Notre corps
Note moyenne
4,0
231 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

20 critiques spectateurs

5
6 critiques
4
8 critiques
3
4 critiques
2
1 critique
1
0 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2026
Avec Notre corps, Claire Simon transforme l’hôpital gynécologique en espace de parole, de vulnérabilité et de résistance, où chaque consultation devient le reflet d’une expérience intime et politique du corps féminin. Le documentaire impressionne par la qualité de son écoute et par cette manière très délicate de laisser émerger les récits sans jamais les réduire à un simple discours militant ou sociologique. Simon filme les échanges médicaux avec une attention au moindre silence, révélant autant la fatigue institutionnelle que l’humanité fragile qui circule encore dans ces lieux. Pourtant, derrière la richesse des témoignages et la pertinence du regard porté sur les rapports entre médecine et intimité, le film finit parfois par s’étirer dans une accumulation de situations dont la force émotionnelle devient inégale. Une œuvre profondément humaine et nécessaire dans son approche du soin et de la parole, mais dont la durée et la structure éclatée atténuent légèrement la puissance d’ensemble.
ceciel
ceciel

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2025
Un documentaire nécessaire et percutant traitant le sujet des corps féminins dans l’hôpital avec fin et délicatesse. Claire Simon implique de sa personne dans ces récits spoiler: que ce soit derrière ou devant la caméra.
J’en suis sortie émue, touchée mais surtout moins bête.
Raphaël G
Raphaël G

40 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2025
Des images d’une puissance émotionnelle forte, nous font découvrir la réalité au plus près des corps. Au sein d’un hôpital, nous assistons à des témoignages d’une grande intensité et côtoyons au plus près ces femmes dans des moments fondamentaux de leur vie.
Leniod
Leniod

16 abonnés 39 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juillet 2024
Touchant et remuant documentaire, à la Frederick Wiseman, sur les patientes du département gynécologie d'un hôpital parisien (Tenon, dans le vingtième.)

Avec notamment des naissances naturelle ou par césarienne (avec eaux, sang, placenta et caca), des opérations chirurgicales (dont des ablations de sein), des annonces de mort.

Le résultat est émouvant et rude, mais contient quelques longueurs.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 174 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juillet 2024
Claire Simon (Le Concours - 2017) s’intéresse au corps féminin dans toute sa splendeur (bien loin des normes et autres canons de beauté), dans sa diversité, sa matérialité et sa singularité. Pour cela, elle a suivi pendant 4 mois le parcours de plusieurs femmes au service gynécologique de l’Hôpital Tenon, à Paris.

Les cas abordés dans le film sont aussi divers que variés, pêle-mêle, il est question d’avortement, de changement de sexe (hystérectomie), d’endométriose, de PMA, de divers problèmes de fertilité, d’accouchements (par voie basse ou par césarienne), ainsi que des cas de cancers (de l’utérus ou du sein), de chimio ou encore de mastectomie (ablation d’un sein).

Les consultations et les opérations s’enchaînent sous nos yeux, il est difficile de ne pas repenser à certains films de Raymond Depardon (Urgences - 1988) ou de Frederick Wiseman (Near Death - 1989), à travers les échanges parfois intimes ou touchants entre médecins et patients.

Et lorsqu’au détour d’une scène, la réalisatrice se met en scène, la force du film s’en retrouve décuplée. La Chef op’ l’a filmé lors d’une de ses consultations, le jour même où elle apprenait son diagnostic (elle a un cancer, elle devra subir une chimio et une mastectomie sera inéluctable).

Quelques mois plus tôt sortait au cinéma De humani corporis fabrica (2023) de Lucien Castaing-Taylor et Verena Paravel, où la quasi intégralité du documentaire se déroulait à l’hôpital, à l’intérieur du corps des patients, cette fois-ci, Claire Simon filme les femmes sans artifice et dans le plus simple appareil (elle-même n’a pas hésité à donner de sa personne). La réalisatrice met un visage sur les patients, là où le premier film ne permettait jamais d’identifier les corps sur les tables d’opération.

Avec Notre corps (2023), la réalisatrice met les femmes sur un piédestal et met en lumière leurs joies, leurs doutes et leurs souffrances, à travers de très beaux témoignages et des combats pour la vie.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 avril 2024
Un documentaire signé Claire Simon dans un hôpital parisien.
Son parti-pris ? Se focaliser exclusivement sur des patientes. Patientes confrontées à l’endométriose, au cancer, à la maternité et autres contrariétés.
Et tout ça sans voix off.
Cependant Claire Simon s’exprime pour introduire son film, pour justifier sa vision et pour le conclure.
Entre les deux, la parole est exclusivement réservée aux patientes et au corps médical.
C’est bouleversant et émouvant.

