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LAvisDuNeophyte
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2,5
Publiée le 11 avril 2025
Une partie des thèmes est archi-traitée au cinéma : les quartiers populaires de banlieue, la judaité, les mères juives, la diversité culturelle. Le point fort du film est qu'il pose la question de l'angoisse de la communauté juive, en diminution, quant à son avenir. Quelques allusions sont faites à l'Algérie où cette même communauté a pour le coup quasiment disparue. Au-delà de certains éléments moult fois abordés, le film présente plusieurs qualités. D'une part la présence charismatique d'Agnès Jaoui et la relative bonhommie de l'acteur principal. D'autre part le ton du film gràce à un humour fréquent évite de plomber l'ambiance en étant trop sentencieux. Enfin le film évite le manichéisme : toutes les communautés ont des préjugés contre les autres (notamment des tournures de phrase maladroites) mais restent solidaires (même si on ne peut mettre de côté les Tags antisémites qui dans la vie réelle constituent un épisode traumatisant).
Une merveilleuse fable moderne, suivez les aventures trépidantes du jeune Bellisha un doux rêveur qui se retrouve dans des situations tellement comique ! Le film est a la fois touchant et extrêmement drôle, ça faisait longtemps que je n’avais pas autant rit au cinéma ! Le réalisateur tape juste et signe un petit chef d’œuvre. Je lui souhaite de nombreux projets encore, on a hâte de le retrouver à l’écran.
J'ai apprecié ce film attendrissant et realiste, exploitant a fond ce grand malaise français. Fort bien interpréte et d'ailleurs envie de le revoir. bravo a l'equipe et a Agnes.
Un petit film sans prétention qui s'avère être une bonne surprise : Loin de poser ses personnages en victimes, ce premier long métrage dit l’antisémitisme aussi bien que l’entraide et le vivre-ensemble, tout en touchant à l’universel par la question du deuil. Presque malgré lui, Bellisha apporte la paix autour de lui. Ici pas de méchants, ni de gentils : Tous pareils face à la mort. Agnès Jaoui est très touchante et on passe un bon moment. L'émotion est bien présente du début à la fin.
Le film a le mérite d'effleurer certains problèmes entre les communautés mais il est bourré de clichés, on entend même du Enrico Macias. La voix off est insupportable. Jaoui fait ce qu'elle peut mais ne sauve pas le film. Le film ne fait que survoler des problematiques sérieuses et intéressantes mais n'a pas le courage de les développer. Le film est sensé être humoristique mais ne l'est pas du tout et surtout ne donne absolument pas une image fidèle de Juifs de France. De plus, en termes de mise en scène, c'est le plat total.
“Le Dernier des Juifs” est une fable touchante qui, avec finesse, nous fait osciller entre le rire et les larmes en dépeignant une réalité identitaire difficile.
Sans jamais tomber dans le pathos, Michael Zindel incarne avec justesse le jeune Ruben Bellisha, un personnage sensible et décalé, contraint par la dureté du monde à une errance symbolique de l’exil et de la dispersion de son peuple. Agnès Jaoui, quant à elle, apporte une profondeur bouleversante de vérité et de tendresse à son rôle.
Ce film mérite d’être vu au moins une fois, ne serait-ce que pour reconnaître le triste quotient de notre pays, à la fois tangible et bien réel.
Le sujet est évidemment d’actualité et il y avait vraiment matière pour faire quelque chose de très prenant, mais la mise en scène terne et sans relief, malgré la présence d’agnes jaoui, accouche au final d’un film sans grande substance et sans grand intérêt
J’ai beaucoup apprécié ce film, malgré le fait qu'il regorge de clichés qui, hélas, fonctionnent plutôt bien. Il met en lumière une réalité parfois déconcertante concernant les conventions, les traditions et les valeurs sociales et familiales. Il est préférable de le visionner avec un certain recul.
film d une médiocrité sans nom, oui les acteurs jouent bien, mais le film est d un plat. Quelques scènes drôles, mais j avais plus l impression de regarder l émission "strip tease" qu un film. C est bien dommage car le sujet est d actualité.
N'est pas Mohican qui veut Une mère et son grand fils de presque 30 ans vivent tous deux depuis toujours dans un appartement localisé dans un quartier historiquement habité par la communauté juive. Le temps a passé, la synagogue a fermé, l’épicerie casher aussi ; la population a changé. E comme tout changement radical il est accompagné d'n sentiment d’insécurité. La mère de famille a perdu ses repères et cohabitent avec une population vis à vis de laquelle elle a des a priori; la réciproque est vraie. Le fils aimant minimise pour sa mère ces changements, le film prend parfois des accents de « Good bye Lénine ».
