As bestas
Note moyenne
4,1
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517 critiques spectateurs

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107 critiques
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Anouk
Anouk

12 abonnés 17 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 juin 2026
Mais au secours, qu’est-ce que c’est que ce film ? Le scénario ne tient pas debout UNE SECONDE, comment la police espagnole peut se tourner les pouces pendant plus d’un an alors qu’il y a déjà un dossier de tensions et un faisceau d’indice plus gros que le dossier Sarkozy-Khadafi ? C’est complètement stupide. Foïs qui s’occupe du dossier toute seule, et qui n’a aucune crédibilité psychologique. On y croit pas du tout, c’est long, c’est sans intérêt.
Sara Bnh
Sara Bnh

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juin 2026
Ici point de romantisation de la vie de néo-paysan, mais une hostilité ambiante qui serre le cœur du début à la fin. Le rythme est maîtrisé à la perfection, on retient son souffle face à ces trajectoires de vie qui convergent vers un même lieu, mais que tout oppose. Antoine et Olga ne parlent (littéralement) pas la langue du village qu'ils ont choisi pour réaliser leur projet. Eux ont eu la chance de choisir cette vie que les autres cherchent à fuir.
Philippe Sch
Philippe Sch

9 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juin 2026
À n’en pas douter, ce film vous marquera.

Une introspection dans un monde rural où la dureté est omniprésente : dans le travail, dans le climat, dans les relations humaines. C’est dans cette forme de raideur, de brutalité, parfois même d’inhumanité, que le film nous plonge.

Mais, étrangement, c’est aussi un film d’amour. L’amour de la terre, l’amour de l’être aimé, l’amour de ses convictions.

Le scénario, tiré d’une histoire vraie, est construit de manière surprenante, presque chirurgicale. Maîtrisé de bout en bout, il épouse parfaitement cette volonté de réalisme qui s’approche volontairement du documentaire.

Les scènes de dialogue sont magistrales, dignes des plus grands cinéastes. L’atmosphère demeure pesante tout au long du métrage, dépouillée de musique, brute et sans artifice.

Les acteurs sont tous éblouissants et trouvent chacun leur moment pour crever l’écran.

C’est une réussite totale.
Olivier POLFER
Olivier POLFER

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2026
Encore un film avec Marina Fois où elle joue encore un personnage improbable, très froid, trop forte (l'autre film étant ils sont vivants). J'ai comme la désagréable impression qu'elle joue un peu ce qu'elle est dans la vie ou du moins ce qu'elle voudrait être. Désolé pour l'aspect psychologisant de ma rubrique mais comme Marina Fois c'est une comédienne qui aime beaucoup l'idéologie , mon commentaire se tient. Dans les deux films elle se bat quasiment avec ses enfants, elle est habitée par une mission et dans ce film à la fin il ne reste que deux femmes.
Pour le film lui-même il est assez prenant hormis les réserves émises dans les lignes qui précèdent.
Sophie Joseph
Sophie Joseph

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2026
Le titre est mal choisi, "Los Hombres", aurait été un choix plus judicieux ; il n'y a que les hommes pour agir de la sorte !
Un film bien interprété, d'accord, mais quels intérêt ? Violence et malaise tout le long du film et en plus, aucune surprise !
Cadreum
Cadreum

91 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 avril 2026
Avec As Bestas, Rodrigo Sorogoyen poursuit le geste entamé dans Que Dios nos perdone, El Reino et Madre : prendre un conflit identifiable et le tendre jusqu’à l’asphyxie. Ici, un couple français s’installe dans un village isolé de Galice pour y cultiver une utopie rurale. Deux frères du cru défendent un projet d’éoliennes qui promet de l’argent et une survie économique. Mais le désaccord politique devient vite organique. Le film ne raconte pas seulement une querelle de voisinage, il décrit le moment précis où la discussion cesse d’être un échange pour devenir un territoire à défendre. Ce qui se fissure, ce n’est pas seulement la coexistence, c’est l’idée même d’un sol commun.

Sorogoyen travaille la durée comme une contrainte physique. Les longs plans-séquences, notamment dans la scène du bar, assignent le spectateur à la table, au silence, aux regards qui durent trop longtemps. Rien ne coupe, rien ne protège. Les mots s’accumulent jusqu’à devenir coups. Cette continuité crée un effet d’enfermement plus que de réalisme : on ne contemple pas la tension, on la subit.

Le paysage galicien devient alors un acteur à part entière. Routes étroites, forêts épaisses, maisons battues par le vent composent un monde où l’hostilité n’est plus seulement sociale, elle est atmosphérique. Les corps semblent absorbés par la terre qu’ils prétendent défendre. L’animalité annoncée par le titre affleure dans les silences, dans la fixité d’un regard, dans un moteur qui gronde au loin.

