "Pour l’essentiel, c’est l’équivalent philippin des monstres, vampires, loups-garous, spectres, lutins et elfes. Cette mythologie est d’une telle richesse qu’on n’en a exploré qu’une infime partie avec les créatures de notre histoire", explique Januel P. Mercado.

Le film revisite également le Batibat (démon issu du folklore Ilocano qui vit dans les arbres et s’insinue dans les rêves de ses victimes), le Tiyanak (sorte de vampire réputé pour adopter l’apparence d’un nouveau-né afin d’attirer ses victimes innocentes), ou encore le Manananggal. Ce dernier est souvent comparé à un vampire européen. Son nom est dérivé du mot tagalog « tangaal », qui signifie « séparer » ou « détacher ». C'est une créature capable de dissocier la partie supérieure de son corps de la partie inférieure et de s’envoler dans la nuit.

Les années 90

Le film est délibérément situé dans les années 1990, comme l’explique Januel P. Mercado : "C’est une époque où il n’y avait ni réseaux sociaux, ni smartphones, où les amitiés paraissaient souvent plus fragiles et demandaient un véritable effort pour être entretenues." Joel Crawford ajoute : "Dans les années 90, on était étudiants, et les souvenirs qu’on garde de cette époque influent durablement sur nos parcours d’adultes."

H.E.R.

La chanteuse H.E.R., lauréate d'un Oscar et d'un Grammy, prête sa voix au personnage de Jo. D'ascendance philippine, l'artiste américaine était particulièrement enthousiaste à l’idée de participer à un film d’animation : "C’était une merveilleuse aventure de se voir offrir une telle occasion et de créer, de A à Z, un personnage à la fois joyeux et complexe. Interpréter Jo a révélé des aspects de ma personnalité que j’ai parfois peur de dévoiler." Elle se réjouit également de rendre hommage à son héritage familial : "J’ai toujours été très fière d’être philippine et de me faire la porte-parole de ma culture, si bien que c’était particulièrement fort d’être entourée des gens de chez moi, de contribuer à raconter des histoires qu’on entend depuis qu’on est petits, de faire connaître notre culture à de nouveaux spectateurs et de révéler une facette de mon identité que les gens ne connaissaient pas."

Une voix de princesse Disney

Manang est doublée par Lea Salonga, actrice et chanteuse philippine qui est la voix anglophone de deux princesses Disney : Jasmine dans Aladdin et Mulan. Pour les réalisateurs, le choix de Lea Salonga donnait une dimension supplémentaire au personnage le plus redoutable du film. "Lea Salonga est quasiment une figure royale aux Philippines. Le fait qu’elle participe au film et qu’elle incarne Manang, avec sa puissance vocale et sa connaissance très fine du personnage, était un honneur pour nous", souligne Januel P. Mercado.

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