J’attendais ce film depuis longtemps et il tient ses promesses : concentrons-nous sur des anti-héros dont on peut s’attacher malgré leurs mauvais côtés. Le film prend très au sérieux ce point-là et va jusqu’au bout du concept jusqu’à virer de ton :
si le premier acte suivait un schéma plus classique, le deuxième offre divertissement et met les enjeux bien en place, jusqu’au dernier acte plus sombre et émouvant
. C’est justement ce ton qui caractérise le film et qui le démarque ainsi. Marvel obligé, on échappe pas à de l’humour, mais je dois avouer que c’est trop, au point de devenir gênant. Néanmoins, ça fait plaisir de mettre en avant des héros plus terre-à-terre ; il y a un certain combat entre des personnages basiques contre des surhommes.
Les personnages sont bien mis en avant et anti-héros qu’ils sont, leurs développements sont importants pour que leur alchimie soit crédible. Heureusement c’est le cas et ils font équipe au fur et à mesure. Florence Pugh reste dans son rôle qui devient plus complexe qui et porte carrément le film sur ses épaules. Au fil du temps, Yelena devient un de mes personnages Marvel préférés. Walker, Ava sont enfin mis au premier plan et si je dois reconnaître que cette dernière est moins mise en avant que les autres, mais son interprète l’interprète fort bien. On peut finalement s’attacher à eux. Après être apparu dans divers projets Marvel, Valentina revient tirer les ficelles et j’y vois plutôt en elle une façon de représenter les politiques qui pensent
avoir le contrôle sur les héros
. Quant à Lewis Pullman, son personnage a l’arc narratif le plus intéressant et peut s’avérer être identifiable et émouvant.
Jake Schreier opte pour, comme pour ses personnages, une vision plus terre-à-terre avec une certaine violence : les combats sont très fluides et j’ai passé chacune de leurs secondes skotché au fauteuil. Le réalisateur prend ses personnages très au sérieux et jongle bien entre eux, pour leur offrir un certain équilibre. Oui, c’est un peu une sorte de Zack Snyder pour son DCEU. On peut aussi saluer la quasi-omniprésence d’effets pratiques (décors, cascades) pour un rendu plus réaliste, même si certains effets numériques ont bien évidemment été employés. Quant à la musique de Son Lux, elle est dans la droite lignée de celle de "Black Widow" et offre un mélange entre le sérieux et l’héroïsme. On passe aussi à l’émouvant et le résultat est tout simplement agréable à entendre et colle à l’ambiance générale du film.
"Thunderbolts*" était mon Marvel que j’attendais le plus pour cette année et je ne suis pas déçu. Il y a une constante volonté de se démarquer des précédents projets au ton plus comique. Ses anti-héros sont mieux mis en valeur comme jamais et parvient même à faire ce que "Suicide Squad 2016" n’a pas réussi. D’ailleurs, contrairement à "Brave New World", il parvient à mieux gérer son importance (suite de "Black Widow", de "Falcon et le Soldat de l’Hiver", …). Ce film parvient à changer de ton de manière fluide, est porteur de messages forts et d’émotions. Si je dois bien retenir une chose, c’est que malgré nos passés et nos mauvaises actions, il y a toujours un soutien qui peut nous amener vers la lumière. Encore une fois, bienvenue à cette nouvelle équipe super-héroïque,
nos Nouveaux Avengers
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