La séquence de la disparition d’Antoine radicalise cette logique. Sorogoyen refuse le montage haché du thriller classique. Il étire la durée, accompagne les gestes, retarde l’issue. Le spectateur sait que quelque chose d’irréversible est en train de se produire. Le temps devient supplice. Cette dilatation crée une tension indéniable mais elle installe aussi une position de surplomb. Nous sommes moins dans l’incertitude que dans l’attente d’un point de non-retour déjà annoncé.

Le scénario participe de cette conduite. L’apparition précoce de la petite caméra d’Antoine est rapidement désignée comme un futur nœud dramatique. Dès lors, le récit s’organise autour de cette promesse différée. De plus, la seconde partie du film repose en grande partie sur l’attente de la découverte des images.

Malgré tout, plus que cela, la seconde partie, centrée sur Olga, déplace le conflit. À la frontalité masculine succède une résistance obstinée. La confrontation finale avec la mère des frères atteint une intensité verbale insoutenable, mais là encore, la montée en puissance est millimétrée. La scène est d’une intensité remarquable, mais on sent la gradation scénaristique sous la surface. Cette colère, plus que les autres, me semble moins authentique que programmée.

Ainsi As Bestas m'impressionne. Il installe une tension que peu de films contemporains savent maintenir avec une telle constance. La maîtrise formelle est indéniable mais cette puissance s’accompagne d’un sentiment ambivalent. À force de contrôle, le film laisse peu de place à la dérive, à l’accident, à l’inattendu. Les personnages semblent parfois enfermés dans l'écriture. Et à rebours de l'entièreté de sa filmographie, c'est peut-être un maux qu'il faut généraliser.
pat4poufzouz
pat4poufzouz

12 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 janvier 2026
Le film est parfaitement maîtrisé. Très beau. Très vrai. On est des deux côtés à la fois, on comprend et pourtant on voit le destin en marche.
Rorian
Rorian

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2025
Du cinéma comme ça on en redemande ! Même si la fin est prévisible, la tension dégagée par cette réalisation exemplaire est palpable. La terre est dure !
CloakBack
CloakBack

15 abonnés 476 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2025
Un couple s’installe à la campagne, convaincu que l’éloignement apportera une forme d’apaisement. As Bestas transforme cette promesse de calme en un affrontement sourd, où chaque geste et chaque regard deviennent des lignes de fracture.

Rodrigo Sorogoyen inscrit le film dans un contexte espagnol actuel, marqué par la fracture entre zones urbaines et campagnes abandonnées. Le récit fait écho à des territoires ruraux vieillissants, privés de services et de perspectives, où le sentiment d’oubli nourrit rancœurs et ressentiments. La question du territoire y est centrale. La terre n’est pas seulement une valeur économique, mais un marqueur d’identité et de légitimité. Le film observe ce climat sans le théoriser, laissant apparaître une violence latente née de frustrations accumulées et d’un dialogue devenu impossible.

Le tournage dans des zones rurales isolées de Galice joue un rôle déterminant. Les paysages âpres, les villages réels et les espaces ouverts créent une sensation d’enfermement. Sorogoyen adopte une mise en scène très physique, faite de plans étirés, de silences pesants et de regards insistants. La musique est rare, la caméra attentive aux gestes les plus anodins. Le lieu ne sert pas de décor, il façonne la tension. Cette approche donne au film une texture presque documentaire et ancre le conflit dans une réalité rude, jamais stylisée.

As Bestas aborde frontalement la question de l’altérité. Le film montre combien l’intégration peut rester illusoire lorsque les rapports de domination, les différences culturelles et les blessures sociales sont profondément ancrés. L’affrontement n’oppose pas simplement des individus, mais deux visions irréconciliables du monde, du progrès et de la survie. Le film explore aussi la violence ordinaire, celle qui s’installe lentement par l’humiliation, la répétition et le silence.

Le message est sombre. La violence n’apparaît pas comme un dérapage isolé, mais comme le résultat d’un abandon institutionnel et d’inégalités durables. Le film suggère que lorsque les structures collectives disparaissent, les conflits se déplacent sur le terrain intime et dégénèrent. Il n’excuse rien et refuse toute lecture simpliste. La justice, la bonne volonté et la raison semblent impuissantes face à des tensions enracinées dans le territoire et l’identité.

J’ai trouvé le film prenant, malgré un rythme parfois étiré. Les paysages, la rudesse des personnages et la manière dont le film enferme progressivement le spectateur fonctionnent très bien. La musique, lorsqu’elle est présente, renforce la tension dans les moments clés. Les thématiques abordées sont fortes et traitées avec sérieux, sans effets inutiles.

