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Mélany T
48 abonnés
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4,0
Publiée le 14 mai 2023
C'est par instants confus mais la mise en scène est soignée et intelligente, elle mêle habilement et sobrement images d'archives et de fiction et le récit édifiant et important. Le lien avec aujourd'hui le rend encore plus puissant.
Un peu difficile de comprendre qu'il s'agit de deux victimes différentes mais une fois qu'on a compris, Le film est émouvant et on arrive à faire le parallèle avec certains faits contemporains. Le va-et-vient entre film et archives est intéressant et enrichissant. Bravo à Samir Guesmi dont le jeu est juste et prenant.
Acteurs brilants de vérité. Film inspiré de faits réels oû nous n'oublions pas Abdel. Merci pour traiter ce terrible événement tellement juste en ces temps compliqués
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2,5
Publiée le 19 avril 2023
"Nos frangins" revient sur le meurtre de Malik Oussekine (en plus de celui d'Abdel Benyahia), victime de violences policières. Rachid Bouchareb revient sur ce drame à travers le point de vue de la famille et de la police. Cela se transforme en une quête de la vérité et de la justice avec une famille tenue à l'écart par des policiers et des politiques qui veulent étouffer l'affaire. Un devoir de mémoire pour un film au sujet fort, ce qui ne se ressent malheureusement pas. À part une ou deux scènes, notamment quand la famille apprend la vérité, le film ne dégage pas grand-chose. Le choix de la pudeur pour rappeler les faits, mais sans aller au bout des choses, et cela vaut pour tout ce qui concerne le contexte social et politique. Rachid Bouchareb propose le strict minimum, ce qui donne un film froid, superficiel et sans émotion. Bref, assez déçu même si ça se laisse regarder.
Le récit de Nos frangins de Rachid Bouchareb est empreint d’une profonde émotion qui transparaît dans la manière dont il décrit les faits et met en valeur les réactions des familles. Le réalisateur parvient à donner vie à ces affaires politiques en les transformant en expériences personnelles de douleur et d’angoisse, notamment en décrivant les réactions corporelles des personnages, de la colère du frère de Malik Mohamed Oussekine à la prostration du père d’Abdel. Cette incarnation permet d’ancrer le film dans la mémoire et de lui donner une valeur morale et politique qui est encore pertinente aujourd’hui.
Bouchareb utilise une grande sobriété dans sa façon d’entremêler les archives télévisuelles et radio d’époque avec les scènes de fiction. Pour éviter la distanciation qu’instaure la pure reconstitution, le scénario coécrit avec l’écrivaine algérienne Kaouther Adimi introduit des éléments digressifs, tels que Ousmane, l’employé africain de la morgue de l’Institut médico-légal, qui accompagne les morts de ses prières et de ses chants. La musique d’Amine Bouhafa contribue également à cette distance. Mais Bouchareb ne renonce pas aux enquêtes policières et aux manipulations politiques, car c’est là que se joue le scandale d’Etat : le mépris des familles et la recherche d’éléments pouvant détourner la responsabilité de la police face à la médiatisation de l’affaire Oussekine et la colère étudiante.
Le lien entre les deux affaires est opéré par l’inspecteur de l’IGS Daniel Mattei, imaginé par Bouchareb pour matérialiser ce lien entre deux assassinats la même nuit. Cela crée une certaine confusion pour le spectateur en début de film, mais renforce l’évolution des personnages tout en montrant que leur destin est commun, malgré leur différence de réaction face aux événements. Mattei, en tampon entre les familles et l’administration, devient de plus en plus mal à l’aise et fait surgir malgré lui dans le récit les questions morales et politiques qui font de Nos frangins un film incisif et éminemment actuel.
Pas mal pour le retour sur les événements avec les images d archives... on va dire jusqu'au documentaire ça passe. En revanche la scenarisation est confuse puis ça devient franchement ennuyeux, brouillon. Exploiter un fait c est une chose la rendre intelligible c est plus complexe, au final un exercice clientéliste destiné au grand public raté.
Nos frangins c'est une page d'histoire de France, une reconstitution pour ne jamais oublier. Racisme, violence et acharnement, rétention d'informations, mensonges d'état, procédure illégale...etc. La description précise et documentée d'une situation qui dérape et de dommages collatéraux symboliques dans le sens où les victimes n'avaient pas le profil de fauteurs de troubles ; mais avaient des origines nord africaines. Nos frangins expose le point de vue des diverses parties mais demeure un discours à charge envers une certaine police : une certaine brigade motorisée récemment réactivée par notre gouvernement et aujoud'hui sujette à polémique. Le film nous éclaire sur les évènements avec le recul nécessaire pour se faire et démontre in fine et si besoin était que la justice n'est pas le point fort de nos démocraties quand l'appareil d'état est en jeu et que, parmi nos institution, elle contribue à discréditer notre état de droit. Dommage que le scénario soit si... journalistique, riche et très complet mais manquant de poigne, d'une mise en scène plus relevée, en tous les cas moins raide.
