Marcel le Coquillage (avec ses chaussures)
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les mots sans papier
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26 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 juillet 2023
Ce petit bijou aurait mérité l'oscar du meilleur dessin animé ! Au croisement entre les prises réelles et le stop motion (une technique d'animation en photomontage comme pour Fantastic Mr Fox ou bien Wallace et Grommit) , "Marcel le coquillage avec des chaussures" est une sorte de récit initiatique un tantinet philosophique, bourré d'humour et de bons sentiments. 

Nous suivons Marcel, un petit bigorneau de 2 centimètres de haut avec un seul œil et des chaussures roses (plus grande que son visage mais "comparé à quoi ?!") vivant dans un Airbnb humain avec sa grand-mère. Le film prend donc la forme d'un faux documentaire mis en place par le nouveau locataire de l'appartement, qui est le premier à prendre conscience de la présence des deux coquillages et décide de faire un film sur leur quotidien. 

Marcel est un personnage plein de vie, énergétique et mignon à croquer, mais qui est secrètement inconsolable (sa famille avait malencontreusement été emmenée par une précédente famille qui avait pris le contenu de la boîte à chaussures où ils logeaient !). Il est aussi très ingénieux, et on peut découvrir chaque stratagème qu'il a mis en place pour survivre et améliorer son quotidien. On suit donc ses virées à la recherche de maïs à faire griller au soleil (du pop-corn !), ses remises en questions, sa passion pour l'émission "60 minutes" et son décalage avec la société humaine qui lui permet d'adopter un point de vue intéressant et juste. Le réalisateur et le bigorneau tissent un lien particulier, on apprend à mieux connaître les deux personnages et leurs failles, leurs pensées, leur passé...

Chaque phrase, sortie de son contexte, peut s'avérer porteuse de sens ou juge de notre société actuelle. Marcel et sa grand-mère posent des questions drôles ("Have you ever eaten a raspberry ? Um, and what was that like ?") quoique philosophiques et nous éclairent de leurs magnifiques réflexions ("guess why i smile a lot ? Because it's worth it" ou encore "this is my bread room. It's a bedroom but i sleep on a piece of bread").

La voix du personnage principal est aussi touchante que le protagoniste lui-même, il parle d'ailleurs anglais aussi bien que les humains et est doté d'une profondeur d'esprit qui lui permet d'évoquer des sujets sensibles comme le deuil, le concept d'une communauté, la séparation ou l'amour d'une façon plausible et concrète. Marcel évolue et ne cherche pas à s'adapter au milieu humain auquel il va être confronté, car le petit documentaire du réalisateur va être médiatisé...

Un film poétique, tendre et adorable, doté d'une remarquable richesse émotionnelle, qui est à voir à tout âge ! Une véritable bouffée d'air frais. 
toinou
toinou

54 abonnés 706 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juillet 2023
Après avoir réalisé trois petit courts métrages très sympathiques, Dean Fleischer Camp arrive enfin à produire son faux documentaire sur un coquillage avec des chaussures nommé Marcel avec l’aide d’A24. C’est donc filmé comme dans un documentaire et ça rajoute une originalité très cool, le plus impressionnant reste la fusion du stop Motion (très réussi) avec le live action, c’est très beau artisanale. Le film nous met dans une vibe de vacance très plaisante notamment parce que le long métrage bénéficie d’une très belle photographie et d’une BO très cool.

Ce long métrage est définitivement bourré d’idées mais aussi bourré d’humour car oui on rigole beaucoup, même si la plupart des blagues des courts métrages sont reprises ici, la blague du zzzzzzzzz me fait autant rire. Comment ne pas craquer devant la mignonnerie de Marcel, Jenny Slate est très bien en VO mais je préfère la VF (et c’est très très très rare). On pourrait penser que l’on va s’ennuyer et qu’il y aura beaucoup de longueurs mais ce n’est absolument pas le cas sauf peut être à la fin. La grand mère de Marcel reste le meilleur personnage du film (avec Marcel).
Glouyie
Glouyie

