Nos frangins
Note moyenne
3,0
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91 critiques spectateurs

5
12 critiques
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24 critiques
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Christoblog

925 abonnés 1 807 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 janvier 2023
Lorsqu'un film décrit des faits divers dramatiques récents comme le fait Nos frangins, il doit choisir entre deux options : la reconstitution minutieuse et documentée, ou le développement d'un point de vue mettant la psychologie de certains personnages en valeur.

Rachid Bouchareb ne réussit ni l'un ni l'autre, en s'égarant quelque part entre ces deux possibilités.

Côté reconstitution, il faut noter l'utilisation intéressante des archives, qui se mêlent habilement avec les images de fiction. Pour le reste, on reste sur sa faim, n'apprenant pas grand-chose de nouveau sur l'enchaînement des évènements durant ces quelques jours.

L'introduction de personnages de fiction est particulièrement ratée : le flic de l'IGS par exemple, joué par Raphael Personnaz, traverse le film comme un spectre inexpressif. Il ne fait que ralentir sans raison l'intrigue.

Les acteurs principaux surjouent tous leur personnage, Samir Guesmi dans l'égarement hébété, Lyna Khoudri dans l'effondrement dépressif, Reda Kateb dans la colère agressive puis l'incompréhension passive.

Le découpage du film m'a semblé très mauvais. Le fait d'avoir saucissonné la scène fatale de l'agression en la répartissant tout au long du film m'a paru maladroit, voire même gênant : comme si Bouchareb voulait soutenir artificiellement l'intérêt du spectateur.

Au final, et c'est un comble, j'ai trouvé que Nos frangins ne rendait pas justice au sort de Malik Oussekine, et encore moins à celui d'Abdel Benyahia, que le film semble d'ailleurs traiter plus superficiellement que celui de Malik, reflétant tristement une disparité de traitement au sein-même du film.
AZZZO

365 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2023
"Nos frangins" est un film très politique qui, en parlant de l'assassinat du jeune Malik Oussekine en 1986, nous rappelle la violence policière raciste des années 80, nourrie par un discours politique de droite légitimant ces violences au nom de la raison d'Etat, y compris lorsqu'elle frappe des innocents. Mais le film offre également un regard social en traitant l'assassinat concomitant du jeune Abdel Benhyaia. Deux Français arabes, deux victimes, mais deux milieux sociaux différents aboutissant à une médiatisation distincte. Le film peut paraitre âpre mais la reconstitution des années Pasqua - Pandraud est très réussie. Un film nécessaire.
Mathias Ponton
Mathias Ponton

3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 décembre 2022
Scènes et tram décousue, ce film ne parvient bien à amener le public dans l'histoire.
Si l'histoire originale n'est pas connue, il est quasiment impossible de comprendre ce qu'il se passe.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 31 décembre 2022
Ce film est une réelle prise d’otage. J’ai bien aimé le moment où (…), à non rien en fait. En plus, la fille à côté de moi avait un problème avec la moquette je crois
Oriol
Oriol

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 décembre 2022
Bon film. Malheureusement, je trouve qu'il ne se passe pas grand chose. L'histoire avance sans événement majeur, ce qui est compréhensible au vu du caractère historique de celui-ci (reprend les vrais événements), mais il pourrait d'avantage nous faire vibrer.
Malgré cela, ce long-métrage est d'une grande qualité et conte des faits très peu documentés. Je le conseille.
kingbee49
kingbee49

55 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2022
Partant de ce double fait divers tragique et révoltant, Rachid Bouchareb réalise un film émouvant et sincère mais aussi traversé de maladresses. L'idée narrative étant de reculer pour la police le moment d'annoncer la mort des deux jeunes, le film montre après comment les familles encaissent la nouvelle et réagissent. C'est sobre, épuré et fort. L'approche est plus émotionnelle que judiciaire, on l'a bien compris. Concernant le corpus des archives télé, leurs interventions en alternance avec les images de fiction sont souvent judicieuses mais n'évitent pas un sentiment de remplissage. D'autant que certaines images sont de vraies fausses archives (la scène de l'interrogatoire du voltigeur ou l'interview d'Abdel, avec les grains sur l'image, pourquoi ?) Mais cela a le mérite de crédibiliser réellement le contexte. Néanmoins, le film comporte un certain parti pris : on nous montre par flash back la mort de Malick Oussekine mais pas celle d'Abdel Benyahia... Pourquoi ce choix ? De même, dans l'idée de retranscrire de façon surlignée l'aspect générationnel, on utilise les chansons des Rita Mitsouko, de la Mano Negra ou de Renaud, alors que la musique originale suffisait. Mais la force du film c'est d'abord l'interprétation. A ce titre, Reda Kateb et Samir Guesmi sont vraiment bouleversants. Tous les acteurs sont justes.
Michel C.

