Ce film est un des meilleurs de Steven Spielberg et il faut l'avoir vu au moins une fois dans sa vie !! Ce fim est à la fois une autobiographie du réalisateur, mais aussi un message destiné aux enfants, et un appel à la tolérance et l'amitié !
Voilà un film qui a remporté 4 oscars, et qui les mérite ! Ces qualités : la mise en scène stupéfiante, les effets spéciaux très bien fait pour l'époque, l'histoire qui surprend et fini par faire pleurer à tous les coups, et surtout, surtout la BO de John Williams ! La musique accompagne tellement bien le film, quel chef-d'oeuvre ! Apres il faut reconnaitre un défaut au film (qu'on retrouve beaucoup dans les vieux films de Spielberg) c'est la lenteur, l'ennui devant certains actes.
Il n'empêche que . l'extraterrestre reste un film culte, avec un alien moche mais sympa, des plans magnifiques, des répliques cultes
(.... téléphone.... maison..../Je suis... toujours là.... !)
, et une mise en scène et une musique dont l'alchimie est parfaite !
Ce qui est tellement bien c'est la façon dont un enfant triste et en difficulté à cause du divorce de ses parents se retrouve consolé et bercé par un extraterrestre arrivé d'une planète à 3 millions d'années-lumière !
Comment deux créatures si différentes pouvaient devenir amies !
C'est stupéfiant, mais Steven Spielberg le raconte si bien, et John Williams le retranscrit si bien en musique !
Update après revisionnage :
Un classique du cinéma toujours merveilleux à revoir, explorant l’amitié, la séparation, la cruauté humaine et l’acceptation de la différence dans un savant mélange de science-fiction et de poésie.
Devant d’abord être un film d’horreur à la Poltergeist, Spielberg s’inspire finalement de son traumatisme du divorce de ses parents pour créer ., un gentil extraterrestre qui joue le rôle d’ami imaginaire et consolateur (les adultes ne peuvent pas le voir, cf Le petit prince). Cependant j’en connais certains qui ont quand même été traumatisés par l’apparence de ., tandis que moi j’avais été marqué, petit, par l’arrivée de scientifiques en combi de spationautes qui veulent kidnapper . Il faut dire que certains plans sont visuellement très marquants (la ville, les champignons, la soucoupe, . téléphone maison, la lumière dans la cabane, le vol en vélo). A noter que le logo de la Amblin Entertainment, la société de Spielberg fondée grâce au succès phénoménal du film, reprend la fameuse image du vélo devant la lune. Spielberg est aussi un génie du cadrage (l’homme au trousseau) et de la mise en scène (ordre des scènes, révélation progressive et suggestive de la surveillance scientifique). Certes, pour ce qui est du personnage du “beau-père” ça reste peut-être un peu trop suggéré.
Le design de l’alien est culte et son animation est impressionnante pour 1982 (oscar pour les effets spéciaux). Henri Thomas est prodigieux dans un rôle qu’il a bien mérité (il n’y a qu’à voir l'impressionnante vidéo d’archive de son audition). Pour l’anecdote Harrison Ford jouait aussi dans une scène, malheureusement coupée au montage. Autre anecdote : si on regarde bien la scène de la poursuite à vélo on peut voir en arrière-plan qu’un des acteurs fait une chute de vélo qui a été gardée au montage.
La version restaurée de 2002 présente énormément de modifications (place des personnages, expressions faciales de . ajoutées, effets rajoutés comme cette espèce d’effet vertigo pas très beau sur le panorama de la ville, 30 minutes de musique/bruits en plus).
La BO est facilement une des plus belles du cinéma, composée par le fidèle John Williams, elle offre des leitmotivs fabuleux : des variations à la harpe pour le thème de l’amitié, un piano magnifique pour “Over the moon”, un thème principal qui mélange bizarre et merveilleux, une fanfare jubilatoire pour la scène des vélos. Le final de “Adventures on earth”, lors de la scène du départ de ., est juste larmoyant. La scène du vol de nuit est sublime parce que le thème musical (que certains veulent inspiré de Muzio Clementi) résonne pour la première fois pleinement après de multiples suggestions depuis le début du film. Dès le début “Abandoned and pursued” est un morceau qui se termine par une géniale envolée de lancement du film. Encore un oscar mérité pour John Williams.
Qui n’a pas pleuré devant la scène des adieux, avec le “I’ll be right here”, la guérison finale de Eliott par le doigt de ., et ce dernier qui ramène la fleur chez lui, et s’en va en laissant un arc-en-ciel derrière lui, avec de nouveau une fanfare extraordinaire ?
Le film laisse quand même le champ libre à de nombreuses interprétations, et les théories ont circulé, farfelues (. qui meurt et ressuscite est une allégorie du christ) comme moins farfelues (. proviendrait la galaxie lointaine très lointaine de Star Wars, d’où sa réaction familière avec le déguisement de yoda, sa faculté de lévitation des objets et la présence de créatures lui ressemblant étrangement dans les tribunes du sénat dans La menace fantôme). . est aussi une réflexion sur les comportements humains, notamment la science, bien que maladroitement représentée (comportements improbables vis-à-vis de l’alien), et toujours la police jugée incompétente et abusive.
Un chef-d’œuvre bouleversant pour ma part.