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Gregouille
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3,5
Publiée le 27 février 2017
Revu en ce début 2017, ça se regarde avec un certain plaisir. Mais il faut savoir que c'est extrêmement marqué dans les années 70. Les effets visuels et sonores sont très datés et très exagérés. La moindre sonnerie vrille les oreilles, un bouchon de Champagne qui saute ou une porte qui claque et on a l'impression d'une détonation ! La musique insiste lourdement sur les passages "tendus".
Les thèmes abordés sont aussi typiques des années 70: la liberté sexuelle, les tours de bétons froides et anonymes (quai de Grenelle où le film revient plusieurs fois
Enfin, c'est le Belmondo show: Belmondo se ballade en métro, au bout d'un câble, sur des toits, etc. Qui a ce qu'il y ait quelques incohérences.
Mais si on accepte ce retour dans les 70s et les effets datés, c'est sympa à regarder. Le scénario de tient et on redécouvre un monde avec délectation qui n'existe plus.
Attention polar sérieux dans la même veine que le Casse du même réalisateur Henri Verneuil d'ailleurs ; polar où Totoc-Badaboum reste assez sobre globalement... un peu trop peut-être comme s'il cherchait ses marques.
Ce qui n'empêche pas "petite tronche avec des gros bras" de sortir quelques bons mots, lesquels dans un style très différent de Michel Audiard, doivent beaucoup à Francis Veber qui exerce là une ironie aussi appréciable que percutante.
Ce qui n'empêche pas non plus Totoc-Badaboum de faire le zouave sur la corniche et de jouer à Assassin's Creed sur les toits de Paris avant de cavaler sur la rame du métro aérien, puis de descendre en rappel d'un hélicoptère et... bref, de l'ultra-classique pour Bébel en somme ! et c'est pas du chiqué mon gars !
Dommage que son comparse Charles Denner soit réduit à la portion congrue, celle du simple faire-valoir ; dommage également toutes ces petites maladresses dans le scénario ainsi que des longueurs inutiles dans le dernier tiers : le film s'essouffle sensiblement. Quant au vilain "psychopathe", il ne fait pas peur : il est juste grotesque !
Certes sérieusement réalisé, Peur sur la ville est sans génie sur sa photographie, voire bâclé : Paris est gris, morne, moche et pluvieux. D'où l'insistance à montrer la Tour Eiffel dans chaque plan ou presque : "eh ce tas d'ordures, c'est Paname, mec !"... Bah dis donc.
Bien sûr, la musique d'Ennio Morricone est sympathique mais comme trop souvent et à l'instar de bien d'autres films français sur lesquels il a travaillé, l'auteur italien ne se foule pas trop, torche son unique ritournelle et fout le camp. Un peu léger.
Efficace dans ses scènes d'action, drôle de temps en temps, trop lent par moments, le film ne convainc pas mais distrait malgré tout : il manque vraiment quelque chose, ce quelque chose intangible, ce "tout" supérieur à la somme de ses parties.
Bon, je ne vais pas le cacher, ce film de Verneuil ne m’a pas enthousiasmé. Heureusement qu’il se refait dans la dernière partie, parce que sinon je ne mettais pas la moyenne ! En fait il y a plusieurs problèmes lesquels touchent surtout à l’intrigue. Je regrette vraiment que le film n’ait pas fait le choix de se concentrer avant tout sur l’intrigue du serial-killer. Du coup on se retrouve avec une première partie qui accumule deux affaires, ce qui casse fortement la qualité de la narration, d’autant que les épisodes consacrés à l’une et l’autre des affaires sont alternativement assez long. De surcroit on hérite en plus de flash-backs là aussi assez longs qui concernent, en plus, l’affaire secondaire. Autre souci les scènes d’action. Ok Belmondo assure ses scènes et ok elles ne sont pas si mal, mais alors elles durent vraiment trop longtemps ! Certaines doivent bien durer 10 minutes, et ce n’est pas possible ! On a l’impression que Verneuil étale la sauce à outrance, et ça casse encore complètement le rythme du film ! A noter d’ailleurs que le film semble s’être mis au service de ces scènes d’action, jusqu’au final grandiloquent qui frôle le ridicule. Enfin, cela mis à part Peur sur la ville a le mérite de s’attaquer à un sujet pas si courant dans le cinéma français, celui du serial-killer, avec une certaine méchanceté bienvenue, et pour cela un casting de qualité a été convoqué. Belmondo se montre parfois trop cabotin, mais il s’avère malgré tout honorable dans un rôle sans surprise mais qu’il campe avec solidité, s’engageant en plus sérieusement dans le film. A ses côtés des seconds rôles à la hauteur, et surtout un méchant percutant campé par Maria Merli, excellent dans le rôle ! Mais quel dommage que son identité nous soit si facilement dévoilée et que dès sa première apparition on devine sa culpabilité. Pourquoi avoir choisi un genre idéal pour révéler si vite son identité ?! Verneuil soigne sa mise en scène et c’est déjà bien. Un meurtre est spécialement bien tourné, et le réalisateur montre ses qualités techniques indéniables, offrant un produit sur lequel, en la matière, on peut difficilement trouver de quoi redire. De même le film dispose sans doute d’un budget confortable, le cadre parisien est bien exploité, la photographie assez froide colle bien à l’ambiance, et la bande son a une certaine allure. Clairement le film ne manque pas d’atouts là-dessus, et ça reste un film classieux. Vous l’aurez compris, le souci de Peur sur la ville c’est qu’il se disperse souvent trop, que son rythme manque totalement de fluidité, cassé par des scènes d’action à la longueur indigeste, et qu’on sent un métrage plein de promesses qui ne nous donne malheureusement pas vraiment de suspens, trop peu de tension, et qui vire même un peu au grotesque sur la fin ! Regardable mais pas mémorable. 2.5