2h40 d’immersion totale, je n’ai pas vu le temps passé. Le temps ne m’a pas paru long dans cet hôpital où des patientes de tous âges défilent pour accoucher, pour tenter de comprendre une analyse, un bilan, pour encaisser des résultats qui nécessitent des traitements lourds, pour apprécier un bilan positif.
Il en est de même du corps médical qui se démène pour assurer une fécondation in-vitro, pour tenter de se faire comprendre dans un anglais ou un espagnol approximatif, pour commenter, pour prévenir, pour encourager, pour soulager.

Au-delà de ces témoignages poignants, il y a Claire Simon que l’on retrouve ; elle n’est pas là pour assurer une voix off, elle est là comme patiente. En effet, l’ironie du sort veut que Claire Simon soit frappée d’un cancer du sein pendant le tournage de son documentaire.
Tout comme certaines de « ses » patientes, elle accepte de dévoiler son corps.
« Notre Corps » prend tout son sens : corps de femmes meurtris par la maladie, par l’âge, par l’accouchement.
Corps médical : ensemble de femmes et d’hommes soignants pour tenter de guérir des corps malmenés par la maladie, par l’accouchement, par l’âge.
J’en redemande « en... corps »…
Alex Motamots
Alex Motamots

10 abonnés 387 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 avril 2024
Un peu long, sans réelles explications, la cinéaste passe d'une pathologie à une autre, d'une grossesse à une autre.
Et puis les masques empêchent de voir les visages te les expressions : pourquoi ne pas avoir attendu la fin du port du masque obligatoire ? Au vue du propos, le film n'était pas à quelques moi près.
Le fil narratif est mince : depuis les premières règles jusqu'à la mort. Peu de place à la douleur.
Il m'a manqué du pathos.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2024
C’est vraiment intéressant et c’est aussi parce que c’est la parole des femmes qui est mise en avant.
On voit bien que tout le travail des soignants est d’écouter le patient. Et de l’accompagner. Il y a toute un travail incroyable de leur part qui fait qu’ils sont bons médecins ou pas.
On regrettera quand même tous ces masques. Ça gâche un peu …….
Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2024
Documentaire intéressant, on apprend plein de choses en assistant à ces entretiens soignants-patients, en milieu hospitalier, sans pathos, c'est toujours sobre et digne.
Esther D
Esther D

5 abonnés 5 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 février 2024
Le problème de ce film réalisé pourtant par une femme
Est que
au milieu des 2h48 du film, la présence d’un gynécologue interroge. Il s’agit d’Émile Daraï, spécialiste de l’endométriose mis en examen pour « violences volontaires » sur trente-deux femmes. Visible dans deux scènes
Caroline Sahuquet, comédienne, et Sonia Bisch La fondatrice du collectif Stopvog publient une lettre, dans laquelle elles reprochent la présence du professeur ainsi que la diffusion dans Notre corps des images d’une manifestation organisée en octobre 2021 par le collectif. « Il n’y a aucune contextualisation. On dirait que la mobilisation porte uniquement sur les violences gynécologiques, alors que nous étions rassemblées pour demander la suspension temporaire du professeur Daraï ». Les deux femmes dénoncent une invisibilisation de l’instruction en cours. « C’est un comble d’apparaître dans un film qui réhabilite ce gynécologue. Il est montré en grand ponte indispensable, il dirige son collègue lors d’une opération compliquée avec des robots… Tout cela participe à silencier les victimes présumées »
Passer sous silence le fait que trente-deux femmes ont porté plainte au pénal contre l’un des médecins présents dans le film m’interroge.
Outre ces scènes, les récentes déclarations de Claire Simon à propos du professeur Daraï ont également attisé les tensions. Dans une interview accordée au Petit Bulletin en octobre dernier, la cinéaste le qualifie notamment de « génie », de « professeur Tournesol » et de « bienveillant ». Des propos qui interrogent...
Thibault
Thibault

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 janvier 2024
Très beau documentaire. On ne voit pas le temps passer. Il est à la fois sensible et humain. Les thèmes abordés sont délicats ce qui le rend encore plus absorbant. Bravo aux équipes. Un vrai chef-d'œuvre
Laurence AUBURTIN
Laurence AUBURTIN

