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Jean-Marie S.
6 abonnés
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2,0
Publiée le 16 janvier 2023
on dirait du Amodovar sans le talent. Les 2 personnages principaux manquent de développement. Le réalisateur s'attache trop à l'esthétique et manque le coche.
On assiste à une tranche de vie d'une famille en Italie. Une famille dysfonctionnante comme tant d'autres. A ceci près que dans les années 70, il était potentiellement plus difficile pour une femme de divorcer et d'être indépendante.
Je me demande quel procédé est utilisé pour rajeunir Penelope Cruz parce qu'elle fait 20 ans de moins, c'est très intriguant, sa peau est super lisse, pas une ridule ni une tâche, le cheveu méga brillant etc. Tout est si parfait, du maquillage à la méche de cheveux. Tout est encore plus parfait que son physique à ses débuts. Le réalisateur à vraiment chercher à la sublimer, peut être pour faire ressortir l'admiration et l'amour qu'a son plus grand enfant pour sa mère... Mais c'est excessif au final.
Bref c'était vraiment pas génial, j'ai eu envie de partir de la salle mais j'ai tenu bon.
Par contre spoiler: l'un des fils qui fait ses besoins dans un coin de l'appartement lol ... Incompréhensible, quelle drôle d'idée, et on en vient à ressentir du dégoût pour cet enfant.
Vraiment le pire rôle, on ne comprends pas non plus le propos.
Ne Sachant pas que le realisateur etait lui-meme transgenre, j'en etais à me dire que le film tentait de donner des explications sur la genese du phenomene transgenre. Le film met en scene une famille dite "classique" dont la fille aînée fait tout pour être prise pour un garçon. Mais on comprend rapidement que dans le couple parental, tout ne va pas pour le mieux. Aux dire du Mari, sa femme serait juste une belle "conne", juste un objet de consommation sexuelle, donc des relations conflictuelles qui donne à ce huis clos familial une atmosphere étouffante. Même s'il y a parfois des longueurs, le film est bien interprété et mérite d'etre vu. Le drame de Cette époque, c,'est que beaucoup de femmes n'avaient pas de métier et donc aucun échapatoire
La grande Mme. Cruz aura encore prouvé l'immensité de son talent mais ça se suffit pas complètement à me convaincre. Certains passages sont flous, mais cela reste un beau film, assez noir, à éviter si on a déjà envie d'en finir
Très bon film de Emanuele Crialese (né en 1965). Du très bon cinéma italien comme il fait plaisir d'en voir à l'écran.
L'immensità raconte l'histoire d'une famille en crise à Rome dans les années 70. Pourquoi ce choix ? Je ne sais pas. Pour y débattre de thématiques contemporaines, violences domestiques? Trouble dans le genre ? Peut être... Mais le cadre est parfaitement rendu, la photographie et son grain d'époque, les couleurs, les décors seventies recherchés (bravo à Alessia Anfuso) et bien sûr la bande son avec les tubes du moment jusqu'au final de Patty Pravo en duo avec Johny Dorelli lors d'une émission de la Raï Uno.
L'histoire du couple incarné par le couple Felice (Vincenzo Ameto) et surtout Clara ( Pénélope Cruz) est une histoire éclatée. Il est cadre et roule en Alpha Roméo rouge décapotable; elle s'ennuie à la maison avec trois enfants à charge dont Adriana, l'aînée qui pense être issue d'un monde extraterrestre et qui se cherche en garçon plutôt qu'en fille.
Le couple bat de l'aile et tangue entre la trahison de Felice (avec sa secrétaire Marie) et l'extravagance de Clara qui aime danser et qui est malheureuse sous le soleil romain où elle n'a rien à faire. Le trouble d'Adriana est abordé avec délicatesse comme une crise adolescente. Adriana aime sa mère et souhaiterait la protéger. Elle intervient dans le monde d'adultes de ses parents plus qu'à son tour, affronte son père et voudrait peut être être la force qui apporterait ce qui manque à sa mère comme le duettiste de la chanson Love story à la fin du film répond à sa partenaire. Elle aime ce subterfuge, quand on la confond réellement comme avec Sara avec qui elle flirte, mais on n'en saura pas plus.
L'immensità emprunte aussi au cinéma italien, à Federico Fellini en particulier, par cette scène dans les sous sols, sorte de labyrinthe, d'une grande maison. Le maître a toujours aimé montrer au cinéma l'endroit et l'envers du décor...
Bien sûr, à ne pas oublier, superbe Penélope Cruz filmée de très près , dans des gros plans, et qui illumine de ses mouvements cette histoire triste... Pénélope Cruz qui joue le rôle d'une espagnole mais qui parle très bien l'italien ...
Ce film est plus étonnant qu'on ne peut l'imaginer en lisant les critiques. Années 70, société italienne machiste, interrogation adolescente sur le genre, certes, mais surtout une réalisation rêveuse, décalée et un très beau personnage de mère. Sans prétention, un film assez marquant. A voir.
on se laisse happer par l'histoire, tout est juste dans l'écriture, la mise en scène, le casting, le jeu. Soutenu par une réalisation riche et toujours à propos. Une histoire tissée de petits moments. Pudique et tout en creux, donnant une relief et une puissance incroyable....un bijou
Le film présente la vie quotidienne d'une famille aisée dans l'Italie des années soixante-dix, Pénélope Cruz campe une mère de famille qui est en situation de surmenage par rapport à ses enfants et à son mari, crise de couple, crise d'adolescence pour sa grande fille avec la question d'une identité biologique et sexuelle remise en cause de façon incompréhensible. Dans la vie il y a des gens qui sont de véritables pionniers malgré eux, parce qu'ils sont confrontés de gré ou de force à de nouvelles contraintes qui les dépassent, et lorsque le temps de l'acceptation de la société n'est pas encore venu, la vie peut très rapidement devenir décalée et insupportable, c'est ce que montre ce film. Sa conclusion n'apporte aucune réponse, on devine qu'il en sera pour Penelope Cruz ce qu'il en a été pour Sophia Loren dans "Une journée particulière" : très vite les contraintes écrasantes d'une société patriarcale et machiste vont anéantir tout espoir de changement de vie et chacun devra s'accommoder tant bien que mal des contraintes et des difficultés, à défaut d'arriver à réussir à les surmonter ; seul les sentiments demeurent intangibles, même si malheureusement ils ne résolvent rien, ils portent en eux aussi l'espoir d'un changement à venir...Le film est élégant malgré le sujet lourd qu'il porte par son scénario, Pénélope Cruz y est lumineuse et le choix des acteurs et actrices est très bon sur ce sujet de société également porté par une bande-son tout à fait appropriée.
Pour Pénope qui sauve le film, je mets 2. Sinon rien n'est attachant dans ce film qui enfonce des portes ouvertes, bourré de clichés où les enfants sont embarqués dans des situations caricaturales qui passent sans lien des rires aux pleurs, où les tableaux successifs déroutent et sont la preuve d'un scénario inexistant.
"Emmanuel Crialese" commit il y a quelques années le très bon "Respiro". Autant dire que "L'immensita" une production franco italienne bénéficiant de généreux moyens et de la présence de Pénélope Cruz au générique aurait pu être une belle expérience cinéphile.
Que nenni !
"Dans la vague des changements sociaux et culturels, Clara et Felice Borghetti ne s’aiment plus mais sont incapables de se quitter. Désemparée, Clara trouve refuge dans la relation complice qu’elle entretient avec ses trois enfants, en particulier avec l’aînée née dans un corps qui ne lui correspond pas. Faisant fi des jugements, Clara va insuffler de la fantaisie et leur transmettre le goût de la liberté, au détriment de l’équilibre familial…" [synopsis]
Malgré la très luxueuse reconstitution d'un Rome seventies, on ne croit pas vraiment à cette histoire un peu paresseuse de mère courage lorgnant assez honteusement vers Sophia Loren.
De plus le prétexte à raconter dans les seventies une histoire de désir de changement de sexe qui, soyons sérieux, est plus de notre époque contribue à rendre l'ensemble bien bancal et pas du tout crédible.
Ce n'est pas désagréable à regarder mais comme le dit si bien notre Joey Starr national, "c'est quoi le projet !"
Alors, voilà un film qui me questionne... Je ne sais pas si j'ai aimé ou pas. Je me suis un peu ennuyée, mais en même temps j'ai été touchée... Il y a une esthétique superbe, des chouettes acteurs mais j'ai eu du mal à comprendre le pourquoi de ce film... Nous étions un groupe de 8 et ce qui m'a plu est que chacun a eu un avis différent à la sortie, allant du total coup de foudre à l'ennui profond... bref, du beau cinéma oui, du questionnement à la sortie oui, des échanges oui... donc un bon film finalement!
Pas grand-chose à redire à ce nouveau film d'Emmanuel Crialese.
Le tableau des années 70 en Italie est très réussi, on s'y croirait. L'histoire du petit garçon né dans un corps de fille est d'une grande sensibilité. Il est d'autant plus touchant qu'on comprend qu'il s'agit de l'histoire intime du réalisateur lui-même.
Penelope Cruz livre une partition une nouvelle fois exceptionnelle en tout point : exubérante et joyeuse, dépressive, aimante, rêveuse, obsédée. L'actrice espagnole parvient à jouer les troubles mentaux avec une force et une ambiguïté qui cloue le spectateur dans son siège, et qui sème le doute sur le véritable sujet du film : introspection historique, tableau de famille, itinéraire trans ou sublime portrait de femme ?
Et pourtant, malgré ses qualités, L'immensità n'arrive jamais à vraiment décoller, pour quitter la catégorie des bons films et accéder à celle des très bons films. Ses quelques longueurs, ses petites maladresses narratives, sa légère naïveté, sa volonté d'aborder beaucoup de sujets différents : tout cela rend le film un petit peu bancal.