20 abonnés 300 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2023
Absolument charmée par cet adorable coquillage ! Sa voix lui va comme un gant. Très mignon, émouvant, je recommande !
Djoel J
Djoel J

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2023
Un petit Ovni réunissant des thèmes forts avec toujours une note d'humour et de poésie à travers le regard de Marcel. A découvrir en famille
Sonate
Sonate

9 abonnés 44 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 août 2023
Un film original avec des plans en stop motion bien faits mais alors ça traîne en longueur et la voix-off est juste insupportable,. un supplice pour les oreilles.
Duel
Duel

3 abonnés 84 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2023
Film vraiment original et parfois déroutant. Très bien réalisé, avec de vrais trouvailles (les balles de tennis), et un très bon éclairage sur la culture américaine (Peaceful Easy Feeling des Eagles).
Vu avec un enfant de 10ans qui a été aussi séduit que moi qui dépasse les 60ans.... En plus le film fait 1:15 et évite les travers du délayage. A voir avec l'esprit ouvert pour chercher de la fraîcheur au delà des Marvel et Pixar convenus.
Maxence B.
Maxence B.

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2023
J'ai découvert ce film par hasard en allant sur Twitter, quelque'un avait conseillé d'aller le voir au lieu de The Flash, j'ai bien fait de l'écouter ! Ce film est adorable, un petit bijou du cinéma, les prises de vues réelles et l'animation en stop-motion se marient très bien (et les effets spéciaux sont bien meilleur que The Flash malgré la différence de budget phénoménale), c'est rempli de positif sans pour autant en devenir niais, amitié, la famille, le jeu, comment gérer les point négatifs de la vie... les choses simples de la vie en somme. spoiler:
La mort de Donna la grand mère de Marcel comment ce dernier retrouve le moral grâce à son ami Dean, plus d'émotions et de développement de personnages que dans beaucoup (pas tous de blockbuster actuels merci Disney et Warner) spoiler:
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2023
Squelette d’un mollusque marin, le coquillage est pourtant doté d’une âme d’enfant dans ce faux documentaire plein de tendresse. Trois ingénieux courts-métrages ont introduit Marcel the Shell with Shoes On du cinéaste Dean Fleischer-Camp et de sa compagne de l’époque, Jenny Slate, humoriste et actrice. Leur enfant en pâte à modeler, assemblé avec des produits bon marché, a finalement trouvé le grand écran, sans oublier qu’il vient de YouTube, le support d’origine qui a su rassembler de nombreux fans autour de ce projet inspiré et inspirant. Une combinaison exigeante et fascinante de la stop-motion et du live-action nous immerge dans l’immense univers d’un minuscule personnage.

Curiosité et réjouissance, c’est en tout cas ce que l’on ressent à la proximité d’un tel spécimen qui pourrait se prêter à la mignonnerie naise, tel un chaton qui retombe maladroitement sur ses pattes. Marcel à ce pouvoir de communier avec son entourage, tout en trouvant mille astuces afin de s’adapter à l’environnement titanesque des humains. Le spectateur a donc le loisir de connaître les péripéties de son quotidien, à commencer par les déplacements à travers les pièces d’un Airbnb qui n’abrite pas exclusivement des vacanciers. Le cinéaste devient juste Dean, le temps d’empoigner sa caméra et de dialoguer avec sa création la plus précieuse et la plus adorable du moment. De même, le fait que Jenny Slate double Marcel n’est pas si anodin et révèle que sa coquille est remplie de vie, ambition, d’innocence et de sagesse.

On pourrait s’arrêter à ce jeu fantaisiste, à ces démonstrations loufoques et innovantes que Marcel et sa grand-mère Connie ont élaborées. Une balle de tennis en guise de véhicule, du pain de mie comme matelas bien douillet, une table en verre poussiéreuse comme patinoire et l’aire de jeu s’étend encore dans le jardin. On se régale avec eux du même pop-corn qu’ils ont préparé avec une intensité qui nous maintient de l’autre côté de l’écran, dans une réalité que l’on confondrait volontiers avec la nôtre. C’est ce qu’il y a de magique dans le fait de laisser cet enfant perdu entrer dans nos vies, tout cela dans le but de nous laisser notre univers rétrécir et de simplement profiter des petites choses que l’on aurait égarées dans nos tiroirs à chaussettes.

