Borgo
Note moyenne
3,9
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327 critiques spectateurs

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25 critiques
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Cool_92

380 abonnés 739 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 avril 2024
J'ai eu peur au début du film, de par le jeu des acteurs et le manque d'ambition façon téléfilm France 3. Et pourtant. On est très vite cueillé et intrigué par ce thriller pas totalement carcéral. Hafsia Herzi est encore une fois excellente et porte ce film. Une bonne surprise.
Lil Sprite
Lil Sprite

71 abonnés 801 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 avril 2024
Borgo est un polar carcéral rondement mené où chaque détail compte dans le déroulement de l'histoire et de sa résolution même si le film est parfois prévisible.
Porté par un casting inspiré, le film nous tient en haleine grâce à un rythme qui ne baisse jamais en régime.
SympaLeFilm
SympaLeFilm

3 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2024
Bonne tension. J’aime bien que toute la pression et les enjeux ce passe dans des silences. Jetait dedans, j’avais le seum contre la personnage principale mais en même temps je la comprend.
soulman
soulman

143 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2024
L'univers carcéral est compliqué à appréhender au cinéma. Demoustier l'aborde ici sous un prisme parfois documentaire, parfois plus familier, mettant l'accent sur les rapports "normaux" qu’entretiennent les détenus avec leurs geôliers. Le film bascule lorsque ce rapport s'inverse et où la jeune surveillante, récemment arrivée en Corse, accepte l'aide d'un prisonnier qui facilite son intégration et celle de sa famille au sein de la cité où elle s'est installée. L'inéluctabilité de ces échanges est remarquablement narrée, tout comme leur progression liée à l'affection, voire l'attirance que ressent Melissa pour Saveriu. Dans le rôle de la matonne, Hafsia Herzi est - une fois de plus - magnifique de sensibilité et de force. De même, le suspens qui progresse au fil du récit est parfaitement articulé.
Joselito
Joselito

39 abonnés 140 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 avril 2024
Assez habile, glacial, plein de péripéties malheureusement tout à fait vraisemblables et finalement amer.
Où s'arrêtent les mensonges, trahisons, manipulations ?
Apparemment Mélissa n'est pas étrangère à ce monde alors qu'on pouvait l'admirer comme une mère courage au début.
" Un nouveau départ pour son couple" dit-elle pour leur arrivée en Corse. Après quelle autre séquence de vie et avant quelle autre ?
Xav Perddro
Xav Perddro

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2024
un film subtil qui déroule un polar réussi et nous présente une image de la Corse loin des clichés estivaux. À voir .
Cinévore24

474 abonnés 992 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 avril 2024
"On n'oublie personne, et personne ne nous oublie."

Après «La Fille au bracelet», Stéphane Demoustier nous revient avec ce drame policier se déroulant en grande partie dans le milieu carcéral corse, et où une surveillante pénitentiaire va devenir la victime du "donnant-donnant" et de l'engrenage qui va s'ensuivre.

Un film maîtrisé, évitant tout sensationnalisme dans sa mise en scène, mais manquant en même temps d'une réelle tension, m'empêchant de m'immerger suffisamment dans celui-ci. Sans oublier le jeu assez particulier d'Hafsia Herzi, qui n'a pas vraiment aidé à m'identifier à son personnage. 6,5/10.
frederic T.
frederic T.

32 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 avril 2024
Tiré d’un fait divers, Borgo est autant un polar qu’un film social. L’intrigue se déroule suivant 2 temporalités, l’enquête policière d’une part et la mécanique pernicieuse qui installe l’emprise infernale qui va faire de Mélissa, gardienne de prison ordinaire, une complice du grand banditisme, d'autre part.
C’est aussi un portrait de femme, qui sait trouver sa place dans ce monde d’hommes qu’elle côtoie au quotidien, mais qui semble perdue dès qu’elle en sort… C’est bien sûr un film sur la Corse, sa spécificité insulaire qui régit les codes sociaux et moraux tant au sein que depuis la prison, sa porosité entre les milieux familiaux et mafieux.
C’est enfin un thriller psychologique captivant qui aurait pu s’appeler « le baiser de la mort »….
Mando
Mando

4 abonnés 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 avril 2024
Voyage en Corse pour un excellent polar carcéral, peut-être même meilleur que le Un Prophète, plus réaliste aussi. Actrice exceptionnelle. Bravo je recommande.
jackflash
jackflash

20 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2024
La matonne le flic et les détenus. Inspiré d'un fait divers réel, celui d'un reglement de compte corse de 2017, Stéphane Demoustier nous propose un polar subtil, une variation cousue main de l'impossibilité d'être un transfuge culturelle. Ce film aurait pu tout aussi bien s'intituler le piège. Où comment un milieu carcéral corse communique avec l'extérieur. Comment en jouant sur une dynamique de services mutuelles et de paroles données, Mélissa, alias Hafsia Herzi, une matronne au grand cœur va se trouver piégée. Piégée par les caméras de surveillance, et instrumentalisée par une dynamique culturelle ancestrale d'emprise.. Une spirale, un mécanisme social quatre étoiles, qui vaut le coup d'être vu.
Paulin Brun
Paulin Brun

26 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 avril 2024
Stéphane Demoustier est un réalisateur trop rare, parti sur un mauvais pied avec un premier film, Terre Battue, complètement boudé par le public, pourtant très intéressant. Une fois encore, le réalisateur s’inspire d’un fait divers intervenu en 2017, en Corse, pour tisser les mailles de son drame. Le fait divers a de quoi interpeller. Une surveillante pénitentiaire, récemment arrivée en Corse, spoiler: va se retrouver impliquée dans un règlement de comptes entre factions rivales. Elle va à l’aéroport pour désigner par un baiser la victime à son assassin… Un rôle pour lequel elle sera rémunérée et pas punie. C’est donc le rôle de Judas qu’incarne à l’écran Hafsia Herzi.
Quelles sont les engrenages qui conduisent Judas  à son baiser de traître ? Voici donc où nous conduit tout le scénario, sur fond de mafia corse.

