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Jylg
55 abonnés
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4,0
Publiée le 31 juillet 2022
Un sujet bien d'actualité, transposable un peu partout. Des paysages magnifiques et des acteurs formidables, Menochet et Fois en tête. Un peu long cependant.
Interprétation sans faille, mais le scénario me semble qqe peu inconsistant, le prétexte des éoliennes un peu sur-interprete, j'ai eu tout le temps l'impression d'être dans un honnête téléfilm, sans plus. Mi polar, mi film social, la mayonnaise ne prend pas.
Un thriller palpitant, Denis Ménochet et Marina Foïs réalisent vraiment ici une belle performance. On ressent vraiment la pression du voisinage au point d’être mal à certain moment, un film angoissant et prenant du début à la fin. Même le rôle de la fille par Marie Colomb est réussi et bonne prestation.
Excellent c'est vraiment l'adjectif qui convient à ce film. Cette rivalité paysanne, ancrée dans un différent écologique, mais aussi de classe, de jalousie, du droit que donne de la terre où on est né .... est magnifiquement interprétée. Marina Foïs et Dénis Ménochet sont très bons. Le casting est réussi, l'une belle photo, une intensité dans le scénario qui nous tient en haleine... je recommande vivement, et j'ajoute certainement un des meilleurs film de l'année.
Film très aléatoire ! L'ambiance est là et la bande son est incroyable ! Une sorte de western en campagne ! Mais que le personnage principal est agaçant... Sa "bêtise" m'a crispée à plusieurs moments ! Marina Foïs est au contraire plus captivante et arrive à donner de la profondeur au film ! L'histoire tient sans toutefois être très élaborée... Bref un petit oui mais sans plus
J’ai été sensible à cette plongée dans le fin fond d’un village de la Galice. Là-bas comme ailleurs, (?) on ne voit pas d’un bon oeil, « l’ étranger » venir manger le pain des gens enracinés. Plus encore, si celui-ci refuse la manne proposée par ceux qui veulent implanter des éoliennes….
Le réalisateur instille peu à peu une menace sur « l’étranger ». Une fois de plus, Sorogoyen fait mouche. Son comédien espagnol (Luis Zahera) épatant, constitue cette menace comme un malaise, au dessus, des « écolos » français (Marina Foïs, Denis Ménochet). Les scènes dans le bistro du village, nous transportent dans un autre univers, à une autre époque...
Antoine et Olga forment un couple de français installés dans un petit village d’Espagne dynamique et volontaire. Ils cultivent des légumes bio et rénovent des maisons en ruines pour qu’elles soient de nouveau habitable. Mais leurs voisins ne voient pas d’un bon œil ces nouveaux venus et vont leur pourrir la vie. Un thriller haletant porté par Dénis Menochet et surtout par le calme incroyable de Marina Fois. Du grand cinéma.
C’est confirmé Rodrigo Sorogoyen est un très grand cinéaste. Un cinéaste sur lequel il va falloir compter. On sera juste plus réservé quant à son second film, « El Reino », même s’il reste du grand cinéma, ambitieux et magistral. Malgré des critiques dithyrambiques, il était peut-être trop nébuleux, complexe et fatigant. Voire prétentieux même pour certains dont nous faisons partie. En revanche ses trois autres films dont son nouveau forfait « As bestas », relèvent du génie. Jugeons plutôt de la diversité et de la maestria de sa filmographie: de l’implacable thriller « Que Dios no perdone » au sublime drame psychologique « Madre » (l’un des plus beaux et grands films de 2020) et désormais avec ce très intense et puissant « As bestas », c’est donc presque un sans-faute et, à chaque fois, une soif de septième art de chaque instant brûle pellicule, peu importe le sujet entrepris. Suspense avec serial-killer, engrenage politique infernal, trouble psychologique après la perte d’un enfant et ici conflit entre voisins sur fond de racisme. Des sujets forts qui brillent et se transcendent devant la caméra du cinéaste d’origine argentine. Ici, on se croirait dans un western contemporain et rural où la tension et le poison de la folie humaine se distillent lentement mais surement à travers l’écran et ce, jusqu’à l’étouffement pour le spectateur.
Comme avec ses précédentes œuvres, le cinéaste a su trouver un casting imposant et évident pour le soutenir dans ce film âpre et pas toujours facilement appréhendable. Un cinéma qui demande l’investissement du spectateur et c’est tant mieux. Et encore une fois, Marina Foïs vient ici montrer l’étendue de son talent décidément incroyable tout juste un mois après le génial mais bien plus léger « En roue libre ». Certes son rôle ici est plus discret et ne se dévoile que dans la toute dernière partie. Mais le peu de scènes où elle est au centre de l’attention, on ne voit qu’elle. Également, un mois après une composition déjà impressionnante (celle du réalisateur gay Peter von Kant dans le très queer film éponyme d’Ozon qui ne vaut quasiment que pour lui), Denis Ménochet revient ici en fermier écolo en proie à des voisins racistes. Un rôle diamétralement opposé qu’il empoigne avec fracas grâce à sa carrure imposante, sa force sauvage et une détermination sans faille. Un couple de cinéma impeccable secondé par des seconds rôles espagnols tout aussi irréprochables. Après, il faut avouer que la mise en place est un peu longue, tout comme le film en lui-même, et que c’est peut-être un parfois un tantinet languissant. Mais c’est pour mieux installer le malaise, le stress et la tension jusqu’à un moment pivot effroyable que l’on ne dévoilera pas et qui va rebattre les cartes de ce duel psychologique et nous mettre KO.
