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Pierre T
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4,5
Publiée le 17 août 2022
Magnifique leçon sur l'importance du QUI (et non pas du QUOI) quand on se lance dans un projet de vie. Impossible d'échapper à l'importance de l'humain autour de nous. Quel que soit le QUOI, le "avec Qui" l'emporte... Chef d'oeuvre. d'humanité et de déhumanité.
Un grand moment de cinéma avec un Duo Marina Foïs/Denis Ménochet qui fonctionne de feu de dieu. Les Films Français retrouvent de leurs superbes ces derniers moments avec d'excellents films. J'oublie pas qu'il s'agit d'un film Franco-Espagnol avant tout, mais j'ai quand même envie de dire Cocorico.
Une nouvelle pépite de Rodrigo Sorogoyen après El Reino
Grand moment de cinéma ! Denis Menochet toujours aussi impressionnant, Marina Fois et Marie Colomb tout en justesse, Luis l espagnol dont j'ai oublié le nom (pardon pardon) époustouflant mais à ne pas avoir comme voisin. Un très beau film ! Courez le voir
Pas mal, long quand même 2h 20 ! quelques scènes d'explications intéressantes où j'ai trouvé malheureusement le couple écolo complètement à coté de la plaque avec leur volonté de faire revenir les villageois ( pour faire quoi exactement ? ) et puis quelques incohérences : qui a le temps d'être agriculteur bio et en même temps de rénover des maisons gratuitement et en plus de se promener avec le chien? Pourquoi leur cuisine est complètement vieille et mal commode et leur salle à manger si bien aménagée ? Pourquoi ne partent ils pas quand il est clair qu'ils ne s'intégreront jamais?
De Rodrigo Sorogoyen (2022). Une pépite servie par deux acteurs formidables. Certainement un des meilleurs films de l'année. Tourné en forme de thriller , le film particulièrement halletant n'en est pas moins pourtant un film actuel et sociétal fort sur le racisme presque ordinaire t la violence quotidienne. A bien des égards le film tourné en Galice pourrait très bien est délocalisé dans d'autres régions du monde et de France. Tout y est , la peur de l'autre alimentée ar la jalousie, la cupidité et l'ignorance. Pourtant combien sont-ils attachants ces deux agriculteurs (bobo diraient certains) empli de bonnes intentions.La force du film est d'y insinuer petit à petit tous les ingrédients de la haine qui va déboucher sur l'irréparable. le film décrit les deux points de vue à savoir autant celui des victimes que des bourreaux très ordinaires. En ce sens, le film fait peur car il met en perspective les ressorts du racisme ordinaire. Comme celui de la cupidité et de l'envie. On en arriverait à comprendre sous l'angle économique les bourreaux ordinaires. Marina Foïs est excellente et Denis Ménochet touchant dans sa positivité nonchalante.
Très bon film. Intimiste. Avec de bons acteurs. Marina Foïs est excellente dans son rôle. La pression ne se desserre pas. Les interprétations sont bien menées.
A la fin de ce...thriller (?) rural implacable autant qu'impeccable, je me demandais si le réal réussirait à trouver une porte de sortie satisfaisante, s'il ne s'avançait pas comme ses personnages (du moins ceux qui sont toujours debout) vers une impasse. Celle qu'il a gambergée est acceptable, quoiqu'un peu télescopée, presque frustrante. Mais quel autre dénouement aurait fait mieux, je ne vois pas.... En tous cas, en sortant de la salle, encore un peu secoué par cette tranche de vie mortelle, j'ai pensé à "Délivrance", un film plus... racoleur et néanmoins efficace qui eut son petit succès dans les années 80, et qui m'avait percuté quand j'étais jeune homme. J'ai pensé aussi à "Chez ces gens là" et au grand Jacques, écorché vif gueulant ses portraits au vitriol des humains misérables... Dire donc que "As bestas" est une expérience intense est un euphémisme. Et le fait que le film aborde l'air de rien la question environnementale, avec son corollaire de tensions sociétales, lui ajoute de la pertinence.