J'ai trouvé ce film plutôt inégal car tantôt efficace du point de vue de la peur tantôt pas du tout , parfois plutôt intéressant et propices à des esquisses de réflexions ( ethique policère , perversion de la société moderne , médias ) et parfois abrutissant de scènes d'actions et de poursuites interminables ( qui ceci dit restent agréables et divertissantes car Belmondo a de vrais talents de cascadeurs ) ; C'est ce mélange que j'ai entre autres aprécié néanmoins dans ce film . Je dirais que le souci majeur de ce polar est la cohérence et la crédibilité : spoiler: Le Tellier ne reconnait pas Pierre en lui courant après alors qu'il l'a eu en face de lui à l'hopital , et ne le reconnait toujours pas après ... Le final est improbable .. . Mais j'ai quand même passé un bon moment
Même si ce n'est pas là le meilleur film d'Henri Verneuil et malgré un certain déficit de rythme, un film policier français, très référencé par le cinéma américain, devenu absolument culte davantage sur ses impressionnantes scènes d'action où Jean-Paul Belmondo s'en donne à coeur joie avec ses cascades que pour l'épaisseur de son intrigue, le personnage de Minos m'apparaissant un peu simpliste. Un long-métrage à classer dans la lignée classique de la filmographie de l'acteur avec son éternel charisme viril.
Les ficelles sont un peu grosses mais le film a des atouts certains: l'action et les cascades. Un film policier efficace et rythmé. Ajoutez un brin d'humour à la James Bond et vous avez un résultat tout à fait sympathique et prenant.
Parmi la série de polars que Jean-Paul Belmondo a interprété, Peur sur la ville demeure un des plus célèbres. Cela est totalement justifié car ce film d’Henri Verneuil reste 40 ans après un excellent film policier. Bien sûr, le film prend quelques libertés avec le vraisemblable dans l’impression qu’il donne que le commissaire Letellier doive résoudre à lui tout seul les grosses affairesspoiler: (comment cela se fait-il que seul une voiture piste un criminel aussi important que Marcucci ?; l’intervention finale ne devrait-elle pas être plutôt effectuée par les hommes du GIGN créé depuis peu ?) et dans les risques que ce même personnage prendspoiler: (il conduit en tirant au pistolet, il poursuit Minos sur les toits en manquant de tomber à chaque instant, il se balance au bout d’un filin en hélicoptère et surtout il court sur les toits d’un métro, scène restée mythique) . De même, il est surprenant que malgré de grosses fautes professionnellesspoiler: (l’abandon de la poursuite de Minos pour assouvir une vengeance personnelle, ce que permettra au tueur en série de provoquer d’autres meurtres) , il ne soit jamais suspendu ou poursuivi. Cependant, ce petit manque de crédibilité correspond à des conventions que le public accepte en allant voir ce type de films (l’inspecteur Harry Callahan en est assez coutumier à cette époque) et le film reste un très bon film policier. La mise en scène d’Henri Verneuil est à la fois extrêmement efficace et assez subtilespoiler: (l’effet du miroir bougeant créant ainsi un effet de champ/contre-champ à l’intérieur d’un plan fixe) . Le cinéaste réussit notamment parfaitement les séquences d’action : que ça fait du bien, de nos jours, de voir des cascades effectuées en vrai par une star (Belmondo) qui prenait alors un malin plaisir à en faire toujours plus devant la caméra tout en restant dans les limites du crédible. Ainsi, les acteurs que ce soit les comédiens principaux (le duo Belmondo-Denner est savoureux et Adalberto Maria Merli demeure un méchant très marquant) ou les rôles secondaires (parmi lesquels on retrouve Lea Massari, Rosy Varte et surtout Jean-François Balmer, excellent en militant d’extrême-gauche, obnubilé par son idéologie) sont tous parfaits. De plus, le scénario réussit à nous faire aimer le personnage interprété par Belmondo alors que celui-ci est loin d’être exemplairespoiler: (le chantage à l’ambulance effectué sur un blessé grave pour obtenir des informations, l’abandon de la poursuite cité plus haut...) , évite les clichés pompeux (il n’y a ici aucune histoire d’amour) et bénéficie d’excellents dialogues signés Francis Veber. Peur sur la ville demeure donc un beau fleuron du cinéma populaire français des années 70 et un film policier toujours aussi efficace aujourd’hui et pouvant rivaliser avec le cinéma américain.
