Platoon décrit le Vietnam, la sale guerre, à travers le parcours initiatique d'un jeune idéaliste pris entre 2 feux : celui cruel de Barnes (Tom Berenger en superbe salaud) et l'autre, plus humaniste d'Elias (Willem Dafoe en mentor désabusé mais juste). Oliver Stone plonge le spectateur dans l'horreur qui marque la rétine comme ces soldats ont été marqués dans leur chair lors de cette guerre si bête et inutile, symbole de la gloire perdue des États Unis.
L'un des meilleurs films sur la guerre du Vietnam et ses interrogations humaines. Un film violent et dur qui ne peut laisser de marbre; au fond nous sommes comme Charlie Sheen, nous découvrons en même temps que lui la réalité du conflit et du terrain, loin des images télévisées et des messages et présentations officiels. Willem Dafoe tient ici l'un des meilleurs rôles de sa carrières, dans un monument de la filmographie d'Oliver Stone qui est par ailleurs en partie autobiographique.
Platoon est un des chefs d'oeuvre qui ont été réalisés sur la guerre du Vietnam. Hypnotique et brûlant sur les dessous de cette guerre de l'enfer, ce film révèle la face sombre d'un héroïsme façonné puis détruit par la guerre. La mise en scène d'Oliver Stone est poignante comme jamais et on en sort pas indemne.
Un film de guerre qui en sont temps fit l'effet d'une bombe. Ce chef d'oeuvre à tout de même sacrément vieilli... Il n'empêche que le casting est impressionnant, la musique juste sublime et le scénario fait toujours autant d'effet. Un film hommage à ne pas manquer pour tous les fans du genre.
Immense film sur la guerre du Vietnam, pourtant rien d'immense à l'intérieur. Simplement la vie d'un soldat, de son groupe de camarades, et le plongeon dans la folie de la guerre peu à peu. Des moments très forts, tristes, violents. On ne ressort pas de platoon comme on y est entré.
Je m'attendais à voir un film de guerre sur le vietnam et j'ai vu le récit d'un soldat qui à fait le vietnam et qui dit que c'est pas bien ( on sait que les guerres c'est pas bien ), que sa transforme les hommes en machine à tuer, .... . En plus il y a de l'action qu'à la fin et les acteurs sont plats. La violence de la guerre et, tout de même, pour moi bien retranscrit.
D'un réalisme impressionnant. Moins métaphysique que Apocalypse Now. Les acteurs sont géniaux, Tom Berenger criant de vérité dans son rôle de fou de guerre, comme l'est Willem Dafoe en officier humaniste (on n'oublie pas la fameuse scène où il tombe au ralenti, les bras en croix). Oliver Stone a fait la guerre du Vietnam, et ça se voit ! Film a voir absolument ... sous peine de rater un MUST
La guerre vécue de près, c’est le traumatisme que vécu Oliver Stone au Vietnam et dont il nous fait parfaitement profiter dans PLATOON. Le choc pris par le public est réussi grâce au réalisme impressionnant avec laquelle sont filmés l’horreur et le non-sens de ce conflit pour ces personnages membres du 25ème régiment. Le personnage de Charlie Sheen est particulièrement inoubliable, découvrant en même temps que nous la triste réalité se cachant derrière la carrière de soldat dont il rêvait, puis partagé entre deux de ces officiers (magnifiquement incarnés par Tom Berenger et Willem Dafoe) dont l’affrontement sera magistral. Une longue série de scènes d’anthologie et de superbes images accompagnées d’une musique splendide (Adagio for Strings de Samuel Barber) font de ce film de guerre un chef d’œuvre et des meilleures références du genre.
Oliver Stone est un vétéran du Vietnam. Après 2 films d’horreur et un drame politique récompensé aux Oscars, il était presque évident qu’il allait conter sa version de la guerre du Vietnam. C’est chose faite avec Platoon.
Suivant le service d’un jeune bleu joué par Charlie Sheen, au milieu d’un peloton dirigé par le jeune Mark Moses, qui doit agir avec une querelle d’égos entre Tom Berenger et Willem Dafoe qui ira jusqu’à l’irréparable. Avec sa vingtaine de personnages, on ne pensait pas qu’Oliver Stone arriverait à passionner son auditoire. Il se trouve que la démonstration est si sincère qu’elle arrive parfaitement à obtenir l’attention du spectateur deux heures durant, grâce à un excellent scénario, qui travaille chaque personnage, chaque situation pour qu’elle soit inoubliable. Personne n’a oublié le pauvre soldat Manny, charcuté par les Viet-cong et la scène terrible qui suit, la destruction du village vietnamien par les soldats devenus fous de rage et de tristesse. On vit avec le groupe, ses élements sympathiques, comme Big Harold, King, Wolfe, Crawford et les antipathiques O’Neill, Junior, Bunny (quelle performance de Kevin Dillon, une des performances les plus flippantes de l’histoire du cinéma, qui range Animal Mother de Full Metal Jacket au niveau d’un agneau) et on les voit mourir ou partir, blessés, tout en étant marqués, tel un membre du groupe.
Oliver Stone enchaîne les tableaux, avec trois grosses escarmouches et beaucoup de vie commune, où on s’aperçoit que le véritable ennemi n’est pas l’ennemi vietnamien, dont on ne verra presque jamais les visages, mais la guerre en elle-même, transformant de simples gens en sanguinaires (Bunny encore), tout en les rendant assez présents pour qu’on soit tristes lors de leur mort. L’émotion est si forte, lors de scènes si simples qu’il est impossible de regarder ce film sans avoir une larme à l’œil constante. Le film finit dans une acmé insoutenable, de nuit, dans une bataille finale où la nature de l’Homme atteint son paroxysme : survivre, quitte à pousser l’autre. Fabuleusement cruel.