Respect pour la maîtrise de tous les aspects corollaires de cette pépite : bande son obsédante, photo maîtrisée de la belle nature et d'un village qui menace ruine, où la crasse et l'alcool se disputent la vedette. Et bien sûr respect aux acteurs quels qu'ils soient, tous crédibles même si bien sûr l'impact du duo Ménochet/Fois passe en avant.
Oui, "As bestas" est un moment fort, une expérience qui fait mouche !
Film envoutant, qui nous berce des mystères de la terre et de la violence des relations humaines. Un tension incroyable et très belle interprétation de tous les acteurs. Très bon mélange espagnol, catalan/patois et français. Crédible
Il ne s'agit pas d'un thriller comme on le voit écrit souvent mais un drame social qui prend le temps qu'il faut pour s'installer. Les acteurs sont absolument parfaits ! Cependant, on a du mal à adhérer à l'histoire : la raison pour laquelle ce couple est venu s'installer dans ce lieu perdu. Il y a aussi le fait qu'ils restaurent des maisons abandonnées qui ne leur appartiennent pas sur leur temps et leur argent pour repeupler ce village moribond où ils n'ont aucune attache. C'est peu crédible ou alors il faut être un illuminé. On passe tout de même un bon moment grâce au jeu des acteurs.
L'anti-manichéisme réussi. On en sort - un peu assommé - en se demandant comment on s'est pas s'ennuyé un instant avec un film qui prend autant le temps.
Ce film est magnifiquement tourné. C'est beau de bout en bout,. Les paysages, l'histoire, les personnages... c'est vrai, c'est possible, on a pas envie que ça arrive et pourtant ça arrive. Et en prime les personnages de femmes sont forts et tout en nuances. Le film se termine et on pourrait le revoir tout de suite. A voir . Sans faute.
Dans la partie sud de la communauté autonome espagnole de Galice (la "Galicie", à bon entendeur, c'est en Pologne et Ukraine actuelles...), et plus précisément dans la province d'Orense, voilà un hameau, vestige d'un village d'agriculteurs besogneux vivant à la dure, nombre d'entre eux étant partis à la ville depuis des lustres. Un couple de bobos français, Antoine et Olga Denis (Denis Ménochet et Marina Foïs) s'y est installé depuis peu, faisant dans la permaculture et la restauration philanthropique de masures (ce 2e volet d'activité visant à repeupler le coin). Un projet d'extension du parc éolien sur la commune, très ventée, va instiller la discorde entre les Denis et leurs plus proches voisins, deux frères troglodytes bas-de-plafond aspirant à vendre leurs terres aux "écolos" norvégiens concernés, quand les deux Français refusent (avec raisons !) que le paysage soit dénaturé par ces machines hautement polluantes (et le hameau définitivement condamné). Les scènes d'exposition s'enchaînent - trop long, trop lent... On a peur que les 2 h 17 annoncées s'enlisent dans un naturalisme pesant, sur fond clochemerlesque et poussiéreux de querelles de voisinage rural... Heureusement, ce 5e "long" du tout juste quadra Sorogoyen va faire beaucoup plus intéressant : étude de moeurs, ravages de la frustration, portrait d'un caractère féminin remarquable (Olga)... Quand RS (à l'écriture, d'abord) ne tape plus sur le catholicisme ("Que Dios nos perdone"), ou sur la chose publique ("El Reino"), et sans Antonio de la Torre en montre incontournable, le résultat est bien meilleur. Le duo français est performant, et on retrouve avec profit Luis Zahera ("Xan"), après "El Reino", dans ce glaçant "As Bestas".
Rude, vrai, fort, pour qualifier en trois mots ce très bon film de Rodrigo Sorogoyen avec des dialogues rédigés au cordeau. Côté français,Marina Fois en couple avec Dénis Ménochet sont simplement remarquables. Celle qui joue leur fille, Marie Colomb, est très juste et son face à face avec sa mère est bien un tour de force. Côté espagnol : Luiz Zahera et Diego Anido campent deux frères rustres avec une vérité dérangeante. La psychologie des personnages est magnifiée par le décor naturel d'une Espagne rurale. On retient son souffle tant on a peur des escalades des incompréhensions franco-espagnoles que tout sépare et rassemble aussi. A voir !