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Juan 75
78 abonnés
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4,0
Publiée le 6 février 2024
Très joli film, drôle et poétique. Le personnage principal fait penser à un Antoine Doinel juif. Le fond social et politique est habilement utilisé par le scénario au service de scènes cocasses ou émouvantes.
De Noé Debré (2024) A la fois drôle et surprenant. Sans poncif, et sans éluder pourtant le problème, le film traite de la notion du ''vivre ensemble'' idéalisée dans notamment les quartiers populaires et les banlieues. Avec ce qui apparaît comme de la nostalgie d'une époque perdue ? Époque où tout était plus simple . Le fameux mirage ''Black Blanc Beurre Juif) Mais cette époque a t'elle réellement existé ? L'intérêt du film est de monter la lente dérive des quartiers qui petits à petit deviennent sinon des ghettos , des quartiers mono culturels ou ethniques ou le mélange des origines petit à petit disparaît . Dérive décrite avec humour décalé et aigreur par Agnès Jaoui remarquable dans un rôle à contre emploi. Michael Zindel campe à merveille ce personnage à la fois atypique et vraiment attachant.
Sur cette vue en coupe de la judéité française plane le souvenir d’un melting-pot banlieusard black-blanc-beur-juif dont le film semble à la fois porter le deuil et tenter de construire le réveil, le tout dans un contexte politique à l’écho éminemment douloureux mais qui, fort heureusement, n’intimide pas sa part de légèreté.
Comédie émouvante et drôle. J'espère que malgré le contexte international, qui fait perdre à beaucoup le sens critique et le sens moral, ce film saura trouver un public assez large . Attention, ce film n'a qu'un très lointain rapport avec le livre qui est un recueil de textes, du célèbre philosophe français Jacques Derrida.
On sent l'influence de Riad Sattouf sur Noé Debré ; il y a le parfum des "Bogoss" dans la relation mère - fils et l'humeur lymphatique de Vincent Lacoste dans le personnage de Bellisha. Mais ce n'est pas une simple ressucée des "Bogoss". Ce n'est pas la découverte impatiente de l'amour, c'est la relation complexe et fusionnelle d'une mère et de son fils unique qui est donnée à voir. C'est touchant, très réaliste grâce à des plans, des cadrages et des mouvements de caméra donnant volontairement un aspect amateur à certaines séquences. C'est une comédie dramatique mais aussi un film social. Le générique du début fait penser à "Mon oncle" et il y a effectivement du Jacques Tati dans ce film : les images d'une France actuelle faite de juifs, de musulmans, de blancs, de noirs, qui entretiennent les clichés les uns envers les autres, perpétuent des cultures dont ils ne maîtrisent plus les codes... mais vivent tout de même ensemble, donnant à la France cette identité unique. Un petit film modeste mais très réussi.
Film vraiment bon. Une histoire fantastique remplie de moments drôles, émouvants et même touchants accompagnés par une réalisation exceptionnelle. Un trés beau film à voir en ce début d'année 2024 dans les salles obscures.
Très pénible. Un pauvre garçon, qui ne sait et ne veut rien faire, se traine, inutile, tout au long du film en mentant à tous et tout d'abord à sa mère. Le fait qu'il soit juif fait un peu rire au début ceux qui se sentent concernés (et auxquels les codes évoquent quelque chose) puis traine en longueur (les rires cessent assez vite). S'il était breton ou auvergnat, ça ne ferait pas une ligne, nulle part. spoiler: Et Quand sa mère meurt, il finit dans la rue...
2 bons interprètes parfaitement impuissants à insuffler un intérêt quelconque au film. On s’ennuie et on attend,hélas en vain, qu’un évènement dans la vie des 2 personnages fasse démarrer le film. Le sujet était pourtant bon et d’actualité.
Pour Agnès Jaoui (qui va recevoir un César d’Honneur pour l’ensemble de sa carrière), je suis allé voir « Le dernier des juifs » de Noé Debré dont c’est le premier long-métrage (2023). Bellisha (Michael Zindel) a 27 ans mais mène une vie de retraité ne dépassant pas les limites de son quartier de banlieue parisienne. Il vit chez sa mère Giselle (Agnès Jaoui) qui ne sort pas spoiler: car elle présente une insuffisance rénale chronique mais qui a perçu que la communauté juive de son quartier s’étiolait. Elle veut déménager mais Bellisha n’en a pas très envie, et il lui fait croire qu’il est solidement intégré dans la vie active. Ne connaissant pas les codes du judaïsme, je n’ai probablement pas pu gouter tout le sel de cette comédie mais j’ai souri à plusieurs reprises devant les facéties de ce nouveau jeune acteur avec son air hébété et rêveur. Agnès Jaoui est magistrale dans un rôle émouvant et le film se laisse regarder avec plaisir baignant dans la nostalgie d’un pays (l’Algérie ?) où les communautés vivaient en osmose. Un film d’autant plus sain que sortant dans le contexte international que nous subissons.
Flop! Insipide...les acteurs sont à côté et si mous... J'attends le moment de rire, ou de pleurer mais rien, il semble que les seuls bons moments soient dans les brefs passages lors de la bande annonce. Je suis déçue, je m'attendais à un film brillant.
Le Dernier des Juifs. Fait penser aux premiers films narratifs de Claude Berri. C'est enfermement de mère Juive dépressive s'avère ennuyeux au bout d'un moment, comme l'intérieur de leur appartement HLM. Deux étoiles et demie.
Un film fait de bienveillance et malgré tout, la sauce n’a pas pris, du en partie au scénario qui n’a pas réussi à se renouveler dans la forme, ce qui a réussi à m’ennuyer à un certain moment. Dommage car ce film n’a rien de déshonorant, loin de là.
Le film commence comme une comédie, puis vire tranquillement vers un drame plein de gravité. Des interprètes formidables, une réalisation très discrète, une photographie et des décors sans recherche, à une exception près, et une très belle musique.