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Un visiteur
1,0
Publiée le 2 août 2010
Je préfère rien dire plutot que dire du mal s'il n'y a pas lieu. La première fois j'avais rien compris. J'ai regardé une deuxième fois:pas mieux. A vous de voir.
Terry Gilliam creuse La jetée. Il développe chaque image fixe, l’anime, la colorise, l’allonge, la met en situation. Le format long sied bien à l’histoire de Chris Marker. Son scénario prend du corps, gagne en fluidité, en clarté. Brad Pitt apporte sa ferveur de jeune loup excessif et charmant, il joue le fou en révolte, l’adolescent malade de reconnaissance, entièrement livré dans un combat vain contre le système. Une caricature à peine voilée du réalisateur lui-même, et de sa place dans l’inconscient cinématographique. Formellement on retrouve les zooms et autres contre-plongées qui lui sont chères, les personnages surréalistes, la membrane percée entre fantasme et réalité. Mais les couleurs criardes se voient bannies, les effets se font plus rares, Bruce Willis apporte son soutien et sa compagne est très mignonne. L’armée des 12 singes sonne comme une tentative de joindre les deux bouts, public et conviction intime, la foi et l’argent. Ce fut un succès. Aujourd’hui on est en droit de lui préférer Brazil, plus extrême dans sa forme, plus critique dans son fond, même s’il a forcément plus vieilli encore.
L'armée des douze singes est certainement un des films les plus agréables à regarder qui m'ait été donné de voir. Il n'y a tout simplement aucun temps mort. L'histoire, excellente et liberement inspirée du film expérimental français la Jetée, s'articule autour d'un personnage central (Bruce Willis) envoyé dans le passé, et de deux autres personnages secondaires (Madelaine Stowe et l'ultragénial Brad Pitt qui livre peut être sa meilleure prestation cinématographique). Passant habilement des scènes d'actions aux scènes de suspense, d'émotion, de critique sociale, L'Armée des Douze Singes explore comme il se doit le thème de la science fiction et du voyage dans le temps avec toujours ce grain de folie dû au génial réalisateur et ex-Monthy Python Terry Gilliam.
Très bon film. Bruce Willis dans un registre plus pathétique que d'habitude - c'est un de ses seuls grands rôles à mes yeux - Brad Pitt époustouflant... il reprendra d'ailleurs certaines de ces mimiques dans "Fight Club". Son personnage, déjanté et hilarant, est très bien incarné. Au scénario, on retrouve les angoisses caractéristiques des années 1990, et l'utilisation du voyage dans le temps. L'atmosphère est totalement réussie : pesante, nauséabonde, et moins extravagante que dans "Brazil", du même ancien Monty Python. La seule faiblesse reste le côté brouillon du scénario. Qui fait quoi, et pourquoi? Pourquoi ce virus? Quel rôle précis assigner à l'armée des douze singes? Gilliam conserve ses défauts, même s'ils se sont atténués depuis le déconcertant "Brazil".
Je n'ai pas toujours été enthousiaste des films de T. Gilliam vus jusqu'à présent (le baron de Munchausen, Brazil...) mais celui là bénéficie vraiment d'un scénario passionnant. Entre crainte apocalyptique, égarement entre réalité et virtualité, angoisse écologique, c'est tout un pan de la pathologie du monde actuel dont il rend compte avec beaucoup d‘intelligence. Brad Pitt interprète la folie furieuse d'une manière très impressionnante. C'est vraiment un grand comédien.
Très bon film, une atmosphère très particulière. Certaine scenes sont visuellement et musicalement très réussies, notamment la scène final, où il voit sa propre mort à l'aéroport, particulièrement bouleversante (snif). Et puis l'alternative offerte par le scénario, Est il fou ? Est ce un vrai time traveller ? Est ce que tout le monde est fou dans cette histoire ?, est digne d'intéret. Comme toujours chez Gilliam, l'onirisme est roi.
Un excellent thriller futuriste qui vaudrait le coup d'être reproduit aujourd'hui. Brad Pitt surtout est magistral en dément, pour Bruce Willis je suis plus mitigé
Mon film préféré, impressionnant, un jeu d'acteur irréprochable, une histoire prenante, tout simplement bluffant. A ne pas rater ! Terry Gilliam, merci.
Terry Gilliam nous plonges dans un superbe univers plein d'énigme et de cohérence avec des personnages très originaux(mais une psychiatre banal).Brad Pitt a été grandiose et Bruce Willis très crédible.
Dans une vision futuriste d'un monde ravagé, Terry Gilliam comme beaucoup d'autres avant lui exploite le fantasme de la dévastation de l'espèce humaine. Une humanité égo-centriste qui aurait causé sa propre perte. Contraints de vivre dans des sous-sols moisis, où ils s'entassent comme des rats, les hommes sont devenus une espèce des bas fonds de la Terre, les règles de la sélection naturelle ayant été inversées. Parmi eux, James Cole, un des nombreux enfants de la déchéance, qui n'a jamais connu la vie telle qu'elle était autrefois. Renvoyé dans le passé par un groupe de scientifiques, il va essayer de comprendre les origines de ce mal qui ronge les hommes, de ce virus destructeur qui a tout changé, un jour de 1997.
Après un départ qui nous familiarise avec le personnage et son univers, nous plongeons définitivement dans l'aventure au moment où il se retrouve projeté en arrière, d'un bond de plus de 30 ans. Et c'est à partir de ce moment là que le film prend son envolée pour nous livrer une histoire à couper le souffle. Ce thriller à base de paranoïa constante nous emmène au cœur d'un monde pré-apocalyptique, où s'entrecroisent rencontres surprenantes et détails scénaristiques précis, qui nous happe comme jamais dans la quête de cet homme, d'une part pour connaître la cause du mal, d'autre part pour découvrir malgré lui ce qu'est la véritable vie, et donc se redécouvrir lui-même. Là où Terry Gilliam réussi son coup c'est en nous proposant un double discours fluide, les deux aspects de l'histoire se mariant parfaitement l'un avec l'autre.
D'une rencontre hilarante avec Jeffrey Goines et d'une rencontre touchante avec Kathryn Railly, nous allons voir cet homme se battre, comprendre, hésiter, se perdre, fuir, chercher, vivre. C'est tout simplement 2h de vie pleine que nous parcourons avec ce personnage, une vie qui bascule sans arrêt, lui-même ballotté de droite à gauche vers une destinée qu'il ne maîtrise pas vraiment. Le rythme est à la fois dynamique et posé, sachant trouver ses temps faibles pour nous faire souffler et nous laisser apprécier avec encore plus d'habileté l'évolution des personnages. L'histoire quant à elle nous réserve son lot de surprises en nous proposant une multitude d'informations qui s'avèrent reliées les unes avec les autres avec brio. Si tout cela ne suffisait pas, en plus du travail sur l'univers, les personnes et l'histoire, nous avons des plans sublimes qui ponctuent la course effrénée de nos deux personnages. Certes, après près de 20 ans, certains effets de style et la bande-son apparaissent un peu vieillots, mais qu'importe, une légère ride, timide et discrète, donne parfois toute sa beauté à un visage. Ici, le visage peint d'une main de maître par Gilliam est sublime, entre émotions personnelles et interrogations universelles.
D'où venons-nous ? Où allons-nous ? Qui sommes-nous ? Ces questions ne trouvent pas de réponses et n'en trouveront jamais. La seule chose à faire est d'apprécier la simplicité de la vie, telle que semble l'apprécier notre personnage, qui respire l'air comme personne. Dans une aventure asphyxiante et troublante, nous avons donc l'impression d'avoir plongé dans un immense bol d'oxygène, et on en ressort donc les poumons pleins, pleins d'amour pour le cinéma, pleins de vie.
Un bon film d’anticipation, un peu dans le même genre que "Terminator" sauf que la "menace robotique" est remplacée par la menace bactériologique. A noter qu'ici, Brad Pitt tient un rôle assez "spécial".
Un scénario qui tarde à se crédibiliser mais rien que le final fait de ce film une grande oeuvre. Des décors qui ont cependant mal vieillis mais de ce fait gardent un certain charme. Le choix de Bruce Willis pour tenir le rôle principal est selon moi assez discutable.