Un film qui m'a emporté plus d'une fois, une leçon de vie, une leçon d'écriture, un hommage magnifique à Vertigo et la Jetée (et la planète des singes) tout en restant un film grand public intriguant, avec des acteurs investis, un décor de rêve, une photographie et ce titre, au graphisme... bref J'adore.
Un brillant film de science Fiction ! Un des meilleurs de sa catégorie sans aucun doute. Et tout cela vient d'un film français : La Jetée ! Si ce dernier apportait une ambiance horrifique et une dystopique horrible dans tous les sens avec un des plus grands retournement de situation de l'histoire du cinéma, L'armée des 12 singes, quant à lui, apporte une histoire plus développée. Terry Gilliam a gardé cet ambiance si particulière : étrange, le mal-être etc... Et cela est-il dû grandement à la réalisation de Gilliam ! De plus, Bruce Willis est meconnaissable et tient un de ses meilleurs rôles. C est également le cas pour Brad Pitt qui est surprenant ! Un excellent film
Dans un monde SF dystopique aux contours emblématiques de la mise en scène de Terry Gilliam se dessine un thriller non dénué d'humour ni d'ironie (tragique), sorte d'enquête contre-la-montre pour déjouer le machiavélisme d'un plan destructeur. Récit de crises (écologique, identitaire, mentale, nerveuse) qui se croisent à l'instar des personnages perdus dans le réel ou leur imaginaire, ce drame universel joint la douleur de l'intime à la déliquescence de la société - et partant de la planète. Très riche le scénario spoiler: (auquel on pourrait reprocher la facilité avec laquelle les scientifiques font revenir le héros dans leur monde) interroge l'inertie humaine autant que la puissance du destin. S'appuyant sur une esthétique singulière, un impeccable casting (où se distingue un Brad Pitt halluciné, inquiétant et déroutant) ainsi qu'un maniement équilibré de la tension cette satire aux airs de fable symbolique ne peut laisser indifférent. Marquant!
présent tout ce mélange et il ne sait plus ce qui est vrai ou faux. Je l'avais vu il y a loooongtemps et je me rappelais que...de la fin...le reste oublié, si juste que j'avais pas accroché (j'étais jeune oui...) donc ce fut parfait de (re)découvrir ce film et là j'ai vraiment aimé ce thriller/science fiction. Willis et Mme Stowe sont top et Brad Pitt en cinglé est juste étonnant!! (je me rappelais même plus de sa présence!^^) bref très bon film!
"L'Armée des douze singes", réalisé par Terry Gilliam en 1995, est une œuvre cinématographique audacieuse et captivante qui transcende les limites de la science-fiction pour offrir une réflexion profonde sur le temps, la mémoire et la condition humaine. Adapté librement du court métrage "La Jetée" de Chris Marker, ce film nous plonge dans un futur dystopique où l'humanité est presque éteinte, contrainte de vivre sous terre à cause d'un virus mortel. Cette toile de fond apocalyptique est magnifiquement exploitée pour explorer des thèmes de folie, de survie et de rédemption.
Le scénario, signé par Janet et David Peoples, est une pièce maîtresse d'ingéniosité narrative. En jouant habilement avec les lignes temporelles et les perceptions subjectives, le film maintient une tension constante et une intrigue complexe mais intelligible. Bruce Willis incarne James Cole, un prisonnier du futur envoyé dans le passé pour recueillir des informations sur l'origine du virus. Sa performance est à la fois brute et nuancée, offrant un portrait convaincant d'un homme hanté par des visions troublantes et une mission désespérée.
Madeleine Stowe, dans le rôle de la psychiatre Kathryn Railly, apporte une profondeur émotionnelle essentielle à l'histoire. Sa transformation, de sceptique rationnelle à croyante fervente de l'histoire de Cole, est réalisée avec une subtilité et une intensité remarquables. Brad Pitt, quant à lui, livre une performance inoubliable en tant que Jeffrey Goines, un patient psychiatrique excentrique et potentiellement dangereux. Son énergie frénétique et imprévisible apporte une dynamique unique au film, méritant amplement son Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle.
La réalisation de Terry Gilliam est, comme à son habitude, visuellement époustouflante. Le film est saturé de détails visuels qui enrichissent l'atmosphère oppressante et déliquescente du futur post-apocalyptique. Les décors et la direction artistique, influencés par le baroque et l'expressionnisme, évoquent un monde en désintégration, où la technologie a pris un visage cauchemardesque. Les scènes tournées dans des bâtiments abandonnés ajoutent une authenticité brute à l'ambiance du film.
La bande sonore, composée par Paul Buckmaster, est un autre élément fort du film. L'utilisation récurrente de "Suite Punta del Este" d'Astor Piazzolla ajoute une touche de mélancolie et de tension qui résonne tout au long du film. La musique joue un rôle clé dans l'immersion du spectateur, soulignant les moments de suspense et de révélation avec une précision émotive.
Le film n'est pas sans défauts, cependant. La complexité de l'intrigue peut parfois donner lieu à des moments de confusion, et certains spectateurs pourraient trouver que la surabondance de détails visuels et de sous-intrigues alourdit l'ensemble. De plus, la fin ouverte, bien que riche en possibilités interprétatives, pourrait laisser certains spectateurs sur leur faim, cherchant une conclusion plus définitive.
Néanmoins, "L'Armée des douze singes" reste une œuvre incontournable, non seulement pour les amateurs de science-fiction, mais pour tous ceux qui apprécient un cinéma qui pousse à la réflexion et qui ose explorer des territoires narratifs et visuels audacieux. Terry Gilliam a réussi à créer un film à la fois divertissant et profondément troublant, une étude fascinante de la folie et de la mémoire qui laisse une impression durable.
