L'As de pique
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cinono1

365 abonnés 2 275 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 janvier 2013
Le premier film de Milos Forman raconte les aventures d'un ado gauche et peu sûr de lui dans la Tchécoslovaquie des sixties. Constitué d'une narration lache et répétitive, qui reconstitue ainsi le quotidien du héros qui se compose de la belle et inatteignable Palva, des copains lourdingues et d'un paternel sentencieux, le film retrouve la légéreté et l'ironie propre au cinéaste...
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 341 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 juin 2016
Le film a été tourné avec des acteurs non professionnels, à Kolín, en Bohème Centrale (sur l’Elbe, à 55 km à l’est de Prague) et notamment dans un magasin en libre-service qui existe toujours. Pour certains, il s’agit d’une métaphore de la société tchécoslovaque. Cela se discute : c’est l’histoire d’un adolescent de 17 ans, Petr, qui est agent de sécurité (maladroit) dans un magasin. On le voit ensuite aller faire de la barque en rivière avec des amies puis à un bal où il rencontre d’autres jeunes, notamment deux maçons. Un scénario inconsistant avec beaucoup de scènes creuses tournant en rond. La fin est surprenante spoiler: : arrêt sur image au cours de la conversation du père de Petr, s’adressant à son fils et ses amis maçons !
Le film a quand même réussi à gagner le Léopard d’Or au festival de Locarno en 1964 ! Pour mémoire, les films suivants ont obtenu le même prix : « Jules César » (1953) de Joseph Mankiewicz, « Le mouton à cinq pattes » (1954) d’Henri Verneuil, « Le baiser du tueur » (1959) de Stanley Kubrick et « Le troupeau » (1979) de Zeki Ökten. En 1964, le film était en compétition avec « Le désert rouge » de Michelangelo Antonioni et « Le mépris » de Jean-Luc Godard… Quant au titre, je suppose qu’il fait référence en tant qu’insulte désuète, au sens tout d'abord d'imbécile ou de personnage laid, gringalet et chétif. .
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 727 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 juin 2025
Un portrait de la jeunesse indolente des années 60 en Tchéquie.
Un jeune qui s’intéresse aux rencontres amoureuses. Classique mais assez inégal et avec des personnages qui ne sont pas très charismatiques. Sauf peut-être la jeune fille.
Le grand dadais qui est avec le jeune lui est franchement insupportable. On le voit trop.
Les scènes dans la boite de nuit sont également ennuyeuses à mourir et répétitives.
La morale des adultes aussi est plombante, rendant le film assez fastidieux.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 10 janvier 2010
13 ans entre l'As de pique et Vol au dessus d'un nid de coucou ?!! Difficile de croire que ces 2 films sont signés du même réalisateur...
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2021
Premier long-métrage de Milos Forman – et l’un des seuls réalisés dans son pays natal avec Les amours d’une blonde et Au feu les pompiers ! – L’as de pique fut l’œuvre qui lança la Nouvelle vague tchécoslovaque, au moment où une certaine permissivité était reflétée par la personnalité d’un Alexander Dubček. Ce portrait d’un adolescent de 16 ans, mou et maladroit dans tous les domaines de la vie, en conflit permanent avec un monde adulte dont il ne comprend pas les codes, préfigure les conflits générationnels qui en France allaient conduire à mai 68. Empreint de cinéma vérité, ce film aux accents de documentaire est aussi un étonnant portrait de la Tchécoslovaquie de 1964. Brillamment mis en scène, regorgeant de séquences drôles et sensuelles, L’as de pique est également une critique en creux des sociétés est-européennes de l’époque, dans lesquelles tout le monde est constamment contrôlé et épié, à l’instar du personnage principal, chargé d’avoir à l’œil les clients d’une supérette et lui-même incessamment surveillé par son patron et ses parents. Des débuts enthousiasmants pour Milos Forman, qui n’allait pas tarder à émigrer aux États-Unis suite à la répression du Printemps de Prague en 1968.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 novembre 2015
Premier long-métrage du futur réalisateur de "Vol au-dessus d'un nid de coucou", "L'As de pique" est moins touchant que "Les Amours d'une blonde" et moins cinglant qu'"Au feu, les pompiers !", ses films suivants, mais Miloš Forman filme le tout dans un style Nouvelle Vague duquel il ressort un portrait d'une belle justesse, en se faisant beaucoup plus se succéder les tranches de vie qu'en mettant en scène un véritable scénario, de la jeunesse tchèque du début des années 60, pris entre les petits boulots minables, les relations teintées de maladresse et de timidité entre les deux sexes, et des parents autoritaires qui se veulent moralisateurs...

