Nos frangins
Note moyenne
3,0
891 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

91 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 21 juin 2024
Encore un film "militant" subventionné qui oublie que le cinéma doit avant tout être un divertissement pour le spectateur qui paye cher sa place !
Joël DI DOMIZIO
Joël DI DOMIZIO

16 abonnés 130 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 décembre 2022
Je suis rentré à l'Université du Mirail à Toulouse en Octobre 86, et les grèves ont débuté!
Contre ces fameuses lois Devaquet, et aussi contre la répression policière orchestrée par Pasqua et Pandraud.
Et puis est arrivée la mort de Malik Oussekine dont je me souviens très bien. Il était donc intéressant de voir comment un film allait retranscrire cet épisode.
Le cinéma de Rachid Bouchareb est souvent militant, et c'est le cas avec ce film, qui en incluant pas mal d'archives télévisuelles se rapproche quelque peu du documentaire.
Très bonne interprétation des acteurs, Reda Kateb et Samir Guesmi en tête...
ChatCat
ChatCat

9 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2023
Ce film doit absolument être vu par la jeune génération
Il soulève beaucoup de questions et sa réalisation est impeccable qui introduit des images d'archives édifiantes
Cinememories

603 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 décembre 2022
« Abdel et Malik : plus jamais ça », des mots qui ont marqué l’aube de l’hiver 1986, symbole d’amertume et de colère, d’étudiants déjà dans un duel avec le ministre délégué, Alin Devaquet, chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, sous cohabitation gouvernementale de François Mitterrand et de Jacques Chirac. En tentant d’instaurer son projet, visant à engager la jeunesse dans la compétitivité, ce dernier fusille également le « savoir », que l’on défend avec une certaine condescendance. Rachid Bouchareb pose rapidement le contexte, à la force d’images d’archives, où le devoir de mémoire hante encore notre actualité. Le souci d’intégration et d’identité se discute au cas, mais le double homicide des étudiants catalyse davantage la nécessité de renouer avec ce combat, porté par une jeunesse qui s’éteint en espérant.

Le réalisateur et scénariste de « Indigènes » et de « London River » nous projette dans le traumatisme, en laissant la violence dans le hors-champ, mais la démonstration atteint ses limites dès son exposition. Deux familles sont contactées en pleine nuit, sans savoir de quoi il retourne, mais sans nouvelle d’un fils ou d’un frère. La police a dès lors toutes les cartes en main. Ils détiennent autant la vérité sur leurs propres bavures que leur complicité dans un acharnement raciste, que « La Haine » de Kassovitz aura mieux poncé dans sa fiction. Ici, c’est l’hommage qui est de mise, mais le film ne cherche pas non plus à incendier les coupables ou un système, qui incite les étrangers à renier leurs origines. Tout cela manque de profondeur dans son propos, plutôt bien illustré, alternant aisément avec les archives.

Cependant, il manque ce fameux commentaire du cinéaste, qui se ressent à peine dans ses personnages, à l’exception de Mohamed (Reda Kateb) et Sarah (Lyna Khoudri). La foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit, mais rien n’empêche les deux familles, inconnues l’une de l’autre, de se lever et partir au front. Seules les forces de l’ordre sont casquées dans cette histoire, tandis que la foule se limite davantage à un mouvement, sans destination précise, dans le cadre de ce deuil national. Quand bien même cela aurait été vécu ainsi, le pessimiste de l’intrigue nous renvoie à notre incapacité de lutter. De même, l’inspecteur en charge de l’affaire, Daniel Mattei (Raphaël Personnaz), se situe également entre deux feux, celui de ses supérieurs et des parents de victimes, qui n’ont pas encore eu le temps de digérer leurs disparitions. La timeline consacrée ne tient qu’en une poignée de jour, idéal pour en saisir la douleur, dans une spontanéité sans faille, mais qui ne repose que sur les performances des comédiens. Tous en ressortent dignement, mais derrière, il ne reste pas assez de matière pour justifier le collectif qui en découle.

« Nos Frangins » martèle l’idée d’intégration, notamment à travers des images que l’on a oubliées ou que l’on découvre. La fraternité est explicite dans ses intentions, mais ce bazar réclame une documentation plus pointue, même en optant pour un drame intimiste sur fond de Renaud, qui dégage toutes les peines d’une époque pas si lointaine, qui répète ses erreurs, tout comme le retour de l’escadron de voltigeurs, la flèche et l’arc d’une unité déchue, qui cogne avant tout sur un visage plutôt que dans un être humain. Ce film ne manque donc pas de sincérité, mais bien de tact quand il s’agit de rouvrir une plaie qui n’a jamais pu cicatriser.
Ladyoscar L.
Ladyoscar L.

6 abonnés 50 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 décembre 2022
Un film nécessaire dont la gravité du sujet semble obligé Bouchareb à une mise en scène trop attendue. Samir Guesmi est surprenant.
PascJC
PascJC

3 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2023
Merci de nous rappeler l'histoire, qui plus est quand on l'a vécu à 18 ans ! C'est fort, c'est dur, c'est beau, c'est sensible !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 novembre 2023
Une piqûre de rappel qui fait du bien à la mémoire. Le récit défile de façon classique même si je reconnais avoir été au début intrigué par un montage malin qui peut perdre le spectateur. Mais à travers le personnage de Raphaël Personnaz qui prête ses traits à un inspecteur de l'IGS, et à travers quelques petits indices, on comprend plus ou moins rapidement qui est concerné par son propre malheur.
Ce que j’ignorai totalement, spoiler: c’est le désir de Malik de se convertir à la foi catholique.
Et ce pour s’intégrer.
Etrange réflexion de sa part, selon moi, il est inutile de se convertir au catholicisme pour se sentir intégré dans la communauté française. L’Etat français est laïc par définition. Evidemment, grand nombre de Français est baptisé mais cela ne fait pas de ce nombre des catholiques pratiquants.
C’est un autre débat…
I. GIZ
I. GIZ

31 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2023
Incroyablement bien réalisé par Rachid bouchareb . Le climat des années 80 est reproduit à la perfection en y incluant des images d'archives. On croirait presque que c'est un film réalisé dans les années 80. Lyna kouidri et Reda kateb sont parfaits mais une mention spéciale pour Samir guesmi qu'on a l'habitude de voir dans des comédies. Ceux qui ne connaissent pas ces 2 affaires auront beaucoup à apprendre.
C'est quand même déplorable de voir que cette police motorisé qui avait été dissoute en 1986 après l'affaire Oussekine a été réactivé par Macron en 2018 pour les gilets jaunes. Décidément on apprend rien!! Des brigades de police a moto legère on en voit qu'en Iran. 
Regine C.C
Regine C.C

46 abonnés 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2022
Très impressionnée par le film Varsovie 83, l'affaire Malik Oussekine polonaise, je me suis precipitée pour voir ce film. Les 2 affaires se ressemblent par le fait qu'il s'agit de 2 étudiants morts sous les coups des policiers et que leur destin funeste a été lié à des mouvements séditieux. Les 2 étaient également de santé fragile même si ce n'était pas officiel pour l'etudiant polonais.
Ici il s'agit d'un délit de sale gueule et d'un garçon qui s'est trouvé au mauvais moment au mauvais endroit car il avait tout du "bon élève" avec un très fort desir d'integration.
Film documentaires bien réalisé.
Flower 0478
Flower 0478

110 abonnés 447 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2022
j'ai apprécié ce fait divers que je connaissais pas car j'étais trop jeune à l'époque j'ai étais touché par cette histoire de ce jeune étudiant de l'époque qui ne fesait pas partie de la grande manifestation se faire battre à mort par les soi disant voltigeur cela aura pu arriver à n'importe qui en tout cas ce fait divers mérite de ne pas être oublié de nos mémoires.
Btn
Btn

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2023
Ce film m'a replongée dans une époque sombre de ma jeunesse avec une justesse et un ton sobre qui sert la cause. Le film rend hommage à ceux qui sont morts durant les manifestations sous Charles Pasqua et pour lesquels l'enquête a rendu des conclusions hâtives etcerronnees en faveur de la Police. Les acteurs soulignent la gravité du propos et certaines scènes sont poignantes, bravo à eux.
CH1218
CH1218

286 abonnés 3 285 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 avril 2026
Rachid Bouchareb remue le couteau dans une plaie encore ouverte en évoquant avec une grande sobriété et beaucoup de pudeur les morts de Malik Oussekine et d’Abdel Benyahia. Nul besoin d’en rajouter, les images d’archives de ce mois de décembre 1986 insérées dans son montage suffisent à soutenir les bavures policières, les déclarations scandaleuses que l’immense injustice autour de cette double affaire. Un film qui vise juste pour ne jamais oublier.
mazou31
mazou31

137 abonnés 1 375 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2025
Le film est un hommage à deux jeunes, victimes de bavures policières totalement indépendantes mais concomitantes, une nuit de décembre 1986. La construction et la réalisation sont excellentes, articulées sur des images d’archives impressionnantes et des séquences fictives sur les deux drames familiaux parallèles. L’interprétation de Reda Kateb, frère d’une victime tabassée à mort par la police, et de Samir Guesmi, père de l’autre qui fut abattu par un policier ivre, sont tout autant impressionnantes par l’intensité de leur douleur et leur dignité. La force du film est d’avoir lier ces deux tragédies, l’une devenue scandale d’État, l’autre soigneusement étouffée à l’époque, tragédies qui de surcroît touchait deux familles certes différentes mais toutes deux modèle d’intégration réussie. Et ne soyons pas rassurés, les ombres de la répression idiote sont toujours là quarante ans plus tard !
NardoBordo
NardoBordo

18 abonnés 201 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2022
Les étudiants en colère contre la loi Devaquet... CoHabitation sous Mitterand, Pasqua (Cf. Lavrov) et Pandereau. Malik Oussekine est (a)battu à mort par les voltigeurs de l'Ordre. La même nuit, à Pantin, Abdel Benyahia est abattu par un policier ivre, bien moins connu que Malik. Une France des années 1986, images d'archives... Mais qui était ces 2 garçons à qui on a pris la Vie, le film révèle la vérité, le racisme ambiant et la souffrance de familles Françaises touchées par ce drame. Justesse des acteurs... A voir !
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 mai 2023
Malik Oussekine, Abdel Benyahia deux morts l'un pour moi plus connu que l'autre.

Mettre les deux morts en parallèle une très médiatisée l'autre moins du moins dans ma mémoire. Compliqué de gérer dans un même film deux histoire dont le seul point commun est la temporalité. Le plus intéressant est les images d'archive avec la question qui finalement explique ma note.

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