On passe un bon moment avec cette comédie romantique qui doit énormément à la présence de la magnifique (et ce n'est pas un vain mot) de l'actrice Juliana Paes qui brille de mille feux !. Du coup on est enclin à pardonner la prévisibilité du scénario et la nunucherie finale.
10 571 abonnés
11 451 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 3 novembre 2022
"Amor Sem Medida" est l'un des nombreux remakes du film argentin "Corazón de León" sorti en 2013 après notamment les versions colombienne, péruvienne, mexicaine et bien sûr française avec Jean Dujardin et Virginie Efira. Le pitch reste évidemment le même avec une belle femme qui se fait contacter par un homme qui a trouvé son téléphone. Un bon feeling vocal qui perdure lorsque les deux se rencontrent, et ce malgré une grande différence de taille entre les deux. Ricardo Leão, cardiologue réputé, est très petit par rapport à la voluptueuse Ivana. Je n'ai plus vraiment de souvenirs des autres versions, mais il me semblait qu'il y avait un couac immédiat en raison de cette différence, ce qui n'est pas le cas. Ivana se laisse aller et ne se soucie de rien d'autre que de son bonheur et de ce que lui apporte Ricardo, ce qui donne une entame plutôt chaleureuse digne d'une bonne comédie romantique avec le duo qui sort et fait de nombreuses activités. C'est par la suite que ça se gâte quand les remarques et les blagues affectent le jugement d'Ivana. Une deuxième partie qui est très lourde et pas du tout drôle avec de nombreuses blagues sur les personnes de petite taille. C'est évidemment le concept du film, mais l'humour n'est pas au rendez-vous. Au final, un film très moyen malgré un début sympathique.
On a connu Juliana Paes dans des telenovelas bien plus intenses. Ici, elle incarne Ivana avec humour et charme, même si le traitement reste superficiel : elle passe trop souvent derrière un script stéréotypé.
Leandro Hassum est sympathique en médecin de moins d’1 m 50, mais l’effet digital utilisé pour le faire “petit” manque de finesse — ça rendrait presque son personnage ridicule à son insu. L’alchimie est là, mais un peu limitée par une écriture qui hésite entre comédie naïve et morale maladroite.
Le film commence simplement, avec un couple improbable mais attachant. On sourit, on veut y croire… jusqu’à ce que le second acte bascule dans un humour lourd autour du handicap, et dans une polémique inutile (les blagues sur le nanisme deviennent rapidement maladroites). Les dialogues sont parfois incohérents, le rythme s’étire, et la comédie sociale finit par tomber à plat.