891 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
91 critiques spectateurs
5
12 critiques
4
29 critiques
3
24 critiques
2
17 critiques
1
5 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
moulinaie
4 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 13 juin 2026
En marge des manifs de décembre 86 contre la loi Devaquet, deux jeunes sont tués de manière révoltante le même soir. La police tente d'étouffer l'affaire car elle est mise en cause... Les familles cherchent à comprendre... Film coup de poing autant sur le pouvoir de la police que sur le traitement des maghrébins comme une population de seconde zone. L'histoire vraie est appuyée par des images de l'époque. Implacable sans jamais tomber dans le misérabilisme ni le communautarisme.
Rachid Bouchareb remue le couteau dans une plaie encore ouverte en évoquant avec une grande sobriété et beaucoup de pudeur les morts de Malik Oussekine et d’Abdel Benyahia. Nul besoin d’en rajouter, les images d’archives de ce mois de décembre 1986 insérées dans son montage suffisent à soutenir les bavures policières, les déclarations scandaleuses que l’immense injustice autour de cette double affaire. Un film qui vise juste pour ne jamais oublier.
Le film est un hommage à deux jeunes, victimes de bavures policières totalement indépendantes mais concomitantes, une nuit de décembre 1986. La construction et la réalisation sont excellentes, articulées sur des images d’archives impressionnantes et des séquences fictives sur les deux drames familiaux parallèles. L’interprétation de Reda Kateb, frère d’une victime tabassée à mort par la police, et de Samir Guesmi, père de l’autre qui fut abattu par un policier ivre, sont tout autant impressionnantes par l’intensité de leur douleur et leur dignité. La force du film est d’avoir lier ces deux tragédies, l’une devenue scandale d’État, l’autre soigneusement étouffée à l’époque, tragédies qui de surcroît touchait deux familles certes différentes mais toutes deux modèle d’intégration réussie. Et ne soyons pas rassurés, les ombres de la répression idiote sont toujours là quarante ans plus tard !
Une oeuvre utile qui permet à une génération de distance de mesurer à la fois le chemin parcouru et les bégaiements insupportables de l'Histoire. Le film fait preuve de délicatesse , trop sans doute , car il finit par se perdre un peu : la dénonciation politique , le deuil des familles, le mystère suspendu des morts , les archives documentaires et la toile de fond historique ... A courir trop de lièvres à la fois , l'émotion peine à percer . Tout le monde a ici du talent et chacun suit sa ligne , convaincante certes, mais au final ces lignes restent en parallèle ; bref la sauce ne prend pas , cinématographiquement. Néanmoins c'est un film profondément utile ( et c'était le but visé) qui entre en résonnance avec le présent sous de multiples angles. A voir donc .
Nos Frangins s’égare au sein d’une reconstitution historique qu’il souhaite tout à la fois documentaire – en témoigne les nombreuses scènes empruntées aux reportages et captations vidéo de l’époque – et manichéenne, héroïsant l’innocence d’un camp pour mieux diaboliser l’autre, mais soucieux d’imposer une iconisation du commissaire laconiquement interprété par un Raphaël Personnaz qui se rêve flic du cinéma de Melville. Le saut de puces entre les différents points de vue nuit à notre attachement aux personnages, fantoches habillés d’un costume et d’un verbe qui ne leur saillent guère. L’intérêt du long métrage n’est que pédagogique, puisqu’il éclaire une période de l’Histoire de France contemporaine aujourd’hui méconnue.
Reconstitution d’une double bavure policière lors des manifestations étudiantes de 86. Un travail de mémoire sobre et nécessaire mais manquant de souffle.
Une piqûre de rappel qui fait du bien à la mémoire. Le récit défile de façon classique même si je reconnais avoir été au début intrigué par un montage malin qui peut perdre le spectateur. Mais à travers le personnage de Raphaël Personnaz qui prête ses traits à un inspecteur de l'IGS, et à travers quelques petits indices, on comprend plus ou moins rapidement qui est concerné par son propre malheur. Ce que j’ignorai totalement, spoiler: c’est le désir de Malik de se convertir à la foi catholique. Et ce pour s’intégrer. Etrange réflexion de sa part, selon moi, il est inutile de se convertir au catholicisme pour se sentir intégré dans la communauté française. L’Etat français est laïc par définition. Evidemment, grand nombre de Français est baptisé mais cela ne fait pas de ce nombre des catholiques pratiquants. C’est un autre débat…
Ce film m'a replongée dans une époque sombre de ma jeunesse avec une justesse et un ton sobre qui sert la cause. Le film rend hommage à ceux qui sont morts durant les manifestations sous Charles Pasqua et pour lesquels l'enquête a rendu des conclusions hâtives etcerronnees en faveur de la Police. Les acteurs soulignent la gravité du propos et certaines scènes sont poignantes, bravo à eux.
Un film témoignage et nécessaire. L'affaire Malik Oussekine y est traitée avec dignité et sans concession. La multiplication des archives et des ruptures chronologiques créent une confusion qui nuit à la performance d'ensemble, malgré une distribution remarquable.
Confusion des images d'archives en 4/3 avec la réalité, parfois sans réelle valeur ajoutée. Bien trop lent et mou pour un film sur des manifestations. Un aspect téléfilm dans la réalisation pas à la hauteur de l'enjeu malgré des acteurs de premiers choix. Des troisièmes rôles qui sonnent pas toujours juste.
Ce film m'a fait découvrir l'affaire Malik Oussekine. Je mets pas 5/5 parce qu'on voit pas le procès ou la suite de l'affaire donc je reste un peu sur ma faim.
Incroyablement bien réalisé par Rachid bouchareb . Le climat des années 80 est reproduit à la perfection en y incluant des images d'archives. On croirait presque que c'est un film réalisé dans les années 80. Lyna kouidri et Reda kateb sont parfaits mais une mention spéciale pour Samir guesmi qu'on a l'habitude de voir dans des comédies. Ceux qui ne connaissent pas ces 2 affaires auront beaucoup à apprendre. C'est quand même déplorable de voir que cette police motorisé qui avait été dissoute en 1986 après l'affaire Oussekine a été réactivé par Macron en 2018 pour les gilets jaunes. Décidément on apprend rien!! Des brigades de police a moto legère on en voit qu'en Iran.
Malik Oussekine, Abdel Benyahia deux morts l'un pour moi plus connu que l'autre.
Mettre les deux morts en parallèle une très médiatisée l'autre moins du moins dans ma mémoire. Compliqué de gérer dans un même film deux histoire dont le seul point commun est la temporalité. Le plus intéressant est les images d'archive avec la question qui finalement explique ma note.
Ne fallait il pas mieux faire un film documentaire?