Alors, ici je vais juger le film et non l'affaire qui est juste dingue et incroyable et fait froid dans le dos! Le film est tourné d'une manière particulière que je n'aime pas forcément, ramener des reportages dans le film amène un coté réel mais lointain, j'aurais préféré voir tout comme si c'était fait a l'instant ca m'aurait plus parler et émotionnellement encore plus fait quelque chose. Reda Kateb est par contre incroyable lui. J'ai mis la moitié en note.
ce film est vraiment nul nul !! il est mal filmé, mal joué et relate une histoire de façon trop exagérée ! c'est vraiment pathétique ! on fait passer les gentils pour des méchants et les méchants pour des victimes !! vraiment un film a éviter
Avec son film, "Nos frangins", le cinéaste Rachid Bouchareb se propose de réveiller un peu notre mémoire endormie. Dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, le jeune Malik Oussekine est roué de coups, à mort, par une équipe de "voltigeurs", les commandos motocyclistes créés par Marcellin après 68. Il n'y avait même pas de manif "anti-Devaquet" ce soir-là (juste l'évacuation de la Sorbonne plus tôt dans la journée et relativement calme) et le jeune Malik sortait simplement d'une boîte de jazz du Quartier Latin. Robert Pandraud, le bras droit de Charles Pasqua, déclare que son père aurait dû l'empêcher de sortir faire le con la nuit. La même nuit, à l'autre bout de Paris, le jeune Abdel Benyahia s'interpose dans une petite bagarre à la sortie d'un bar. Un flic en civil sort du bar, complètement ivre, et le tue à bout portant. Les deux "bavures" n'ont rien en commun sauf que : - il s'agit de deux morts "non politiques" (aucun des deux jeunes gens ne participait à un mouvement quelconque) - il s'agit de deux jeunes gens d'origine algérienne - les deux meurtres sont d'origine policière - les institutions ont tenté d'enterrer les deux affaires avec entêtement. La tragédie de Bouchareb, empreinte d'un déterminisme sociétal un peu fataliste, baigne dans une noirceur désespérée, incarnée par le flic de l'IGS qui semble porter toute la responsabilité de notre société sur ses épaules. Même si la brigade des voltigeurs de Marcellin lancés par Pasqua sur les étudiants en 1986 a été dissoute après la mort de Malik Oussekine, on se dit que le Monde d'Avant n'était pas si rose que cela. Mais nous pouvons oublier tout cela de nouveau, nous sommes dans le Monde d'Après. Sauf que c'est un autre homme de l'Ordre, le préfet Lallement, qui remettra sur pieds (ou plutôt sur roues) les brigades armées motorisées en 2019 contre les Gilets Jaunes ... Le film de Bouchareb n'est pas exempt de défauts notamment dans son traitement différencié très marqué des deux familles endeuillées, celle de Malik et celle d'Abdel : cela part d'une bonne intention, celle de montrer que quel que soit son statut social, riche instruit ou simple ouvrier, on a d'abord le statut d'arabe, mais le trait un peu grossier est trop marqué et finalement assez maladroit (et controversé).
Une reconstitution sensible avec deux familles frappés par un drame terrible que l'on observe dans leurs souffrances et leurs dignités... Samir Guesmi et Lyna Khoudri remarquables !
Ce film doit absolument être vu par la jeune génération Il soulève beaucoup de questions et sa réalisation est impeccable qui introduit des images d'archives édifiantes
Voici un film juste, rythmé et original dans sa narration. Il m'a semblé revivre l'époque ou j'avais 16 ans et opposé à cette satanée Loi Devaquet. Ce film remet les choses à l'endroit et présente bien l'hypocrisie d'une droite déjà fort décomplexée. Seul Reda Kateb est un ton en dessous, comme toujours assez mauvais acteur. Le film est dénonciateur, certes, mais d'une grande dignité.
Une histoire vraie sur un double assassinat de deux jeunes Arabes par la police qui a fait du bruit pendant les manifestations étudiantes en 1986 par le cinéaste talentueux Rachid Bouchareb !! "Nos frangins" a une histoire qui avait marqué la France à l'époque, Rachid Bouchareb a choisi de revenir sur les trois jours après les bavures policières avec des images d'archives de l'époque comme Jacques Chirac, François Mittérand ou Charles Pasqua et des images du film avec les familles des deux jeunes et un inspecteur de police qui enquète. Je ne connaissais pas les faits étant trop petit en 1986 mais je trouve que ce long métrage est bien construit dans l'enquète, des personnages qui servent l'histoire comme il faut très bien incarnés entre autres par Reda Kateb, Lyna Khoudri ou Raphael Personnaz. De remettre des chansons d'époque comme Manu Chao ou Renaud est une très bonne idée aussi. J'ai bien aimé ce long métrage, on peux avoir différents points de vue et on apprend pas mal sur l'affaire et les faits.