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Manon
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1,0
Publiée le 2 décembre 2023
Le jeu d'acteur, rien à redire. Par contre, le scénario est un cliché d'un autre temps concernant le travail social. Des phrases, des scènes, amenant à croire qu'un enfant peut être retiré de sa famille lorsqu'un divorce est compliqué, lorsqu'un parent a un passif institutionnel (sous entendant qu'il n'est donc pas capable d'élever un enfant), à cause d'un accident domestique isolé... l'assistante sociale ayant un air souvent condescendant, supérieur, jugeant, à deux doigts d'ouvrir un placard lors d'une visite à domicile... un univers où la parole de la famille, de l'enfant, n'est finalement pas vraiment prise en compte. La violence d'un placement non expliqué, non travaillé, non préparé, non compris... les solutions proposées... l'AAH pour une dépression, la fuite en Espagne... bref... trop d'éléments non conformes, loin de la réalité de terrain... il ne faut pas oublier que depuis 2007, la loi appuie sur le maintien des liens enfants/parents, et donc du maintien le plus possible au domicile familial. Nombre de mesures et dispositifs existent dans ce but. Un placement n'est pas une décision prise à la légère. Il est la dernière solution, le dernier recours. Il n'est pas irréversible, et peut ne durer que très peu de temps selon les situations. Un travail est mis en place avec les familles, dans le but d'un retour à domicile dans des conditions favorables. C'est bien dommage qu'une telle image soit véhiculée, même si nous en sommes bien tous conscients, le manque de moyens peut réellement mettre à mal le travail des professionnels et ce au détriment des familles...
Difficile d'avoir de l'empathie pour le personnage principal... toutes les adversités auxquels elles est confrontée sont dûes à son irresponsabilité. De celà génère un agacement qui persistera durant tout le film. Ce dernier par ailleurs nous fait subir une mise en scène qui accentuera notre désagrément. Surjeu, dialogues stéréotypés, frénésie frisant la fébrilité. Hystérisant.
Comme d'habitude les services sociaux en prennent pour leur grade... Ils passent pour des incompétents, voleurs d'enfants sans humanité. Les procédures sont caricaturales, on n'enlève pas un enfant en débarquant chez les gens sans la présences des parents ni évaluation au préalable !! Et puis la morale de l'histoire ??? Il n'y en a aucune : il faut fuir dans un autre pays pour fuir les services sociaux... Bel exemple ! Je met un étoile juste pour Virgnie Effira qui joue bien malgré tout.
Que de caricature!!! Elle (Virginie Effira) en maman bordelique a souhait a la limite de l'inconscience et de la désocialisation se révolte contre les services sociaux (Qui en prennent plein la figure pour pas un rond) parce qu'elle délaisse ses gosses la nuit pour aller travailler dans un bar/boite de nuit et que survient accident domestique qui aurait pu être dramatique . Sujet maltraité, surjoué par Virginie Effira en maman révoltée et geignarde contre la société, Au lieu de réfléchir a son inconstance elle préfère s'enfoncer dans l'affrontement avec les service sociaux (Immoraux (bien sur))et bien sur ne sachant pas reconnaitre l'amour du mère et restant buté sur le règlement) et dénoncer une justice partiale. Bref un sujet 1000 fois traité,1000 fois abordé mais rarement aussi pesant et inutile...
Vu en avant-première, « Rien à perdre » a les défauts de ses qualités. Bien réalisé, éclairé et interprété, on en attendrait plus et on se demande quel est son but.
On en attendrait plus car même si les acteurs font le job, leurs caractères n’évoluent que très peu pendant le film alors que la situation pourrait inviter à l’introspection et au changement. Virginie Effira, grande actrice mais qui interprète un personnage tête à claque dans ce film qui semble acter l’impossibilité d’une prise de conscience par une maman larguée dans sa vie et sa famille malgré les mains tendues par les proches et les amis.
Ce qui m’amène à ma seconde constatation. Ce film décrit, décortique et présente une situation sans vraiment prendre position ni proposer de pistes de réflexion. Du cinéma certes mais pour quoi ?
Courrez voir ce merveilleux film qui traite d'un sujet si delicat ! Il ne vous laissera pas insensible. L'interpretation des acteurs est d'une justesse impressionante.
Un premier film bouleversant, qui traite magnifiquement son sujet sans jamais tomber dans les travers habituels du tire-larmes, ou du "message" surligné au stabilo. C'est intelligent, très fin, très bien écrit, et Virginie Efira est très intense, elle "joue" beaucoup plus que dans d'autres films, et ça lui va bien. On rit juste ce qu'il faut pour encaisser cette spirale infernale décrite avec brio. Avec en bonus un super casting de la scène alternative actuelle pour la bande son.
