Note moyenne
3,6
902 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
21 critiques
4
25 critiques
3
31 critiques
2
17 critiques
1
2 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
J'ai vu dimanche ce film de François Truffaut, qui m'a compètement bouleversée. La musique est magistrale, l'image grandiose, sans parler de l'interprétation troublante d'Isabelle Adjani (surtout quand on sait qu'elle n'avait que 19 ans à l'époque) ! J'ai revu ce film hier et aujourd'hui (pour vous dire!), et je ne lui trouve aucun défaut, à part peut-être la voix-off finale qui coupe un peu l'émotion. A voir et à revoir sans modération!
Un véritable film d'auteur sur la passion à sens unique. La passion d'un Truffault pour Adjani et la passion d'adèle pour son officier.Adjani dévore littéralement l'écran par son talent ici exceptionnel et sa beauté. Naissance d'un mythe
Un film bien réalisé nous rappelant que l'amour est aussi beau que destructeur.
Malgré ma tendance à plébisciter les films en costumes d'époques, je crois que c'est Isabelle Adjani qui me fascine dans son évolution. François Truffaut lui procure un cadre et une photographie qui relèvent de la haute couture ! (j'y reviens).
Et ce H que l'on nous suggère épris de grandeur... A la fois dur, distant et néanmoins père.
Et ce H que l'on nous suggère épris de grandeur... A la fois dur, distant et néanmoins père.
Truffaut a choisi de se pencher sur la vie de la fille cadette de Victor Hugo et il a bien fait ! car qui d'autre que lui aurait pu restituer toute la folie et tout l'amour destructeur qui habite Adèle et qui, petit à petit, la consume ?
Par ailleurs, il fallait une actrice à la hauteur pour interpréter le rôle principal, et encore une fois, Truffaut a visé haut, puisque ce n'est personne d'autre qu'Isabelle Adjani qui a été choisie. Le regard de braise d'Isabelle s'accorde merveilleusement bien avec le feu intérieur qui habite Adèle. Adjani est parfaite. Le seul bémol que je trouve au film est peut-être le manque de dynamisme de certaines scènes qui ont tendance à se répéter et s'allonger. Mais ce ne sont que des détails, l'ensemble du film est superbe.
Par ailleurs, il fallait une actrice à la hauteur pour interpréter le rôle principal, et encore une fois, Truffaut a visé haut, puisque ce n'est personne d'autre qu'Isabelle Adjani qui a été choisie. Le regard de braise d'Isabelle s'accorde merveilleusement bien avec le feu intérieur qui habite Adèle. Adjani est parfaite. Le seul bémol que je trouve au film est peut-être le manque de dynamisme de certaines scènes qui ont tendance à se répéter et s'allonger. Mais ce ne sont que des détails, l'ensemble du film est superbe.
Film qui paraît aujourd'hui un peu désuet, un peu "passé" - décors, et quelques "trucs" comme les "effets spéciaux" des cauchemars d'Adèle sur Léopoldine... L'histoire, en revanche, est indémodable : Adèle Hugo, la fille de Victor, amoureuse folle d'un officier qui lui a fait la cour de façon pourtant velléitaire, débarque à Halifax pour retrouver celui qu'elle pense être toujours son amant et son futur mari. Mais il n'en est rien. Son amour, déjà passionné, prend alors les formes les plus terribles : obsession, jalousie, mensonge, et pour finir folie. J'oserai dire qu'il ne faut pas retenir ce film parce que c'est du "Truffaut", mais parce qu'on y retrouve une des premières prestations formidable d'Adjani... qui reçut d'ailleurs deux prix prestigieux pour ce rôle...
"L'histoire d'Adèle H." est une histoire d'amour sans véritable amour. Adèle est instable, Pinson est éteint, et les sentiments comme les souvenirs sont encombrants. Truffaut, empathique, nous parle d'une femme prisonnière de son nom, de son histoire, de sa passion, et nous dit quon nest jamais aussi fragile et impuissant que lorsquon se laisse emporter par ses émotions. Ici, lhéroïne romantique peut être individualiste, capricieuse, cruelle, à la fois victime et bourreau. Le propos est ambitieux, la reconstitution soignée, la mise en scène magnifique car d'une discrétion rare pour ce genre de production.
Adjani, à 19 ans, dépassait le stade de la maîtrise technique pour incarner Adèle. Elle vit ce rôle comme si sa propre vie en dépendait et offre au public une magnifique composition. Il y a quelque chose de miraculeux dans ce qui se passe sur son visage. Une actrice se doit de posséder ces rôles, Adjani se laisse posséder par celui-ci. Elle aimante la caméra sans se laccaparer, et tire lensemble du casting au sommet.
Adjani, à 19 ans, dépassait le stade de la maîtrise technique pour incarner Adèle. Elle vit ce rôle comme si sa propre vie en dépendait et offre au public une magnifique composition. Il y a quelque chose de miraculeux dans ce qui se passe sur son visage. Une actrice se doit de posséder ces rôles, Adjani se laisse posséder par celui-ci. Elle aimante la caméra sans se laccaparer, et tire lensemble du casting au sommet.
Avec L’Histoire d’Adèle H., Truffaut filme la folie amoureuse d’Adèle Hugo, fille de Victor Hugo, obsédée par un officier indifférent. Entre décors naturels et montage nerveux, le réalisateur capture l’effondrement d’une femme prisonnière de son obsession — et de son héritage familial.
Si l’histoire dérange (on oscille entre compassion et malaise face à cette traque amoureuse), c’est le destin tragique d’Adèle, écrasée par l’ombre de son père et de sa sœur disparue, qui fascine. Isabelle Adjani, sublime et terrifiante à 20 ans, incarne cette chute avec une intensité rare.