373 abonnés 1 830 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 décembre 2022
Beaucoup d'images d'archives, sombres, difficiles nous replongeant dans ce drame de 1986, résolument triste. Rachid Bouchareb prend quelques libertés historiques, ce n'est pas si grave pour une fiction, il faut juste remettre les faits à leur véritable place. Et cela ne retire rien aux évènements complètement inacceptables qui se sont produits, sans doute des velléités de cacher une vérité, tandis que la Force médiatique commence à jouer son rôle. Peu d'action, en dehors des images rapportées, c'est plutôt une mollesse et une grande utilisation des silences entre les personnages ( Reda Kateb ou Raphael Personnaz ) que nous n'avons pas l'habitude de voir si peu actifs. C'est dommage, car j'aurais voulu les secouer, les pousser.... Sans remettre en cause la nécessité de ne jamais oublier, c'est une déception globalement. La chanson de Renaud "Petite" est bienvenue au générique de fin...... Elle résume l’ incompréhension du père, englué dans un marasme, qui ne le fait que si peu réagir......mais offre une évasion symbolique : 15 ans, 16ans, je t'aime, comme j'aime le jour - petite - qui se lève.... 15 ans, 16 ans, à peine, garde moi ton amour, garde toi de la haine.... 4'30 de Bonheur....!!**
Ladyoscar L.
Ladyoscar L.

6 abonnés 50 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 décembre 2022
Un film nécessaire dont la gravité du sujet semble obligé Bouchareb à une mise en scène trop attendue. Samir Guesmi est surprenant.
margotton91
margotton91

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2022
En décembre 1986, j'avais 19 ans, j'étais en terminale (donc très concernée par la réforme proposée qui a suscité les manifestations) et vivais en proche banlieue parisienne...

Je n'ai pas oublié et ce film retrace très bien l'époque, d'autant plus avec l'utilisation à bon escient des nombreuses images d'archives.

Ce film expliqué très bien les causes politiques de ces 2 drames. Malheureusement, après toutes ces années, le sentiment que de tels drames pourraient de nouveau avoir lieu est présent même si les "sinistres" voltigeurs de la police n'existent plus...

Par contre, les partisans de la droite "dure" n'apprecieront vraisemblablement pas ce film...
Geraldine33_75
Geraldine33_75

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 décembre 2022
Bouleversant!
Tant d'émotions! Colère, incompréhension,
douleur, rage...
Merci au réalisateur d'Indigenes pour ce nouveau chef d'œuvre.
Un brûlot contre l'institution...
Tellement puissant!
Courez voir ce film!
Lucas LM
Lucas LM

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2022
Simple mais efficace , surtout le faite de mettre les deux meurtres en parallèles. Mention spécial au vieux père , excellent , réalisation et photo maitrisées.
Film fort , connoté mais sans plus , le titre parlant de lui-même. Film politique aussi évidemment , les droitistes pure et dure n apprécieront pas alors que pourtant on souligne bien la responsabilité politique et hierarchique plus qu'individuel dans ces deux cas de bavure policière. Certains commentaires sur le film sont a vomir ... ce qui donne encore plus de légitimité au discours du film , n'oublions pas d'ou nous venons et dans quel France ont grandit les enfants issus de l immigration. 4 etoiles.
ATON2512
ATON2512

78 abonnés 1 334 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 décembre 2022
De Rachid Bouchareb (2022).
Une plongée extrêmement fouillée dans un évènement politique qui a marqué le pays en 1986. L'affaire Malik Oussekine y est en effet disséquée au travers des archives ciné et télé de l'époque . En ce sens le film est vraiment une grande réussite . A deux titre, la richesse des images d'archives à la fois nombreuse et incroyable. Et surtout l'incrémentation de celles-ci dans le jeu des acteurs qui se glisse sans que l'on s'en rende compte dedans. Le tout pour un vrai film passionnant décortiquant tous les aspects à la fois policiers et politiques de l'affaire. C'est donc un (véritable) film là où on aurait pu avoir un documentaire. Le film est donc immersif notamment pour ceux et celles qui auraient de près ou de loin vécu cette époque. Très bien interprété à la fois avec force et retenue par Reda Kateb, Lyna Khoudri et Raphaël Personnaz.
himalaya92
himalaya92

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 décembre 2022
Une déception! J’attendais tellement ce film pour finalement me laisser sur ma faim! Vous allez vraiment avoir l’impression qu’il vous manque quelque chose à la fin de cette séance car c’est le cas il vous manquera une partie de cette histoire
Voilà très déçue!…………
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 18 décembre 2022
Film sans grand espoir, de la politique à peine cachée.
Vue le budget, aurait put traiter d'un sujet plus intéressant et moins raciste.
selenie

7 469 abonnés 6 699 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 décembre 2022
Le cinéaste ose un parti pris audacieux mais casse-gueule, et Bouchareb tombe malheureusement à pied joint dans l'écueil, à savoir relier les deux affaires qui sont pourtant si différentes sur les tenants et aboutissants et de surcroît sous-traite l'une pour finalement se focaliser essentiellement sur l'autre. En effet, l'affaire Oussekike s'impose dans le récit, d'abord parce qu'il a une portée politique évidente et un écho énorme dont la tragédie rappelle le temps heureusement passé des "voltigeurs", tandis que l'affaire Benyahia reste sur le fond un "simple" fait divers dont la portée a juste été dopée par le paramètre de temps avec Oussekine. Bizarrement, la famille Benyahia sont quasi absente dans ce film (d'ailleurs la famille s'est plaint de ne pas avoir été contactée), montrant un père un effacée alors qu'il a été très actif lors de la mobilisation. Par contre, on aime l'ajout du personnage fictif de l'inspecteur de l'IGS (Police des Polices), fictif mais dont on peut penser qu'il réunit plusieurs personnages ayant existé "tout en restant dans une réalité plausible" dixit Rachid Bouchareb. Le film est donc très intéressant, mais un peu trop manichéen, surtout dû à ce déséquilibre entre les deux affaires qui crée une frustration constante.
Site : Selenie
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