La forme n’emporte pas tout sur le fond également. Derrière une carapace aussi fine se cachent une grande sensibilité et une mélancolie qui questionne la solitude du héros, qui invite son audience à former une communauté. Le succès a néanmoins ses limites et le récit ne se prive pas d’en faire la démonstration par l’absurde. Inutile de retenir Marcel lorsqu’il se met à chanter de sa voix fluette ou à soutenir sa grand-mère dans ses difficultés. Ce ton n’est pas sans rappeler la finesse d’un Pixar (Toy Story, Wall-E) et la poésie d’un Ghibli (Arrietty), avec cette frontière brisée entre les humains et les petits êtres vivants, de plastique ou de chair. A24 saisit alors une opportunité qui promeut à la fois le génie technique et une sensibilité, qui ne sont pas toujours froidement arrosés par la souffrance des personnages.

Difficile de retenir notre joie ou l’expression de nos sentiments devant ce geste artistique et philosophique qui accompagne Marcel le coquillage (avec ses chaussures). On sèche volontiers nos larmes devant une incontournable prouesse cinématographique aussi spectaculaire, poignante et à la hauteur d’un personnage dont on ne doute pas un instant de l’existence, malgré la distance qui le sépare de ses pairs. L’importance de l’amitié et de la famille sont les clés afin de surmonter les épreuves que son monde a à nous offrir. En échange, cette œuvre ne demande rien de plus qu’un peu d’attention et d’amour.
Rodolphe35
Rodolphe35

17 abonnés 100 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juin 2023
Poétique à souhait, cette ovni nous emporte dans une relation d'amitié entre un homme et notre coquillage Marcel, une relation qui leur permet de se reconstruire. C'est naif, créatif, bourré d'idées.
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 juin 2023
Visuellement superbe en stop motion, c'est mignon mais rapidement ennuyant, faute à un scénario qui tourne un peu en rond (on sent que le court métrage a été étiré) et à un film très bavard. Je ne conseillerai pas d'y aller avec des jeunes enfants. Le film est assez exigeant et il faut suivre tous ses dialogues, toujours sur le même tempo et quasi sans action. De plus, la voix de Marcel en vo m'a rapidement embêté.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juin 2023
Marcel Le Coquillage est un film sublime, rempli de poésie et de douceur. Une bulle de bonheur tout simplement bouleversante. De plus, le film est, techniquement, tout simplement bluffant. La minutie apportée aux "personnages", et à leur animation est d'un niveau jamais égalé dans l'histoire du stop motion. Le réalisateur parvient à faire vivre ce petit coquillage, quelle que soit la lumière, quel que soit le mouvement de la caméra, en le faisant interagir avec des protagonistes filmé en réel.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juin 2023
Marcel est un bigorneau de deux centimètres qui vit dans un Airbnb avec sa grand-mère Connie et qui ne se console pas de la disparition des siens, partis avec les précédents locataires. Sa taille minuscule l’a jusqu’à présent protégé des humains sans l’empêcher d’utiliser astucieusement toutes les ressources qu’offre une maison. Mais le nouveau locataire, Dean, un documentariste qui peine à se remettre d’une récente séparation, le remarque, le filme et lui confère une célébrité aussi soudaine qu’inattendue que Marcel va utiliser pour retrouver sa famille.

"Marcel le coquillage (avec ses chaussures)" est le film le plus improbable qui soit. Je ne serais jamais allé le voir si une amie ne l’avait chaudement recommandé.
Improbable par son titre d’abord. Mais plus improbable encore par son sujet. Quelle idée de mettre en scène un coquillage anthropomorphe et de le chausser de pataugas orange ! Vous me rétorquerez que Bob l’Eponge est bien devenu une star mondiale et vous aurez raison !