Sorogoyen installe son histoire dans un village reculé de Galice, au fin fond des montagnes. Un contexte peu vu au cinéma, surtout sous cet angle-là. En filigrane, le constat social sur la mort de ces petites bourgades reculées qui suintent la mort et l’oubli et que fuient les jeunes générations est édifiant. Tout comme les problèmes rencontrés par le monde agricole espagnol, similaires au français. Plus qu’un simple thriller ou film à suspense qui voit se confronter des voisins suite à une querelle (pourtant ce sujet a rarement été aussi inquiétant et anxiogène au cinéma), c’est l’autopsie d’un monde qui se meurt et d’un racisme doublé d’un côté réactionnaire propre à ces bourgades isolées. La mise en scène est sans aucun défaut magnifiant tout aussi bien ses décors naturels originaux que les duels verbaux et physiques d’une intensité rarement vue entre les protagonistes. On est dans un règlement de comptes à O.K. Corral entre paysans de notre époque. Et le stress vécu par le couple de français atteint des sommets de tension à plusieurs reprises. Si l’on fait fi de la durée du film, son doux venin s’installe durablement en nous pour ne plus nous quitter jusqu’à un final heureusement libérateur mais sobre et réaliste. Un très grand film dont on risque d’entendre longtemps et beaucoup parler, à l’instar du récent « La nuit du 12 » de Dominik Moll.
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On sort de la salle le coeur gonflé à bloc par cette histoire de ce couple pris en étau. Le jeu d'acteurs incroyable avec des scènes haletantes, palpitantes. Des bons dialogues, des images et des plans époustouflants. Bravo, vraiment ce film est d'une beauté de cinéma !
Un message problématique. Bien que le film soit beau et mette à l'honneur la langue galicienne que je n'avais que peu rencontrée, Quelle est la morale ? 1) qui critique le film? Les Français pour leur opposition égoïste face aux pauvres paysans? Les paysans pour leur bauferie? Ou les constructeurs d'éoliennes qui manquent de respect? Je pense que ce sont ces derniers. Mais quelle solution est apportée maintenant que la diabolisation des éoliennes est faite? Aucune. 2) La jeunesse est dépeinte comme écervelée, ignorante de l'amour, ingrate envers ses anciens, fougueuse, woke, certaine d'elle. Une représentation qui me fait penser que l'équipe du film est composée de boomers. Ces deux aspects sont particulièrement gênants.
Rare sont les films qui instaurent aussi rapidement une tension, encore plus rares sont les films qui parviennent à la maintenir. "As Bestas” est de ceux-là. Un banal conflit de voisinage qui vire au cauchemar, des visions du monde qui s'entrechoquent, le rejet de l'autre dans sa plus simple brutalité : de mots, de gestes, d'actes. Un thriller rural que l'on regarde en suffoquant, se demandant ce que la scène suivante peut nous réserver. Une qualité de réalisation qui renforce un scénario impeccable et des acteurs incroyables. Tout est réuni pour nous livrer 2 heures de films où l'on a peur, on frissonne, on réagit, on tente de comprendre ce qui peut mener à ce genre de situation, à se demande ce qu'on ferait dans cette situation. Du premier au dernier plan, chaque détail est pesé, chaque scène compte et importe à la narration soutenu par une bande son qui renforce l'immersion. La haine est dans le pré. Quelle baffe.
Je m'attendais à un film passionnant, vu les critiques enthousiastes que j'avais lues. Très déçue ; c'est un film sombre tout le temps, voulant montrer la brutalité des voisins vis à vis d'un couple de Français en Corogne Espagnol . J'ai eu l'impression d'un tunnel dont on ne sortait jamais : Interminable et dans mon cas ennuyeux.
On frôle le chef-d'œuvre, beau et glaçant, totalement immersif et paralysant... on en ressort complètement abasourdi et pensif, entre réflexion sur un scénario au fil si naturel qu'on en oubli la fiction et souvenirs d'une mise en scène aux allures de western actuel. Un grand film.
Quel film ! L'histoire est très bien construite et mise en valeur par une réalisation soignée et précise. Comme les personnages, on ressent une certaine tension qui nous emporte dans cette histoire et nous fait ressentir les émotions avec force. L'interprétation de Marina Fois et de Denis Ménochet est exceptionnelle.