En allant voir Thunderbolts*, j’espérais enfin ressentir un renouveau dans l’univers des films de super-héros. J’attendais ce moment où, en sortant de la salle, je pourrais me dire : « Voilà un film qui m’a vraiment plu ». Malheureusement, cette nouvelle production Marvel s’est révélée être, pour moi, une déception totale.
Le concept avait pourtant du potentiel. Les personnages réunis dans ce film sont intéressants, porteurs de thèmes qui auraient pu être profonds, pertinents, voire touchants. Mais tout est traité avec une légèreté déconcertante. Le récit reste plat, creux, et manque cruellement de saveur. On peine à s’attacher aux enjeux, à ressentir quoi que ce soit.
La bande originale est quasi inexistante, et l’action, bien que présente, manque de style, d’identité et surtout de prise de risque. Les scènes s’enchaînent sans éclat. Quant au casting, une bonne moitié des personnages semble n’être là que pour remplir l’écran, sans réelle utilité narrative. Seule Florence Pugh tire son épingle du jeu avec une performance convaincante et un rôle un tant soit peu consistant.
Le méchant, de son côté, manque de consistance et d’intention claire. Il n’incarne aucune véritable menace, ni même une vision, ce qui affaiblit considérablement le film. Ce qui aurait pu être une œuvre sombre, nuancée et humaine devient une suite de blagues interminables, souvent malvenues, qui cassent toute tentative d’émotion ou de tension.
En résumé, Thunderbolts* partait d’une bonne idée, mais choisit la facilité et le second degré au détriment de la profondeur. Encore une occasion manquée pour Marvel de réellement se réinventer.