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 novembre 2023
La vraie vie. Formidablement observé, tourné et monté. Une grande sensibilité, une grande pudeur qui respecte les malades. Sans pathos, dur, poignant.... et malgré tout de l'espoir...
Laurence Kalfon
Laurence Kalfon

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2023
Courez voir ce fabuleux documentaire : nous qui ne sommes ni médecins ni sage femmes ni infirmiers, voir leur quotidien, leur empathie, leur sensibilité, leur humanité, c'est nous aider à nous préparer si nous devions un jour tomber malade. Les femmes qui ont accepté d'être filmées doivent ici être remerciées. Je précise que ce film montre des images médicales très crues (opérations filmées à corps ouvert). Les professionnels de la santé sont dévalorisés et ce documentaire va, je l'espère, redorer leur blason.
Je reste bouleversée plusieurs jours après la projection. Merci Claire Simon !
Nanon Gardin
Nanon Gardin

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2023
Je ne suis pas féministe et le féminisme militant me fait peur. Mais je sors du cinéma où j'ai vu Notre corps absolument bouleversée, non pas par la Cause, mais par le déniaisage qu'il représente pour moi et sans doute pour beaucoup de spectatrices. Assister au déroulement complet d'une Five, jusqu'à la pénétration filmée du spermatozoïde isolé à grand peine dans l'ovocyte est un spectacle démiurgique totalement inédit et renversant. On se sent presque indiscret d'assister ainsi à l'"origine du monde", plus encore qu'avec Courbet. Et puis la diversité des femmes, des pleureuses aux sereines, des faibles aux fortes, toutes également prises en considération, plus qu'en charge, par ces équipes médicales vivantes et drôles quand il le faut. Sans parler de l'incroyable histoire de la réalisatrice prise au piège de son récit, souriante et un brin goguenarde sur le lit du bloc, atteinte à son tour d'un cancer et filmée par son équipe. La présence des hommes, maris ou non, parfois cocasse, permet par moments de rire ou de sourire. Le filmage des opérations sous écran est elle aussi assez inoubliable. Un film tellement prenant que l'on ne voit pas le temps passer. Femmes, de la naissance à la mort, veillées par les descendants d'Esculape, sérieux et bienveillants. Les médecins de Molière sont - heureusement - bien loin !
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 octobre 2023
"Une valse folle des destinées", voilà par quoi Claire Simon conclut son magnifique documentaire après plusieurs mois en immersion dans le service de gynécologie d'un grand hôpital parisien.

Son film aurait en effet pu s'appeler "Nos Corps" tant il parvient avec beaucoup d'habileté à mêler des problématiques très différentes les unes des autres mais toutes liées au corps de la femme : la naissance, la maladie, l'avortement, la difficulté à procréer, le transition de genre, la fin de vie... mais c'est justement cette idée que toutes ces histoires se mêlent pour se retrouver autour de l'idée d'un seul et même corps, que toutes les femmes partagent, que la réalisatrice souhaite mettre en avant.

L'on peut saluer le talent de Claire Simon pour parvenir à placer la caméra à la parfaite distance selon les cas et à parfois préférer évoquer que raconter : la blouse bleue d'une assistante médicale entravant la vue lors d'un accouchement par césarienne, la perruque d'une jeune femme enceinte, sous chimio, posée sur un lit, la main d'une médecin caressant celle d'une vieille dame en fin de vie... autant d'images qui imprègnent durablement les esprits.

Ce que certains pourraient trouver frustrant est que le film nous donne à voir des instantanés, une succession de scènes nous exposant des histoires personnelles, des cas médicaux singuliers, qui ne seront pour la plupart évoqués qu'une seule fois et dont on ne connaîtra donc pas l'évolution.

Le film parvient tout de même largement à bouleverser que ce soit, par exemple, lors d'un très bel accouchement d'une maman sénégalaise venue accoucher seule, d'une scène poignante avec une grand-mère en fin de vie ou d'un récit d'accouchement difficile par une maman à fleur de peau. Plus généralement, c'est l'extrême pédagogie et l'empathie avec lesquelles chaque médecin traite ses patients qui frappe le coeur.

Et lorsque le destin de la réalisatrice elle-même vient croiser, de manière totalement imprévue, celui des patients qu'elle filme et son sujet, le film prend alors encore une toute autre dimension.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse