Nos frangins
Note moyenne
3,0
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91 critiques spectateurs

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Victoire M
Victoire M

20 abonnés 41 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 janvier 2023
Vraiment mauvais. Aucune histoire avec des dialogues sans émotions. Long et je n'ai pas compris l'histoire. Dommage car le sujet est intéressant et les acteurs très bien.
LeFrancTireur
LeFrancTireur

3 abonnés 68 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 avril 2023
ce film est vraiment nul nul !! il est mal filmé, mal joué et relate une histoire de façon trop exagérée ! c'est vraiment pathétique ! on fait passer les gentils pour des méchants et les méchants pour des victimes !! vraiment un film a éviter
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 décembre 2022
Le cinéaste ose un parti pris audacieux mais casse-gueule, et Bouchareb tombe malheureusement à pied joint dans l'écueil, à savoir relier les deux affaires qui sont pourtant si différentes sur les tenants et aboutissants et de surcroît sous-traite l'une pour finalement se focaliser essentiellement sur l'autre. En effet, l'affaire Oussekike s'impose dans le récit, d'abord parce qu'il a une portée politique évidente et un écho énorme dont la tragédie rappelle le temps heureusement passé des "voltigeurs", tandis que l'affaire Benyahia reste sur le fond un "simple" fait divers dont la portée a juste été dopée par le paramètre de temps avec Oussekine. Bizarrement, la famille Benyahia sont quasi absente dans ce film (d'ailleurs la famille s'est plaint de ne pas avoir été contactée), montrant un père un effacée alors qu'il a été très actif lors de la mobilisation. Par contre, on aime l'ajout du personnage fictif de l'inspecteur de l'IGS (Police des Polices), fictif mais dont on peut penser qu'il réunit plusieurs personnages ayant existé "tout en restant dans une réalité plausible" dixit Rachid Bouchareb. Le film est donc très intéressant, mais un peu trop manichéen, surtout dû à ce déséquilibre entre les deux affaires qui crée une frustration constante.
Site : Selenie
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 décembre 2022
Quelques mois à peine après la mini-série qui lui était consacrée, Malik Oussekine, bastonné à mort par la police dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, en marge des manifestations étudiantes contre le projet de loi Devaquet, revient en tête d'affiche. Une affiche qu'il partage avec un autre Arabe, tué le même soir que lui par une bavure policière aussi scandaleuse, mais dont la mémoire collective n'a pas retenu le nom : Abdel Benyahia.

Le réalisateur Rachid Bouchareb tisse une œuvre qui peut se lire comme la construction de la mémoire d'une identité maghrébine en France. "Indigènes" (2006) racontait l'histoire des  grands-parents, tirailleurs algériens et goumiers marocains, venus combattre en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale. "Hors-la-loi" (2010) évoque les parents, engagés pour l'indépendance de l'Algérie. "Nos frangins", dont le titre lui a été inspiré par la chanson "Petite" de Renaud ("Cicatrices profondes pour Malik et Abdel / Pour nos frangins qui tombent…") est un mausolée érigé à ces frères qui n'aspiraient qu'à s'intégrer et qui furent les victimes d'un "racisme ordinaire" qui le leur refusait.

Rachid Bouchareb sait y faire. Son film est haletant. Il entremêle des images d'archives qui ressuscitent une époque, celle de mon adolescence qui garda à jamais le souvenir de ce drame. Car Malik Oussekine est un nom qui résonne à nos oreilles et que nous n'avons pas oublié.

Deux personnages et deux acteurs sortent du lot. Le premier est Samir Guesmi, décidément un des plus doués de sa génération, dans le rôle pourtant silencieux et ingrat, du père d'Abdel Benyahia, d'abord incrédule et bientôt pétrifié par le chagrin. Le second est Raphaël Personnaz - qui est ex aequo avec Anaïs Demoustier l'acteur le plus sexy que je connaisse - dans le rôle fantomatique - et créé de toutes pièces par les scénaristes - d'un inspecteur de l'IGS

Le parti, on l'a dit, de "Nos frangins" est de réhabiliter la mémoire d'Abdel Benyahia. Ce parti est louable. Mais il nuit à la cohérence d'un scénario qui aurait gagné à se focaliser sur l'étudiant assassiné rue Monsieur-le-Prince.
On découvre, avec son frère (Rada Kateb), stupéfait de cette découverte, que Malik était en train de se convertir au catholicisme et qu'il souhaitait devenir prêtre. Soit. Mais cela importe-t-il vraiment ? Plus intéressant aurait été d'approfondir les conséquences de ce crime : les marches silencieuses organisées dès le lendemain, le retrait du projet Devaquet et la démission du ministre de l'enseignement supérieur, la récupération de cette affaire par François Mitterrand qui lui permettra dix-huit mois plus tard d'être facilement réélu, les conséquences sur le mouvement étudiant et sur toute une génération de militants (Jean-Christophe Cambadélis, Julien Dray, David Assouline...).

"Nos frangins" présente, à mes yeux, un dernier défaut. Il voudrait nous faire croire que le crime de Malik Oussekine est toujours d'actualité alors que trente-six ans ont passé. L'intégration des immigrés maghrébins s'est améliorée et même si le "racisme ordinaire" n'a pas disparu, les crimes abjects commis à l'époque ne sont plus de mise. Le projet de loi Devaquet a certes été retiré ; mais la sélection à l'entrée des études universitaires et la concurrence entre universités ont finalement été instaurées. Quant aux violences policières, dont le film voudrait nous faire croire qu'elles perdurent, en signalant que les brigades motocyclistes démantelées après l'affaire Oussekine ont été réinstaurées pour lutter contre les Gilets jaunes, elles ont été significativement réduites grâce à l'effet conjugué d'une formation plus stricte, d'une déontologie aux manquements sévèrement sanctionnés et d'une exposition médiatique qui ne permet plus de les cacher.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2023
Nos frangins c'est une page d'histoire de France, une reconstitution pour ne jamais oublier. Racisme, violence et acharnement, rétention d'informations, mensonges d'état, procédure illégale...etc. La description précise et documentée d'une situation qui dérape et de dommages collatéraux symboliques dans le sens où les victimes n'avaient pas le profil de fauteurs de troubles ; mais avaient des origines nord africaines. Nos frangins expose le point de vue des diverses parties mais demeure un discours à charge envers une certaine police : une certaine brigade motorisée récemment réactivée par notre gouvernement et aujoud'hui sujette à polémique. Le film nous éclaire sur les évènements avec le recul nécessaire pour se faire et démontre in fine et si besoin était que la justice n'est pas le point fort de nos démocraties quand l'appareil d'état est en jeu et que, parmi nos institution, elle contribue à discréditer notre état de droit.
Dommage que le scénario soit si... journalistique, riche et très complet mais manquant de poigne, d'une mise en scène plus relevée, en tous les cas moins raide.
tupper
tupper

190 abonnés 1 568 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2022
« Nos frangins » est utile et même nécessaire pour les gens qui comme moi n’avaient pas connaissance de ces drames. Et même si j’étais jeune à l’époque, cela n’excuse pas mon ignorance dont je suis un peu honteux. Le film a la rigueur d’un documentaire et la forme d’un bon thriller.
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2022
Rachid Bouchareb est un cinéaste que j’admire depuis longtemps. « Little Senegal » fait partie de mon Top 10 de films à emporter sur une île déserte.
Avec « Nos Frangins » il continue à tisser une filmographie digne et humaniste.
D’aucuns diront qu’il n’y a pas vraiment d’intérêt à revenir sur la mort de Malik Oussekine.
Petit rappel : La nuit du 5 au 6 décembre 1986, Malik Oussekine est mort à la suite d’une intervention de la police, alors que Paris était secoué par des manifestations estudiantines contre une nouvelle réforme de l’éducation. Le ministère de l’intérieur est d’autant plus enclin à étouffer cette affaire, qu’un autre français d’origine algérienne, Abdel a été tué la même nuit par un officier de police.
Ce qui frappe d’entrée, c’est la retenue avec laquelle Rachid Bouchareb installe les protagonistes de son récit.
En contraste avec le bruit et la fureur des manifestations étudiantes qui déchirent les rues de Paris et la province, on assiste aux questionnements, suivis du désarroi et de la peine des familles.
Rachid Bouchareb rappelle également que les deux victimes de cette nuit funeste étaient deux français qui voyaient l’intégration comme un moyen de faire corps avec ce pays des Droits de l’Homme si prompt à tendre sa Déclaration Universelle comme preuve de sa foi en la « Liberté, l’Egalité et la Fraternité ».
Malik Oussekine projetait même de devenir prêtre afin d’être totalement français (on n’en saura pas plus que ce que le film entrouvre sur cette vie fauchée à 22 ans).
Montage, photographie et montages sont admirables et le casting aussi exigeant que le film est digne avec un Reda Kateb d’une grande intensité.
La bande son qui reprend les groupes de l’époque (Rita Mitsouko, Mano Negra…) et le procédé de montage entre images d’archives et scènes tournées créé une véritable immersion.
Pour finir le film sans nier la part d’ombre qui fait déraper certains membres des forces de l’ordre se veut positif et optimiste en l’avenir.
Ce film existe. C’est déjà une belle preuve que les choses avancent et s’il obtient plusieurs nominations aux prochains César, ce sera également justement mérité.
Alexia Botter
Alexia Botter

8 abonnés 45 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2022
Très beau film sur l'histoire d'Abdel et Malik. Très beau travail de réalisation entre les archives et les moments filmés.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 décembre 2022
Le réalisateur d'«Indigènes» se penche à son tour sur cette nuit tragique du 6 décembre 1986, mettant en parallèle le portrait de Malik Oussekine et d'Abdel Benyahia, tous les deux arrachés à leurs proches sous les coups de la police, l'un à Paris, l'autre à Pantin, l'un très médiatisé, l'autre beaucoup moins.

Seul souci : la très bonne mini-série «Oussekine», sortie il y a quelques mois sur Disney+, est déjà passé par là. Et là où la série a très bien réussie à traiter son sujet (notamment l'impact sur les différents membres de la famille ainsi que l'aspect judiciaire) en 4 heures, ce film de 1h30 ne fait que le survoler dans son ensemble.

Un film plutôt anecdotique et didactique, malgré une approche un peu différente de la série et un traitement assez sobre de cette double affaire de bavure qui marqua la France des années 80.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 18 décembre 2022
Film sans grand espoir, de la politique à peine cachée.
Vue le budget, aurait put traiter d'un sujet plus intéressant et moins raciste.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 avril 2023
Pas mal pour le retour sur les événements avec les images d archives... on va dire jusqu'au documentaire ça passe. En revanche la scenarisation est confuse puis ça devient franchement ennuyeux, brouillon. Exploiter un fait c est une chose la rendre intelligible c est plus complexe, au final un exercice clientéliste destiné au grand public raté.
MCForce
MCForce

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2022
Un interessant chasse croise de bavures sordides, de cohabitation politique, d'images d'archive et de reels... de grands acteurs. Bouchareb nous donne la rage et l'emotion quand on sort de la seance
Noemie Jacquin
Noemie Jacquin

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mai 2022
Je recommande, c'est mon coup de cœur de Cannes. Le film est fabuleux sur une actualité encore persistante. Merci au festival pour nous l'avoir fait découvrir.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2022
Histoire d’une « bavure »

