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coraly
19 abonnés
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4,5
Publiée le 20 avril 2024
Le réalisateur Stéphane Demoustier avait déjà frappé fort avec "la fille au bracelet", il ne déçoit pas avec "Borgo", loin de là. L'héroïne, et nous avec, se retrouve entraînée petit à petit dans un engrenage terrifiant. Rien n'est laissé au hasard dans le scénario et les dialogues, et beaucoup de détails vont se révéler très importants à la fin. Hafsia Herzi est encore une fois très talentueuse, dans le rôle de cette gardienne de prison au caractère et à la morale ambigüe, dont certains choix sont contestables (mais a-t-elle toujours le choix ?) et qui reste attachante malgré tout. Très recommandé !
Un excellent thriller ! Le montage apporte beaucoup au film et l'on comprend au fur et à mesure la chronologie des événements. Je recommande vivement ce film !
Une plongée sans concession dans la Corse sous ses aspects les plus sombres. Ça fait froid dans le dos. Intrigue et chronologie atypique et plutôt bien ficelées.
Rigueur et précision semblent définir le geste artistique de Stéphane Demoustier, avec en trajectoire thématique la dissolution des frontières entre le bien et le mal, entre vérité et mensonge. Borgo applique à la lettre ce brouillage des repères au sein d’un microcosme insulaire qui le réfléchit, invalidant la distinction entre vie publique et vie privée, saccageant la déontologie et les manuels qui la circonscrivent – en témoigne l’aveu dernier lors duquel Melissa reconnaît ne plus se souvenir du règlement – de façon à représenter les assauts à la fois libertaires de l’individu et indépendantistes de la Corse, lieu commun que l’on retrouve par exemple dans I Comete (Pascal Tagnati, 2021). Si l’entrelacs de deux arcs narratifs porteurs chacun d’un point de vue opposé demeure artificiel, l’intrigue policière traitée comme un polar s’intégrant mal à la brutalité documentaire du quotidien de la prison pour hommes ou femmes, reconnaissons l’acuité d’une œuvre qui prend le temps de poser ses situations et qui offre à ses comédiens un espace de jeu à la hauteur de leur talent. Une réussite.
Drame de Stéphane Demoustier nous plongeant dans l'univers carcéral Corse avec un casting musclé. Avec la particularité des rivalités et des règlements de compte spécifiques à la péninsule, c'est avant tout la performance de cette actrice attachante, Hafsia Herzi ( Melissa) en tant que surveillante de prison, fraîchement arrivée avec sa famille, qui va construire l'intrigue tel un thriller, détaillant pas à pas, la mécanique de bascule, malgré elle, dans une criminalité infernale. Et le scénario le montre parfaitement, depuis des petits services et arrangements ( emplois, cigarettes, protections diverses ), et ainsi nous conduire progressivement dans un étau effroyable, que seule la lueur d'esprit d' Ibiza, surnom donné par les détenus à cette matonne, sauvera de l'engrenage implacable. L'ambiance générale est solidement fidèle, hormis peut être les 2 policiers, dont le commissaire ( Michel Fau ) que nous revoyons avec grand plaisir, mais un peu mou, et Pablo Pauly, ingénieux et téméraire. Je retiendrai la superbe interprétation de Hafsia Herzi, qui fait merveille ici, aussi bien avec son mari Djibril ( Moussa Mansaly ), que dans ce monde carcéral difficile, qu'avec la Police. Il ne manque sans doute qu'un sourire, peut être dans un prochain film (?). Pour moi c'est le meilleur film du frère d'Anaïs Demoustier...Quelle famille ....!!**
Moins prenant que "La fille au bracelet", ce polar de Stéphane Demoustier est tout de même intéressant et narre à hauteur d'homme, ou plutôt ici de femme, la vie difficile des matons, notamment dans une prison pour hommes dans une région comme la Corse, avec ses codes d'honneur à respecter. Les acteurs sont bons, certaines scènes sont anxiogènes, mais il manque tout de même de quelques séquences chocs pour pouvoir en faire un très bon thriller sur la vie dans et en dehors des prisons. On est tout de même bien loin de "Un prophète" comme le promettait l'affiche du film !
Mélissa, métisse d’Ibiza, quitte le continent et sa prison de Fleury Mérogis pour exercer son travail de maton en Corse dans une prison ouverte où les détenus ne sont pas confinés dans leurs cellules. Et où les surveillants peuvent nouer des liens quitte à tomber dans une spirale sans fin. Un film carcéral autant réaliste que subtil réalisé par Xavier Demoustier qui avait déjà réussi son film judiciaire (La fille au bracelet) et qui concrétise ici avec ce qui se passe une fois que la justice est rendue.
Si l'on excepte un jeu d'acteurs inégal (ce qui peut d'ailleurs signifier que la plupart joue bien), le drame/thriller s'avère minimaliste, facile à suivre, et en prime le spectateur n'est jamais pris pour un imbécile.