Deux brillantes idées de scénario, à mon sens, permettent au film de vraiment creuser son sujet. Premièrement, dès la scène d’ouverture (la scène où Mélissa visite la prison pour la première fois), elle croise Saveriù, le visage souriant et juvénile de la mafia corse, et elle le reconnaît de Fleury, où elle travaillait naguère. Cette ellipse permet de gagner un temps fou sur l’amorçage de la complicité, et de pouvoir se concentrer sur la montée en puissance de l’ambiguïté. Deuxième idée géniale : dès le début, Valeriu lui annonce qu’étant tombé une première fois à cause de son téléphone portable, il n’en a plus. Cela permet d’installer dès le début le principe que le drame se fera sans technologie, dans une Corse millénaire qui semble échapper au continent et à la modernité. Cela permet d’autant mieux de comprendre que le parrain corse, on ne trouve pas sa photo sur internet, et de spoiler: devoir rejouer la scène immémoriale du baiser de Judas.


Bien entendu, l’absence de portable ne sera pas une échappatoire pour le personnage central du drame. « L’île, elle est toute petite », « Je te regarde « , « Ici, ce sont les détenus qui surveillent les gardiens et non l’inverse ». Melissa est cernée de toute part par ses pressants alliés. Beaucoup plus efficace pour le climat du film que de recevoir un SMS du parrain…
AdamC
AdamC

69 abonnés 312 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 avril 2024
Hafsia Herzi est une nouvelle fois solaire et porte le film. Quelle super actrice.. ce film aux alllures de thriller sur l’île de beauté monte en tension crescendo…. Une histoire d’emprise mais avec consentement ou non ? Telle est la question qui reste en tête.
A voir
Sbparis8
Sbparis8

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2024
Pas facile de s’intégrer ou de vivre en Corse … beaucoup de gens en rêve, pas si facile. J’en connais dont la propriété a été incendiée, souvent des corses d’origine (!) alors les riches bobos ont du soucis à se faire !!!
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

134 abonnés 441 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2024
Prix du Jury au dernier Festival Reims Polar, le dernier long métrage de Stéphane Demoustier oscille avec brio entre film social et polar noir, à travers le récit de la lente descente aux enfers d'une gardienne de prison, notamment grâce à une belle finesse d'écriture.

Et puis Hafsia Herzi.

Troublante d'ambivalence et de mystère, l'actrice livre une performance immense, une nouvelle fois.

C'est sur elle que repose notamment toute la première moitié du film, un peu ronronnante parfois, il faut l'avouer. L'on se plait alors à décortiquer chaque aspect de son jeu, ses intonations, ses silences, ses regards. Entre accès d'empathie et d'autorité, fragilité morale et force de caractère, elle apporte une incroyable complexité à son personnage.

Puis la mécanique implacable du scénario fait le reste et le film devient haletant, dans une deuxième moitié passionnante, qui, plus encore que se focaliser sur les mécanismes de l'engrenage infernal du grand banditisme, dans lequel l'héroïne se retrouve prise au piège, préfère faire de son sujet principal le combat intérieur de cette gardienne de prison, écartelée entre trahison et loyauté, mensonge et fidélité. Certains s'étonneront de ses choix qui peuvent parfois paraître irréfléchis, d'autres diront qu'ils participent à la construction de ce personnage, tout à fait insaisissable et aux zones d'ombre impénétrables.

Grâce à une construction du récit intelligente, avec deux temporalités enchâssées qui se rejoignent à mesure que le film avance, une tension monte crescendo, pour finir par s'installer et ne plus quitter le spectateur, jusqu'à un final très réussi.

Après deux premiers films, dont La Fille au bracelet, déjà très prometteurs, Stéphane Demoustier, malgré une représentation de la Corse peut-être quelque peu stéréotypée, signe là sa meilleure oeuvre.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
François Huzar
François Huzar

11 abonnés 83 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 avril 2024
Lire la critique complète du Huzar sur le toit : https://lehuzarsurletoit.substack.com/p/borgo-comprendre-ses-raisons-sans

Mélissa distribue des cigarettes à quelques détenus. Ils entonnent en son honneur la chanson Mélissa de Julien Clerc, transposée en corse. La « matonne » passe de cellule en cellule, un humble sourire au coin, tandis que le chant l’accompagne, repris par l’ensemble de la prison. Le tout est filmé en plan-séquence, avec simplicité, sans esbroufe. On est alors au milieu du film et il est déjà clair depuis longtemps que Borgo marque l’affirmation d’un grand cinéaste. (...)

Le personnage, traversé par des sentiments divers et restant jusqu’au bout mystérieux, est incarné avec force par Hafsia Herzi. Mélissa est paradoxalement plus à l’aise au sein de la prison que sur l’île où s’impose un sentiment d’enfermement car ici « tout se sait » et « on n’oublie personne ». Le scénario est parfaitement charpenté avec la mise en place subtile d’un engrenage faisant glisser la surveillante humaniste vers la transgression de la loi. Ces qualités narratives sont renforcées par une mise en scène précise et jamais démonstrative. La caméra de Demoustier capte de façon remarquable les spécificités du système carcéral corse. Les plans-séquence introductifs immergent le spectateur dans la prison de Borgo, qui fonctionne selon un « régime ouvert » avec une libre circulation des détenus hors de leurs cellules en journée. (...)
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