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Mélany T
43 abonnés
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3,0
Publiée le 15 avril 2023
La mise en scène est sublime, chatoyante, sensuelle, délicate, et le récit joli mais l'ensemble est trop lent et les personnages ne sont pas assez dessinés, on ne s'attache pas. La fin est cependant très émouvante.
Avec "Le bleu du caftan", Maryam Touzani magnifie subtilement l'amour. D'abord l'amour de l'excellence dans l'art, celui du travail artisanal traditionnel, fait main, sans concours de la machine. Et Dieu, que ce caftan est beau ! Mais également l'amour entre les êtres, au-delà du charnel, au-delà de la passion, malgré tous les obstacles. Le trio amoureux fonctionne ici magnifiquement, grâce à des acteurs performants. Pour ce faire, la cinéaste nous entraine dans une langueur qu'il faut savoir admettre pour goûter pleinement le film un peu lent ; la caméra s'attardant souvent sur une pose, un murmure, un non-dit, comme ce secret dévoilé au détour d'une phrase anodine. La réalisatrice sait utiliser les prises de vue, la lumière, l'image, apportant un grand soin aux différents plans, même si parfois cela devient quelque peu académique et répétitif. Cela n'empêche pas d'égratigner les travers de la société marocaine (dominance masculine, poids de la religion, corruption et élitisme, arbitraire policier, absence d'entraide sociale, etc.). Lire "Une chute infinie" du trop peu connu Mohamed LEFTAH, un petit bijou.
Je suppose que l'idée était de proposer des personnages existant au travers d'un jeu d'acteur essentiellement intériorisé, mais ça ne marche pas : les personnages sont lisses et fades (on ne peut vraiment pas dire que Lubna Azabal et Saleh Bakri crèvent l’écran !…). Le résultat, pour moi, est un film artificiel et creux (que j'ai abandonné bien avant la fin).
Un film très touchant, équilibré dans toutes les thématiques qu'il aborde. Lubna Azabal est saisissante dans son rôle et même si la conclusion du scénario se profile rapidement, la fin est la hauteur des attentes.
Ce film illustre la difficulté d'être homosexuel dans un pays musulman. Il est exact qu'il s'agit de deux groupes qui se combattent à mort, bien qu'ils constituent à eux deux la gauche politique.
L'histoire du "Bleu du caftan" est une histoire de non-dits. On ne parle pas du cancer du sien de la femme comme on cache l'homosexualité du mari. Un double problème dans ce couple auquel vient se rajouter un élément perturbateur : le jeune apprenti Youssef. Une belle histoire soutenue par de bons acteurs, un solide mise en scène et une belle photographie.
Pourtant, le scénario m'a progressivement perdu avec ses longueurs et sa redondance. L'impression que Maryam Touzani étire son sujet alors qu'elle en a fait rapidement le tour. Ce drame débouche sur une fin d'ailleurs convenue.
"Le bleu du Caftan" se repose trop sur sa forme et sa technique. Il est appréciable d'aborder des sujets subversifs mais encore faut-il les développer avec de l'intelligence et de l'inspiration. La tendresse ne suffit pas. Pas mal tout de même.
Belle mise en scène, intrigue très intime, c'est poignant, remarquablement interprété, mais j'ai trouvé ce film beaucoup trop long et lent par rapport à son contenu, car il y a au moins trois quarts d'heure où il ne se passe rien, et cela manque de rythme.
Une immersion au cœur du Maroc et un hommage au travail artisanal des fabriquants de caftans. M. Touzani met en lumière l'amour inconditionnel d'un couple en lutte contre la maladie, avec en toile de fond, le tabou de l'homosexualité dans le monde musulman. Sur un rythme très linéaire, ponctué de regards, de silences et de non-dits, un drame sensible, délicat et pudique mais qui hésite à aller au bout de ses intentions. On aurait également apprécié un développement du personnage de Youssef.
Un film bouleversant, qui parvient à faire passer énormément d'émotions au détour d'un échange de regards ou du travail d'un tissu. Que ce soit la réalisation ou le jeu des acteurs/actrices, tout est incroyablement juste et touchant dans cette chronique sans prétentions.
"Le Bleu du caftan" en compétition l'an dernier au festival de Cannes (hélas parti bredouille dans la section un Certain Regard) est un drame marocain pertinent. En effet il faut souligner le courage de la réalisatrice Maryam Touzani pour évoquer dans son film l'homosexualité au Maroc d'une manière subtile et réaliste dans un récit émouvant et courageux avec des acteurs en état de grâce (Saleh Bakri, Ayoub Missioui et mention spéciale à Lubna Azabal ).
Une très belle mise en scène rendant le film visuellement beau. Certains thèmes sont magnifiques avec des acteurs convaincants. Mais malheureusement ensuite le film s'avère trop sobre, monotone avec des longueurs. Le scénario se divise en deux histoires dont une inutile, vide, qui se voit beaucoup trop au cinéma actuellement. Et la deuxième, qui avait du potentiel mais qui est au final inaboutie. Le léger rebondissement final ne changera rien.
Belle surprise en provenance du Maroc. L'histoire d'amour entre 2 hommes et une femme...jusqu'à ce que la mort les sépare et les unisse. Au delà de ce trio amoureux, ce film est également une déclaration d'amour à l'artisanat marocain et notamment aux tissus et étoffes. Original, poétique, sensuel et érotique, le Bleu du Cafran est une oeuvre qui détone dans le paysage cinématographique actuel, et qui mérite le détour.
En 2022, la réalisatrice marocaine Maryam Touzani signe un film extrêmement sensoriel dont la principale qualité, à savoir le caractère languissant du récit, constitue également son unique défaut. Cette histoire d’amour avec un grand A s’exprime au moyen d’une mise en scène feutrée où les regards, les actes tactiles, les non-dits prédominent sur la démonstration matérielle. Il en ressort une forme de sensualité charnelle et artistique néanmoins noyé dans un océan de lenteur. Bref, une peinture délicate sur la passion.
Un film sur l’homosexualité au maroc qui a indéniablement des qualités, mais le hic c’est le rythme très lent du récit, qui a titre personnel m’a assez rapidement ennuyé. Difficile au final de vraiment apprécier un film ou on trouve le temps long…