Avis : Marcel le Coquillage (avec ses chaussures) - Page 3
Marcel le Coquillage (avec ses chaussures)
Note moyenne
3,9
664 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
46 critiques spectateurs
5
8 critiques
4
20 critiques
3
12 critiques
2
3 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Duel
3 abonnés
84 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 29 juin 2023
Film vraiment original et parfois déroutant. Très bien réalisé, avec de vrais trouvailles (les balles de tennis), et un très bon éclairage sur la culture américaine (Peaceful Easy Feeling des Eagles). Vu avec un enfant de 10ans qui a été aussi séduit que moi qui dépasse les 60ans.... En plus le film fait 1:15 et évite les travers du délayage. A voir avec l'esprit ouvert pour chercher de la fraîcheur au delà des Marvel et Pixar convenus.
Un film juste moyen, quel dommage. On y trouve de l'inventivité, un univers et un ton particuliers mais que l'histoire est inintéressante. Aussi, faute d'intrigue, le scenario s'avère plutôt poussif, sans enjeu ni rythme et le temps paraît finalement bien long. Faute de réelle émotion, ce film ne marque pas vraiment et échoue à renouveler l'émerveillement d'un Wall E (à titre d'exemple).
J'ai découvert ce film par hasard en allant sur Twitter, quelque'un avait conseillé d'aller le voir au lieu de The Flash, j'ai bien fait de l'écouter ! Ce film est adorable, un petit bijou du cinéma, les prises de vues réelles et l'animation en stop-motion se marient très bien (et les effets spéciaux sont bien meilleur que The Flash malgré la différence de budget phénoménale), c'est rempli de positif sans pour autant en devenir niais, amitié, la famille, le jeu, comment gérer les point négatifs de la vie... les choses simples de la vie en somme. spoiler: La mort de Donna la grand mère de Marcel comment ce dernier retrouve le moral grâce à son ami Dean, plus d'émotions et de développement de personnages que dans beaucoup (pas tous de blockbuster actuels merci Disney et Warner)spoiler:
Petit coquillage, grande tendresse… peut-être un peu trop
Marcel le Coquillage (avec ses chaussures) est une perle d’animation douce et poétique. Marcel est une petite créature qui vit dans une maison abandonnée avec sa grand-mère Connie. Autrefois, il faisait partie d’une grande communauté… aujourd’hui, il est seul. Ou presque.
Ce point de départ, naïf en apparence, permet de raconter une histoire d’isolement et de perte. Le film adopte la forme d’un faux documentaire, ce qui crée une distance comique et tendre. L’homme qui filme Marcel devient un personnage secondaire, mais aussi un double du spectateur : il redécouvre le monde à travers les yeux de ce coquillage philosophe.
L’esthétique artisanale, mêlant stop-motion et prises de vue réelles, renforce le sentiment de fragilité, de bricolage existentiel. Marcel vit dans un monde trop grand pour lui, métaphore évidente de l’enfance, mais aussi de toute personne marginalisée, oubliée ou dépassée. Le film aborde des thèmes lourds avec une forme de douceur volontaire : le deuil et la mémoire, la solitude, la célébrité involontaire, la sagesse enfantine.
C’est une ode à la lenteur, à la tendresse, à un certain art de vivre discret. Le film oppose le vacarme du monde moderne (réseaux sociaux, célébrité, agitation) à la dignité silencieuse de ceux qui vivent en retrait mais intensément. C’est aussi un film sur l’élan de continuer. À vivre. À chercher. À aimer. Même quand tout semble perdu.
Et c’est là que réside sa force… mais aussi ses limites.
Le rythme volontairement contemplatif finit par tourner à vide. L’absence de véritable tension dramatique, de climax, ou de but clair, rend le film flottant. Beaucoup de thèmes sont esquissés, mais peu sont réellement approfondis.
On a envie d’aimer le film. D’aimer Marcel. Et parfois, on sent que le film pousse un peu trop fort pour y parvenir. Le coquillage qui couine quand il marche, les phrases attendries, les instants “trop mignons”… On frôle parfois l’auto-séduction. Le film semble nous dire : “Regardez comme je suis adorable.” C’est charmant, mais trop appuyé.
