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Mélany T
46 abonnés
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3,0
Publiée le 22 janvier 2023
La mise en scène est soignée mais manque de cachet et le récit d'une vraie progression. Cependant, les personnages sont très touchant.e.s et le scénario intelligent et subtil. Le regard de l'ado est joliment tenu et on ressent en filigrane, adroitement, les impacts de la violence masculine.
Le film d'Emanuele Crialese parle de la difficulté d'affirmer son identité sexuelle et de celle, plus universelle, d'exprimer sa différence dans la société des années 70. Le corsetage social est présent tout au long du film et aucun des deux personnages (magistralement interprétas par Luana Giuliani et Pénélope Cruz) ne parvient à s'en échapper. La reconstitution de ces fausses années de libération est très juste. La mise-en-scène nourrit le propos sans exagérer le trait. Quelques passages sont beaux et originaux, à l'instar de la première scène sur une chanson de la regrettée Rafaella Carra.
Le sujet aurait pu être intéressant, bien que trop à la mode. Mais le traitement n'est pas à la hauteur : ennuyeux, monotone, ....on s'ennuie, je suis sorti avant la fin
Un beau film sensible qui rappelle les grandes heures du cinéma italien.... Pénélope Cruz convaincante qui nous change enfin de ses rôles du genre de Pedro Almodovar.....belle réminiscence des années 70 à Rome.
Le film s’écroule, je veux dire le film s’écoule dans les eaux du non-dit. Ce fleuve tranquille est un peu boueux, on est en Italie dans les années 70, pas de divorce, pas de questions de genre, oh la belle vie! On s’accroche cependant à cette famille qu’on voudrait voir profiter des 30 glorieuses, mais qui pâtit beaucoup d’un père caricatural. Alors Pénélope est très bien en mère courage, ses fans vont aimer. Au total le film vaut par cette ambiance trouble, et par la puissante contribution de la musique, avec des citations à répétition de Love Story et du Docteur Jivago, qui nous firent tant larmoyer alors.
En toile de fond, l'Italie dans les années 1970 : focus sur une famille de trois enfants avec un père autoritaire et une mère qui se morfond au foyer. Malgré une relation privilégiée avec ses enfants et, surtout sa fille aînée, elle "craque" mentalement et doit se faire soigner en maison spécialisée. Evidemment, Pénélope Cruz "crève l'écran" mais cela ne suffit pas à emballer ce film un peu décousu.
Suis allée voir L’Immensitá. Un beau navet, long et ennuyeux malgré une Pénélope Cruz superbe et parlant italien . Le sujet de l’adolescente qui se voudrait garçon aurait pu être intéressant mais se greffent là-dessus les pb des parents, les voisins gitans. Ça devient un salmigondis qui ne va nulle part. Je me suis ennuyée.
J'avoue avoir été voir ce film, réalisé par Emanuele Crialese et sorti tout récemment, juste pour Penélope Cruz en tête d'affiche. Je ne savais donc pas vraiment de quoi le film allait parler, ou en tout cas que très vaguement. Et, malheureusement, j'ai trouvé le tout plutôt plat et oubliable. Et ce n'est pourtant pas le sujet en lui-même car il est en soi plutôt intéressant ; nous sommes plongés dans l'Italie des années 70, encore très conservatrice donc, et nous suivons une famille très dysfonctionnelle, entre un enfant en pleine recherche de genre et de soi-même et une mère tombant petit à petit dans la dépression. C'est un contexte plutôt froid, instauré par l'univers morne de cette banlieue bétonnée, dans un univers paradoxalement très chaud, celui de l'Italie. C'est un décalage qui est très intéressant car le film joue tout le temps avec et ce, dès la scène d'introduction. Le film nous présente en effet des personnages joviaux, les enfants dansant avec leur mère dans une cuisine baignée de soleil. Et puis, lorsque le père arrive, soudain changement d'ambiance : il fait nuit, personne ne parle et personne ne s'amuse. Malgré tout, le père, si violent soit-il par moment, n'est pas spécialement méchant. Je veux dire par là que le film n'a pas tenté de créer une dichotomie entre le père et la mère, le méchant d'un côté, la gentille de l'autre. Je pense que c'est avant le contexte qui construit les personnages, le seul étant en décalage avec tout cela étant Adri. Adri essaye en effet de se construire dans un monde qui ne l'accepte pas ni ses différences, dans un monde où seule sa mère semble lui prêter une oreille attentive. Et tous ces thèmes sont intéressants mais ils ne sont, je trouve, que survolés, le film voulant toucher à trop de choses à la fois dans une trop courte durée. Nous avons alors cette impression que le film part dans de nombreuses directions différences sans jamais les aboutir. Et puis le rythme n'est jamais vraiment soutenu. Nous pouvons avoir de très bonnes scènes, autant sur le plan visuel que narratif, et puis d'autres, très longues, qui se traient en longueur. Sur le plan de la mise en scène, on retiendra d'ailleurs les fantasmes d'Adri, et notamment lorsqu'elle reconstruit le clip "Rumore" de Raffaella Carrà avec Penélope Cruz, magnifique dans la peau de cette dernière. "L'Immensità" est donc, malgré ses thèmes intéressants, un film qui ne semble jamais aboutit et surtout très long par moments !
Chronique familiale douce amère où la sublime Penelope Cruz campe une mère de famille soumise, accrochée à ses enfants pour ne pas sombrer dans le néant de sa vie. Le décor année 70 et la bande son donnent une fausse apparence de légèreté pour un film qui parle avant tout de famille dysfonctionnelle. Le tout est vu au travers du regard d'une adolescente qui découvre sa transsexualité.
Film surprenant, voire déroutant, où une mère et ses enfants, dont l'aînée se vit garçon ou être d'un ailleurs , subissent la vie austère et silencieuse imposée par le " chef " de famille, alors qu'ils rêvent d'une liberté joyeuse où l'on s'aime, l'on chante et l'on danse au son des tubes des années 70. Derrière les apparences de la respectabilité, l'homme, viole sa femme, la trompe sans la moindre culpabilité, et, transforme la revolte de cette dernière, en folie! Le propos, tout comme les images, est sombre et l'ambiance, lourde. Mais, il y a ces bulles de gaieté et de lumière , lorsque les enfants, seuls avec leur mère oublient les règles et s'évadent de ce triste monde qu'on leur impose. Il y a, aussi, cette belle relation mère -fille où l'on se protège l'une-l'autre où l'on se donne affection et tendresse. Le jeu des acteurs est excellent.. Les images, dans une semi-obscurité , accentuent une ambiance sinistre et pesante. Penolope Cruz est magnifique et rayonnante ( mention spéciale pour sa danse!)
Malgré un rythme qui pourrait etre désarçonnant, un début et une fin pas figés dans le temps, le film nous emmène dans un moment de vie avec ses joies, ses peines, ses enjeux. L'adolescence, la transidentité, les violences conjugales, les moeurs des années 70 y sont traités avec justesse et légerté, sans pour autant tombé dans d'enième clichés. Adri, un adolescent revolté, reste attachant mais distant, mettant le publique en position de pur spéctateur. Sa relation avec sa mère, jouée par une incroyable Penelope Cruz, est belle, tendre mais compliquée, oscillant entre rancoeur et complicité, toujours dans un amour inconditionel. Un pari risqué que beaucoup ont raté, ici réalisé avec succès.
Le quotidien d’une famille italienne dans les années 70 qui n’a rien de passionnant. On s’y ennuie comme Pènélope Cruz dans son rôle d’épouse et de mère coincée dans le carcan d’un mari infidèle et d’une famille bourgeoise et conventionnelle. La beauté et le talent de Pènélope Cruz sont bien là mais ne peuvent à eux seuls porter le film. Le mélange fiction réalité n’est pas vraiment une réussite. On rit 30 secondes par ci par là mais on n’est jamais saisi par l’émotion et même l’adolescente qui s’identifie à un garçon ne suscite ni compassion ni empathie. Bref j’étais parti débordant d’enthousiasme et en suis ressorti fors mari. C’est le genre de films qu’on peut très bien voir chez soi car il se déroule en majorité en intérieur et donc à part des décors et des costumes fidèles à l’époque au plan visuel il n’y a rien de bien intéressant.
un film sans grand intérêt à mon goût malgré une tres bonne interprétation de Juliana et bien sûr de Pénélope quie est magnifique autant dans l'interprétation que dans la beauté
L'Immensita manque d'audace, de dialogues saisissants et de profondeur en général. Malgré cela, j'ai été captivé par le jeu des acteurs, j'ai été captivé par la photographie, les musiques, la scénographie. Pénélope Cruz est bluffante dès la première image. Clairement au sommet de son art dans ce film. l'Immensita ne doit pas être vu comme un film mais une expérience de vie. Créer un chef d'œuvre tel que celui-ci sur si peu de matière, c'est du génie. Bravo ! 5/5.
Cruz et l'Italie, quelle affiche pour attirer le chaland! Mais que vient donc faire l'espagnole dans cette galère reconstituée des années 70? Crialese règle peut-être des comptes avec son adolescence, mais le scénario touche à tout et n'approfondit rien, nous fait le coup de l'identification à des vedettes de l'époque. Les italiens étaient machos bien sur, mais on ne retrouve aucun panache, ni éclair de flamboyance qui leur donnait quand même un coté sympathique. Crialese tente des trucs, ne sait pas quelle tonalité donner à son bébé, qui très vite nous lasse par ses grosses ficelles et ses portraits inaboutis. cinéma janvier 2023