Commençons par replacer le film dans son époque : l’Italie des années 70. Passons aux personnages: une famille bourgeoise romaine avec 3 enfants. Le couple que forment Pénélope Cruz et son mari est en train de vaciller . Le père machiste et violent multiplie les infidélités sur lesquelles sa femme finit par fermer les yeux par lassitude, et sombre alors dans une grave dépression. La fille aînée, en recherche d’identité,n’est comprise que par sa mère qui apparaît parfois fantasque. Pénélope Cruz illumine l’écran de sa beauté solaire, c'est indéniable. Mais malheureusement rien n’est traité en profondeur. On reste frustré par la superficialité de l’étude des caractères et des sujets qui auraient pu être approfondis.
Le film d'Emanuele Crialese parle de la difficulté d'affirmer son identité sexuelle et de celle, plus universelle, d'exprimer sa différence dans la société des années 70. Le corsetage social est présent tout au long du film et aucun des deux personnages (magistralement interprétas par Luana Giuliani et Pénélope Cruz) ne parvient à s'en échapper. La reconstitution de ces fausses années de libération est très juste. La mise-en-scène nourrit le propos sans exagérer le trait. Quelques passages sont beaux et originaux, à l'instar de la première scène sur une chanson de la regrettée Rafaella Carra.
La mise en scène est soignée mais manque de cachet et le récit d'une vraie progression. Cependant, les personnages sont très touchant.e.s et le scénario intelligent et subtil. Le regard de l'ado est joliment tenu et on ressent en filigrane, adroitement, les impacts de la violence masculine.
Un bon film qui relate les souvenirs d d'enfance du réalisateur Emanuele crialese. Un film qui se déroule dans les années 70 qui est bien retranscrit au niveau de l image. Le réalisateur n a pas pour ma part réussi à m emouvoir totalement même si Pénélope Cruz réussit une belle interprétation.
Le film nous touche en plein cœur, Pénélope Cruz plus éblouissante que jamais crève l’écran du début à la fin, Luana Giuliani interprète elle aussi a merveille son personnage d’adolescente qui doit tenir sur ses sveltes épaules le fardeau d’être différente des filles de son âge. La musique et la photo du film forment un mariage idéal contrairement à celui compté dans celui-ci, on passe du rire aux larmes d’une scène a l’autre dans cette Italie des années 70 parfaitement retranscrite.
Film intelligent et très bien fait, aux interprètes excellents, c'est l'histoire d'une famille dans laquelle on entre dès le début, et que l'on quitte avec regret, une fois le film terminé. Bien que la relation entre le mari, macho égoïste, et la femme, dépendante, aimante et trompée, et résignée, soit un peu caricaturale, il me semble que le vrai sujet du film est la relation de cette femme avec ses enfants. Et cela est traité avec beaucoup de pudeur, d'amour, de sincérité, de compréhension. Je me suis évadée dans une autre vie que la mienne (;-) ), et les trois enfants sont encore dans mes pensées, leur force et leur fragilité, ils ne vont pas me quitter de sitôt!
Ai vu "L'immensita" d'Emanuele Crialese. Vu principalement pour Penelope Cruz qui me fascine et dont le visage divin, peut faire croire à la perfection du monde pendant quelques instants. Cette actrice magnétise totalement la caméra de sa présence. Penelope Cruz est une des essences du cinéma, (comme Marylin Monroe) dont la vue vous met en hypnose dès qu'elle apparait à l'écran, peut importe la teneur du projet et de la qualité du film. Tout comme Almodovar qui transcende totalement cette présence envoutante, Emanuele Crialese sait filmer à la perfection et en gros plan ce visage incomparable qui irradie la vie, la lumière, l'énergie et qui laisse transparaitre une profondeur bien plus énigmatique. Pour les besoins du film qui se passe en Italie, Penelope Cruz joue en italien le personnage de Clara, (mère de trois enfants dans les années 1970 et femme d'un mari volage et patriarche autoritaire) qui se renferme de plus en plus tout en perdant sa joie de vivre. Clara est femme au foyer et son mari gagne très bien sa vie, mais justement il se trouve que Clara est totalement dépendante de ce mari qui la délaisse et la violente de plus en plus. Clara doit gérer seule les problèmes d'identité de sa fille ainée qui pense être un garçon, les problèmes de poids de son fils. Clara se sent isolée dans ce pays qui n'est pas le sien, se sent à part dans cette famille-tribu pour qui elle est l'originale, l'espagnole. Le scénario manque de direction, trop de thèmes sont abordés en étant toujours effleurés, ce qui fait que le spectateur se désintéresse assez rapidement des enjeux. Quel est vraiment le sujet de ce film très (trop) personnel ? On aurait aimé que tout tourne autour de Clara, mais la moitié du film se perd et finalement ennui quand il évoque les tourments d'Adri (Adrianna qui se fait passer pour Andrea) qui manquent foncièrement de subtilité et de profondeur. Dès que Penelope Cruz n'est plus à l'écran toutes les coutures scénaristiques craquent, les facilités deviennent trop voyantes. La mise en scène est un peu trop almodovarienne pour sembler personnelle. Sauf que chez Almodovar tout tient par la psychologie, l'humain, l'affect, la vie... le scénario. "L'immensita" est un film Canada dry qui voudrait nous faire croire qu'imiter l'esthétisme du réalisateur de la movida en plus de la présence sa muse suffisent à faire un chef d'oeuvre, à défaut un bon film. Mais non !!! C'est donc très léger et peu convaincant. Mais voir en gros plan ces yeux noirs irradiants, ce sourire étincelant, cette chevelure travaillée, cette grâce stupéfiante font tout de même le petit bonheur d'une journée parisienne grise et pluvieuse.