Le film montre toutefois certaines limites. Certains personnages antagonistes apparaissent parfois trop monolithiques, ce qui réduit la complexité psychologique du conflit. La montée en tension, très efficace dans sa première partie, s’étire ensuite, avec des séquences qui prolongent un malaise déjà installé et donnent une sensation de longueur. Enfin, un changement de focalisation narrative en cours de route, audacieux, peut créer une légère rupture dans l’engagement émotionnel.

As Bestas reste un film solide, tendu et rigoureux, qui impressionne par sa maîtrise et la dureté de son regard. Une œuvre exigeante, qui dissèque la haine ordinaire sans chercher ni consolation ni simplification.
CH1218
CH1218

287 abonnés 3 340 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2025
Bien que la cheminement de ce thriller rural soit un peu lent, son atmosphère pesante m’a rapidement asphyxié. Mon écœurement vis-à-vis de cette nature humaine chargée d’hostilités telle que dépeinte ici par Roberto Sorogoyen doit énormément à la crédibilité et à l’interprétation des acteurs et actrices. Dédié à une certaine Margo, « As Bestas » s’avère être un film tiré d’un vrai fait divers (le crime de Petin), rendant cette histoire encore plus abominable.
NarnoNarno
NarnoNarno

51 abonnés 728 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 décembre 2025
D’une densité remarquable, "As Bestas" impressionne par une mise en scène au cordeau, qui étouffe peu à peu ses personnages autant que ses spectateurs. Ce thriller rural nous entraîne dans un coin reculé de la Galice, où l’arrivée d’un couple de Français va dégénérer en une véritable guerre de voisinage. Le caractère rustique des décors accentue la hargne quasi animale qui naît des deux côtés et ne cesse de monter en intensité. Rodrigo Sorogoyen maîtrise parfaitement ses effets: jeux de caméra, contre-champs resserrés qui attisent l’angoisse, travail sonore évoquant parfois les procédés du cinéma d’épouvante. Entre ces moments tendus, de magnifiques plans-séquences viennent sublimer des scènes de confrontation d’une intensité rare. Un rebondissement aux deux tiers du film permet à ses deux acteurs principaux (Denis Ménochet, colosse aux pieds d’argile, et Marina Foïs, d’une précision glaçante) de briller tour à tour dans ce combat physique et psychologique qui les oppose à leurs inquiétants voisins (Luis Zahera et Diego Anido, tous deux impressionnants). 4 ans après "El Reino", où il déployait déjà une mise en scène en spirale infernale, Sorogoyen remet le couvert en installant cette fois son thriller au cœur d’un environnement naturel qui renforce l’aspect bestial de l’homme, sa peur de l’inconnu et son agressivité latente, prête à exploser à tout instant. "As Bestas" frappe par sa capacité à maintenir une pression constante grâce à une mise en scène d’une instinctivité redoutable.
Renaud David18
Renaud David18

4 abonnés 1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 novembre 2025
scénario bien ficelé sauf la caméra… un peu gros. bon jeu d’acteur sauf marie un peu trop forcée. on aime pas les fins comme ça
Mme Hérisson
Mme Hérisson

7 abonnés 386 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2025
Ce film, d’un point de vue scénario s’inspire clairement de Jean de Florette et Manon des sources, l’adaptation de Pagnol, en remplaçant l’accent marseillais par des intonations ibériques et en faisant un bond dans le temps d’environ 100 ans pour revenir à aujourd'hui. Là où Pagnol misait sur l’émotion et la poésie, ce film privilégie une atmosphère lourde, presque oppressante, ce qui lui donne une tonalité bien distincte.
Si les acteurs portent leurs rôles avec brio, le rythme pâtit parfois de quelques longueurs.
Au final, le film ne renouvelle ni son scénario ni la magie des œuvres qui l’ont inspiré. Malgré une ambiance indéniable, il reste en deçà de ses modèles et peine à s’imposer dans les mémoires.
laurencehugou
laurencehugou

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 octobre 2025
superbe film avec 2 protagonistes exceptionnels d'abord lui puis elle. la dignité contre la bêtise.
Kouto
Kouto

36 abonnés 4 856 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 octobre 2025
Un couple de français emménage dans un petit village de Galice mais doit faire face à l’hostilité des habitants locaux. Le réalisateur Rodrigo Sorogoyen dépeint avec ce thriller rural toute la cruauté enracinée chez l’homme grâce à sa mise en scène au cordeau instillant une tension sourde à son récit dépeignant une histoire dont la banalité apparente va la rendre encore plus tragique. Le cinéaste espagnol confirme le talent dont il fait preuve jusqu’à présent au travers une réalisation ample dans ses mouvements avec ses nombreux longs focal de la campagne galicienne appuyant le climat anxiogène auquel sont confrontés les protagonistes incarnés à l’écran par les excellents Marina Foïs et Denis Ménochet. Une œuvre intense et éprouvante pour les nerfs.
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