La question du film : à quel moment l’amour peut-il devenir destructeur ?
Une œuvre troublante, où l’amour se confond avec la perte de soi.
Si l’histoire dérange (on oscille entre compassion et malaise face à cette traque amoureuse), c’est le destin tragique d’Adèle, écrasée par l’ombre de son père et de sa sœur disparue, qui fascine. Isabelle Adjani, sublime et terrifiante à 20 ans, incarne cette chute avec une intensité rare.
La question du film : à quel moment l’amour peut-il devenir destructeur ?
Une œuvre troublante, où l’amour se confond avec la perte de soi.
L’Histoire d’Adèle H c’est une histoire d’amour à sens unique, une histoire bien triste où se mêlent sentiments et folie. Truffaut met en scène cette histoire vraie tirée des écrits de la fille de Victor Hugo, cette dernière étant campée par la très belle Isabelle Adjani. L’histoire, aussi réelle soit-elle paraît totalement absurde et, plus gênant, les personnages, quasi tous très peu engageant ne poussent pas vraiment à l’empathie, du coup il n’y a que bien peu d’émotion qui transpirent de ce métrage. Adjani a frôlé l’Oscar pour ce rôle ? Grand bien lui fasse, en attendant je l’ai trouvé terriblement agaçante, continuellement dans le sur-jeu, elle en fait des caisses et on n’y croit pas du tout. Pour le coup elle est aussi assez mal dirigée, Truffaut en étant tombé raide dingue avait visiblement d’autres priorités … L’écriture ne m’a pas convaincu, la mise en scène est plate et l’ennui guette fréquemment. Il n’y a guère que les costumes et certains décors qui retiennent l’attention, pour le reste ça paraît bien pauvre et à mon sens on est loin des meilleures sorties du réalisateur.
Un amour que personne ne veut recueillir finit toujours par se refermer sur celle qui le porte, telle une blessure sans exutoire qui n'a d'autre choix que de se retourner contre elle-même. Truffaut filme cette implosion avec une froideur presque clinique, celle qu'on réserve aux maladies qu'on ose à peine nommer, cette érotomanie qui pousse à se croire aimée envers et contre tout. Adèle cesse peu à peu d'habiter le monde réel pour emménager dans un roman qu'elle s'écrit à elle-même, un refuge qui se referme sur elle à mesure que le dehors n'y trouve plus sa place. Sous cette passion à sens unique gronde une faille bien plus ancienne : celle d'être la fille d'un monument qui écrase tout. Alors elle disparaît, prend un faux nom, comme si se dissoudre était la seule façon de continuer d'exister. Il y a aussi ce deuil jamais dit, celui d'une sœur noyée, la préférée, qu'on n'a jamais cessé de pleurer. Courir après un homme qui ne veut pas d'elle. Cest peut-être ça au fond, la seule échappatoire qu'Adèle ait trouvée à une place impossible dans sa famille, celle de la survivante, jamais aimée comme l'autre.
La caméra, elle, ne lâche jamais Adèle. Collée à son visage jusqu'à l'étouffement, elle l'enferme dans des intérieurs sombres ou des extérieurs balayés par le vent et la nuit d'Halifax. Ce dispositif traduit à merveille sa solitude, mais à force de répéter le même geste amoureux, le film finit par tourner en boucle sur lui-même. On y gagne en asphyxie psychologique, on y perd en tension dramatique, et la mise en scène, sage, sans éclat particulier, ne vient jamais bousculer cet enlisement.
Face à cette caméra qui ne regarde qu'elle, Isabelle Adjani, dix-neuf ans, habitée, dévorante, porte le film entier sur son visage somnambule. Sa folie suit une logique intérieure d'une cohérence parfaite. Elle ne joue jamais le dérèglement, mais une raison qui se serait construite ailleurs, et c'est précisément ce qui rend son vertige si dérangeant. Elle avait quitté la Comédie-Française pour ce rôle, contre l'avis de l'institution, un pari qui allait la faire exploser aux yeux de tous. Truffaut, qui n'a jamais su filmer l'amour avec neutralité, tombe à son tour amoureux de son actrice le temps d'un tournage où elle, comme Adèle avec son lieutenant, ne cesse de lui échapper.
La caméra, elle, ne lâche jamais Adèle. Collée à son visage jusqu'à l'étouffement, elle l'enferme dans des intérieurs sombres ou des extérieurs balayés par le vent et la nuit d'Halifax. Ce dispositif traduit à merveille sa solitude, mais à force de répéter le même geste amoureux, le film finit par tourner en boucle sur lui-même. On y gagne en asphyxie psychologique, on y perd en tension dramatique, et la mise en scène, sage, sans éclat particulier, ne vient jamais bousculer cet enlisement.
Face à cette caméra qui ne regarde qu'elle, Isabelle Adjani, dix-neuf ans, habitée, dévorante, porte le film entier sur son visage somnambule. Sa folie suit une logique intérieure d'une cohérence parfaite. Elle ne joue jamais le dérèglement, mais une raison qui se serait construite ailleurs, et c'est précisément ce qui rend son vertige si dérangeant. Elle avait quitté la Comédie-Française pour ce rôle, contre l'avis de l'institution, un pari qui allait la faire exploser aux yeux de tous. Truffaut, qui n'a jamais su filmer l'amour avec neutralité, tombe à son tour amoureux de son actrice le temps d'un tournage où elle, comme Adèle avec son lieutenant, ne cesse de lui échapper.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse