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Legid
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3,5
Publiée le 2 mai 2026
Inspiré d’un fait divers, « Borgo » est un film déroutant.. Pendant la première moitié du film, on se demande où le réalisateur veut nous mener puis la mécanique se met en place jusqu’à un final réussi. Les pièces du puzzle se mettent progressivement (peut-être un peu trop lentement) en place jusqu’à un événement clé qui aboutit à une conclusion évitable mais logique. Le rythme n’est pas parfait particulièrement lors de la première heure mais s’intensifie progressivement avec une dernière heure très prenante. La réalisateur Stéphane Demoustier maitrise son récit et s’impose comme un nouveau talent dans le cinéma français, talent qui se confirmera avec le récent « L’inconnu de la Grande Arche » tout aussi réussi. Note : 15/20
Alors que l'intrigue pouvait s'appuyer sur la toile que tissent les détenus autour des matons dont ils attendent des services ou sur l'emprise insidieuse qu'ils referment sur leur proie, elle rend la geôlière totalement complice des criminels, fascinée par le grand banditisme, séduite par leur bagout, attirée par l'adrénaline de l'interdit. Absolument détestable, agressive, vulgaire, mère défaillante (pas aidée par son mari alcoolique), épouse méprisante, femme aigrie, l'héroïne n'avive aucune compassion ni sympathie, ce que le jeu amorphe de Hafsia Herzi renforce. D'ailleurs, hormis les deux policiers, l'ensemble des acteurs surjoue ou joue à contre-temps, rendant certaines séquences assez ridicules. En outre, nul suspense n'est ressenti, en dépit d'une construction narrative intéressante mais mal exploitée. spoiler: Quant au changement de la fin par rapport au fait divers dont l'histoire est tirée, il laisse sceptique: comment trouver des circonstances atténuantes à un personnage qui a parfaitement conscience de ce qu'il fait (à moins d'être profondément naïf ou stupide!)? doit-on croire que c'est le climat corse qui a détruit le nouveau départ de cette famille fort antipathique? et quid de l'enquête bâclée? Déconcertant...
Borgo nous plonge avec beaucoup de justesse dans l’univers carcéral de Borgo, en explorant la relation complexe entre les surveillants et les détenus. Le scénario navigue habilement entre l’intérieur et l’extérieur de la prison, montrant à quel point ces deux mondes finissent par se contaminer.
Au centre de tout, Hafsia Herzi est éblouissante. Elle incarne une matonne à la fois dure, déterminée à réussir, mais aussi profondément humaniste. Son personnage évolue dans un environnement où rien n’est simple, où chaque décision peut avoir des conséquences inattendues. L’actrice donne une vraie densité à ce rôle tiraillé entre autorité, empathie et survie dans un système qui broie parfois ceux qui y travaillent.
Le film se distingue aussi par sa construction narrative intelligente. Le montage alterne avec l’enquête policière, créant un suspense discret mais constant qui maintient l’attention du spectateur. Peu à peu, les pièces du puzzle s’assemblent sans jamais tomber dans le sensationnalisme.
La mise en scène reste tout en retenue, laissant les personnages et les situations respirer. Et lorsque le dénouement arrive, il s’impose comme une évidence, parfaitement trouvé.
Un très bon film français, tendu et humain, porté par une performance remarquable et un regard nuancé sur le monde carcéral.
C'est énervant les gens qui font la critique d'un film sans tenir compte du fait qu'il soit tiré d'une histoire vraie menant à un double assassinat dans le milieu corse et où l'actrice principale de cette affaire, une surveillante de prison a été condamnée à 23 ans de prison pour complicité de meurtre. Non ce n'est pas une fiction lambda même si ce film est très bien réalisé et assez convaincant ou presque...
L’adaptation de l’affaire dite du « baiser de la mort ». Une surveillante pénitentiaire qui se trouve emportée dans l’engrenage du banditisme corse et devient complice d’un règlement de comptes. Le long-métrage se regarde agréablement même si la succession des événements était plus ou moins attendue, tant la problématique de la corruption au sein des prisons corses est bien connue.