Noé Debré, scénariste et dialoguiste hors pair de la magnifique série « Parlement », met en scène son premier long métrage et nous fait profiter pleinement de ses qualités d’écriture. La loufoquerie et la dinguerie traversent le film de bout en bout. Avec beaucoup d’esprit et jouant du comique de situation, il traite du racisme, de l’antisémitisme sans angélisme. Il se joue des clichés avec beaucoup de finesse et prône au fond rien d’autre que la réconciliation entre les communautés et défend le vivre ensemble. Ce film se démarque aussi par son ton très particulier des films des franches comédies (Rabbi Jacob, La vérité, Un éléphant,…) ou des films très politiques voire partisans (Alaya,…). C’est une vraie bouffée d’oxygène dans un monde manquant souvent de légèreté pour traiter de ces sujets. Le duo Michael Zindel et Agnès Jaoui est une belle doublette pour porter ce film.
Nathalie Chifflet : « Burlesque et lunaire, Michael Zindel donne une vie simple à un menteur marrant aux idées saugrenues, dans une comédie douce absurde, sur fond de judaïsme loufoque. Agnès Jaoui est épatante, évidemment. » TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Dans une commune de la Seine Saint - Denis vivent une mère malade des reins et son fils. La synagogue a fermé et le dernier commençant casher est sur le point de fermer également...........
Ici nous voyons un premier long métrage et c ' est réjouissant car la manière de filmer est forte et adroite et à l' unisson du récit de la vie quotidienne de ce jeune homme de 26 ans né dans une famille peu argentée et qui aide sa mère qui sort peu .
Ce jeune homme sympathique est bien connu et en apparence apprécié dans ce quartier laissé par la république française à une vie quotidienne où la pauvreté financière fait partiellement le lit des communautarismes qui rongent lentement les liens sociaux. C ' est aussi un film social et cela est rare actuellement !
Le fils erre mais rassure sa mère en rentrant. Toutefois la mère pense qu' il faut quitter ce lieu ..........
Savons-nous encore que les différences entre les citoyens sont de vraies richesses intellectuelles et culturelles ?
Je suis relativement certain que oui ! Il suffit de ne pas juger évidemment !
Bravo pour cette première œuvre cinématographique !
"Tu sais, si vous partez, il y aura plus du tout de Juifs et... c'est à ce moment-là que les gens ils vont devenir vraiment des racistes, tu vois. C'est pour ça faut pas que vous partiez, en fait."
Narrativement délié, Le Dernier des Juifs de Noé Debré (scénario et réalisation) est dans la droite lignée des contes populaires juifs, dont les plus célèbres portés à l'écran restent selon moi Mangeclous (Roger Mizrahi, 1988, d'après Albert Cohen) et Le Chat du Rabbin (Joann Sfar et Antoine Delesvaux, 2011, d'après la BD du premier). On suit ainsi, partiellement en voix off (Lionel Dray), les aventures et le chemin initiatique de Bellisha (Ruben de son prénom) à travers sa cité que quittent les uns après les autres les Juifs de son quartier, face à ce qui pourrait être interprété comme un grand remplacement. Si le sujet pourrait faire polémique et dans le mauvais sens du terme, il est heureusement traité de manière factuelle et imaginaire à la fois, ce qui rejoint ce que j'en disais en préambule : on est dans un conte moderne.
Comédie populaire, l'oeuvre use forcément de préjugés afin de mieux les déconstruire ou s'en amuser. C'est tragique et drôle, questionnant et bienveillant tout à la fois, ça touche à l'inconscient collectif, même si on n'est pas issu de la communauté juive, c'est presque intemporel tout en étant ancré dans le réel, exploitant les thèmes de l'identité, de la religion, de la tradition et de l'exil.
Visuellement proche des comédies françaises des années '70, l'oeuvre gagne en intensité et en audace au fil de l'histoire, avec des cadrages en gros plans décadrés et jeux d'ombres et de lumières. Il faudra encore noter le souci du moindre détail qui nécessite une seconde vision.
Un fameux tour de force qui met à l'honneur tout le talent d'Agnès Jaoui (on le savait) et du jeune Michael Zindel, avec ses faux airs de Vincent Lacoste, une fois qu'on s'est habitué à son jeu décalé, sans oublier Eva Huault, toute de naturel vêtue et Solal Boulednine dont la diction n'est pas sans rappeler un Jean-Pierre Bacri plus jeune. Un conte moderne qui dépeint l'anecdotique du quotidien avec talent et une incomparable beauté.
Ce premier long-métrage de Noé Debré ne convainc pas, la faute à un scénario décousu qui évolue dans un faux rythme constant. Le ton décalé tombe à plat et apparait surtout comme un artifice cherchant à masquer la faiblesse du propos.
Quelle drôle de petite comédie signée Noé Debré! Bellisha (Michael Zindel) vivote du haut de ses 27 ans en prenant soin de sa mère malade (Agnès Jaoui) qui veut quitter le quartier. Cette dernière est en roue libre totale avec des réflexions acides sur les origines des uns et des autres. Le cinéaste se fiche bien de la morale et se permet de nous faire rire sur des sujets graves comme l'antisémitisme par exemple. Bien qu'utopiste parfois avec beaucoup de second degré, le film montre la réalité de ces juifs obligés de quitter certains quartiers ou la France tout court. C'est bienveillant, drôle, tendre et cela fait du bien dans le contexte actuel.