Virginie Effira, toujours formidable, bien secondée par les deux enfants . Histoire folle de cette maman qui cumule les galères. Ça paraît plausible et c'est aussi le procès de notre société moderne qui apparaît là dans toute sa splendeur...
voilà un film qui ne restera pas dans les annales. la mise en scène n'est pas bonne autant que le montage du film. si faire un film en hurlant sans arrêt pour attirer l'attention et faire pleurer dans les chaumières c'est gagné. le point le plus positif c'est l'engrenage de l'aide à l'enfance qui est catastrophique et qui ne fait pas la différence entre la gravité des situations pour retirer un enfant à ses parents
Je sors un peu déçue. Je n’ai vibré à aucun moment tant j’ai trouvé normal ce placement en foyer. Cette famille est quand même borderline, non? Bien sûr que ce n’est pas la panacée, mais il est difficile de savoir où se trouve la barrière entre la sécurité et le danger. L’amour à lui seul suffit-il à éduquer un enfant? Aujourd’hui, non malheureusement.
Unne Effira égale à elle-même; quand un réalisateur aura-t-il l'audace de la teindre en brune et lui faire quitter le même registre geignard et monotone. Quant au film, un tel fatras de pistes non abouties perd le spectateur en route, un manque de cohérence nimbé d'invraisemblances et de raccourcis. Un scénario ça se maîtrise ce qui n'est pas le cas ici.
J’ai pu découvrir ce film en avance et il est formidable! Dans le genre assez classique du cinéma réaliste français, celui-ci a un scénario réussi et un casting formidable à tous les rôles. Virginie Efira mériterait un nouveau César!
Delphine Deloget est une réalisatrice qui vient du documentaire et "Rien à perdre", film présenté dans la sélection Un Certain regard au dernier Festival de Cannes, est son premier long métrage de fiction. On ne peut que s’accorder à reconnaître que le sujet de son film est particulièrement intéressant : que peut un individu face à la machine administrative, d’autant plus lorsque la tâche de cette dernière consiste a protéger des enfants de la négligence ou, pire encore, de la maltraitance de leurs parents ? Lorsqu’on ne connaît pas intimement le fonctionnement de l’Aide Sociale à l’Enfance, on ne manque pas de s’interroger sur la vraisemblance du comportement de Mademoiselle Henry, sur le bien-fondé de ses décisions. Delphine Deloget vient du documentaire et elle insiste sur le travail important que, pour « préparer » son film, elle a entrepris auprès de familles d’enfants placés, d’avocats spécialisés dans ce genre de dossiers, de juges pour enfants et d’assistantes sociales de l’Aide à l’Enfance. On serait donc enclin à penser qu’il n’y a pas d’invraisemblances dans tout ce qu’on voit, dans tout ce qu’on entend. Sauf qu’on peut avoir dans son entourage des amis qui travaillent dans ce domaine et qui, eux, prétendent qu’il y a beaucoup d’invraisemblances dans les actions qu’on voit être prises dans ce film par l’Aide Sociale à l’Enfance. Que tout soit vraisemblable ou pas, ce premier long métrage de fiction est une belle réussite cinématographique, avec de bonnes idées de mise en scène et un ensemble de comédiens et de comédiennes très convaincant. Parmi ces interprètes, on remarque une fois de plus Virginie Efira qui aborde là un rôle nouveau pour elle. Face à elle, c’est India Hair, très convaincante, qui s’est glissée dans la peau de Mademoiselle Henry. On commence à bien connaître Félix Lefebvre, le jeune comédien qui interprète le rôle de Jean-Jacques : on l’a vu tenir des rôles importants dans Eté 85, Suprêmes et La passagère, ainsi qu’un second rôle dans Mon crime. Quant aux frères de Sylvie, c’est Arieh Worthalter qui interprète Hervé et Mathieu Demy qui interprète Alain.
Ce drame, porté par une toujours éblouissante Virgine Efira, m'a malheureusement plus agacé qu'ému. En effet, même si l'on ressent tout le poids d'une forme d'injustice que cette mère subit avec le placement en foyer de son plus jeune fils suite à un accident domestique pour lequel elle n'était pas présente (elle travaille dans un bar de nuit), les services sociaux, de leur côté, ne font que leur travail de protection des mineurs (même si cela peut paraître dur dans le cas présent). Donc oui, c'est une mère aimante qui a su créer un lien très fort avec ses deux enfants, mais son mode de vie plutôt désordonné et manquant de rigueur n'est pas irréprochable non plus. Bref, un personnage central plutôt pénible, sans remise en cause ou presque, n'agissant qu'avec son coeur et rarement avec sa tête. Le final est à l'image du reste : impulsif et irréfléchi. Dommage. Site CINEMADOURG.free.fr
Je n'ai pas trop aimé . Le cinéma oû l'on plonge dans la misère intellectuelle et sociale ne me fait pas rêver. Ceci dit, l'actrice principale, Virginie Efira est excellente . Rien à dire . Elle est à l'aise dans son rôle de mère aimante mais totalement écervelée . Sa famille monoparentale est dysfonctionnelle et l'on comprend pourquoi son enfant est en danger même si elle l'aime . La fin du film est improbable : Les lois sont vues comme inhumaines , elles le sont parfois , mais elles sont surtout là pour encadrer ceux qui dérapent car ils n'ont pas toujours le mode d'emploi .