Derrière ce film se cache une longue histoire. Et d’abord un projet de couple – dont le divorce ultérieur donne au film un parfum étonnamment mélancolique. Dean Flesicher Camp et Jenny Slate (qui prête sa voix de Betty Boop au mollusque) ont imaginé en 2010 ce personnage hors normes, l’ont filmé avec trois bouts de ficelle – et un budget, dit la légende, de six dollars – et ont posté la video de trois minutes tournées en deux jours sur Youtube… avant d’engranger trente millions de vues.
Un tel succès allait entraîner deux suites en 2011 et 2014 et bientôt le projet d’un long métrage qui mit sept ans à voir le jour et neuf à traverser l’Atlantique.

Le résultat est mimi tout plein, gorgé jusqu’au rebord de good vibes, mélangeant, comme seuls les Américains savent le faire, les bons sentiments et une mélancolie qui nous fait verser une larme (la sublime Isabella Rossellini prête sa voie à Connie dont on devine, dès la première apparition le destin qui la guette).
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2023
Une vraie curiosité. Belle inventivité en matière de définition de personnages, d’action et de bricolage visuel entre prises de vue réelles et animation en stop-motion, tout cela en mode « faux documentaire ». Le résultat est à la fois amusant et charmant, porté par une sensibilité tendre et drôle. Outre le côté décalé de l’histoire, il est question de solitude, d’une jolie relation entre une grand-mère et son petit-fils, de mélancolie, des bizarreries de notre monde humain moderne… C’est globalement titillant et réjouissant. Petits bémols : le concept original a un peu de mal à tenir sur la longueur ; la surprise et l’intérêt s’émoussent dans le dernier tiers de l’histoire, moins piquant, plus gentillet (éloge de la famille, de la communauté) que le début.
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2023
Marcel , le coquillage (avec ses chaussures ) est passionnant pour sa forme et moins pour son fond.

Marcel est un adorable coquillage qui vit seul avec sa grand-mère Connie, depuis sa séparation avec le reste de leur communauté. Lorsqu'un réalisateur de documentaires les découvre dans son Airbnb, la vidéo qu'il met en ligne devient virale et offre à Marcel un nouvel espoir de retrouver sa famille.

La technique de réalisation qui mêle prise de vue réelle et trucages à la Wallace et Gromit est très maîtrisée et assez agréable à regarder.

Sur le fond le film se veut une réflexion sur notre monde et ses enjeux de civilisation avec une critique de la société du spectacle.

L'approche est très à l'américaine avec l'engouement médiatique, les invits à des talk show, ce qui a un peu coupé l'aspect poétique et m'a fait décrocher.

Pas inintéressant mais pas magique non plus comme aurait pu le suggérer son affiche
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 juin 2023
Un petit mot sur le réalisateur, c'est un gars qui a fait ses études à New York, cela se sent dans la film (l'esprit new yorkais), déconnecté, iconoclaste et désabusé ( en trois mots voilà new York)....Pour ne revenir au film, il est le fruit d'une logique, puisque "marcel the shell and his shoes" a été une succession de courts métrages( ( 2010, puis 2011, puis 2014, et enfin 2021), comme quoi dans la vie la patience est une vertu, la gloire une chose bien secondaire.....Le film est il faut le dire, craquant, trop mignon, sensible et intelligent ( new yorkais vous dis je !!!), et s'adresse à tous les âges, disons à partir de huit ans ( il faut quelques neurones) et jusqu'à 82 ans....voire plus cela dépend des heures d'EPAD, je blague, je pense à eux chaleureusement, ce ciné leur ferait du bien....
Bref j'ai pris mon pied devant ce film d'animation, ( mélange car ce sont des images collées sur de la réalité), cela fait réfléchir et cela donne la banane;. N'hésitez pas, quel que soit votre pedigree et votre âge ???Après ça on peut partir en vacances où l'on veut.....
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