"Peur sur la ville" (1975) HD1 le 07.02.2016. L'arménien Achod Malakian, vous connaissez ? Il est vrai qu'il est bien plus connu avec le nom de Verneuil : l'homme qui savait réaliser de beaux films (entre autres "La vache et le prisonnier"), comme il savait choisir ses acteurs. Bien sûr, il y a des quantités de cascades, des courses poursuites avec tous les moyens de transport, et c'est plein d'invraisemblances. Mais on avale le tout avec les trucages sans broncher, comme des harengs au carnaval de Dunkerque. Sans se lasser malgré deux heures de spectacle. Quant à Bébel, il n'a aucun mérite, il fait du Bébel et de toute façon ce cabotin aime ça. Sur l'affiche du film, il n'y a qu'à regarder son air satisfait pour voir à quel point il est content de lui. L'occasion aussi de revoir Charles Denner décédé en 1995 et dont on peut dire que sa santé ne lui a pas permis une fin de vie heureuse. Merci Francis Veber (aux dialogues) : l'humour n'est pas absent comme cette répartie du commissaire (Bébel) libérant un suspect (JF Balmer, admirable dans le rôle d'anar) et lui expliquant : "J'te relache parce qu'tas d'beaux yeux !" (clin d'oeil au "quai des brumes?) Ce qui du reste est vrai, le déroulement de l'enquête nous explique pourquoi. La signature de Morricone n'apporte pas grand chose à la musique : il ne savait pas se renouveler et les passages sifflés ont un air de déjà entendu. Un régal néanmoins que cette aventure, et le jackpot pour la production : 4 millions d'entrées au cinéma ! willycopresto
Un thriller très ancien mais efficace, de l'action, une histoire solide, et un méchant qui fait peur sans forcer des cascades réalisées je crois pas Belmondo lui même impressionnant.
Quand il entame le tournage de "Peur sur la ville", Jean-Paul Belmondo connait bien Henri Verneuil pour avoir déjà tourné à quatre reprises sous sa direction depuis leur rencontre sur un film à sketches de 1960 (« La femme et l’amour »). L’efficacité reconnue de Verneuil dans le film d’action n’a pu que susciter son choix par Belmondo alors engagé dans une voie très commerciale. Ce sont les cascades qui sont désormais le centre névralgique des films de Bébel. A ce point que le public n’attend plus que ça, faisant l’impasse sur des intrigues policières assez répétitives. Dans le genre, « Le casse » du même Verneuil en 1971 avait été une vraie réussite comme pendant européen du fameux « Bullitt » de Peter Yates (1968) intégrant une course-poursuite homérique sur les hauteurs d’Athènes devenue célèbre. « Peur sur la ville » reprend les mêmes recettes, Belmondo incarnant cette fois-ci un flic aux méthodes expéditives pris dans la traque d’un tueur sadique terrorisant Paris. Les amateurs du genre y trouveront leur compte même si on peut trouver que Belmondo en rajoute parfois dans la cascade faisant des roulés-boulés un peu outranciers. Mais l’acteur était généreux et surtout difficilement contrôlable, même pour un vieux briscard comme Verneuil. L’ensemble avec ses seconds rôles toujours efficaces en cette décennie 1970 (Rosy Varte, Charles Denner, Jean-François Balmer) demeure roboratif et suffisamment angoissant (formidable et trop rare Adalberto Maria Merli) pour distiller son lot de frissons.
Bèbèl, dans son registre sérieux du flic cow-boy qui pratique la justice de manière expéditive ! Malheureusement outre son scénario copie conforme au premier volet de la série des inspecteur Harry (Minos ressemble, tel un frère jumeaux au Scorpio de "Dirty Harry") ce genre de films des années 70 vieillit très mal au fil du temps ! A noter par contre, la très belle BO du géniale Ennio Morricone...
Un film qui a certes un peu vieilli mais dont la réalisation est très réussie. La mise en scène en particulier est efficace avec des scènes d'actions dynamiques et un suspense assez bien soutenu. On retrouve aussi avec plaisir Jean-Paul Belmondo, un acteur dont le talent et le charisme avaient marqué le cinéma de l'époque.
Très bon film. Belmondo est autant très bon acteur que cascadeur. Les dialogues sont bien écrits, tout comme le scénario et le film a le mérite de maintenir du suspense pendant 2 heures. L'enquête est assez bien montrée et le personnage de Minos est bien creusé. Il y a quand même une grande incohérence à la fin du film: spoiler: Pourquoi Minos n'entend pas l'hélicoptère qui est à 3 mètres de l'appartement?
Un film qui m'a marqué pendant mon adolescence tant le suspense est haletant. La folie de Minos est crédible et effrayante. La terreur qu'il suscite parmi les jeunes femmes est incroyablement rendue tant par la réalisation que par la bande son époustouflante et digne du cultissime "psychose". Belmondo est impeccable, enchainant les cascades et morceaux de bravoure, dans un contexte qui est celui du Paris des années 70. Un film qui ouvrait un autre genre, celui des policiers traquant les tueurs en série. Un bon moment de cinéma, qui a certes un peu vieilli, mais qui est à voir si vous n'avez jamais vu...