Borgo, réalisé par Stéphane Demoustier, plonge dans un univers sombre et captivant en abordant la vie d'une surveillante pénitentiaire, Mélissa, interprétée par Hafsia Herzi. Le film mêle thriller psychologique et portrait social en mettant en lumière les tensions d’une microsociété carcérale corse. Mélissa, transférée en Corse avec sa famille, se retrouve rapidement piégée dans une spirale criminelle où le pouvoir des détenus dépasse les murs de la prison. Le réalisateur réussit à maintenir un rythme tendu et captivant, soutenu par une mise en scène précise, bien que le scénario soit parfois prévisible. Hafsia Herzi brille par son interprétation nuancée, apportant une profondeur à son personnage tiraillé entre devoir et tentation.
Note : 4/5 Le film est solide grâce à son ambiance immersive et la tension qu’il parvient à maintenir, bien que l'intrigue soit parfois trop linéaire
Ce qui est orignal , c'est qu'on a deux histoires mises en parallèle avec deux temporalités différentes : Mélissa qui surveille une prison, et une enquête sur un meurtre à l'aéroport de Corse, jusqu'à ce que ces deux histoires se croisent vers les 3/4 du film. En cela, le scénario est très bien ficelé. A cela il faut ajouter un bon rythme qui fait qu'on ne s'ennuie pas, et la superbe interprétation de Hasfia Herzi. Dommage toutefois que le film ne comporte aucun message évident, politique ou sociétal, à la hauteur de sa prestation. Dommage aussi que la fin plus judiciaire semble un peu trop rapide, voire bâclée.
https://www.benzinemag.net/2024/04/20/borgo-de-stephane-demoustier-un-film-noir-passionnant/ (...) Saluons la qualité du scénario et des dialogues, particulièrement bien écrits, avec un récit qui sait ménager son suspense, tout en distillant en permanent une tension très palpable, grâce aussi à un montage habile, déployant une intrigue sur deux niveaux de temporalité qui vont finir par se rejoindre. Un film palpitant, porté par le jeu tout en retenue et en simplicité de l’actrice Hafsia Herzi, incarnant magnifiquement cette matonne sûre d’elle, à la fois mystérieuse, insaisissable et envoûtante, parvenant toujours à faire front face au danger.
Après Terre battue et surtout La fille au bracelet, Stéphane Demoustier confirme qu’il faudra compter plus que jamais sur lui dans les années à venir. En tout cas, il signe avec ce film tendu et captivant, dans une atmosphère très réaliste qui tiendra en haleine jusqu’au bout, sa plus belle réalisation à ce jour.
Le film est servi par un scénario très solide qui sait amener les retour-arrière en finesse, un prodige dans les productions actuelles. L’histoire se tisse en trois fils : l’intégration difficile d’une surveillante de prison à Borgo où elle a demandé sa mutation pour partir sur de nouvelles bases avec son compagnon et ses deux jeunes enfants ; la vie quotidienne des prisonniers et des surveillants dans la prison de Borgo et son quartier ouvert qui regroupe les détenus corses, divisés en clans ; l’assassinat spectaculaire d’un chef de clan lors règlement de comptes réalisé sur contrat à l’aéroport. La surveillante de prison, Melissa, remarquablement interprétée par Hafsia Herzi, faussement indolente, circule entre ces trois fils narratifs ; elle est prise, dès son arrivée à Borgo et des déboires avec ses voisins, dans un engrenage qui semble irréversible. La Corse a sa légendaire beauté, ses mystères qu’illustre le film. Certaines scènes sont émouvantes comme lorsque les détenus chantent en cœur et en corse « Melissa, métissa d’Ibiza » en l’honneur de leur « matonne » attentionnée ou lorsque Melissa s’exerce au tir avec les membres d’un clan sur une plage de Bastia ; mais la région apparaît surtout gangrénée par ses intolérances, ses clans, leurs méthodes intrusives et leurs moyens implacables. Un film qui donne un point de vue fort sur la société corse tout en tenant en haleine le spectateur par son habile thriller.
Une surveillante pénitentiaire va quitter la région parisienne pour s’installer en corse avec son mari et ses deux enfants. Elle va vite découvrir que tout fonctionne différemment et se retrouver malgré elle dans une impasse. Hafsa Herzi dans le rôle de Melissa signe tout simplement la plus belle performance de sa carrière. De manière générale le casting est très réussi.Un polar carcéral qui ne vous laissera pas indifférent et la touche Corse n’y est pas pour rien. Plus belle surprise 2024.
« Matonne sous le soleil corse» Une actrice impressionnante au service de ce personnage de garde pénitentiaire qui se trouve progressivement impliquée par la mafia locale à force de petits services. Très bien amené. Va-t-elle s’en sortir…? Je recommande !
Pas convaincu par le jeu de l’actrice principale. Ça m’a sorti du film plusieurs fois, aucune palette d’émotions. Jeu linéaire au possible, on ne s’attache pas à elle, on n’a pas peur pour elle. Cependant, l’ambiance carcérale est super intéressante, on passe relativement un bon moment devant le film mais rien de bien fou non plus. C’était pas trop mal.