Platoon mérite clairement son Oscar du Meilleur Film, ce film-somme peut être considéré comme le film ultime sur la Guerre du Vietnam, où les hommes ne sont que des morts ou des fous en suspens. Et la musique, l’Adagio For Strings de Barber magnifie ce chef d’œuvre. Absolument indispensable.
La guerre du Viêt Nam au cinéma, c'est une pléiade de films dont quelques uns cultes, et parmi ces cinéastes nous ayant transporté avec brio au sein de ce conflit meurtrier se trouve un certain Oliver Stone, auteur d'une trilogie sur le sujet ; Platoon l'inaugurait en 1987, et l'on peut dire que le réalisateur ne manqua pas le coche en signant là une œuvre référence, n'ayant peu ou rien à envier aux ténors du genre (Apocalypse Now pour ne citer que lui). D'ailleurs, tandis que Martin Sheen crevait l'écran sous la direction de Francis Ford Coppola, son troisième fils obtint le rôle principal de Platoon, à savoir le jeune et idéaliste Chris Taylor ; et bien que n'égalant pas la performance paternelle mémorable, Charlie Sheen s'en sort de façon plus qu'honorable en livrant une prestation crédible fort réussie, tout en ayant surmonté la préparation intensive prodigué par un Oliver Stone autoritaire. Sur ce point rien de surprenant, dans la mesure où ce dernier attachait une importance de premier ordre à la concrétisation de son projet, celui-ci s'inspirant en grande partie de sa propre expérience de soldat volontaire au Viêt Nam ; on peut donc dire que Platoon est fort convaincant de par son réalisme, l'immersion étant assurée au gré d'une ambiance oppressante, couplée à un scénario sans fioritures mais non moins captivant. Comme tout bon film ayant abordé la question, Platoon ne manque pas de dresser un tableau pessimiste et éloquent de la croisade américaine contre le communisme en Asie, celui-ci s'imprégnant d'une folie ambiante gagnant chaque protagonistes, y compris l'utopiste Chris, peu à peu transformé au fil du récit ; là où le long-métrage s'avère franchement captivant, c'est justement concernant l'évolution de dernier, tiraillé entre son admiration pour deux sergents que tout oppose, à savoir le brutal et impressionnant Barnes (campé par un Tom Berenger parfait) et l'attachant et charismatique Elias (Willem Dafoe est mémorable). Bien qu'il n'y ait rien d'extraordinaire en termes de rebondissements, Platoon maintient un suspense délectable tout en usant savamment de l'horreur croissante habitant son sujet, et ne manque pas de nous tenir en haleine au fil de séquences tendues à souhait (celle du village tout particulièrement) ; la narration de Chris structure enfin pour le mieux la trame, tout en approfondissant le personnage, ce qui au travers d'un propos travaillé et critique fait lorgner le film du côté des classiques du genre... ce qu'il est indubitablement. Pour le reste, on note la présence d'une BO tout bonnement magnifique, conférant alors à Platoon une dimension tragique d'autant plus efficace, tandis que l'on est plus nuancé concernant le plan purement graphique : compte tenu d'un budget relativement faible (6M de dollars), le long-métrage a pour le moins vieilli et présente des faiblesses d'ordre visuel, à l'image de fusillades fouillis et peu satisfaisantes (le bombardement final en est également un bon exemple). En résumé Platoon est une œuvre indispensable, car foutrement réaliste et culte au possible (bien que fort théâtrale, spoiler: la mort d'Elias est en tous points inoubliable), mais aussi divertissante et brillant d'une portée historique non négligeable, énième précieuse représentation d'une guerre dans toute sa splendeur et sa cruauté.
Excellent film. Un de mes films de guerre préférés. Ce film nous montre comment c'était au Vietnam à cette époque la car Oliver Stone la vécu lui meme donc forcément très réaliste. A voir absolument !
Film souvent considéré comme le meilleur Oliver Stone, mais au final pas à la hauteur de sa réputation pour moi, et d'autant moins que je venais justement de voir l'excellent Né un quatre juillet, du même Stone, avant celui-ci et que je l'avais adoré. Platoon nous plonge, une fois de plus, dans l'enfer psychologique vécu par les GI au Viêt Nam, mais sans atteindre les sommets en la matière de Full Metal Jacket ou Voyage au bout de l'enfer, ni encore moins du film précité. A l'exception de la galère de Charlie Sheen à son arrivée sur les lieux au début, pas grand chose d'extraordinaire à retenir. La lutte de Sheen contre ses propres mauvais penchants humains en tant que guerrier, symbolisée par la confrontation entre les lieutenants Barnes et Elias à laquelle il assiste, n'est pas inintéressante, mais on a quand-même vu plus poignant. Un brin surestimé quoi.
Un film de guerre sur le Vietnam, éprouvant, sans concession, qui fait froid dans le dos. Pourtant il manque à ce film le souffle épique que Fuller ou Peckinpah avait su donner à leur film de guerre. Sans doute cela est-il dû au personnage principal auquel on a du mal à s'attacher
Un film glaçant sur la guerre du Vietnam, suivant un groupe de jeunes insouciants qui vont vite être rattrapés par les horreurs de la guerre. Oliver Stone met en avant ses personnages et leurs relations, montrant plutôt que l'ennemi de l'armée américaine est... elle-même. Même s'il n'atteint pas le niveau d'autres œuvres sur cet événement tragique, Platoon est un incontournable du film de guerre.