Il reste malgré tout une vraie sincérité. Une douceur indéniable. Une poésie discrète. Mais aussi une frustration : celle d’un film charmant qui touche, mais ne marque pas. Un coquillage qui chuchote, là où on aurait parfois aimé qu’il nous parle un peu plus fort.
C'était vraiment mignon comme tout j'ai adoré, on peut poser son cerveau tranquillement en regardant ce film. On s'attache au personnage il est tellement choupi, impossible de ne pas aimer 凉
Marcel le coquillage fait immédiatement penser aux classiques des studios Pixar ou Ghibli pour sa belle humanité et cet humour tendre et poétique qui nous fait passer des larmes au rire. A la fois candide et malicieux, Marcel nous fait redécourvrir notre monde et remet en perspective sa beauté. Sa grand-mère Connie portée par la voix de Isabella Rosselini est magistrale de dignité et de sagesse. Un grand moment et un formidable film que l'on ait 5 ou 105 ans
Ce petit bijou aurait mérité l'oscar du meilleur dessin animé ! Au croisement entre les prises réelles et le stop motion (une technique d'animation en photomontage comme pour Fantastic Mr Fox ou bien Wallace et Grommit) , "Marcel le coquillage avec des chaussures" est une sorte de récit initiatique un tantinet philosophique, bourré d'humour et de bons sentiments.
Nous suivons Marcel, un petit bigorneau de 2 centimètres de haut avec un seul œil et des chaussures roses (plus grande que son visage mais "comparé à quoi ?!") vivant dans un Airbnb humain avec sa grand-mère. Le film prend donc la forme d'un faux documentaire mis en place par le nouveau locataire de l'appartement, qui est le premier à prendre conscience de la présence des deux coquillages et décide de faire un film sur leur quotidien.
Marcel est un personnage plein de vie, énergétique et mignon à croquer, mais qui est secrètement inconsolable (sa famille avait malencontreusement été emmenée par une précédente famille qui avait pris le contenu de la boîte à chaussures où ils logeaient !). Il est aussi très ingénieux, et on peut découvrir chaque stratagème qu'il a mis en place pour survivre et améliorer son quotidien. On suit donc ses virées à la recherche de maïs à faire griller au soleil (du pop-corn !), ses remises en questions, sa passion pour l'émission "60 minutes" et son décalage avec la société humaine qui lui permet d'adopter un point de vue intéressant et juste. Le réalisateur et le bigorneau tissent un lien particulier, on apprend à mieux connaître les deux personnages et leurs failles, leurs pensées, leur passé...
Chaque phrase, sortie de son contexte, peut s'avérer porteuse de sens ou juge de notre société actuelle. Marcel et sa grand-mère posent des questions drôles ("Have you ever eaten a raspberry ? Um, and what was that like ?") quoique philosophiques et nous éclairent de leurs magnifiques réflexions ("guess why i smile a lot ? Because it's worth it" ou encore "this is my bread room. It's a bedroom but i sleep on a piece of bread").
La voix du personnage principal est aussi touchante que le protagoniste lui-même, il parle d'ailleurs anglais aussi bien que les humains et est doté d'une profondeur d'esprit qui lui permet d'évoquer des sujets sensibles comme le deuil, le concept d'une communauté, la séparation ou l'amour d'une façon plausible et concrète. Marcel évolue et ne cherche pas à s'adapter au milieu humain auquel il va être confronté, car le petit documentaire du réalisateur va être médiatisé...
Un film poétique, tendre et adorable, doté d'une remarquable richesse émotionnelle, qui est à voir à tout âge ! Une véritable bouffée d'air frais.
Du pur, du vrai, un ordinaire qui devient extraordinaire. Ce film est un véritable bijou ! J'ai souris tout le long du film!! L'amitié entre Dean et Marcespoiler: l qui les rapproche de part la perte de leur être cher nous touche tous inévitablement
Je n'aime pas noter ce que je découvre, mais faisons une exception, cette réalisation vaut un magnifique 200 sur 20. Un grand merci encore aux réalisateurs !!spoiler:
Excellent film ! C’est à la fois un film très émouvant (incroyable d’arriver à être autant ému par un simple coquillage), et une prouesse technique de cinéma d’animation !