Ce film est riche tant par sa richesse visuelle que par ses mots, ces punchlines que j’avais envie de noter pendant tout le film comme « moi ce qui m’inquiète ce sont les adultes qui se croient pour des enfants » qui dénonce la scène d’avant où l’homme jaloux va néanmoins draguer une mineure sur le bateau et est jaloux deux secondes après d’un autre homme. Oui il traite du rapport enfant/adulte, de famille, de transidentité, d’amour, de sacrifice, de violences conjugales, de viols conjugaux, de viol tout court et de la masculinité dans sa forme la plus incarnée. Mais aussi de lesbianisme, Les musiques sont superbes, il y a un côté joyeux à plusieurs reprises comme avec la scène du tuyau d’arrosage après les mères qui menacent de violenter leurs enfants pour avoir été un peu curieux, un aspect presque de comédie musicale mélangé à du drag. Bref, un chef d’œuvre.
Au secours, sortez moi de là ! Film insipide d un ennui mortel.. Et cruz, toujours dans le même registre, ne prenant toujours aucun risque. J ai perdu mon temps et mon argent...
Ce film est plus étonnant qu'on ne peut l'imaginer en lisant les critiques. Années 70, société italienne machiste, interrogation adolescente sur le genre, certes, mais surtout une réalisation rêveuse, décalée et un très beau personnage de mère. Sans prétention, un film assez marquant. A voir.
L'Immensita nous plonge dans l'Italie des années 1970 au sein d'une famille complexe. Le film se concentre sur un.e adolescent.e transgenre et ses questionnements avant d'élargir le champ au père, à la fratrie, à la famille élargie mais surtout à la mère. Les deux personnages principales sont touchantes, toutes deux inadaptées au monde dans lequel elles sont plongées, solidaires, jouées par des actrices très crédibles. Certaines scènes surprennent par leur originalité.
En 2011, Emanuele Crialese m’avait beaucoup ému avec Terraferma… Depuis plus rien. Et je dois avouer d’emblée que ces 97 minutes de drame du couple et de recherche d’identité, m’ont paru longuettes et extrêmement poussives. Rome dans les années 1970. Dans la vague des changements sociaux et culturels, Clara et Felice Borghetti ne s’aiment plus mais sont incapables de se quitter. Désemparée, Clara trouve refuge dans la relation complice qu’elle entretient avec ses trois enfants, en particulier avec l’aînée née dans un corps qui ne lui correspond pas. Faisant fi des jugements, Clara va insuffler de la fantaisie et leur transmettre le goût de la liberté, au détriment de l’équilibre familial… Il est des moments comme celui-là, dans la vie du spectateur, où l’on n’est pas réceptif, on on ne parvient pas à « entrer » dans un film. C’est mon cas en l’occurrence ce qui me laisse l’impression désagréable d’être sans doute passé à côté de quelques chose. Si ce réalisateur / scénariste talentueux n’a rien proposé depuis 11 ans, on nous dit que c’est parce que il a eu beaucoup de mal à venir à bout de ce projet. La mise en scène est élégante, l’ambition aussi, mais la présence magnétique de sa star ne peut tout sauver. Violences conjugales, société machiste et quête du genre se mêlent et s’entremêlent tout au long de ce film et trois sujets différents sont sans doute trop pour qu’on puisse se passionner vraiment. Etait-il réellement utile d’ajouter des « numéros « de comédie musicale ? J’en doute fort. Ce n’est pas un plus et ça transforme ce drame en film mineur et c’est bien dommage, car il y avait là, réunie à l’écran, une superbe distribution. Une fois de plus, on fait appel au passé pour parler d’aujourd’hui… mais que le message est lourdingue. Pas convaincu. Bien sûr, il y a la bellissima Penélope Cruz au jeu toujours aussi juste et bouleversant. Elle trouve en Vincenzo Amato et Luana Giulani, - troublante en jeune fille née dans un corps qui n’est pas le sien -, des partenaires parfaits ? Citons encore la jeune Penelope Nieto Conti qui promet beaucoup. Vous avez compris que ce n’est ni du côté de la mise en scène ni du casting que se trouvent les faiblesses de ce film sans doute trop ambitieux. Et on ne cesse de le répéter : qui trop embrasse… A tout survoler, aucun sujet n’est approfondi et l’on peut résumer ce film à une chronique nostalgique des 70’s.