Le vieil homme et l'enfant
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Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juin 2020
Réalisée en N&B par Claude Berri en 1966, cette très belle comédie dramatique nous offre une belle reconstitution de la France campagnarde de 1944 ou les enfants chantent à l'école en hommage au Maréchal. Il nous propose bon nombre de scènes émouvantes entre le Grand-père (adoptif) et l'enfant.
Ours d'Argent du Meilleur acteur à Berlin en 1967, Michel Simon fait effectivement une démonstration de comédie avec un rôle sur mesure et des dialogues à la hauteur de sa gouaille. Il est entouré de figures emblématiques du cinéma français telles que Marco Perrin le prêtre, Paul Préboist le fermier et Charles Denner le père du petit Claude Langman, un intrépide gamin juif de 8 ans.
Sur un joli palmarès de 23 films, " Le vieil homme et l'enfant " est le deuxième long-métrage réalisé par Claude Berri ; un film devenu culte.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 mai 2020
Un bon film ou on developpe plus le vieil homme et l'enfant comme le dis le titre mais ou on peut apercevoir paul preboist.Dans ce film un couple de personne agees accueille pendant la guerre un jeune enfant juif sans le savoir.je n'aime pas par contre les transisitions cinematographique qui font que parfois on passe un peu du coq a l'ane.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2020
Considéré de nos jours comme un très grand film, « Le vieil et l’enfant » commence pourtant péniblement avec un numéro sur joué de Charles Denner, lourd et fatiguant (c’est le premier long métrage de Claude Berri et la direction d’acteur est inégale), difficilement tempéré par la douce Zorica Lozic, respectivement père et mère du petit Claude Langmann. Heureusement dès l’arrivée à la campagne chez « pépé » et « mémé », le génial Michel Simon va nouer une relation affective avec le petit, élevant du même coup la performance de Alain Cohen qui l’interprète. A côté de cette relation affective, Berri décrit un monde de l’occupation composé de fidèles au Maréchal (pépé) et d’autres sympathisants du Général de Gaulle (le fils). Les premiers sont davantage victime de la propagande qu’ils croient volontiers à cause de l’admiration qu’ils vouent au vainqueur de la grande guerre. Ainsi pépé est contre les anglais par l’histoire (l’ennemi héréditaire) anticlérical par dépit et antisémite par suivi des clichés répandus comme les critères qui permettent de reconnaître les juifs qu’en fait il ne connaît pas. Claude, d’abord effrayé s’en amuse ironiquement. Dans un monde poétique, synthèse entre les souvenirs et la poésie onirique, « pépé » entrainera le petit « parigot » dans l’école buissonnière, jouant à qui mieux mieux. Cette élision du manichéisme est une bouffée d’air frais et un vrai moment de bonheur. Mai de nos jours, où tout le monde se complait à tout condamner de manière explicite, ce film délicat qui ne fait que suggérer la souffrance, peut sembler bien désuet.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 août 2019
Un petit chef d'oeuvre où se mêlent tendresse, poésie et humour et où les interprétations remarquables du grand Michel Simon et du petit Alain Cohen font des miracles. Le reste du casting, à commencer par Charles Denner est tout aussi excellent. Un très beau moment à montrer à toutes les générations.
Mathéo Feray
Mathéo Feray

18 abonnés 127 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2019
Un film rafraîchissant porté par un duo haut en couleur ! ‘’ Le Vieil Homme et l’Enfant ‘’, c’est avant tout le récit d’une belle amitié, celle d’un jeune garçon juif avec un ancien de 14, aigri, pétainiste, et ronchon à souhait, ce dans le contexte extrêmement tendu de l’occupation allemande. Michel Simon confirme pour la énième fois son immense talent et semble s’entendre à merveille avec le jeune Alain Cohen. Le film offre une belle leçon de tolérance et démontre, si il en était encore besoin, que la majorité des Français, loin d’être de monstrueux collabos, se contentait de suivre passivement les événements, embrassant davantage l’image du Maréchal par fierté désuète que par antisémitisme forcené. Simon, au travers du personnage de Pépé, symbolise cette vieille France, tantôt vaillante, tantôt hargneuse, pétrie de préjugés, mais pas méchante pour un clou. Si le vieillard se complaît à écouter Radio-Paris, ne se réfugie-t-il pas en cachette dans son grenier pour entendre les voix de la BBC ? Du reste, ‘’ Le Vieil Homme et l’Enfant ‘’, fait notable, est un film chargé d’espoir et d’insouciance, à mille lieues de procurer la moindre angoisse, malgré le contexte hautement tragique des événements. Ce film est à voir, ne serait-ce que pour sa leçon d’humanité et ses nombreux éléments historiques. On sent un Claude Berri aux petits soins pour sa réalisation, soucieux d’offrir un long-métrage de qualité. Le pari a été relevé avec succès !
