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Isabel I.
50 abonnés
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5,0
Publiée le 28 août 2022
Combien il m'a été difficile de ne pas trop vous lire tant je sentais votre enthousiasme mais je souhaitai garder le mystère. Je rattrape enfin ce film grâce à mon ciné de quartier qui fait sa rentrée. Après ce mois d'août globalement morose au cinéma, pour moi très peu de films marquants, sympathiques mais pas inoubliables , pas de vrais coups de coeur alors là quelle claque ! Une histoire comme on n'en a pas l'habitude, l'impression d'aller vers un nouveau monde narratif. Et se dire que vraiment le ciné c'est magique. On s'immerge immédiatement dans ce drame au suspence oppressant, à la violence sous-jacente, omni présente. On est sous tension et tout y contribue musique, montage, photo, dialogues... et le silence dans ces paysages grandioses. Un scénario unique qui ressemble à aucun film... c'est cette originalité qui en fait une œuvre particulière. Et comment ne pas parler des acteurs. Déjà acquise à Marina Foïs depuis longtemps, comédienne si femme si belle, si authentique. Puis là j'apprends à aimer à nouveau Denis Menochet pour sa sincérité ( après ma déception dans Peter Van Kant trop hystérique). Je découvre aussi Luis Zahera, sa puissance du jeu qui le rend si vrai au point d'en avoir peur. Et je n'oublie ni le troublant Diego Anido, ni la prestation de Marie Colomb qui m'a bouleversée dans la confrontation avec sa mère. Il remplit toutes les cases du film réussi, que dis-je du film parfait ! Un 5/5 s'impose.
Un véritable chef d'oeuvre... Les acteurs sont fantastiques,ce film est poignant, glaçant, les sujets traités sont d'actualité et lorsque le film part sur un thriller on est scotché,Foncez!!!
Le choc frontal, violent, de 2 mondes qui ne parlent pas la même langue et ne peuvent trouver un terrain d'écoute mutuel. La détermination de l'un est un miroir de la violence des autres. C'est un guerre, sans merci, sans pitié, sans humanité. Une guerre. Les personnages sont admirablement interprétés. La crise mère-fille vers la fin, est le seul moment où la colère sort des corps pour hurler l'incompréhension face à l'incomprehensible. Un beau film qui remue et donne à réfléchir.
C'est long, lent et finalement insupportable : un couple qui va volontairement à sa perte, le tout sous prétexte de défendre un projet écolo qui s'oppose à tout un village On n'a pas besoin d'aller en Espagne pour rencontrer ce type de conflit de voisinage, agrémenté de xénophobie. En France, la haine entre voisins est monnaie courante avec quelquefois assassinats à la clef.
Un film au suspens angoissant permanent mais où pourtant on comprend assez vite comment cela va tourner. Les acteurs sont tous d'une justesse à saluer. Un beau film à ne pas regarder pour se détendre.
Long lent sombre ennuyeux long lent sombre ennuyeux et ça dure comme ça pendant 2 heures et quart Il y a des scènes interminables d'une lenteur bergmanienne Des moments de bravoure inutile comme ce long plan séquence chez Eusebio quand Antoine essaie de se rabibocher avec Xan, mais était il nécessaire qu'il fut si long ? Long lent ennuyeux et sombre
La trame est assez simple: un conflit de voisinage fait apparaître le clivage entre natifs et néo-ruraux autour de l'installation d'éoliennes. Tout cela en Galice, terre traditionnelle d'émigration en raison de sa pauvreté et dont les habitants ont la réputation d'être peu ouverts. La tension, palpable dès les premières séquences, monte imperceptiblement, d'anicroches en anicroches. La réalisation fait une bonne utilisation du scope, même si beaucoup de séquences ont lieu en intérieur. Les trois protagonistes sont campés magnifiquement par Marina Foïs, Denis Ménochet et Luis Zahera (leur voisin Xan). On regrettera toutefois l'utilisation abusive de musique anxiogène, alors que les images parlent d'elles-même.
J'attendais ce film avec impatience car j'ai adoré Madre. Au final As bestas est un remake de Jean de Florette et Manon des sources en Espagne, j'aurais aimé plus d'originalité. La distribution espagnole est géniale, la française est derrière à la traine, j'ai eu du mal à y croire, peut-être ai-je déjà trop vu ces acteurs. La scène entre la mère et la fille hyper explicative est le gros ratage du film. À voir donc pour les comédiens espagnols et pour la merveille que ce film aurait pu être s'il avait suivi sa propre voie.
« As bestas » du réalisateur espagnol Rodrigo Sorogoyen dont j’avais moyennement apprécié le film « Madre » en 2020, revient avec un film qualifié de thriller/drame mais qui pour ma part correspond à une analyse psychologique très fine. Impossible de « résumer » le scénario sans le dévoiler, mais il est certain que l’amour qui unit Olga (Marina Foïs) et Antoine (Denis Ménochet), tous les 2 français et venus depuis quelques années en Galice pour y rénover une baraque dans un hameau à l’abandon et y fonder une ferme écologique, est très profond et basé sur des conceptions de vie tout à fait singulières, clairement précisées lorsque la fille d’Olga revoit sa mère. Il s’oppose à l’hostilité de 2 frères nés dans ce village en perdition et qui faute d’avoir reçu l’argent promis par une compagnie d’éoliennes pour pouvoir aller en ville avec leur mère, acheter un taxi et mener une meilleure vie à leurs yeux, vont développer une hostilité vis à vis de ces 2 étrangers puis un rejet et une haine viscérale bien qu’on puisse au fond « comprendre » leur frustration ! Des réactions animales vont se réveiller après les plaisanteries, les vexations, les affronts… réactions « annoncées » par le prélude qui nous montre 3 « alitadores » maitrisant un cheval sauvage. Toute la force de ce film - peut-être un peu trop long (2 h17) - repose sur l’interprétation extraordinaire de Marina Foïs !
Quelle belle tension proposée par Rodrigo Sorogoyen et portée par un immense Denis Ménochet (comme toujours) face à un acteur incroyable, l'espagnol Luis Zahera, que j'ai découvert dans ce film. Marina Foïs toujours très juste complète ce duo. Ce film met en lumière le quotidien laborieux de la ruralité, un quotidien isolé, oublié. Ça te tourne et te retourne le bide comme si c'était un tracteur et toi le sol. Le fort enracinement peut parfois faire trembler la terre. Je recommande ce film.
As Bestas était plutôt correct pendant un long moment. Même s'il m'a fallu du temps pour rentrer dedans, une fois qu'on est lancé, le film est agréable. Jusqu'àspoiler: la mort d'Antoine . A partir de ce moment, le film devient extrêmement lent, long, ennuyeux et inintéressant. On suit Olga qui achète des chèvres, plante ses choux, on assiste à une discussion lunaire entre Olga et sa fille où Marie Colomb est incapable de jouer la colère, son surjeu tournant au ridicule. Il n'y a plus aucun enjeu, spoiler: Olga cherche le cadavre de son mari et tombe sur la carte SD... qui n'est utilisable. Alors à quoi bon ? A quoi ces interminables minutes, longues et chiantes ont-elles servies ? En tout cas, ça m'a complètement plombé et je priais pour que ce calvaire se termine. Tellement dommage pour un film a su me tenir pendant un long moment.
Deux parties dans le film. Une première moitié que j'ai aimé où la tension monte petit à petit entre les personnages. Une seconde centrée sur le personnage de Marina Fois qui malgré son très bon jeu d'actrice m'a moins convaincu.