Un témoignage d'époque mais en même temps un témoignage universel et intemporel par ses thèmes qui parlera certainement à beaucoup de monde. A noter, une fin ironique très bien trouvée...
Acidus

872 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mars 2026
Premier long métrage de Milos Forman et premier de sa période tchécoslovaque. Le cinéaste y raconte d’ailleurs la jeunesse de ce pays en plein régime socialiste. Il montre un conflit de génération entre jeunes festifs et américanisés et une vieille garde de conservateurs.
Un portrait intéressant de prime abord mais dont l’histoire s’essouffle, perd en rythme et ne propose finalement pas grand-chose à se mettre sous la dent. Il y a chez Forman et dans son « As de pique » une grosse influence de la Nouvelle Vague que je n’apprécie guère. On pense notamment aux « Quatre cents coups » de François Truffaut.
Un intéressant témoignage générationnel, avec une pointe d’humour, mais qui manque un brin d’intensité.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juillet 2025
Avec L'As de Pique, son premier long métrage, Milos Forman poursuit dans le style de ses deux premiers moyens métrages sortis l'année précédente, en 1963, S'il n'y avait pas de guinguettes et L'Audition.

Il use d'un mélange entre documentaire et fiction naturaliste, avec une grande majorité d'acteurs non professionnels. Mais L'As de Pique est clairement plus ancré dans l'esthétique et les préoccupations de la Nouvelle Vague tchécoslovaque. Forman met en scène des adolescents désœuvrés, lors de leur passage à l'âge adulte. Petr, l'anti héros du film, est un jeune homme nonchalant, qui n'apprécie guère son premier emploi de surveillant dans un magasin d'alimentation. Il préfère se baigner avec ses copains et sa petite amie, ou danser avec elle le twist.

A travers cette peinture d'une jeunesse semble-t-il tout à fait inoffensive, Forman est en fait corrosif pour l'époque, où le Parti Communiste régnait en maître derrière le Rideau de Fer. Il montre des jeunes fascinés par le grand ennemi, les Etats-Unis d'Amérique. Il préfère aussi s'attarder sur un "héros" vraisemblable, un simple adolescent, plutôt que de mettre en scène un héros du peuple, comme le voudrait le Parti Communiste. Et quand il filme Petr mal à l'aise à l'idée de surveiller les gens, en essayant de se faire le plus discret possible selon les recommandations de son patron, il est évident que Forman dénonce la société soviétique d'alors, où tout le monde s'épiait, dans une grande hypocrisie.

Ainsi, aujourd'hui L'As de Pique peut sembler être un film relativement banal et terne. Il est vrai qu'il y a quelques longueurs, le montage manque de punch. Mais quand on replace ce film dans son contexte, on comprend que c'est l'un des films jalons qui ont permis à la Nouvelle Vague tchécoslovaque de s'épanouir. Et puis, à l'époque Milos Forman s'adonnait avec beaucoup de talent à la comédie avec ses premiers films... Celui-ci comporte donc des passages très drôles, ce qui n'enlève rien à son charme et à son intérêt, bien au contraire !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 4 mai 2020
Premier long métrage de Forman, on y trouve les ingrédients des Amours d’une blonde (chronique adolescente sur fond de morosité communiste et de fossé générationnel), mais pour un résultat un peu moins resserré et cohérent, qui tient un peu plus de la déambulation et de l’assemblage de courts métrages. C’est quand même déjà un très joli film d’atmosphère, qui impressionne par la maîtrise de sa mise en scène, par sa façon de capturer la mélancolie de la jeunesse et par un humour très efficace. Et Forman filme mieux que personne l’incompréhension et la tendresse entre les ados et leurs parents, comme il le prouvera de manière un peu plus marquante avec Taking off, son premier film américain.
foch1800
foch1800

71 abonnés 132 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 décembre 2010
dans l'esprit nouvelle vague... Forman fera mieux un peu plus tard
Cinélo
Cinélo

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4,0
Publiée le 9 avril 2022
A première vue, je n'étais pas sûre d'avoir compris le film, car c'est plutôt un film qui se ressent. Pourtant, des décennies plus tard, l'œuvre de Milos Forman reste intemporelle. C'est un désaccord, une incompréhension, des mots jetés à la face d'un adolescent qui ne sait pas quoi faire de sa vie. Quand la face du père s'arrête enfin, c'est pour bien nous montrer quel décalage, presque entre réalité et fiction, jour et nuit, mouvement et fixité, bref, une distance telle entre ce garçon et son père qui se fige dans le temps. Bien sûr, j'y aime les personnages errants, sans buts, qui se cherchent souvent et dont le monde ne comprend pas les intentions. C'est un monde actuel, et nombre d'adolescents sont aujourd'hui Peter.
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