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 août 2022
Un monument de douceur, une résistance du sourire face à un quotidien épouvantable, une ode à la différence (ou plutôt : à la ressemblance ?), Le Vieil Homme et l'Enfant est tout cela, et bien plus encore. Claude Berri signe un chef-d'œuvre dont on boit chaque minute, savourant les jeux et les bêtises de ces deux compères que tout oppose (le petit juif et le vieil antisémite qui ignore son identité réelle) tout en gardant à l'esprit cette tension de savoir si la vérité éclatera, et quelle sera la décision du vieillard... Heureusement, le final évite la facilité ( spoiler: le pépé ne comprendra pas que le petit est juif), mais aura quand même évolué par lui-même au contact du garçon ("Et les Juifs, Pépé ?" - "Boh, ils peuvent pas être plus méchants que les autres.",
cette dernière réplique nous fait fondre à chaque fois), qui lui a tendu le miroir nécessaire pour se rendre compte de la bêtise des clichés qu'il égrène ( spoiler: "T'as le nez comme t'as dit ! T'es Juif !" - "Eh beh... Grngrngrn... Eh !"
). Le vieux couple qui s'enguirlande à coups de vacheries hilarantes, le papy qui fait le guignol et la mamie qui râle, le mode de vie campagnard (avec la chanson sur le pinard... Cultissime !), tout fleure bon le vécu et le souvenir commun à tous ceux qui auront eu la chance d'y avoir goûté... Excepté peut-être le gamin qui tire sur la clope et siffle les verres de rouge (ah, l'époque... On n'oubliera pas qu'il a fallu une loi en 1956 pour retirer de la cantine primaire...le vin !). Cela, on ne le regrette pas, c'est certain, sauf la chanson à boire qui va bien avec. La guerre se confronte ici à son plus terrible ennemi : l'espoir, et voici qu'on se prend à rêver à un monde parfait, fait d'autant de douceur que l'on perçoit entre les personnages de Alain Cohen (brillant) et Michel Simon (inoubliable). Ces deux amis, on les garde au fond du coeur longtemps après le visionnage du film. Si vous cherchez un petit bijou d'humanisme, qui n'oublie pas d'être drôle et touchant, sans jamais verser dans le pathos, alors Le Vieil Homme et l'Enfant vous tend les bras. Et vive le pinard !
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2017
Parfait pour une première approche des préjugés antisémites durant la deuxième mondiale avec un petit-fils de dix ans. Pas de violence, un Michel Simon très touchant, il ne faudra cependant pas rester sur cette image d'Epinal , même si basée sur une histoire en bonne partie réelle.
DVD octobre 2017
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2017
1943, Paris occupé, le petit Claude est envoyé par ses parents dans les Alpes auprès d’un couple de retraité pour le préserver des rafles éventuelles. Lui l’enfant juif de 8 ans est pris en charge par Pépé, un vieux monsieur antisémite, raciste et pétainiste. Claude doit cacher sa judéité, la relation qui va se nouer entre le vieux monsieur et Claude est le sujet du film. Claude Berri, qui raconte une page de son enfance à travers ce film, rend compte d’une jolie histoire d’amitié et d’amour intergénérationnelle. L’affection entre ces deux êtres est de toutes les scènes et tire du portrait d’un vieux monsieur, pourtant méchant, une énorme humanité. Michel Simon fait un numéro phénoménal dont il a le secret et l’alchimie fonctionne parfaitement avec le petit garçon. La guerre reste un élément de contexte dans ce film. Elle n’est jamais utilisée pour durcir ou dramatiser les situations. Jusqu’à la scène finale dépouillée et sobre évoquant plus la fin d’une tranche de vie qu’une rupture.
Un des plus beaux films français sur l’enfance : plein de tendresse et de poésie.