En conclusion, "L'Armée des douze singes" est un film qui mérite d'être vu et revu, pour son intrigue captivante, ses performances exceptionnelles et son esthétique visuelle unique. C'est une œuvre qui, malgré ses quelques imperfections, brille par son originalité et son ambition narrative, marquant un jalon important dans le genre de la science-fiction.
Librement adapté du court métrage « La jetée » (1962) du Français Chris Marker (1921-2012), le film, à la construction riche et complexe (lors d’une première vision), façon puzzle, mêle plusieurs thèmes imbriqués : le voyage dans le temps (spoiler: 1917, 1990, 1996 et 2035, à Baltimore et Philadelphie principalement ), la mémoire [abordée de façon différente de celle de Christopher Nolan dans « Memento » (2000) et « Tenet » (2020)], les rêves et la folie, sans oublier l’évocation de pandémies futures (sujet qui sera abondamment traité plus tard, par exemple, dans « Alerte » (1995) de Wolfgang Petersen, « 28 jours plus tard » (2003) de Danny Boyle, « Je suis une légende » (2007) de Francis Lawrence, « Phénomènes » (2008) de M. Night Shyamala, « Infectés » (2010) d’Alex et David Pastor, « Contagion » (2011) de Steven Soderbergh, « World War Z » (2013) de Mark Forster, « Pandémie » (2013) de Kim Sung-soo. Dès le générique [que n’aurait pas renié Saul Bass (1920-1996)], on retrouve l’ambiance de « Brazil » (1985), son 4e film (société totalitaire, répressive, dominée par les savants), grâce à la photographie de Roger PRATT (48 ans) dont c’est la 4e collaboration sur 4 avec le réalisateur. Outre les prestations de Bruce WILLIS (40 ans), totalement désorienté (à l’image du spectateur parfois !) et de Brad PITT (32 ans), complètement fou et qui a obtenu l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 1996, la musique, et notamment l’introduction de la « Suite Punta del Este » (1980), œuvre de tango nuevo composée par Astor PIAZZOLA (1921-1992) pour bandonéon et orchestre à cordes, et arrangée par le Britannique Paul BUCKMASTER (1946-2017) (et qui a aussi servi de générique à l’émission radiophonique de Patrick Pesnot (1943-2023), « Rendez-vous avec X » sur France Inter (1997-2015) sert de leitmotiv, à la façon de la chanson de samba brésilienne « Aquarela do brasil » (1939) d’Ary Barroso (1903-1964) dans « Brazil ». Le couple formé par James Cole (Bruce Willis), spoiler: chargé de retrouver dans le passé les membres de l’Armée des 12 singes, soupçonnés d’être à l’origine de la pandémie , et sa psychiatre Kathryn Railly (Madeleine STOWE, 37 ans) est mis en abyme dans un cinéma où est projeté « Vertigo » (« Sueurs froides ») (1958) d’Alfred Hitchcock, en parallèle du couple James Stewart – Kim Novak.
Film d'une grande puissance où le réalisateur Terry Gilliam montre tout son talent. On est plongé dans un monde rempli de désespoir de folie où la réalité et la fiction se mélangent et troublent notre discernement. Les acteurs sont parfaits et les sauts temporels sont très bien menés, on est vraiment dans un atmosphère, un climat dérangeant en tant que spectateur. C'est un grand film qui vu son sujet fait écho avec la période Covid que l'on a vécu, bravo pour cette réalisation et pour les acteurs pour ces prestations, film à voir et revoir.
C'est dingue, j'ai détesté au début, jusqu'à vouloir abandonner le visionnage après une trentaine de minutes. Et puis finalement j'ai accepté le mauvais goût de la réalisation, l'abominable musique style Piazzolla mais en dégueulasse, la lumière blafarde, le jeu de certains acteurs et notamment celui de Brad Pitt (que j'adore en temps normal) qui est poussé bien trop loin dans la folie. L'histoire a fini par m'accrocher et j'ai savouré la suite du film. Je conseille vivement !
On m'a toujours parlé de "l'Armée des 12 singes" comme d'un film "Culte" qu'il fallait absolument voir au moins une fois dans sa vie. Ce n'est pas vraiment l'impression qu'il m'a laissé. Un film complétement tordu, qui nous dit que la Vie n'est qu'une "Mauvaise Farce" conduite par une Elite Perverse et Cupide, et que tout se répète à l'Infini. La seule chose Intéressante, que je retiens du film c'est que Bruce Willis est ambidextre.
Scénario passionnant, mise en scène envoûtante, musique hypnotisante. Les trois têtes d'affiches y sont grandioses, encore plus Brad Pitt qui, je trouve, joue ici excellemment un de ses rôles les plus marquants. La Science fiction réaliste comme on l'aime, la classe.
L'armée des 12 singes est, selon moi, le meilleur film SF jamais tourné. Terry Gilliam nous embarque dans un univers anxiogène et on se laisse emporter complètement. La photo est fabuleuse, aux couleurs délavées, brumeuses, on a la sensation de voir au travers les yeux du personnage principal, totalement perdu, ne sachant pas s'il est fou ou non. La bo, gracieuse et distordue ajoute elle aussi cette impression de folie, ça prend aux tripes. Les acteurs sont exceptionnels, défendent avec brio des personnages complexes. Le scénario est très abouti, d'une grande finesse. À mon sens, l'armée des 12 singes doit rentrer au panthéon des plus grandes oeuvres cinématographiques de notre temps.