Un peu surestimé quand je vois les notes. Le lent engrenage dans lequel est entraînée une surveillante pénitentiaire est très bien exprimé par la réalisation. Elle nous communique l'angoisse et le désarroi qui monte irrésistiblement chez elle. On découvre aussi avec effroi le milieu et la mafia corse, avec surprise le fonctionnement d'une prison et les rapports toujours sur le fil entre détenus et gardiens. Toutefois le film est assez lent. Le choix de faire jouer l'actrice principal sur un ton uniforme et monocorde n'aide pas. Au final, un film assez réussi mais quand je vois les évaluations surévalué.
Un trés bon film policier Français , d'aprés des faits d'hiver réels , une histoire vraie , mais avec des personnages fictifs , qui n'ont pas les mêmes noms , que les vrais personnages de la réalité , pour préserver leurs anonymats .
Il n ' y a pas d'actions , mais l'histoire est bien , sur une maton , surveillante de prison , trop gentille , qui a trop d'empathies , et qui ne sait pas dire " Non " , je n'en dis pas plus , pour ne pas spolier le film .
Pas d'actions , dans ce film policier , mais une histoire bien , avec beaucoup de suspens et beaucoup d'émotions .
Excellents Herzi et Memmi ! A voir pour sentir le très large pouvoir de nuisance d'une organisation mafieuse. Pour ne pas sous-estimer les intelligences qui ont, malheureusement, choisi le mauvais camp...
Un film sur l'univers carcéral comme point d'ancrage à une intrigue prenant une tournure inattendue, comme si de rien n'était. Le tempo est linéaire, sans vraiment de tension mais le récit se laisse suivre. Un rôle double pour H. Herzi qui reste l'actrice la plus inexpressive du cinéma français.
Un récit glaçant pour ce film choc et éprouvant. Je trouve le jeu d’actrice de HH assez exceptionnel. Tout se concentre sur elle et elle garde la tête froide pour mentir et sauver son avenir. C’est vraiment dur et le film est prenant et noir.
On suit le quotidien d’une femme gardienne de prison en Corse, qui se retrouve malgré elle au cœur d’une tuerie dans un aéroport. Sa proximité avec les détenus interpelle et dérange.
Un thriller tendu et captivant en milieu carcéral corse, qui dresse le portrait ambigu d’une surveillante de prison prise dans un engrenage entre devoir et compromission, porté par l’interprétation intense et (césarisée) de Hafsia Herzi.
Moins prenant que "La fille au bracelet", ce polar de Stéphane Demoustier est tout de même intéressant et narre à hauteur d'homme, ou plutôt ici de femme, la vie difficile des matons, notamment dans une prison pour hommes dans une région comme la Corse, avec ses codes d'honneur à respecter. Les acteurs sont bons, certaines scènes sont anxiogènes, mais il manque tout de même de quelques séquences chocs pour pouvoir en faire un très bon thriller sur la vie dans et en dehors des prisons. On est tout de même bien loin de "Un prophète" comme le promettait l'affiche du film !
Une surveillante pénitentiaire expérimentée est mutée dans un centre pénitentiaire de Corse et s’installe dans l’île avec son mari et ses enfants. Sympathisant dans l’établissement avec certains détenus au point d’être impliquée dans un double meurtre dans l’aéroport d’Ajaccio. S’inspirant d’une histoire vraie « Borgo » instille dès les premières minutes une atmosphère qui va peu à peu étouffer le personnage principal pris dans des rouages de la criminalité sans jamais s’apercevoir du glissement qui s’opère. Fascinant pour sa méticulosité et son détachement vis-à-vis de cette femme que le récit cherche à comprendre sans jamais justifier ces actions. Ce thriller carcéral met en scène la promiscuité s’installant insidieusement entre détenus et surveillants et des conséquences que cela peut entrainer avec suffisamment de subtilité pour éviter toute caricature. Outre d’être brillamment écrit et réalisé avec soin par Stéphane Desmoutier, le long-métrage bénéficie d’une excellente interprétation toute en nuance.