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 décembre 2016
Un beau film. Quand deux personnes (un enfant et un vieillard) que tout a l'air d'opposer, finissent par se rapprocher. La preuve qu'en dialoguant, tout est possible. Un film jonché de tristesse et de tendresse. Un film qui a tout de meme, un petit peu vieilli, d'ou la difficulté a mettre une note. Mais un film qu'il faut avoir vu ne serait ce qu'une fois.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 décembre 2016
Magnifique cette relation affectueuse qui naît entre ce grand père antisémite et ce jeune enfant juif. Et que d'intelligence et d'espièglerie chez ce dernier quand il demande au grand père comment on reconnaît un juif. La description l'amuse mais il ne montre rien car il comprend alors ce que sont des préjugés raciaux. Ce film référence dresse un panoramique sensible et bienveillant de la France profonde, à travers ce couple de pétainistes convaincus, de leurs voisins ainsi que de l'école publique.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2016
Pour son premier long métrage, Claude Berri décide de s’inspirer de son enfance pour raconter une magnifique relation entre un enfant juif et un pétainiste antisémite pendant l’Occupation. Ce côté autobiographique fait que le cinéaste (pas encore producteur) met tout son cœur dans cette histoire.
Le scénario est à la fois émouvant et drôle. Il arrive à représenter un personnage apriori peu aimable en montrant qu’il peut avoir des aspects sympathiques et que ses opinions détestables, essentiellement basées sur des préjugés stupides (il hait les juifs mais reconnait qu’ils ne lui ont jamais rien fait), proviennent plus, comme cela est souvent le cas chez ce type de personnes, d’un manque de culture et d’un sentiment d’exclusion que d’une réelle méchanceté.
Cette acceptation est due en grande partie par l’interprétation brillante de Michel Simon, débitant des opinions politiques à l’opposé des siennes dans la réalité (l’acteur étant communiste et étant même soupçonné d’avoir été membre des services secrets soviétiques). Son duo avec le petit Alain Cohen est très réussi. En effet, le jeune acteur fait jeu égal avec son ainé et arrive à faire comprendre la malice discrète de son personnage, s’amusant des préjugés infondés et idiots de Pépé envers les juifs sachant qu’ils sont inexacts puisqu’il appartient à cette confession. Le reste du casting est également d’une justesse totale : Luce Fabiole (dans le rôle de Mémé), Charles Denner, Zorica Lozic, Paul Préboist et Roger Carel entre autres.
Cette amitié originale est mise en valeur par une réalisation pleine de justesse et de simplicité, privilégiant l’histoire à la virtuosité. Claude Berri veut émouvoir le spectateur en mettant en valeur ses acteurs et sa narration plutôt que son travail de cinéaste (malgré un splendide noir et blanc).
Pour son début en tant que cinéaste, Claude Berri signe une magnifique histoire mettant en scène des gens simples, pouvant être attachants ou détestables mais étant toujours humains et surtout démontant de façon intelligente les préjugés racistes : il vaut mieux faire comprendre aux gens qu’ils ont tort plutôt que de lutter par l’insulte et la violence spoiler: (Pépé finit le film en se disant que les juifs ne sont peut-être pas pire que les autres, voyant ce dont l’homme en règle général est capable)
. Un film profondément humain toujours très convaincant aujourd’hui.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 janvier 2016
Le vieil homme et l'enfant ne tient de la fable pas que le titre. Le film nous montre un récit intime et chaud, avec un Michel Simon plus vrai que nature dans le rôle d'un papy de sustitution bon vivant et au franc parlé qui donne au personnage un charme inconditionnel. L'histoire raconte celle d'un enfant juif envoyé dans une famille d'accueil pendant l'occupation, sans que celle ci ne connaisse la confession de ce dernier, dans laquelle figure entre autre Michel Simon dit "pépé". Plus qu'un récit tournant autour des rafles allemandes, il s'agira principalement d'une histoire bon enfant, montrant les petites choses de la vie d'antan, notamment celle de la campagne. Le spectateur pourra s'émouvoir des moments de vie partagés entre un "pépé" et un enfant, comme l'a immortalisé la (très jolie) affiche.
alouet29
alouet29

94 abonnés 1 514 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2015
Porté par le duo Michel Simon, Alain Cohen et aussi bien entendu par Claude Berri, ce film est une petite pépite pleine de tendresse, de poésie sur un fond de violence et e guerre sous-jacente.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2015
Peu après avoir reçu l'Oscar du meilleur court-métrage pour Le Poulet, Claude Berri tournait son premier long-métrage, Le Vieil Homme et l'Enfant, inspiré de ses souvenirs personnels, d'une époque où il s'appelait encore Claude Langman. Classique formellement (voix off, réalisation "carrée", noir et blanc très propre), le film se distingue par sa tonalité, mélange d'ironie savoureuse et de tendresse, qui se dégage de la relation entre le vieil antisémite (excellent Michel Simon, Prix de la meilleure interprétation masculine au festival de Berlin 1967) et le petit juif (Alain Cohen). Berri traite son sujet avec simplicité et fraîcheur, démontant les préjugés des adultes en adoptant le point de vue de l'enfant, naïf et espiègle à la fois. Un humanisme doux balaie ainsi des idées bêtes et méchantes, et tourne lucidement la page d'une certaine France, pétainiste, née lors de la Première Guerre mondiale et morte à la fin de la Seconde.
Le réalisateur continuera de creuser un sillon autobiographique dans ses films suivants (mais sans retrouver le succès public et critique de ce premier long-métrage), avant d'exploiter un filon plus littéraire et patrimonial : Jean de Florette, Manon des Sources, Germinal... En adaptant Uranus de Marcel Aymé (1990), il reviendra à cette période de la fin de la Seconde Guerre mondiale et de "l'épuration", sous un angle beaucoup plus caustique et cinglant (son meilleur film).
ferdinand75

723 abonnés 4 463 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2015
Un très beau film qui allie le document historique, le témoignage personnel et une réalisation brillante et stylisée à souhait. On est en effet séduit par ce film de veine naturaliste ; on retrouve l’atmosphère des films des années 30 de Jean Renoir, de René Clair, de Duvivier. Les gens, les paysages, sont filmés de manière allègre, joyeuse, la nature ( cette montagne grenobloise) est de toute beauté. La fête de la libération est par exemple un magnifique exercice de style, en quelques plans tout est montré, comme une retranscription de style impressionniste, pas la peine de commentaire. Ensuite il y a la formidable interprétation de Michel Simon , exceptionnel, truculent , tout en expressionisme émouvant. Une prestation comme aucun acteur contemporain ne pourrait probablement la faire. Donnant tout de sa personne, comme déroulant devant nous une tranche de vie réelle. Il est illuminé, il est habité, tendre, protecteur, borné tout à la fois. Les autres acteurs sont tous très bons et très bien dirigés, une mention spéciale pour Paul Préboist , en paysan rapace, profiteur, fourbe, mais sympathique, très juste. . Et puis il y a bien sûr le fonds, la description des années 43/44, le sort subit par les juifs, la nécessité de cacher les enfants, pour les protéger. Le climat de l’occupation est décrit très finement, sans manichéisme, il montre ( mais ne démontre pas ), il fait entendre (la radio de Vichy, les chansons qui se moquent des juifs, la chanson a hommage au Maréchal et puis aussi la radio de Londres et ses message codés ). Michel Simon écoute les deux radios, mais comme il est un ancien de la 14/18, son profil correspond plus au néo collaborateur , qui soutient Pétain en souvenir de la grande guerre. Mais au fond c’est un brave homme. La scène ou l’enfant lui demande de définir, comment reconnaître un juif est excellente, et reflète tout l’esprit du film. Le bon gros, tout penaud, essaie de définir un profil physique et assure qu’il les reconnaît à coup sûr et le jeune garçon (très belle interprétation du petit Alain Cohen) sourit , et jubile du piège qu’il lui a tendu. C’est formidable, tout est dit, l’antisémitisme est entièrement démonté par cette scène. Le fils de Simon ( joué très finement par Roger Carel, qui est excellent , et l’on peut regretter qu’il n‘ait pas fait une plus belle carrière d’acteur, spécialisé qu’il était dans le doublage) reflète bien le français moyen , qui ne veut pas trop s’engager ,et attend de voir comment va tourner le sens de l’histoire , il reflète bien la majorité silencieuse . Le final est aussi très beau, très sobre , il n’y a pas de pathos : le grand père sait que l’enfant partira un jour, on voit en un seul plan, l’arrière du bus qui s’en va, l’enfant qui fait un signe d’adieu, pépé et mémé qui pleurent , on a la dramaturgie nécessaire et suffisante, tout en sobriété. C’est remarquable et très intelligent de la part de Berri, démontrant beaucoup d’amour pour la France, et de compassion face aux hommes et aux évènements.
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