Pour peu qu’on ait plus de 40 ans, on se souvient forcément de l’affaire Malik Oussekine qui va secouer la France durant plusieurs semaines. Rachid Bouchareb a décidé de s’emparer de cette page peu glorieuse de notre Histoire. Mais ces 92 minutes cachent d’autres sujets plus inattendus. La nuit du 5 au 6 décembre 1986, Malik Oussekine est mort à la suite d’une intervention de la police, alors que Paris était secoué par des manifestations estudiantines contre une nouvelle réforme de l’éducation. Le ministère de l’intérieur est d’autant plus enclin à étouffer cette affaire, qu’un autre français d’origine algérienne a été tué la même nuit par un officier de police. Un beau film à la réalisation novatrice et qui malgré son triple sujet ne nous perd pas en route. Bravo !
Le talent et l’engagement de Rachid Bouchareb avaient éclaté en 2006 avec l’incomparable Indigènes qui n’était pas passé inaperçu à Cannes puisque le jury avait Le jury a décerné un prix d'interprétation collectif aux cinq acteurs principaux : Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem, Sami Bouajila et Bernard Blancan. Depuis, sa filmographie nous a offert quelques bons moments – à part en 2019, le navrant Flic de Belleville -. Incontestablement, Nos frangins reste ce qu’il y a de plus abouti dans son œuvre. Triple sujet, car, outre l’affaire Oussekine, à travers le personnage de fiction du commissaire de l’IGPN, on fait un parallèle avec la mort beaucoup moins médiatisée de ce jeune algérien assassiné par un flic ivre. C’est passionnant et très réussi car, à part les remarquables performances de tout le casting, la réalisation mêle avec beaucoup de maestria les images d’archives et les plans tournés aujourd’hui, mais avec des moyens techniques des années 80. L’illusion est totale. Un film important et intergénérationnel. A voir pour que la mémoire ne s’éteigne jamais.
A l’affiche on trouve que du bon et même du très bon avec Reda Kateb, Lyna Khoudri, Samir Guesmi, Raphaël Personnaz, Laïs Salamé, et beaucoup d’autres. Malgré le slogan, Plus jamais ça, resté dans toute les mémoires, ce drame est contemporain, et, hélas, toujours d’actualité. Le titre est inspiré de la chanson de Renaud, Petite, que l'on entend à la fin du film, où il parle de Malik et Abdel nos frangins qui tombent. Un film militant d’une grande efficacité qui se focalise sur les angles morts de l’actualité à propos des victimes oubliées. Un réquisitoire implacable.
Bmr Mam
Bmr Mam

10 abonnés 83 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mars 2023
Avec son film, "Nos frangins", le cinéaste Rachid Bouchareb se propose de réveiller un peu notre mémoire endormie.
Dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, le jeune Malik Oussekine est roué de coups, à mort, par une équipe de "voltigeurs", les commandos motocyclistes créés par Marcellin après 68.
Il n'y avait même pas de manif "anti-Devaquet" ce soir-là (juste l'évacuation de la Sorbonne plus tôt dans la journée et relativement calme) et le jeune Malik sortait simplement d'une boîte de jazz du Quartier Latin.
Robert Pandraud, le bras droit de Charles Pasqua, déclare que son père aurait dû l'empêcher de sortir faire le con la nuit.
La même nuit, à l'autre bout de Paris, le jeune Abdel Benyahia s'interpose dans une petite bagarre à la sortie d'un bar.
Un flic en civil sort du bar, complètement ivre, et le tue à bout portant.
Les deux "bavures" n'ont rien en commun sauf que :
- il s'agit de deux morts "non politiques" (aucun des deux jeunes gens ne participait à un mouvement quelconque)
- il s'agit de deux jeunes gens d'origine algérienne
- les deux meurtres sont d'origine policière
- les institutions ont tenté d'enterrer les deux affaires avec entêtement.
La tragédie de Bouchareb, empreinte d'un déterminisme sociétal un peu fataliste, baigne dans une noirceur désespérée, incarnée par le flic de l'IGS qui semble porter toute la responsabilité de notre société sur ses épaules.
Même si la brigade des voltigeurs de Marcellin lancés par Pasqua sur les étudiants en 1986 a été dissoute après la mort de Malik Oussekine, on se dit que le Monde d'Avant n'était pas si rose que cela.
Mais nous pouvons oublier tout cela de nouveau, nous sommes dans le Monde d'Après.
Sauf que c'est un autre homme de l'Ordre, le préfet Lallement, qui remettra sur pieds (ou plutôt sur roues) les brigades armées motorisées en 2019 contre les Gilets Jaunes ...
Le film de Bouchareb n'est pas exempt de défauts notamment dans son traitement différencié très marqué des deux familles endeuillées, celle de Malik et celle d'Abdel : cela part d'une bonne intention, celle de montrer que quel que soit son statut social, riche instruit ou simple ouvrier, on a d'abord le statut d'arabe, mais le trait un peu grossier est trop marqué et finalement assez maladroit (et controversé).
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