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flo c.
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4,0
Publiée le 24 janvier 2024
Un film au climat angoissant, qui va crescendo : j'ai beaucoup aimé la première partie, mais encore plus la deuxième : le combat de Marina Fois pour retrouver son mari disparu. On est pris par cette histoire somme toute banale, mais très bien racontée et réalisée. Un conflit de voisinage qui mèen au drame, car chacun souhaitant camper sur ses positions sans véritablement vouloir faire de concessions. Un film à ne pas manquer donc...
Quel film puissant, prenant, fort et grave. Un sujet traité avec la dureté des caractères et du métier. Des acteurs formidables, sans fards, donnant une interprétation peu commune. Pas d'artifices ou décorum mais un jeu imperturbable et grave qui bouleverse. Terrible histoire et dialogues durs. Film vraiment fort.
Très grand film, extrêmement bien interprétés par tous les acteurs. Un thriller western en tension, qui fait froid dans le dos, bestial, terrifiant mais très réaliste tant c'est bien filmé. Deux visions du monde, aucune solution qui ne se dégage, une fin inéluctable.
Thriller psychologique à la tension constante, ce récit d'une querelle de voisinage dévoile graduellement des enjeux plus essentiels encore que la présence rémunérée d'une éolienne dans un village misérable d'une Galice aux paysages mis en lumière avec amour. Illustrant la bestialité où mènent l'envie, la rancoeur, la hargne, ce drame de la divergence existentialiste donne une pleine place à ses personnages auxquels Denis Ménochet, Marina Fois et Luis Zahera confèrent épaisseur, âme et crédibilité (à l'inverse d'une peu convaincante Marie Colomb). Annonçant d'emblée la violence de l'histoire, la mise en scène tendue, la musique étouffante et l'atmosphère apnéique se combinent adroitement. Même si les choix narratifs finaux peuvent se discuter, le scénario très solide interroge le fauve en nous autant que notre (a)moralisme et nos idéaux. Viscéral, nerveux, sinistre.
Ce film aurait pu s'appeler : "La réincarnation de Jean de Florette va voir si chez les Espagnols des montagnes c'est mieux que chez le Papé : ben non, c'est pire." Marcel Pagnol s'en retourne dans sa tombe tellement ce film est un plagiat de son roman. Le papé et Hugolin sont là, version hibérique (des cousins consanguins de Manuel Valls ?). On a même un petit moment avec Manon des sources et la tentation d'Hugolin. Question réalisation : l'ennui. Question direction d'acteurs : c'est mou, ça fait la tronche, ça crie, c'est plein de redondances. Et le film fait 2h10, ça déborde de longueurs, de silences, de scènes vraiment inutiles et évidemment dès qu'on avance un peu, bam une ellipse. La meilleure étant à la toute fin, qui préfère se concentrer sur le visage inexpressif de Marina Foïs plutôt que d'aller vers la résolution.
formidable casting ,tension permanente . moment un polar ,ou tout simplement un fait divers très révélateur d une société qui veut détruire ce qui menace ,sans raisin à part une territorialité de possession . interprétation exceptionnelle des deux acteurs . très grand film
Film long, sombre, déprimant, et extrêmement mal joué par les acteurs Français (Les Espagnols ne s'en tirent pas trop mal). Histoire sans queue, ni tête. Une fin lamentable. L'histoire s'arrête là où l'action devrait ENFIN commencer ! Je suis en colère d'avoir gaspillé 2h20 de ma vie devant ce navet.
Incompréhensible toutes ces étoiles pour ce film noir et déprimant d'une langueur monotone (!!!!). Tout le monde joue mal. Les paysans sont décrits comme des êtres primaires et malhonnêtes. C'est long et ennuyeux. Trop de scènes sous-titrées : Entendre Marina Fois et Denis Ménochet parler en espagnol avec des fautes dans toutes les phrases est particulièrement pénible. L'histoire aurait pu se passer en France (ça n'aurait rien changé à la médiocrité de la réalisation et des acteurs). Bref, j'ai beaucoup souffert pendant ces 2h20... Mais je suis allée jusqu'au bout ! Je mérite une médaille !
Dimanche soir, j'ai regardé le film "Les Bêtes", un drame à suspense réalisé par Rodrigo Sorogoyen. L'intrigue se déroule dans un petit village de Galice, en Espagne, et est initialement entièrement réalisée en espagnol, ce qui m'a surpris, car je savais qu'il s'agissait d'un film français. Le français n'est parlé qu'au domicile d'Antoine et Olga, un couple français qui réside désormais dans ce village et est victime de discrimination de la part de ses voisins espagnols.
spoiler: Tout au long du film, l'escalade de la xénophobie entre les résidents et le couple génère un mal-être, conduisant inévitablement à une réflexion : pourquoi ne quittent-ils pas les lieux ? C'est une mauvaise question. Je me répétais que le problème ne vient pas du couple, mais de la xénophobie des voisins. Même s'il convient que le couple français a eu d'énormes difficultés à s'exprimer, rien de tout cela ne justifie la violence des Espagnols, extrêmement inquiétante. Je suis migrant depuis l'âge de 17 ans, j'ai vécu dans quatre villes différentes et j'ai maintenant 26 ans. Je comprends le double sentiment selon lequel « cela n'a pas de sens de retourner à nos origines » et en même temps « nous ne nous adapterons peut-être jamais et ne nous intégrerons jamais dans nos nouveaux lieux ». C’est un embarras quotidien pour un migrant.
Le dialogue entre Olga et sa fille en cuisine était émouvant, mettant en valeur les brillantes performances des deux. La fille exprime son désir de retirer sa mère de ce territoire hostile, arguant qu'elle ne doit pas rester au village. Cependant, Olga, une adulte dotée d'un libre arbitre, choisit de rester là-bas et explique incroyablement que personne, pas même sa propre fille, ne devrait avoir d'opinion sur l'endroit où une personne devrait ou ne devrait pas s'installer.
Le film est remarquable, proposant plusieurs réflexions sur les illusions du capitalisme à travers des technologies durables qui, au lieu de nous unir, nous déchirent en tant que société. Un capitalisme vert heureux n’est pas possible. Le discours des voisins sur la pauvreté rurale a également retenu mon attention, car il fait également partie du discours macro-capitaliste développemental. A certains moments j'aurais souhaité que le chien d'Antoine soit féroce et attaque les agresseurs, mais j'ai compris que l'animal était la représentation ferme de ses propriétaires : dépourvu de valeurs égoïstes, humble et essayant d'être le plus harmonieux possible dans son nouveau territoire et sa nouvelle vie.
Très bon film. Le réalisme sombre fait plaisir. Trés bien construit et le jeu des acteurs vraiment top. Un peu long et prévisible par moment, mais cela ne gache en rien . une belle réalisation. A voir sans conteste!
Par le passé, nous avons pu être dubitatifs vis-à-vis des deux polars sans surprise de Rodrigo Sorogoyen. Il faut bien reconnaître qu’avec "As Bestas", il parvient à mettre tout le monde d’accord. Le cinéaste s’éloigne en effet de la facture classique du polar, proposer un film noir, social et profond, dans lequel il parvient à imposer véritablement sa griffe. Il s’accompagne pour cela de deux merveilleux acteurs français que son Denis Ménochet et Marina Foïs. Ou comment deux personnes désireuses de travailler honnêtement, se trouvent confrontées au plus impitoyable des harcèlements. Malaisants de bout en bout, "As Bestas" est un voyage terrifiant au royaume de l’intolérance.